Chapitre 2:
Hello tout le monde, me revoilà avec le chapitre 2 de cette fiction, j'espère qu'il vous plaira !
Point de vue de Thalia
Je viens juste de quitter Kiara, je cours depuis environ 5min dans les couloirs sombres de ma section. Les caméras de surveillance sont inactives dans cette partie du centre mais les généraux sont répartis un peu partout. Je tourne à gauche puis à droite et j'arrive enfin dans mon couloir. Lorsque j'entends des voix je me stop net dans ma course, je me colle au mur et je commence à reculer mais je sens mon dos heurter quelque chose. Je sens alors des mains m'attraper.
- Hey qu'est-ce que tu fais là toi ?
J'essaye par tous les moyens de me débattre. Il met ses mains autour de mon buste de façon à me soulever de terre et de bloquer mes bras. J'essaye de me dégager de son emprise mais il me serre de plus en plus. Il hurle aux autres de venir l'aider. Les généraux apparaissent alors dans mon champ de vision. L'un d'eux attrape la matraque électrique attachée à sa ceinture et avant même que j'ai eu le temps de crier le choc me fait tomber au sol et je sombre dans l'inconscience.
Je me réveille avec un mal de tête et une douleur atroce dans le bras gauche. Je me redresse un peu et je remarque que je suis dans mon lit. Je veux passer mes jambes de l'autre côté du lit mais une main m'en empêche.
- Doucement ma belle tu as pris un sacré choc.
Je tourne la tête un peu trop vite et je regrette directement mon geste.
Je prends mon visage entre mes mains et je lève les yeux vers la fille de ma section.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Tu ne t'en rappelles pas ?
Je fronce les sourcils et essaye de me souvenir mais tous ce qui me reviens c'est le moment où j'ai quitté Kiara.
- Tu as manqué le couvre-feu et apparemment les généraux ont décidé de te le faire payer.
Je me penche alors sur mon bras et remarque un gros point de brûlure dû à la matraque électrique. La jeune fille blonde avait dû m'appliquer de la crème puisque la blessure était légèrement blanche.
- Je crois que je commence à me souvenir, je lance en me retournant vers mon amie.
Je passe ma main dans mes cheveux et remarque un bracelet gris en métal autour de mon poignet. Mon regard se tourne vers l'autre fille et j'aperçois le même genre de bracelet.
Je l'observe plus en détail. Je veux prendre la parole mais la blonde me devance.
- On ne sait pas ce que c'est. Les généraux nous ont levé très tôt ce matin et nous ont obligé à les mettre, dit-elle en levant le bras pour me montrer son bracelet. Ensuite ils nous ont enfermés dans le dortoir.
Je me lève et me précipite vers la porte.
Je passe ma main sur le boîtier digital pour essayer de déverrouiller la porte mais celle-ci reste clos. Je force sur la poignée mais rien à faire.
- Ne te fatigue pas on a déjà essayé. On est bloqué.
Je souffle et me retourne pour voir la pendule :17h50. Et merde Kiara ! Je ne vais jamais pouvoir la retrouver à notre point de rendez-vous.
Je me cogne violemment le dos contre le mur près de la porte puis je me laisse glisser jusqu'au sol en attendant que quelqu'un vienne nous ouvrir.
Point de vue de Kiara
Je suis à la grille depuis 10 min. J'ai l'habitude, Thalia ne regarde pas souvent l'heure mais aujourd'hui quelque chose cloche et je doute que ce retard soit lié à son manque de ponctualité.
Au bout de 20 min je commence vraiment à m'inquiéter. D'abord la section PY loupe le déjeuner et ensuite Thalia ne viens pas à notre rendez-vous habituel. Il y a trop de coïncidences.
Je choisis alors de ne plus attendre et je marche vers un conduit d'aération.
Je me penche pour prendre la grille entre mes mains afin de la détacher du mur.
