Petite introduction avant de commencer le premier chapitre:
Cette FanFiction est classée en Jeune Adulte, donc pas pour les enfants, de plus je l'ai mise en contenu Adulte. Elle comporte des scènes de violences, de sexes et de prix de drogue, peut-être pas directement dans les premiers chapitres mais il y en aura.
Ce qui sera écrit dans cette histoire n'est pas ma pensée profonde, je ne fais que raconter selon la psychologie des personnages. Je ne prends pas de position face à la prostitution, ni à la drogue et les combats clandestins, je ne dénonce pas j'expose les faits. Donc je n'accepterais pas des jugements de valeur, mais nous pouvons toujours en discuter de façon construite et argumenté. Idem pour les commentaires.
Par contre vous pouvez vous lâcher sur mon orthographe, je sais que je suis nulle en syntaxe!
Encore une chose, les personnages ne m'appartienne pas, ils sont tous à la merveilleuse J.K Rowling
Bonne lecture!
Chapitre 1: Démasqué
Les couloirs de la Sorbonne étaient plongés dans la grisaille parisienne, rendant l'établissement lugubre et morose, tout ça pour accentuer le moral déjà au plus bas des élèves, ceux-ci occupés par leurs examens. Ils arrivaient plus vite que prévu et personne n'y étaient vraiment préparés. Alors chacun se plongeaient ardemment dedans
Hermione sortit de son cours de politique russe, les mains dans son sac à main elle cherchait désespérément ses écouteurs, la fin de la journée venait de sonner pour elle. La jeune brune n'avait qu'une envie: se vautrer dans son lit jusqu'à demain soir. Ce soir, Dean lui avait accordé une soirée de repos, bien méritée selon lui. Hermione n'en avait pas vraiment vu l'utilité, elle avait quasiment fait la même chose que les dernières fois. Mais après tout, elle ne pouvait pas rechigner face à une soirée tranquille dan son studio.
La brunette finit par sortir ses fameux écouteurs, elle brancha la prise jack, fourra son téléphone dans la poche de son perfecto et commença à démêler les fils. Le nez dans ses affaires elle évitait du mieux qu'elle pouvait les élèves sur son passage, qui eux ne se gênaient pas pour la bousculer comme ils le souhaitaient. Et dire qu'elle devait encore les supporter 2 ans. Avec le temps Hermione s'était construit une carapace, un bouclier incassable mais pas hermétique. C'était toujours blessant d'entendre ces moqueries, ces surnoms bien trop crus à son goût. Un peu de décence tout de même, son métier avait un nom bien précis pas juste une pauvre insulte qu'on balançait à n'importe quelle femme sans aucune raison.
Hermione déboucha dans l'entrée de l'université bondée du monde, là elle coinça un de ses écouteurs dans son oreille, tournant la tête elle aperçue au loin le directeur de l'établissement. Albus Dumbledore dans son habituel costume jaune canari. Comment ne pas le repérer? En voyant le vieux accompagné d'un autre homme Hermione se planqua derrière l'un des piliers du grand hall, elle l'avait déjà vu quelques fois traîner au Club et poser des questions assez délicates et inhabituelles. Il était grand avec une tête de rat, maigrichon et à moitié dégarnie. A son bras droit, le brassard de la police faisait tâche sur ses habits de civile. Mais même sans cette indication, il avait tout du flic fouineur et déterminé.
- Écoutez Capitaine Lupin, je suis sûr que vous vous trompez. Ici il n'y a pas de ça, aller voir dans les universités malfamées, je suis sûr que vous trouverez ce que vous cherchez.
- Pardonnez-moi d'insister M. Dumbledore, mais mes informateurs ne se trompent pas, plusieurs filles étudient à la Sorbonne.
Le directeur balaya d'un revers de main les paroles de l'enquêteur.
- Savez- vous combien elle en comporte d'établissement ? Beaucoup, mais vous ne trouvez rien chez moi. Alors maintenant partez.
- Je suis déçu que votre orgueil vous empêche de collaborer avec nous. Mais sachez que mon enquête ne se terminera pas avant que j'ai démantelé le réseau de "Daddy".
- Bonne journée Capitaine Lupin.
