Bonjour à toutes. Un grand merci pour vos lectures et à celles qui ont laissé une review, ça me motive à continuer de poster de nouvelles histoires.
Vous avez vu qu'Oliver est dans une mauvaise passe, il va devoir maintenant affronter ce qui l'attend.
Un mot pour Delicity-Unicorn, merci pour ton temps et ta patience, je t'embrasse fort ma beta adorée.
Bonne lecture...
Chapitre 2
Oliver observait d'un air absent le paysage qui défilait derrière la vitre de la voiture. Depuis qu'il avait repris conscience il cherchait à se souvenir de cette soirée au Verdant. Il avait bu bien sûr comme toujours quand il faisait la fête et ses souvenirs étaient plus que flous, voire inexistants. Il se souvenait avoir passé la soirée avec Tommy mais il n'avait pas pu contacter son meilleur ami, son portable lui ayant été confisqué et il n'avait eu droit à aucune visite autre que celles de ses parents. Il avait repris conscience à l'hôpital et depuis il se sentait isolé, enfermé entre ces quatre murs et maintenant dans l'habitacle silencieux.
Son père avait pris la décision de l'envoyer en cure de désintoxication la veille et même s'il avait contesté cette décision en soutenant qu'il n'avait rien à faire dans ce genre d'endroit, personne ne l'avait écouté. Ni sa famille, ni le corps médical. Et comme toujours le nom des Queen avait accéléré les démarches et il se retrouvait en route pour rejoindre ce foutu centre.
Il posa son front contre la vitre en fermant les yeux et souffla, il avait la nausée et cette sensation était aggravée par l'appréhension qu'il ressentait à se retrouver au milieu de cas sociaux. Son père pour préserver son anonymat avait trouvé un petit centre loin de Starling, loin de ceux qui accueillaient habituellement le gratin de la ville. Il n'aurait même pas la satisfaction de se retrouver avec des personnes qu'il pouvait connaitre.
Oliver sentit la voiture ralentir avant de s'arrêter et il se redressa pour se forcer à prendre une profonde inspiration. La dernière chose qu'il voulait s'était montrer aux autres qu'il appréhendait de se retrouver ici et ce sentiment l'énervait encore plus. Il cacha cette inquiétude derrière une colère sourde, descendit de la voiture en enfilant ses lunettes de soleil et observa autour de lui d'un œil critique.
Devant lui se dressait un bâtiment de plein pied au milieu de la verdure et derrière lequel il pouvait apercevoir d'autres bâtiments un peu plus petits. Des jeunes gens passaient de l'un à l'autre sans lui prêter attention. Il soupira, déprimé, rien de plus aux alentours et il suspecta que le calme le rendrait fou avant les réunions de thérapie.
Le chauffeur retira les valises du coffre et les déposa à l'entrée où la secrétaire l'accueillit. Il la salua à son tour sans être agréable et la suivit quand elle lui indiqua le bureau du directeur. Elle frappa à la porte et lui fit signe d'entrer quand la voix d'un homme derrière retentit. Oliver retira ses lunettes de soleil, pénétra dans le bureau clair et décoré simplement où se trouvaient déjà ses parents. Il ne leur accorda aucun regard qu'il garda fixé sur l'homme qui s'était levé pour l'accueillir.
- « Oliver, entre », en lui tendant la main pour le saluer. « Je m'appelle John Diggle ».
Oliver serra la main de l'homme jovial et énergique, il était loin de l'image qu'il se faisait d'un directeur de ce genre de centre. Il lui fit un signe de tête et esquissa un sourire sans joie avant de se laisser tomber sur le fauteuil vide à la droite de son père. Le directeur repris sa place derrière le bureau et s'accouda dessus en croisant les doigts.
- « On t'attendait pour faire le point. C'est la première fois que tu es accueilli dans un centre de désintoxication et je suis là aujourd'hui pour vous donner toutes les explications dont vous auriez besoin », en les regardant tous les trois.
- « Oliver est alcoolique », lança Robert d'une voix sans émotion. John le regarda sérieusement puis posa son regard sur le jeune homme qui avait étouffé un rire.