Il y a deux ans Thalia et moi avons découvert que les conduits d'aération nous menaient directement dans la section de l'autre. Nous avons alors chacune notre tour glissé une tenue de notre section aux extrémités afin que si un problème comme celui-là arrivait, nous puissions agir. Je me glisse dans l'espace restreint, il y a la place que pour une seule personne et le conduit est tellement étroit que je suis obligée de ramper.
La chaleur se fait ressentir au fur et à mesure que j'avance. Des perles de sueur coulent de mon front jusqu'à mon menton. Respirer devient de plus en plus difficile et la grille verrouillée juste en face de moi n'arrange pas les choses. Je me tourne sur le côté à la recherche d'un bouton ou un levier, n'importe quoi qui pourrait ouvrir cette porte.
Je me mets à paniquer lorsque je ne vois rien. Ma respiration est encore plus haletante et sans comprendre je me mets à faire une crise d'angoisse. Il fait beaucoup trop chaud, les murs en métal commencent à tourner et je vois des étoiles. Mon corps me lâche petit à petit et je pose ma tête parterre. Mes yeux se fixent sur le mur et après plusieurs secondes qui me semblent interminables, je remarque une petite trappe.
Je rassemble le peu de force qu'il me reste et je glisse le doigt dans l'espace qui permet de la faire coulisser. La trappe révèle un petit bouton vert. Sans plus attendre je m'empresse d'appuyer dessus. La grille s'ouvre soudainement accompagnée d'un air frais. Je respire à plein poumon et comme si de rien n'était, mon corps reprend des forces.
J'attends que ma crise se calme et je recommence à ramper vers la sortie.
Je réalise que je suis arrivée quand j'aperçois de la lumière, j'exerce une pression sur la grille et la fait basculer en avant. Je prends la tenue de la section PY et je me change en vitesse sans oublier de refermer la grille et de mettre ma tenue rouge dans le conduit. Je découvre que tout est plus sombre dans cette partie du centre. Je suis les flèches bleues aux sols puisque que je pense qu'elles me conduiront jusqu'à Thalia.
J'avance prudemment dans les différents couloirs et je finis enfin par arriver vers une porte close. Le verrou digital indique qu'une clé est manquante donc impossible de l'ouvrir sans celle-ci. Je recule et j'examine les alentours pour trouver comment entrer puis un conduit d'aération attire mon attention. Je me précipite alors vers lui et j'arrache la grille. J'observe l'intérieur, il est plus grand que le précédent et j'ai seulement 100 mètres à parcourir. Je me glisse dedans et referme derrière moi.
Point de vue de Thalia
Je n'ai pas bougé de place depuis toute à l'heure, toujours assise contre mon mur. Je suis concentrée sur un pied de lit depuis maintenant un bon moment, quand un bruit à côté de moi venant du conduit d'aération me fait sursauter. Je me penche pour voir à l'intérieur et je me retrouve nez à nez avec une personne que je connais bien.
- Kiara ? Je m'exclame surprise.
- Hey ! Ça te dérangerait de m'aider à sortir ?
Je m'empare alors de la grille et la fait basculer pour que Kiara puis rentrer dans le dortoir.
Elle se relève et me prend dans ses bras.
- Je me suis inquiétée tu ne peux pas imaginer. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Je me suis fait prendre par les généraux hier soir après le couvre-feu, ils m'ont bien amoché. Je fais en lui montrant mon bras avec la marque de brûlure.
Elle passe sa main sur la blessure et la regarde d'un air désolé.
- T'inquiète ça ne fait pas si mal que ça. Je lui dis avec un grand sourire.
- Pourquoi est-ce que vous êtes tous là ? J'ai vu la porte. Pourquoi vous ont-ils enfermés ?
Elle se tourne vers les 9 autres personnes tout en s'adressant à moi.
- Je n'en sais rien, je me suis réveillée un peu sonnée ce matin. Tout ce que je sais c'est qu'on est bloqué ici.
Elle fixe mon bras et je crois qu'elle a remarqué le bracelet autour de mon poignet.
- C'est quoi ça ? Me demande-t-elle en prenant mon poignet pour l'observer.
- Aucune idée, je l'avais en me réveillant. On a tous le même.
