Rating du chapitre : K+ = peut contenir certaines insultes et un peu de violence, mais n'aborde aucun thème "adulte" (9 ans et +)
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Note de l'auteure : Hop ! Je modifie cette partie pour n'y laisser que le rating du chapitre, le disclamer (car on n'est jamais trop prudent), et mon petit blabla (si jamais j'ai qqch à dire).
Bonne lecture à vous.
Chapitre 1 : Joyeux Anniversaire, Harry !
Alors qu'elle venait tout juste de pénétrer dans l'entrée de l'immense bâtisse, Hermione se retrouva étouffée dans les bras de Mrs Weasley. Ce fut seulement après lui avoir assuré avoir passé de bonnes vacances et se sentir en parfaite santé que Molly la laissa enfin respirer. Ginny la serra dans ses bras à son tour. L'année précédente, les deux jeunes filles s'étaient un peu rapprochées. Partager le même dortoir aidait. Puis se fut enfin le tour des deux garçons de son âge de l'accueillir. Garçons ? Elle les regarda. Non, ses amis étaient devenus de beaux jeunes hommes. Elle se demanda si elle aussi était désormais considérée comme une femme… Elle suivit Ginny à l'étage pour déposer ses affaires dans la chambre qu'elle partagerait désormais avec elle. Puis elle redescendit rejoindre ses deux compagnons qui l'entraînèrent à l'extérieur afin de profiter de cette belle fin d'après-midi ensoleillée.
— Alors, Mione, ces vacances ? lança Ron
— Oh, géniales ! Juste complètement parfaitement géniales !
— C'est bon, on a compris, l'interrompit le rouquin.
Harry se mit à rire. Hermione acquiesça. Il était vrai qu'elle avait adoré ses vacances. La capitale française regorgeait de musées et de monuments à visiter… sans oublier la merveilleuse Bibliothèque Nationale ! Hermione avait été aux anges et n'avait pas vu le temps passer.
— Et vous ? s'enquit la jeune femme.
Ron haussa les épaules, tandis qu'Harry se passait une main dans les cheveux. Le brun prit néanmoins la parole.
— Ben, pas grand-chose de très passionnant à raconter. À part être ensemble, bien sûr. Mais on a surtout beaucoup aidé aux tâches ménagères…
— … et maman a voulu qu'on révise nos cours de l'an dernier dans l'optique de préparer nos ASPICs. On n'a même pas encore entamé notre dernière année !
— Oui, mais tu sais qu'elle a raison, Ron !
Les deux garçons se regardèrent et se mirent à rire. Harry reprit :
— Tu as beau grandir, il y a des choses qui ne changeront jamais chez toi, Mione !
Hermione rougit. Harry venait-il de répondre à sa question intérieure de plus tôt en utilisant le verbe « grandir » ? Les deux garçons se placèrent de chaque côté d'elle, une main sur chacune de ses épaules et de concert, annoncèrent :
— Surtout, ne change pas, Hermione, c'est comme ça qu'on t'aime !
Hermione sentit que cet épisode avait dû être répété par ses deux amis, mais elle ne leur tint pas rigueur, tellement émue par leur déclaration. Elle les attrapa pour les rapprocher d'elle en un câlin collectif.
— Vous êtes deux idiots… mais moi aussi, je vous aime. J'espère qu'on restera toujours amis, quoi qu'il arrive.
Ils s'écartèrent. Hermione tendit sa main au milieu d'eux. Les deux garçons posèrent la leur dessus. Tous trois annoncèrent :
— Toujours amis, quoi qu'il arrive !
Nos amis s'étaient enfin retrouvés. Harry reprit alors :
— Plus sérieusement, Hermione, j'ai passé un super mois de juillet, malgré les devoirs et le ménage.
— Oh, et pourquoi ?
— Il est tombé amoureux !
— Ah oui ?
