Chapitre 1 :

Quelques jours plus tôt :

Un matin à Camelot, Merlin ouvrit la porte de la chambre de son maître, les bras chargés d'un plateau plein de nourriture. Il posa sa charge sur la table près du lit, regarda, avec un sourire triste, son Prince encore endormi et son visage d'une royal beauté. Il se reprit et pour chasser ses idées noires, ouvrit en grand les volets et les fenêtres de la chambre. Il entendit un grognement de mécontentement du lit, touché par un vent frais et par un rayon du soleil matinal. Avec un sourire réjouit, il dit au jeune homme de se dépêcher de se préparer, que le Roi avait demander à voir son fils au plus vite, une affaire de chevaliers noirs qui semaient la terreur dans une contrée lointaine, des villageois à aider d'après ce que le serviteur avait entendu dans les cuisines. Ces quelques informations suffirent à éveiller la curiosité du blond qui se leva et se prépara avec l'aide bienheureuse de son serviteur.

Dans la salle du trône, Uther Pendragon somma son fils de se rendre dans cette région lointaine dont lui avait parlé Merlin pour aller tuer plusieurs Chevaliers de l'Ombre qui terrorisait des villages lointain. Comme quoi les bruits de couloirs ne sont pas toujours faux.

C'est ainsi que Arthur chevauchait avec Merlin et d'autres chevaliers de Camelot en direction du danger, leurs capes rouges claquant dans le vent. Ils s'arrêtèrent la nuit tombé dans une clairière. Pendant que les chevaliers accompagnèrent Arthur pour aller chasser ce qu'ils allaient mangé ce soir, Merlin resta au campement, seul. Après s'être assuré qu'il n'y avait personne aux alentours, il murmura quelques mots dans l'ancien langage, ses yeux virèrent au doré. Pour un œil non attentif, rien ne se passa mais la clairière se fit plus accueillante, les pierres proches des couches rentrèrent dans la terre pour ne pas gêner leur sommeil, le sort tint également les bêtes sauvages à distance pour une plus grande sécurité. Certaines gourdes se remplir d'elle même, pour ne pas éveiller les soupçons Merlin ne pouvait se permettre de remplir toutes les gourdes et celles qu'il remplissait ne pouvait être rempli en entier. Il alla chercher du bois sec et des pierres. Et installa le feu de camps, il dessina un cercle avec les pierres puis il disposa les branches de façon à ce qu'elles tiennent debout. Ses yeux, pour la deuxième fois dans la soirée tournèrent au doré et les branches commencèrent à chauffer d'une façon absolument pas naturelles. Sur cette constatation Merlin entendit du bruit derrière lui. Il prit soudain peur. Peur d'avoir été découvert, de devoir quitter Camelott (au mieux) ou de mourir dans les flammes (au pire). Les chevaliers rentraient avec leur butin, plusieurs gibiers pour le dîner. Puisqu'il n'entendit ni cri ni de 'au bûché', il se détendit considérablement. De plus les flammes avaient pris, enfin, un aspect normal. Arthur, impressionné par le travail de son serviteur, l'appela, il se retourna et Arthur le rejoignit près du feu. Arthur passa une main sur son visage et effaça une larme. La peur de Merlin d'être rejeté par Arthur avait été intense pour le jeune homme qui rougit sous le geste de son suzerain. Le Prince demanda d'une voix moqueuse à Merlin s'il avait besoin d'un Prince Charmant pour venir le consoler. Merlin répliqua qu'il en avait déjà un, et qu'il avait accouru. Semblant réaliser se qu'il venait de dire, Merlin rougit et détourna le regard, gêné alors qu'Arthur regardait son serviteur d'un œil nouveau -peut être légèrement gourmand.

Lancelot arriva sur ce fait, les trouvant dans une situation embarrassante : les deux hommes très proches, Arthur avait toujours la main sur la joue de Merlin, ce dernier rouge de honte et fixant ses pieds, son Prince le regardant fixement. Arthur se rendit compte qu'ils étaient observés et lâcha la joue de Merlin avec douceur. Ce dernier poussa un soupir de soulagement mêlé de frustration. Soulagement qu'Arthur se décide enfin à le lâcher et frustration qu'Arthur le lâche déjà.

Ils firent un dîné des oiseaux et du lièvres délicatement cuits sur les braises. La peau était croustillante, la viande tendre se détachait des os avec une facilité déconcertante. Merlin se sentait bien, les mains pleinent de graisse.

Il sentit un courant d'air, un souffle sur son avant bras. Il se redressa d'un bond, cherchant autour de lui le responsable mais il ne vit personne à part les regards surpris des chevaliers autour de lui. Il s'excusa de son mouvement en prétextant qu'une petite bête l'avait frôler. Le reste du repas se passa sans autre incident.

Ils allèrent se coucher bravant le froid de cette nuit d'hiver. Arthur regarda le dos de Merlin jusqu'à se qu'il s'endort. Il se laissa guider dans les bras de Morphée par la respiration du jeune homme.

Le lendemain, ils continuèrent leur chevauché vers le Nord. Le Prince en tête du groupe, ils entrèrent dans une forêt dense. Chacun put sentir à sa façon la magie puissante et oppressante du lieu. Celui qui était le plus touché était incontestablement Merlin. Il sentait une magie puissante mais primaire. Il n'arrivait pas à définir si elle était bienveillante ou non, ce qui le rendait nerveux. Les chevaliers se sentaient épier. Gauvain vu le premier cavalier juste avant qu'il ne décoche sa flèche qui se planta dans l'arbre à côté du Prince. Tous les chevaliers sortirent leurs épées en même temps et certains protégeait Arthur alors que les autres partirent à la recherche du cavaliers. Merlin en était sûr, ce n'étaient pas des humains qui les avaient attaqués. Les chevaliers rentrèrent sans avoir pu retrouver celui qui avait attenter à la vie du futur Roi de Bretagne. Ils décidèrent de sortir le plus vite possible de cette forêt, ils galopèrent donc le plus vite possible hors de la forêt pour le plus grand bonheur des chevaux qui commençaient à piaffer de rester dans ce lieu. Ils leur semblait être suivi, Arthur était persuader d'avoir entendu des bruits de sabots derrière eux. Les chevaliers de Camelot sortirent de la forêt au triple galop, ne s'arrêtant que lorsque les derniers arbres étaient à plus de cent mètres d'eux. Le Prince ordonna la reprise de l'avancée après que tout le monde ait repris ses esprits.

Il se retrouvèrent dans un village, une pancarte à l'entrée annonçait : 'Pré-au-Lard'