Une petite part de paradis

Balthazar Octavius Barnabé Lennon se savait maudit, et pourtant, c'était un enfant gentil, qui ne causait pas d'incendie, contrairement à ce que d'autre disait. Sa enfance fut simple, accompagné de son beau père et de sa mère, son père étant loin, et il apprit les bases de la vie à leur côtés.

Vivant dans une cité magique, qui était très grande avec beaucoup de passages, il avait l'habitude de socialiser très vite, avec tout le monde, encore plus par le fait qu'il travaillait à la boulangerie de ceux qui l'avait élevé et éduqué. Là-bas, toute sorte de gens passait, et il avait l'habitude de les accueillir, ne faisant aucune différence entre les individus, ce qui lui valut un "poste" quasi permanent de vendeur, quand il ne cuisinait pas ou n'allait pas en cours.

Lors de ses 7 ans, le demi-diable reçut sa marque, et elle était belle, pratiquement toute blanche. Malgré tout, l'enfant eu peur. En effet, la marque montrait un bouclier avec une emblème d'église, une épée posée dessus, le tout illuminée d'une lumière pure, et des ailes d'anges entourant le tout près s'envoler. Balthazar fit donc ce que son instinct (et son diable) lui criait : il partit en pleur rejoindre sa mère, paniqué d'être lié à un être voulant sa mort par -çi le rassura, sécha ses armes, et lui conseilla simplement de ne jamais regarder la marque d'âme d'un élémentaire ou d'un membre de la Lumière, et de garder la sienne caché. Pour cela, elle lui donna un manchon de cuir rouge, doux à l'intérieur, ainsi que des bracelets, sachant qu'il aimait bien les choses clinquantes, camouflant ainsi la marque.

Pour ses 11 ans, il partit à la tour rouge, apprendre la magie. Il y souffrit beaucoup. Moins fort techniquement, mais avec une puissance inégalable, que ceux de son age, peut ne voulais devenir son ami. Mais avec le temps, son côté social lui permis de s'intégrer. Et personne ne lui demander voir cette fichu marque, les mages ayant l'habitude de la caché, sachant les problèmes causé par un lien.

Plus le temps passait, plus Balthazar progressait, devenant puissant, créant même son propre style, dans la magie de destruction servant pour la défense et la protection. Il découvrait ses charmes, séduisant les demoiselles de la Tour et des environs, et mimant des tentatives de séduction envers ses amis d'enfance dans le but de les faire rire, se créant un cercle de proche important, avec toujours caché au plus profond de lui ses deux secrets brûlants.

Un jour, un jeune elfe de l'Eglise de la Lumière apparut, et Balthazar, rassuré par la marque en permanence visible de celui-ci, se lia d'amitié avec le dénommé Mani, d'une gentillesse sans borne, et lui expliqua les rapports humains, et toutes les choses dont il était curieux, trouvant satisfaisant le fait d'avoir un élève, et voulant lui même devenir professeur dans sa ville natale. L'elfe revient souvent, rapportant des aventures folles au mage, qui lui sortait peu de sa tour, sauf pour quelques études, recherches ou quêtes imposés. Pas qu'il n'aimait, mais il voulait avoir sa certification au plus vite, pour être enfin indépendant.

Sa vie se déroula ainsi tranquillement, rythmée par les expériences, les visites et le cycle de la nature. Et il finit par avoir pour ses 19 ans sa certification, le décidant de passer l'hiver à la tour, et le reste de son année sur les routes avec sa famille, faisant des quêtes ou des travaux de tuteurs pour subvenir à ses besoins, tout en continuant ses recherches. Il se mit à entretenir une correspondance avec son ami Mani, apprenant des brides de sa vie avec ses amis aventuriers et se satisfaisant de cela. Par ce moyen, il apprit qu'il avait rencontrer son promis, un jeune demi-élémentaire d'eau nommé Shinddh'a, et lui avait même envoyer un dessin de la marque de l'autre. Parce qu'il savait parfaitement combien Balthazar était curieux. Et effectivement, il en fut ravi. Se rappelant parfaitement de la marque de l'elfe (une cascade d'eau gelée par endroit, dont un flèche sortait), il trouva celle de l'inconnu toute aussi jolie : sur le peau se dessinait une araignée, animal favori de son âme sœur, ayant quelques tresses, et quelques pointes métalliques tournent autour. Cela le fit sourit, et repenser à sa propre marque qu'il caressât d'un air absent.

Malgré tout cela, ses conquêtes, ses amis, sa familles, ses recherches, son diable... Il ne pouvait défaire de son esprit l'espoir de rencontrer un jour l'être destiné, celui qui serait, auquel il n'aurait jamais à mentir, ou à cacher.