- « Je dirais plutôt qu'Oliver ne répond pas aux attentes de celui qui se présente comme le père modèle », expliqua le jeune homme en regardant le directeur avec un air blasé.
Ce dernier sourit, gêné, et hocha la tête alors que Robert se crispait un peu plus et serrait les dents pour retenir sa colère et son mépris vis-à-vis de son fils.
- « La première chose, et la plus importante...on va terminer le protocole de sevrage initié à l'hôpital puis nous mettront en place une prise en charge pour prévenir au mieux la reprise d'une intoxication alcoolique ». John Diggle sentit le jeune homme face à lui se tendre au fil des mots mais n'y prêta pas attention dans l'immédiat. « Le programme du centre est prévu tous les mois, les journées sont occupées par des séances de groupe et individuelles, des cours, des moments d'activité de loisir en groupe et des moments libres.
- Combien de temps notre fils devra rester ici ? », demanda Moira.
- « Le planning est chargé, c'est une prise en charge intense mais ce passage chez nous doit être efficace et s'adapter à chacun. Le temps dépendra des besoins d'Oliver », en posant sur lui un regard amical.
Le reste de l'entretien fut principalement occupé par la signature des documents administratifs. Oliver apposa sa signature en dernier en sentant la corde se resserrer autour de son cou. Il ferait tout pour sortir le plus rapidement possible de cet endroit, ce ne sera pas difficile, il n'était pas malade et il pourra ensuite reprendre le rythme des fêtes qui jalonnaient son existence depuis des années maintenant.
John Diggle les laissa tous les trois seuls dans le hall d'accueil pour se dire au revoir et s'installa un peu plus loin dans un salon pour observer leurs interactions. Oliver faisait face à ses parents en gardant une expression et un comportement froid et distant et son père arborait exactement la même attitude.
Oliver serrait les dents et regardait son père droit dans les yeux pour lui faire ressentir toute sa colère et sa rancœur de se retrouver ici. Celui-ci le regardait silencieusement et Oliver avait l'impression que la déception et le dégoût transpiraient de tout son corps. Il le décevait encore une fois et depuis le temps il s'y était habitué. Sa mère s'approcha et le prit dans ses bras en l'attirant à elle ce qui brisa leur lien visuel. Son père en profita pour lui tourner le dos et sortit sur le perron du centre, le laissant seul avec sa mère. Il ferma les yeux et la laissa lui caresser les cheveux alors qu'elle lui murmurait qu'ils l'aimaient. Il se raidit et serra les dents pour ne pas lui répondre méchamment en sentant les battements de son chœur s'emballer. Elle croyait encore à leur famille et elle au moins lui disait au revoir avec regrets.
Moira finit par se détacher de lui et il croisa son regard remplit de larmes avant qu'elle ne lui tourne le dos et qu'elle retrouve son mari sur le perron. Il la regarda passer sa main sous son bras et poser sa tête contre son épaule alors qu'ils se dirigeaient vers la voiture qui les raccompagnerait chez eux. Oliver resta immobile jusqu'à voir la voiture s'éloigner et soupira. Il sentait son cœur gros mais sa peine était atténuée par sa colère encore brûlante.
- « Je vais te faire visiter les lieux ».
Oliver se retourna pour voir le directeur derrière lui et le suivit sans répondre. S'adapter aux règles pour sortir le plus rapidement d'ici se répéta-t-il et il serra le poing pour calmer le tremblement qu'il sentait. Ils remontèrent le couloir du bâtiment pour se retrouver dans un salon équipé d'une télévision, de nombreux fauteuils, de tables et d'une série d'étagères où trônait un nombre incalculable de jeux de société. Un couloir partait sur la droite et John Diggle lui expliqua que c'était l'aile des garçons alors que le couloir de gauche desservait l'aile des filles. Il lui fit signe de le suivre, et en prenant le couloir face à eux, ils arrivèrent à une salle de réfectoire qui pouvait accueillir une trentaine de personnes. Des portes vitrées donnaient sur le dehors et les bâtiments voisins.