Sans un mot de plus l'enquêteur tourna les talons sous l'œil sévère du directeur. Dumbledore se mit à ruminer contre ce petit opportuniste, un abrutit de flic prêt à tout pour aboutir à ses intuitions, même à salir l'image d'une école prestigieuse. Albus Dumbledore croisa les mains dans son dos, observant les élèves qui grouillaient autour de lui, au fond de lui il savait, oui, il savait que le Capitaine Lupin avait raison, la gangrène de la prostitution avait gagné son établissement. Mais jamais il ne laisserait son nom être traîné dans la boue, et pour cela il devrait à tout prix étouffer l'affaire et la régler au plus vite en interne.
Derrière son pilier Hermione avait retenu sa respiration, les mains jointes sur sa poitrine. Ça y était, ils étaient remontés jusqu'à elles. La brune ferma les yeux, prit une grande inspiration et quitta sa cachette. Elle traversa à grandes enjambées le hall, elle retira la prise jack de son portable et composa en même temps le numéro de Lavande. Hermione s'éloigna autant qu'elle put de l'université, priant pour que personne ne la suive.
L'oreille collée au téléphone, elle attendait que Lavande décroche, la dernière sonnerie se fit entendre et Hermione soupira. Le répondeur.
- Lavande, faut qu'on parle. Vite.
Rien de plus et rien de moins, de cette manière personne qui ne saurait quoi il s'agirait. Enfin, ça, Hermione l'espérait au fond d'elle. Si les enquêteurs de la BRP étaient remontés jusqu'à leurs lieux d'étude, ils étaient bien plus avancés que Dean leur avait fait croire, mais surtout qu'une des filles en avait malheureusement trop dit. Et ça, Dean ne devait surtout pas le savoir.
Prise dans la panique Hermione passa une main tremblante dans ses cheveux bouclés, fixant l'écran noir de son téléphone, les secondes s'écoulaient lentement, trop lentement. Il fallait absolument que Lavande réponde à son message. Puis, le coup de miracle. Le portable se mettait à sonner dans sa main, sans se faire attendre Hermione fit glisser son doigt sur l'écran et porta l'objet à son oreille.
- Hallo!
- Hermione? C'est Parvati.
Une douche glacée s'abattit sur la jeune femme, ce n'était pas Lavande mais Parvati, au final cela revenait presque au même. Cependant Hermione perçu l'air inquiet voir désespéré de sa collègue.
- Ils sont venus? Demanda d'emblée Hermione.
- Oui, affirma la petite Indienne, je sais pas quoi faire. Dean va nous tuer.
- Non, si on lui dit rien il n'en saura rien. Tu garde ça pour toi.
- D'accord ... T'as eu Lavande?
- Non, je lui ai laissé un message. Et toi?
- Non plus.
Les deux jeunes femmes se turent, écoutant le silence autour d'elle. Hermione s'était mise à prendre le chemin de son studio, il ne servait à rien qu'elle reste dehors et mieux valait qu'elle rentre chez elle.
- Tu bosse ce soir? Demanda Parvati après de longues minutes de silence.
- Non, Dean m'a donné ma soirée.
- Oh ... Et bien à demain alors.
Parvati semblait déçu, une pointe de peur naissait dans son ventre.
- Parvati, fait comme d'habitude et tout ira bien. Si Dean te demande quelque chose ... Tu dis que tu n'en sais rien. Il peut avoir confiance en toi, ça fait longtemps que vous vous connaissez. Il saura que tu n'as rien dit.
- Merci Hermione, couina presque la jeune femme.
Elle raccrocha et Hermione s'autorisa un long soupire, relâchant toute la pression qu'elle venait d'accumuler en quelques minutes. Comme toujours elle avait prit les choses en main, c'était elle en général qui gérait les situations de crise, qui réglait les différents avec les clients. Parvati était bien trop peureuse et soumise pour s'opposer à n'importe qui, et Lavande n'avait d'yeux que pour elle, alors les malheurs des autres elle s'en fichait pas mal.
Une lumière s'afficha dans l'esprit aiguisé de la jeune femme, et si cette petite pimbêche avait déballé plus qu'il n'en fallait. Avec quelques billets en plus Hermione était persuadée que Lavande dirait tout ce qu'elle savait, son égoïsme était un réel problème au sein du groupe. Mais après tout, cela pourrait venir de n'importe qui, et puis, qui sait, Lupin faisait sûrement son petit numéro à tout Paris, il ne devait pas y avoir de quoi s'inquiéter.
C'est plus sereine qu'Hermione passa son badge contre l'interphone, prête à s'emmitoufler sous sa couette pour toute la nuit.