— Ne dis pas n'importe quoi, Ron ! Tonks et Remus ont eu leur bébé. Il s'appelle Ted et j'en suis le parrain. Tu le verrais, Hermione, il est trop adorable. Sa petite bouille, et ses toutes petites mains, et…
Ron regarda Hermione, pendant que son ami gagatisait.
— Tu vois, il est tombé raide dingue d'un bébé !
Hermione rit et demanda :
— Je pourrai le voir, ce soir ?
Ron acquiesça.
— Bien sûr, ils seront là pour l'anniversaire.
— Oh, j'ai hâte d'y être ! Tu verras, Hermione, toi aussi tu ne pourras que succomber à son charme ! Y'a que Ron qui est sans-cœur.
Ron fit mine d'être vexé.
— Sans-cœur, moi ? Tu me blesses profondément, Harry.
— Oh, mon Ronron, faut pas…
Harry et Hermine éclatèrent de rire, tandis que Ron grimaçait à ce pseudo ridicule que lui avait attribué son ex petite-amie, Lavande Brown.
— Et il y aura qui d'autres ? demanda Hermione, curieuse.
Harry soupira.
— On y sera bien assez vite pour que tu aies ta réponse, Mione.
— D'ailleurs, c'est étonnant que maman ne nous ait pas encore appelés pour…
Et comme « quand on parle du loup, on en voit la queue », Molly les appela avant même que Ron ait pu terminer sa phrase. Les trois amis se firent un signe de tête, tout sourire, avant de se diriger vers la maîtresse des lieux.
— Ron, Hermione, vous pouvez vous occuper du jardin ?
Les deux interpelés hochèrent la tête, comme s'ils avaient vraiment le choix sous cette fausse question.
— Harry, mon chéri, tu peux aller te préparer. Cette soirée est en ton honneur, après tout.
Harry lança un regard compatissant à ses deux amis, mais ne rétorqua pas, bien trop content de pouvoir échapper à la corvée. Hermione attrapa donc la main de Ron et l'entraîna à sa suite vers le jardin.
— Harry, faux frère ! grommela Ron.
— Il ne t'entend pas, Ron. Et c'est son anniversaire aujourd'hui, il a bien le droit de ne pas venir travailler. Puis ce ne sont pas quelques sorts qui vont te fatiguer quand même, si ?
Ron tira la langue à son amie en guise de réponse. Hermione rit : ils avaient beau avoir l'apparence d'adultes, ses amis restaient des enfants dans l'âme. Et tant mieux, quelque part. Elle ne pouvait pas leur en vouloir. Surtout à Harry : il n'avait jamais eu d'enfance dans son horrible famille, et alors qu'il pouvait enfin être tranquille à Poudlard, il avait fallu que le sort s'acharne contre lui et qu'il risque sa vie année après année. Hermione était contente que tout soit enfin terminé. Et ses amis étaient ce qu'elle avait de plus précieux. Avec son secret, bien sûr. Pendant que l'année précédente s'écoulait de manière calme pour Harry, et que Ron se faisait bavouiller dessus par Lavande, Hermione s'était surprise à rêvasser au beau blond, prince de Serpentard. Jamais elle n'avait osé en parler à ses meilleurs amis. Elle ne connaissait que trop bien leurs différends avec Draco Malfoy. Pourtant, lui aussi s'était fait discret, aidant ainsi Harry à se remettre de la mort de son parrain et surtout d'avoir tué quelqu'un. D'après Hermione, Draco avait changé. Elle en avait l'intime conviction. Et lui aussi grandissait… et plus ça allait, plus il devenait beau. Sa beauté avait quelque chose d'irréel. La jeune femme soupira. Elle secoua la tête pour se changer les idées.
— Dis, ça va, Mione ?
Elle sourit à son ami et lui assura qu'elle allait parfaitement bien. Ils s'empressèrent d'accomplir leurs tâches afin de pouvoir aller eux aussi se préparer avant que les invités ne commencent à arriver.