Le directeur ouvrit l'une d'elles et l'entraîna vers le premier bâtiment où il découvrit une salle de musique, ils passèrent devant le suivant et il lui indiqua que se trouvait ici une salle de classe et une bibliothèque. Plus loin il y avait une salle de sport et enfin ils atteignirent le plus petit qui contenait des chaises installées en rond et des posters affichés aux murs. « La force réside en vous » disait l'un d'eux et il leva les yeux au ciel. Il allait devoir entendre un nombre incalculable de conneries de ce genre et ça le fatiguait d'avance pensa-t-il en glissant ses mains dans ses poches.
Ils ressortirent du bâtiment en reprenant la direction inverse et une jeune fille salua le directeur. Ce dernier remarqua le sourire léger d'Oliver.
- « Les relations entre résidents sont déconseillées », lui précisa-t-il alors que le regard du nouveau résident suivait la jeune fille.
- « Ce qui veut dire qu'on pourrait me mettre à la porte si j'enfreins cette règle ? », demanda-t-il en regardant John Diggle avec une lueur d'espoir.
- « Non », avec un sourire amusé. « C'est déconseillé et non pas interdit. On considère seulement que vous avez besoin d'un moment plutôt pour vous, pour vous retrouver et que parfois les relations… charnelles », en surveillant ses réactions, « peuvent plutôt compliquer les choses ».
Ils atteignirent la salle de réfectoire et John lui tendit un papier qu'il venait de retirer de sa poche.
- « Voilà ton programme pour commencer », en croisant les bras tout en surveillant les réactions du jeune homme face à lui. Oliver était sur ses gardes, et il comprenait son comportement alors que cette prise en charge lui était imposée, mais il espérait qu'il pourrait lui apporter toute l'aide dont il avait besoin.
Oliver déplia la feuille et jeta un regard sur le planning organisé sur une semaine. Il y avait des plages de réunion en groupe deux fois par semaine et des séances individuelles tous les jours.
- « Je vais vraiment devoir supporter une séance de psy tous les jours ?
- Oui et je suis ton référent », précisa John avec un sourire.
- « Vous êtes psy ?
- Oui et accessoirement directeur de cet établissement.
- Génial », grommela-t-il entre ses dents. Il se replongea dans l'étude du planning tout en suivant son psy dans les couloirs. Il y avait des moments de libre tous les jours, et également des activités en groupe au quotidien. « Et les activités de groupe sont obligatoires aussi je suppose.
- Oui, un certain nombre en tout cas », d'une voix sereine. Il était habitué à devoir faire face à ce comportement de rejet de pratiquement toutes les personnes qu'il accueillait ici. « Et ce planning pourra être un peu revu si besoin et surtout après en avoir discuté », précisa-t-il.
A voir le comportement de ce jeune homme, Oliver Queen avait l'habitude de faire ce dont il avait envie, comme il en avait envie et quand il en avait envie. La première difficulté pour lui allait de devoir se plier aux règles que les autres suivaient. Il était hors de question qu'il ait un traitement de faveur dû à son nom, ce ne serait pas lui rendre service et il était simplement comme les autres jeunes qu'ils recevaient ayant besoin d'une aide pour gérer leur problème.
Ils traversèrent le réfectoire et ils prirent un couloir qu'il n'avait pas remarqué lors de leur premier passage. John toqua à la porte et Oliver découvrit derrière celle-ci un homme vêtu d'une blouse entrouverte, passée sur un tee-shirt et un jean.
- « Ray je te présente le nouveau venu, Oliver », alors qu'ils se serraient la main. « Il doit finir son sevrage, son traitement est dans son dossier ».
Ray ouvrit le dossier et hocha la tête avant de reposer son regard sur le jeune homme et de lui faire signe de s'asseoir.
- « On t'a expliqué ce que tu prenais ? », il n'obtint aucune réponse mais ne s'en offusqua pas. « Quand il y a une dépendance, le sevrage se manifeste par des symptômes cliniques, hypertension, tachycardie, hyperthermie, tremblements, convulsions, hallucinations, agitation, fièvre et hyperexcitation» , en récitant tous les troubles qu'il avait pu observer chez les personnes souffrant de ce type de dépendance.
