When feelings begins to be more clear
« Oh my god, this bed is so damn huge ! »
« Dis donc, Pony, tu doit être drôlement excitée pour que tu parle anglais, n'est-ce pas ? »
« C'est tout à fait compréhensible, Kinoko… je veux dire, tu as vue la taille de ce lit ? »
Peu de jours après l'entrainement commun entre les deux classes, les élèves de 1B étaient venus rendre visites à leurs camarades de 1A. Profitant du fait que les deux classes soient réunies, Mina entraina toutes filles dans la chambre de Momo, afin d'avoir une belle discussion entre filles. Et quand Mina s'était mise une idée en tête, il était carrément impossible de l'en dissuader. Les filles de la classe 1B venaient d'en faire leur toute première expérience.
L'énorme lit à baldaquins de Momo avait bien entendu coupé le souffle des élèves de la classe 1B. Il n'y avait presque pas de place dans la chambre elle même, mais le lit était assez grand pour que chaque fille se trouve un petit coin sur le matelas. Oh, bien sûr, Pony était obligée de se mettre entre les jambes de Yanagi et Jirou s'était assise sagement sur le bord pour laisser assez de place aux autres, mais heureusement ce n'était pas vraiment étroit.
« Punaise, comment à tu réussie à faire entrer ce plumard ? Cela a dut être une véritable acrobatie ! », plaisanta Setsuna en donnant une claque amicale sur l'épaule de Momo. Celle-ci rosissait légèrement et murmura simplement : « À vrai dire, je me suis fourvoyée en prenant les mesures de la chambre… et comparé aux autres, elle manque de créativité. »
« Ne soit pas si modeste, Yaomomo. Ta chambre est vraiment hyper cool et au moins tout aussi créative que celle de nous autres. »
« C'est vraiment gentil de ta part Mina, mais franchement, quand on commence à comparer ma chambre avec celle de Todoroki, par exemple… »
« Peut-être, mais nous parlons de Todoroki, c'est à plusieurs nivaux au-dessus de nous tous. »
« Ah bon, elle ressemble à quoi sa chambre ? »
« Oh, tu aurais du la voire, Kendo ! On aurait dit que Todoroki avait reformé sa chambre en entier et dans le style japonais classique en plus ! C'était tellement cool à voir et beau en plus ! Si le gâteau de Sato n'avait pas était aussi divin, j'aurais sans aucun doute donné ma voix à Todoroki ! », raconta Hagakure avec l'euphorie qui la caractérisait.
« Ta voix ? », demanda simplement Kodai.
« Oh, c'est vrai, vous n'étiez pas au courant. Lors de notre premier soir dans le dortoir, nous avons fait un concours pour voir qui avait la chambre la plus cool. Et c'est notre Sato qui a gagné, grâce à son délicieux gâteau. »
« À cause du gâteau et pas à cause de la chambre ? »
« Est-ce que je pourrais un jour goûter son gâteau ? », demanda pensivement Kinoko, comme si elle parlait surtout à elle-même. « Shihai à un faible pour toutes sortes de pâtisseries, mais ça il ne l'avouera jamais, même pas à moi. Si je pourrais en rapporter à notre prochain rendez-vous… »
« Rendez-vous ? Shihai ? Tu parles de Kuroiro ? », demanda Uraraka avec curiosité et tous les regards se tournèrent vers la fille aux champignons, dont les joues venaient de rosir légèrement.
« Vous sortez ensembles ? JE LE SAVAIS ! Cela explique évidemment pourquoi il s'est jeté devant toi pour te protéger lors du dernier entrainement et pourquoi tu as absolument tenue à rester près de lui ! Tu n'as même jamais cessé de le soutenir jusqu'à la fin de l'entrainement ! Du moins jusqu'au moment où je me suis retrouvé séparé de vous deux pour ensuite croiser la route de Todoroki et de Setsuna. Oh, raconte-nous tous ! Depuis combien de temps vous sortez ensembles ? Comment c'était le premier rancard ? Et votre premier baiser ? Il embrasse bien ton Kuroiro ? »
Mina était totalement dans son élément et bombarda sans interrompre la pauvre Kinoko de questions sans pour autant attendre les réponses.