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La journée avait été écrasante, les cours s'étaient enchaînés avec une lenteur affolante, à croire que la vie s'acharnait sur lui. Drago Malefoy avait passé l'une des pires journée de sa vie, ou non, mieux encore, c'était la pire vie de son existence. Oui, ça c'était mieux. Sa vie n'était qu'un ramassis d'emmerdes, d'alcool et de cocaïne. En plus de ça il fallait gérer son année de licence en droit et le perfectionnisme de sa mère, non sans compter l'autorité suprême de son géniteur. Lucius Malefoy, grand ambassadeur de Russie. Les seules fois où Drago réussissait à échapper à son quotidien trop parfait c'était le week-end, seul en boîte avec Blaise et une bouteille.
Drago passa la porte d'entrée, comme à son habitude la maison était silencieuse, son père à l'ambassade et sa mère occupée à recruter de futurs mannequins. En ce début de week-end se profilait une magnifique soirée chez lui avec Blaise, comme ses parents rentreraient tard ils auraient une bonne partie de la maison pour s'amuser, et ensuite finir la soirée dans la chambre de Drago.
- Drago? C'est toi?
Le jeune homme se stoppa à l'entrée des escaliers, le regard soudain écarquillé. Il aurait reconnu entre mille l'accent slave de son père, quelque chose de froid et de coupant.
- Viens, ordonna Lucius sachant pertinemment que c'était son fils, personne d'autre n'avait les clefs d'ici.
Lentement, comme un automate, Drago se dirigea vers le salon d'où provenait la voix de son père. Il le trouva bien là, debout devant la cheminée décorative, droit comme un piquet et le regard sévère. Le blond fronça les sourcils, son père ne rentrait jamais aussi tôt et qu'il soit toujours en costume aurait du lui mettre la puce à l'oreille. Mais Drago n'en fit rien, lui, il fixait sa mère en pleure sur le canapé. Quoi ? Ça y était, ils divorçaient?
- Vous divorcez? Demanda Drago un peu trop enjoué.
- Drago! Réprimanda son père. Ce genre de choses ne sont pas drôles. Et non, nous ne divorçons pas.
Le jeune homme fourra les mains dans les poches de son bombers, bien déçu qu'un scandale n'explose pas dans les revues people. Narcissa Malefoy releva soudain son regard mouillé de larmes vers son fils, son rouge à lèvre s'était mélangé aux larmes, formant une bouillit rougeâtre sur son visage pâle. L'incompréhension et le désespoir se lisait dans ses yeux, la situation lui échappait.
- Ta mère a trouvé des bouteilles d'alcools fort, vide, dans ta chambre.
- Prouvez ? Défia Drago étant persuadé que tout cela n'était qu'une farce pour enfin le déshériter.
- Tu iras regarder la poubelle. Et je crois savoir que tu es assez friand de whisky, ajouta son père avec dédain.
Le jeune Malefoy arbora un magnifique sourire provocateur, il savait que cela faisait enrager son père qu'il ne soit pas un puriste. Malgré ses origines slaves Drago n'avait jamais pu digérer l'alcool de pomme de terre.
Toujours maître de lui même, Malefoy Père croisa les mains dans son dos, bien décidé à ne pas laisser ses sentiments prendre le dessus, si un temps soit peu qu'il en ait eu pour son fils. Il prit un air grave de père compatissant et plongea ses yeux gris dans ceux de son fils unique.
- Drago, nous savons que tu te drogue.
La nouvelle ne lui fit ni chaud ni froid, le blond s'attendait à avoir peur, à être démunit face à la découverte de son secret; mais rien, absolument rien ne le traversa.
- Ça arrive, dit-il juste.
Sa mère fondit soudain en sanglot, son tout petit se tuait à petit feu et c'était tout ce qu'il trouvait à redire: ça arrive. Oui, ça arrivait, mais pas à eux, c'était les autres qui étaient faible, pas les Malefoy.
- C'est actes sont gravissimes, renchérit Lucius.
Comme tes magouilles avec la mafia, Papa. Pensa Drag pour lui-même. Doucement il sentait le vent tourner en sa défaveur, ses parents avaient prévu quelque chose pour quoi il n'était pas prêt. Le garçon retroussa son nez de mécontentement, il n'aimait pas que ses parents, d'habitude si absent, se soucient soudain de son sort. Certes il allait tôt ou tard faire un scandale dans les magazines avec ses bêtises, au pire il se ferait renier et tout le monde serait heureux. Fin de l'histoire.