Elle examine l'objet en métal et essaye de me l'enlever.
- Aïe ! Je m'exclame en retirant aussitôt mon bras.
- Désolée. On dirait un genre de transmetteur.
- Comment ça ?
- Et bien tu as eu mal quand j'ai essayé de te l'enlever, cette phrase sonnait davantage comme une affirmation.
- La douleur est en fait dû à des aiguilles, elles sont enfoncées dans ton poignet, m'explique-t-elle.
- Mais pour quoi faire ? Je lui demande.
- Pour prendre vos constantes j'imagine. C'est très ingénieux comme système.
- Excusez-nous de vous déranger mais tu es qui ?
Je me retourne vers la voix, c'est PY-02 la fille blonde qui m'a aidé.
- Je m'appelle Kiara je suis une amie de Thalia.
- Thalia ? Fais 02 en me regardant mon amie et moi.
- Trop longue histoire mais tout ce que tu dois savoir c'est que Kiara vient de la section principale.
Au moment où je finis ma phrase un bip sonore retenti et nous nous tournons tous vers la porte qui venais d'être déverrouillée.
D'un coup une dizaine de généraux entrent dans le dortoir.
- Suivez-nous en silence maintenant ! Crie le chef.
Je me penche vers Kiara et lui chuchote quelques mots.
- Il faut que tu partes, dis-leur que tu ne viens pas de cette section, c'est beaucoup trop dangereux.
Elle se retourne vers moi et me regarde comme si j'ai perdu la tête.
- Je ne te lâche pas d'une semelle.
Et sans que j'aie le temps de riposter elle suit ma section.
Point de vue extérieur
Une vingtaine de personnes en blouses blanches se bousculent et s'acharnent sur des ordinateurs. Les machines vrombissent et les médecins parlent beaucoup.
Une porte s'ouvre et une femme d'une soixantaine d'année apparaît. Elle a des cheveux longs châtains et un air déterminé sur le visage.
- Tout est prêt ? Demande la femme
Un homme plus jeune se retourne vers elle.
On attend que les sujets rentrent dans le sas et on va enfin pouvoir commencer.
- Parfait ! S'exclame le docteur.
- Dr Griffin, vous êtes vraiment sûre de vouloir faire ça ? Demande le jeune homme à la peau légèrement colorée.
- J'attends ce moment depuis des années Jackson. C'est enfin possible alors nous ne reculerons pas.
Elle lève alors la tête vers l'un des dix écrans. La photo d'une jeune fille au long cheveux noir y est représentée et à côté l'inscription « PY-07 » y est notée. La femme hoche alors la tête.
- Ça va marcher. Dit-elle pour se convaincre. J'en suis sûre.
Point de vue de Kiara
Nous marchons dans les différents couloirs jusqu'à s'arrêter devant la porte de la section médicale. L'un des généraux sort sa carte d'accès et la passe devant le scan pour l'ouvrir. En entrant je m'attends à trouver tous les médecins comme lors de mon stage mais il n'y a personne. Les tables de recherches et les chambres sont vides. Nous avançons vers un couloir marqué comme étant interdit au public. Il fait sombre et j'ai du mal à voir la pièce jusqu'au fond.
La porte s'ouvre et les généraux nous prennent un par un afin de nous emmener dans la pièce qui ressemble à un sas. Thalia est la dernière à y pénétrer. Je la rattrape de justesse lorsque que l'un des hommes la pousse pour la faire entrer. Ils sortent tous et l'un d'eux actionne le levier pour fermer la porte. Un bruit strident s'enclenche et je me mets à frapper sur les murs pour que l'un d'eux ait pitié et nous face rentrer. Je m'attends à ne plus avoir d'oxygène pensant que leur but est de nous tuer mais je me trompe. Je sens alors de l'air extrêmement frais et lorsque je me retourne je suis aveuglée par la lumière du jour. C'est alors que je comprends. Ils viennent d'ouvrir les portes extérieures.
Et voilà c'est tout pour aujourd'hui. Que pensé vous de l'apparition de Abby et de Jackson ? Avez-vous des théories ?