Un léger sourire se glissa sur les lèvres d'Ibara. La curiosité de Mina Ashido était étonnamment tout à fait adorable. Même si la jeune fille aux ronces ne se sentait pas vraiment à l'aise quand on parlait de la vie amoureuse devant d'autres personnes. Elle se sentait toujours quelque peu corrompue malgré elle. Mais c'était normal qu'un Cantique des Cantiques entre deux personnes ne regarde que le couple concerné, pas vraiment les autres.
Mais peut-être exagérait-elle, ne serait-ce qu'un peu ? Setsuna lui avait toujours dit qu'elle un peu prude à l'ancienne mode concernant ce genre de chose. Ibara essayait bien de s'ouvrir un peu plus, mais en même temps pas trop non plus. Après tout, elle n'avait jamais ressentie ce genre de chose à l'égard de quelqu'un.
Quoique… peut-être que si, mais elle n'en était absolument pas certaine. Depuis l'entrainement commun avec la classe parallèle, elle se surprit de plus en plus en train de penser à ce Mezo Shoji. Mais elle n'e pouvait s'en expliquer la raison.
Peut-être était-ce plutôt dut au fait qu'elle n'avait pas encore trouvée le temps d'aller s'entrainer avec lui, comme elle l'aurait bien voulue. Cela lui manquait plus qu'elle ne l'aurait crue. Le souvenir du dernier entrainement commun, de son travail d'équipe avec Shoji ne voulait pas la quitter. Elle espérait vraiment qu'ils pourront à nouveau aller s'entrainer ensemble, car ils formaient une belle équipe ensemble et de plus, il était si attentionné, si honorable…
« … et c'est ainsi que nous nous sommes mis en couple, Shihai et moi », raconta justement Kinoko, interrompant ainsi les surprenantes pensées d'Ibara. La fille aux ronces était plutôt soulagée de la diversion. Elle commençait presque à se sentir corrompue d'avoir autant de pensées se tournant autour d'en seul garçon. Et encore, c'était surtout autour de son caractère que tournaient ses pensées.
« Oh, comme c'est romantique… », soupirèrent Uraraka et Hagakure, tout à fait rêveuse, alors que Jirou levait les yeux au ciel.
« Bien sûr, si on trouve que les discussion sur les champignons sont romantiques quand elles se passent dans un supermarché… »
« Oui, oui, chez toi il faut bien venir avec de la musique pour te mettre d'humeur romantique, n'est-ce pas Jirou ? Il y'en aura sûrement un qui sera prêt de te chanter une sérénade… »
« Ferme-là, Mina ! Kaminari ne ferait jamais quelque chose de ce genre ! »
« Oh, mais je n'ai jamais mentionné un seul nom. Comment cela se fait-il que soit Kaminari qui te vient en premier à l'esprit, hm ? »
Mina avait un sourire rusé alors qu'elle se tourna vers Jirou. Les autres filles aussi se tournèrent vers la jeune musicienne. Celle-ci devint encore plus rouge qu'une tomate et fit vraiment de son mieux pour ne regarder absolument personne.
« Ce… enfin, ce n'était qu'un exemple… »
« Mais oui, bien sûr, tu dis ça à chaque fois. Tu sais, c'est vraiment un ÉNORME hasard que tu prends toujours que Kaminari en exemple quand nous parlons des garçon », gloussa Mina, rendant la pauvre Jirou de plus en plus embarrassée. « Allez, avoue-le enfin. Sa bêtise, sa naïveté et son adorable gentillesse t'ont conquise tout autant que la musique. »
« Même… même pas vrai ! »
« Mais si ! », renchérit Hagakure. « Oh, bien sûr, tu donne des leçons de musique à tous ceux qui te le demande, mais tu n'apprends pas seulement la guitare à Kaminari. Grâce à toi, il a aussi appris la batterie et même le violon. Tu te souviens que tu nous a parlé des efforts qu'il faisait avec cet instrument ? Sans oublier qu'hier, il t'a demandé de lui apprendre à jouer l'ukulélé. »
« Si tu veux mon avis, tu as sans aucun doutes de très bonnes chances auprès de lui », commenta Setsuna, amusée. « D'après ce que je viens d'entendre, Kaminari semble vouloir apprendre tout ces instruments dans l'unique but de passer du temps avec toi. »
« Mais non ! Ce n'est pas vrai ! »
« Et ce n'est pas tout ! », continua Hagakure dans la bonne humeur. « Vous avez tous les deux un goût très commun en matière de musique et au moins trois fois par semaine, vous êtes dans ta chambre pour écouter et commenter les nouvelles chansons à la mode. Rien qu'avant-hier, quand je passais devant la porte de ta chambre avec Ojiro… »
L'invisible se s'interrompit subitement, consciente qu'elle venait d'en dire trop. À présent, c'était vers elles que tous les regards se tournaient.