- Nous allons t'envoyer dans un centre de désintoxication.
- Pardon ?!
- Drago, mon chéri, c'est pour ton bien, plaida sa mère, la voix enrouée par le chagrin.
- Rien à faire, vociféra le jeune homme, déshéritez moi et comme ça tout le monde sera heureux !
- Ce n'est pas comme ça que ça marche, Drago. Je suis ta mère et mon devoir est de te protéger, tu te détruis et nous ne pouvons te laisser faire à ta guise.
- Cela anéantira l'image de notre famille, ajouta son père, si tu te fais prendre mes élections sont perdues d'avance.
Quelque chose de lourd lui tomba sur les épaules, il lui parut même qu'elles s'affaissèrent d'un coup. Alors c'était ça, il se présentait aux élections gouvernorales de Perm, Lucius devait présenter une famille forte et unie, sans aucun scandale si possible. N'importe qui savait que les élections slaves étaient sans pitié. Et pourtant, Drago ressentait un abandon profond de la part de son géniteur, et en prime sa mère suivait bêtement les ordres. Tout était dicté et millimétré, personne n'avait droit à l'erreur dans cette famille, toutes actions avaient un bute précis et servaient pour le bénéfice d'un autre.
Drago se rendit compte d'une chose à cet instant précis, son père ne cherchait pas son bonheur en le sortant de ses addictions, mais sa gloire à lui, et lui seul. Drago se doutait même qu'il anéantisse la carrière de sa mère et qu'il la force à vendre son entreprise pour se consacrer corps et âme à Ses élections.
- Nous t'avons trouvé une place dans la meilleure clinique de Paris, comme ça tu ne seras pas dépaysé.
Sous les directives de son père Drago revint sur terre, cessant le flux incontrôlable de ses pensées.
- Mes cours ? Fût la première chose qui lui vint à l'esprit.
- Tes cours ? Répéta ironiquement son père. Tu n'y vas même plus, une fois à Perm tu intégreras un nouveau cursus. Mais là n'est pas le problème, commence à préparer ton sac, tu pars lundi.
Ça y était, la discussion était close, Lucius venait de donner ses ordres et maintenant Drago devait les exécuter. C'était ainsi.
- Drago, monte dans ta chambre, intima Narcissa avec une petite voix maternelle.
Les jambes lourdes et le cerveau en ébullition Drago sortit du salon, il peinait à comprendre le comment du pourquoi de tout ceci. Il était littéralement vidé, anesthésié par les paroles de son père. Lucius se débarrassait de lui comme une merde collé à sa semelle, il n'y avait pas d'autres termes approprié pour Drago. Son père se débarrassait de lui sans plus de regard.
Il laissa tomber son sac de cours sur le sol en bois, et s'adossa à la porte déjà close. Drago passa une main tremblante dans ses cheveux blonds, à même 22 ans il se laissait dicter sa conduite par son père. Sa vie était un sketch infini.
- Eh gros, avait un jour dit Blaise, arrête de te laisser faire par ton géniteur, t'as 20 ans. Merde ! T'es plus un gosse.
Drago n'avait rien trouvé à redire ce jour là, bien trop conforté dans l'idée que son père gérait tous. Il n'avait pas ce soucis de devoir penser par lui même, c'était son cocon. Il avait toujours pensé que c'était la manière de son père d'aimer, il faisait la même chose avec sa mère et ils étaient mariés, c'était de l'amour à coup sûr ! Drago avait lentement finit par comprendre que c'était de la soumission de la part de sa mère et que son père avait trouvé le bon filon pour assouvir ses pulsions dominatrice. Comment l'avait-il comprit ? Dans ses relations de jeune adolescent, sa manière d'agir ne marchait jamais, pire les filles se tiraient face à son comportement d'asservissement. Déjà qu'il n'était pas très équilibré, si il copiait son père cela n'arrangeait rien. Et puis Blaise et Théo lui avaient fait comprendre, lentement mais sûrement, que l'amour n'était pas diriger l'autre. Mais bien trop jeune pour se pencher sur le sujet complexe qu'était l'amour, Drago avait préféré les coups d'un soir, au moins c'était le genre de relation qui ne lui poserait pas de problème.
Prit d'une soudaine conscience Drago dégaina son portable, il le déverrouilla avec son empreinte digitale puis chercha le nom de Blaise dans ses contacts, il fallait absolument qu'il l'aide, lui seul pourrait.
- Hallo ? Blaise décrocha après la deuxième sonnerie.