-x-
Les trois amis accompagnés de Ginny descendirent de leur chambre vers 18 h 45. Les invités devaient arriver à 19 heures. Leurs estomacs gargouillèrent lorsqu'ils passèrent devant la cuisine pour se rendre à nouveau à l'extérieur. L'odeur des mets que Molly préparait leur avait mis l'eau à la bouche. Ils avaient désormais hâte d'être au repas.
Les premiers à arriver furent les futurs mariés : Bill et Fleur. La célébration était prévue pour la semaine d'après. Les jeunes sorciers allèrent donc saluer leurs aînés. Ceux-ci allèrent ensuite déposer leur cadeau à l'endroit réservé à cet usage, sous la tonnelle. Ensuite apparurent les jumeaux Weasley qui venaient de fermer exceptionnellement leur magasin une heure et demie plus tôt.
Depuis leur départ de Poudlard, qui avait coïncidé avec la fin du Seigneur des Ténèbres, les jumeaux avaient décidé de monter leur magasin. Ils avaient utilisé pour se faire l'argent que leur avait offert Harry, suite à sa victoire amère du Tournoi des Trois Sorciers. Ils avaient alors réussi à s'implanter à Pré-au-Lard, où ils savaient déjà posséder une clientèle potentielle avec les élèves de Poudlard. Leur activité avait alors été très florissante. Ainsi, une franchise allait probablement voir le jour au Chemin de Traverse d'ici peu. Bien qu'ayant vu cette activité d'un mauvais œil au départ, madame Weasley était désormais très fière de ses deux garçons.
Fred et George complimentèrent Hermione sur sa tenue et sur ses formes physiques qui, leur semblait-il, s'étaient agréablement développées. Ils furent chassés par leur petite sœur alors qu'Hermione était restée pétrifiée sur place par l'audace des jumeaux. En même temps, elle avait été touchée par le compliment malgré qu'il soit quelque peu déplacé. Même s'ils étaient d'accord avec les jumeaux et qu'ils n'oseraient jamais faire de tels commentaires à leur amie, Harry et Ron n'avaient pu qu'exploser de rire en voyant la gêne de celle-ci et surtout la réaction de Ginny. Les jumeaux étant de la partie, la soirée d'anniversaire devenait prometteuse.
Harry se précipita sur le couple qui arriva ensuite. Hermione put constater qu'il était effectivement complètement gaga du petit bout qu'il tenait désormais dans ses bras. Harry était vraiment attachant comme ça. Hermione se surprit à se demander si elle n'aurait pas succombé au charme du beau brun si elle n'avait pas déjà un certain blond en tête, et si Harry n'avait pas été son ami. Ce qui n'était pas le cas de la rouquine qui se tenait à ses côtés. Elle dévorait littéralement Harry des yeux. Tout le monde pouvait remarquer à quel point Ginny était intéressée par le brun. Son béguin de jeunesse était finalement resté et s'était transformé en un véritable attrait. Évidemment, le seul à ne rien voir restait le principal concerné. Hermione se demanda si son ami n'avait réellement pas conscience d'être le sujet des fantasmes de la rouquine ou s'il ne faisait pas exprès que les gens pensent ainsi pour ne pas avoir à l'envoyer balader. Ginny restait sa sœur de cœur, après tout, et il était normal qu'il n'ait pas envie de la blesser dans ses sentiments. Hermione se promit qu'elle aurait une conversation avec son ami à ce sujet plus tard.
Pour l'heure, elle s'avança afin de saluer et féliciter l'heureux couple. Elle discuta culture française avec Rémus, avant de se joindre à son ami qui subissait les critiques de Ron.
— Regarde-le, Mione. N'est-ce pas qu'il est trop mignon ?
Harry était tout sourire, alors qu'il lui tendait le bébé qu'il avait dans les bras. Hermione ne put qu'admettre qu'il était craquant comme tout.
Puis d'autres invités arrivèrent au fur et à mesure. Ce fut à regret qu'Harry dut rendre son filleul à ses parents pour aller leur souhaiter la bienvenue. Il fut heureux de voir Minerva McGonagall arriver avec Albus Dumbledore.