« Attends un moment… toi et OJIRO ? », demandèrent Mina et Uraraka en même temps, pendant que Jirou souffla un bon coup, soulagée de ne plus être au centre de l'attention.
« Le boy avec la grosse… comment en dit… queue ? », questionna Pony. « Il à l'air d'être gentil et sympa, de plus il est assez joli. »
« Oh, vous vous êtes déjà embrasser ? Est-ce que ce n'est pas un peu bizarre pour lui, de ne pas voir tes lèvres ? Est-ce qu'il a embrasser le nez avant de… »
« Oh, s'il te plait, calme toi, Mina ! », protesta Hagakure à grand tours de bras (qu'on ne pouvait voir, vue qu'elle portait un débardeur). « Nous ne sommes pas encore ensembles et… d'accord, j'avoue, j'ai bien plus qu'un béguin pour lui et je pense avoir mes chances. Mais j'aimerais mieux y aller pas à pas, ne pas précipiter les choses… enfin, je veux dire… »
« Tu l'as plutôt avoué rapidement », murmura Tsuyu, pendant que Mina bombardait la fille invisible de mille questions, soutenue par Uraraka, Setsuna et Pony.
« Ne pas précipiter les choses ? Depuis combien de temps tu craque pour lui ? »
« Tu as sûrement toutes tes chances avec lui, alors pourquoi tu hésites encore ? »
« Je ne pense pas que tu auras pleins de rivales à abattre pour conquérir le cœur de ton Ojiro. À part sa queue, il est tout à fait normal et quelconque. »
« Pas de soucis, mister Ojiro est un garçon très gentil, il respectera sûrement tes… comment on dit… les temps qu'il te faudra ? »
La pauvre Hagakure semblait ne plus pouvoir suivre avec toutes ces questions posée en même temps, ainsi Ibara décida d'intervenir : « Ne rien précipiter est plutôt un bon chemin à suivre quand l'on suit la voix de son cœur. Honenuki et Kodai n'ont rien précipitée non plus et ils forment un couple fort et aimant qui rend parfaitement hommages au Cantique des cantiques. »
À présent, les regards allèrent tantôt vers Ibara, tantôt vers Kodai qui restait tout à fait calme malgré ses joues qui venait de rosir légèrement.
« Ibara à raison », souriait Kendo. « Vous allez étonnamment super bien ensemble, Honenuki et toi. Vous êtes aussi vraiment parfait en équipe. »
« Mais vous avez vraiment attendue pendant longtemps avant d'officialiser votre relation », grogna Setsuna, tout en souriant. « Quand vous nous l'avaient enfin annoncer, vous sortiez déjà ensemble depuis trois mois et personne n'a jamais rien remarqué. »
« Juzo et moi voulions avoir la paix avant d'officialiser », répondit simplement Kodai en croisant les bras, ayant dit tous ce qu'elle trouvait nécessaire à dire à ce sujet. Cela n'empêcha pas Mina de bombarder la brune aussi avec mille questions.