- Gros, j'ai besoin de ton aide.
- T'es en bad trip ?
Si seulement, se dit Drago.
- Mon dar' veut m'envoyer en désintox.
- Je t'avais dit de jeter tes vieux cadavres, débile.
- Vas te faire. J'suis pas d'humeur. Sors moi de là.
- Drago, t'es drôle putain, ils ont pas tort de t'envoyer là-bas. C'est pas la mort, ma mère y est allée, tu vas parler à des psy et faire des activités.
Le jeune homme blond serra les dents, pourquoi voulaient-ils tous l'envoyer dans cette merde, il avait quelques accro mais pas au point d'être prit en charge. D'un poing rageur il frappa le parquet, Blaise ne pouvait pas l'abandonner de cette sorte. Il était son meilleur ami oui ou non ?
- Sincèrement Blaise, tu pense vraiment que j'ai besoin d'être sanglé à un pieux ?
Silence.
- Non, t'as juste besoin de diminuer.
- Alors aide moi, si t'es mon frère.
- T'as jusqu'à quand ?
- Lundi.
- Okey, je gère. Je te rappel dans une heure.
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Pansy Parkinson était une femme d'affaire née, rien ne lui résistait, belle et intelligente elle avait la panoplie parfaite pour réussir dans la vie. Seulement, elle avait choisit un chemin bien différent de ce que lui avaient prédit ses parents. A seize elle s'était trouvée un penchant infini pour la drogue, à dix-huit elle avait quitté le cocon familiale pour gérer son propre business, s'était créée son petit réseau dans son arrondissement, puis à dix-neuf s'était emparée du 16ème, 17ème et 18ème. A vingt-et-un elle avait rencontré Dean Thomas, alias Daddy, et s'était étendu à Paris entier. Enfin, pas vraiment, Dean couvrait Paris et ses banlieues, elle, elle n'était que l'une de ses merveilleuses abeilles proliférant dans les ruelles parisiennes.
Pansy était loin d'apprécier sa condition, mais en totale décrochage scolaire elle se voyait mal reprendre ses étude et filer une vie banale. Non, la vie clandestine était faite pour elle. C'était son destin de remplacer Dean.
Mais en attendant Pansy était coincée dans un studio de la capitale à couper de la cocaïne. Un masque chirurgicale couvrait son visage de poupée déglinguée, laissant deux perles vertes dépasser. Ses mains expertes, elles aussi protégées par des gants en latex, s'occupaient minutieusement de faire leur travail habituel. Dean avait dit que ce week-end allait être mémorable et que tout devait être savamment prêt.
La sonnerie de son portable la sortie de ses pensées. Qui était l'idiot qui l'appelait ? Elle parierait sur cet abrutit de Lee Jordan, toujours à ne pas savoir quoi faire. Soupirant de tout son être Pansy baissa son masque et retira son gant droit. Elle décrocha.
- Hallo ?
- Pans' ? C'est Blaise.
Elle se radoucie, Blaise était le genre de client à rarement appeler.
- Je suis pas dispo avant ce soir, va falloir attendre.
- C'est plus une faveur que j'ai à te faire.
Décidément cet appel prenait une tournure qu'elle n'avait pas l'habitude de gérer. Cependant elle ne raccrocha pas, attendant de voir ce que lui voulait son plus fidèle client.
- Dis-moi tout.
- Un pote à besoin de se faire oublier quelques temps. De bosser tranquille, si tu vois ce que je veux dire ?
Un long silence s'ensuivit, où Pansy réfléchissait si oui ou non elle aiderait Blaise, si cet acte en valait réellement la peine.
- C'est Drago. Mon pote blond. L'un de tes plus gros acheteur.
- Pour qui d'autre tu demanderais de l'aide, je me doutais bien que c'était cet abrutit.
Oui, Pansy avait la fâcheuse habitude d'appeler tout le monde abrutit.
- Qu'il vienne au Club ce soir, Dean aura du taf. Mais attention, c'est pas de tout repos.
- Je pense qu'il est prêt à prendre n'importe quoi.
- A ce soir Blaise.
- Prends soin de toi, Pans '.
Et elle raccrocha les idées en vrac. Dean cherchait toujours dans ce domaine là, et si elle se souvenait bien de Drago il avait la carrure parfaite pour convenir à son patron, ça amocherait peut-être sa gueule d'ange mais il en aurait pour son argent. Dean était très généreux, si on le lui rendait bien.