— Bonsoir, professeurs !
— Bonsoir, Harry. Joyeux anniversaire ! lança le pétillant directeur de Poudlard, sous le regard bienveillant de son adjointe.
Celle-ci demanda :
— Avez-vous passé un bon début de vacances ? J'ai appris que cette chère Molly vous avait conseillé de réviser vos cours de l'an dernier. C'est une sage décision.
Dumbledore ajouta :
— Mais les vacances d'été sont surtout là pour se reposer !
— Allez donc dire ça à ma mère… grommela Ron.
C'est dans le rire que Dumbledore s'éloigna avec la professeure de Métamorphose pour saluer les autres sorciers présents pour l'événement.
Ce ne fut que quelques minutes plus tard que Molly intervint.
— Bienvenue à nos invités. Merci à toutes et à tous de vous être déplacés pour fêter le dix-septième anniversaire de notre cher Harry.
Le sorcier rejoignit alors Molly sous la tonnelle, près de la table remplie de cadeaux.
— Merci à tous d'être là. Ça me fait toujours autant plaisir de vous voir les uns les autres. Merci à madame Weasley…
— Molly.
— Hum. Oui. Merci à Molly et Arthur de m'avoir accueilli au sein de leur famille. Je n'aurais jamais pu espérer un si beau cadeau.
Ce fut ému qu'il se retrouva dans les bras de sa mère d'adoption, tout aussi émue que lui. Les invités applaudirent. Enfin, ce fut l'heure d'ouvrir les cadeaux.
Harry remercia chacune des personnes ici présentes au fur et à mesure du déballage. Puis ce fut avec une joie collective que les invités rejoignirent la longue table dressée pour l'occasion. Tous avaient hâte de goûter aux délicieux plats préparés par la maîtresse de maison. Et le repas fut à la hauteur de leurs attentes. Les jumeaux avaient ponctué le dîner par la démonstration de certains de leurs nouveaux produits. Ce fut donc dans la bonne humeur que le dessert arriva enfin, avec le traditionnel gâteau d'anniversaire.
— Tu as préparé ton vœu ? demanda alors Hermione à son ami.
Harry et Ron s'observèrent. Ils n'y avaient pas du tout pensé. Hermione leva les yeux au ciel, et lança, amusée :
— Tu n'as plus qu'à réfléchir vite !
Harry soupira, tout en faisant un signe de tête à Hermione, tandis qu'il quittait sa place pour s'approcher du gâteau. Les sorciers commencèrent alors à scander l'éternelle chanson d'anniversaire. Harry en profita pour penser à son vœu. Lorsque la chanson s'arrêta, il put sereinement souffler ses bougies. Il se demanda si son vœu allait réellement se réaliser. En tout cas, il le souhaitait.
Le gâteau fut découpé et les parts distribuées autour de la table. Harry était vraiment heureux de voir tout le monde faire la fête ainsi. Malgré les quelques mangemorts encore en liberté, les années noires semblaient enfin être complètement dissipées.
Il savait que ça n'avait été simple pour aucun des membres invités ce soir et il leur était reconnaissant d'avoir tous, malgré tout, été présents quand il en avait eu le plus besoin. Il avait aujourd'hui parfaitement conscience de l'état dans lequel il avait passé l'été dernier. L'absence de Sirius lui faisait toujours comme un déchirement, mais l'entraide et l'amour des autres lui réchauffaient vraiment le cœur.
Il observa ses deux meilleurs amis. Eux aussi étaient tout simplement géniaux. Il les aimait vraiment profondément l'un comme l'autre. Un lien indestructible semblait s'être tissé entre eux. Harry pouvait réellement s'estimer heureux. La seule chose qui pouvait désormais lui faire défaut et dont il avait émis le souhait était qu'il n'avait pas encore trouvé l'amour avec un grand A.