« Et toi, Shiozaki ? », demanda Uraraka en se tournant vers la verte. « A-tu le béguin pour quelqu'un aussi, en ce moment. »
« Non, jamais, même pas en ce moment. »
« Sans blague ? », s'écria Mina avec surprise, libérant ainsi Kodai des questions. « Tu n'es JAMAIS tombée amoureuse ? »
« Ce n'est pas étonnant, Ibara est bien trop pure pour avoir de tels pensées », commenta Yanagi, ce qui lui valut des protestations de la part de Hagakure : « Mais l'amour est une émotion pure ! »
« Oh, je n'ai jamais pensé le contraire », répliqua Ibara. « Mais je ne connaît que peu de choses à ce sujet. À quoi reconnaît-on qu'on est amoureuse ? »
Les autres filles se regardèrent. Ibara espéra de ne pas avoir posé une question idiote. Après, elle ne connaissait que peu de chose à propos de l'amour, comparé à d'autres filles. Mais avec une grand-mère aussi effrayante, il ne fallait pas s'en étonner…
« Voyons… », réfléchit Mina à haute voix. « Au début, il arrive que l'on pense de plus en plus souvent à cette personne en particulier. Difficile à dire quand cela commence quand ce n'est pas dut à un coup de foudre. Mais penser très souvent à un garçon en particulier est déjà un signe assez clair qu'on est amoureuse. N'ai-je pas raison ? »
Hagakure, Kinoko, Kodai et même Jirou hochèrent la tête en acquiescement. Cela leur était sans doute arrivé avec Ojiro, Kuroiro, Honenuki et Kaminari.
« Et pendant que l'on pense à cette personne en particulier », continua Uraraka, « on ressent des émotions particulièrement agréables. C'est en quelque sorte comme si l'on se trouvait dans un rêve. Au début, il arrive qu'on renie ces pensées et ces émotions, mais au fil du temps, on commence petit à petit à les accepter et à les apprécier de plus en plus. »
« Est-ce que c'est comme ça quand tu pense à Midoriya ? »
« Mais… mais non, pas du tout, Mina ! »
« Oh, et quand on est amoureuse, on pense aussi à la personnalité du garçon en question », continua d'expliquer Kinoko. « Quand on ne voit que le physique, on n'est pas vraiment amoureuse. Bien évidemment, le physique à aussi son rôle à jouer, mais dans ce cas là, la personnalité et l'intérieur du garçon ont un plus grand rôle à jouer. Crois, je parle d'expérience. »
« C'est toujours difficile de trouver le courage d'avouer ses sentiments à la personne en question », intervint à présent Momo, qui était assise à coté d'Ibara. « On a toujours peur que les sentiments ne soient pas partagés et que cela nous brisera le cœur. Mais c'est aussi la seule manière de savoir si c'est partagé ou pas. C'est à ces points que tu pourra remarquer si tu est amoureuse ou pas, Shiozaki. »
« En parlant de courage… quand oseras-tu avouer à Todoroki l'amour pure et immortel que tu ressens pour lui ? », demanda Mina avec une curiosité affamée.
Pendant que Momo et sa faiblesse pour Todoroki était tiré au centre de l'intention, Ibara commença à réfléchir de son coté.
Depuis le dernier entrainement commun, elle pensait de plus en plus souvent à Mezo Shoji. Pour être honnête avec elle-même, c'était le cas chaque jour.
Les émotions qu'elle éprouvait tout en pensant à lui étaient vraiment agréables, chaleureuses et divines, comme si elle goûtait un peu au Paradis.
Elle n'avait même jamais prêtée vraiment attention au physique de Shoji, toutes ses pensées tournaient autour de la personne qu'il était. Il était un jeune homme calme, doux, intelligent, poli et fort. On pouvait compter sur lui lors d'un combat, il était un excellent équiper qui n'hésitait pas à sauver les autres. Oui, Shoji était héroïque et courageux. De plus, il avait l'attitude d'un véritable gentilhomme. Une qualité, qui devenait assez rare aujourd'hui…
Ibara inspira un grand coup en passant et repassant ce qu'elle venait de remarquer. Était-ce possible… qu'elle soit tombée amoureuse de Mezo Shoji ?
Pour tous ceux qui se demandent à quoi Ibara fait allusion en parlant du Cantique des cantiques... C'est tout simplement la partie érotique de la Bible (oui, cela éxiste). Comme Ibara aime utiliser des termes bibliques et comme les filles parlent d'amour et de garçons dans ce chapitre, j'ai pensée que cela serait approprié.
Que ce soit clair, le Cantique des cantiques est érotique, mais pas éxtrème dans ses déscriptions. Les textes et les poèmes sont vraiment très beau. C'est plutôt un hymne à l'art d'aimer, aux amants et à l'amour romantique en général.