Il lui expliqua alors que les premiers signes pouvaient s'installer deux heures après l'arrêt de la consommation d'alcool avant de lui demander s'il ressentait certaines de ces manifestations.
- « Non puisque je ne suis pas alcoolique », d'une voix tendue.
Ray jeta un regard à John en ignorant le ton de sa réponse, ils savaient tous les deux que si Oliver n'était pas conscient de ses difficultés il serait moins conciliant pour prendre son traitement.
- « On est là pour toi Oliver. Et on veut t'aider du mieux possible, ces symptômes sont inconfortables, si tu en ressens certains je veux que tu m'en fasses part et je pourrais adapter ton traitement pour les diminuer ».
Il n'attendit pas de réponse et Oliver resta silencieux. Ray lui tendit une petite coupelle en papier contenant deux comprimés et un verre d'eau. La situation resta suspendue de longues secondes et Oliver finit par tendre la main pour avaler les comprimés puis le verre d'eau alors que Ray lui recommandait de s'hydrater régulièrement dans la journée et qu'il devrait passer le voir tous les matins et tous les soirs pour son traitement qui se composait aussi de vitamines.
Ray et John échangèrent un nouveau regard avant que ce dernier ne reprenne la parole pour inviter Oliver à le suivre jusqu'à sa chambre. Il avait remarqué le déni de sa dépendance et des signes de sevrage, en particulier son irritation qu'il avait du mal à contrôler.
John frappa à une porte avant de l'ouvrir. Ils pénétrèrent dans une chambre vide, équipée de deux lits dont un fait au carré alors que ses valises reposaient au pied de l'autre sur lequel attendaient les draps pliés.
- « Toutes les chambres sont partagées par deux résidents ». Oliver soupira fortement en regardant autour de lui. « Je suis persuadé que tu vas bien t'entendre avec Barry.
- Des résidents », en utilisant le mot avec dédain. « On pourrait presque croire qu'on est dans un club de vacances…
- Je préfère ce terme », expliqua John. « On ne vous définit pas par votre pathologie, vous ne vous résumez pas à ça ». Il fit signe vers ses valises. « Ouvre-les s'il te plait, je dois les inspecter ».
Oliver souffla pour retenir une répartie cinglante et fit ce que le directeur lui demandait. John inspecta sa valise et son sac en lui expliquant qu'il devait être certain qu'il n'introduisait pas d'alcool ou de produit stupéfiants. Une fois fait, il se redressa et lui offrit un nouveau sourire.
- « Je vais te laisser prendre tes marques, Barry ne devrait pas tarder. On se revoit au dîner ».
Oliver se retrouva seul et sentit un poids peser sur ses épaules. Le sentiment de solitude qu'il avait ressenti à voir ses parents le laisser derrière eux se faisait sentir avec encore plus de force. Plus aucun repère, plus de liberté. Il n'avait rien à faire là, il n'était pas malade et ils avaient beau lui répéter qu'il l'était, ils ne le feraient pas changer d'avis. Il se laissa tomber sur son lit, abattu. Les prochaines semaines allaient être difficiles à supporter et une seule chose lui donnait espoir. Quand il sortirait de là, il pourrait retrouver Tommy et ils reprendraient leurs virées. Il fut tiré de ses pensées par le bruit de la porte et vit apparaître un jeune homme châtain qui lui sourit.
- « Barry », se présenta-t-il en lui tendant la main.
- « Oliver », en se levant pour la lui serrer en lui jetant un regard légèrement condescendant.
- « Alors pourquoi tu es là ? », lui demanda-t-il en s'asseyant sur son lit face à lui.
Il semblait plus jeune que lui, un peu plus petit et chétif, mais il était énergique et son regard pétillait.
- « Selon mon père je serais alcoolique mais j'aime simplement faire la fête », ajouta-t-il avec un sourire. Barry lui adressa un sourire entendu, ni moqueur, ni supérieur. « Et toi ? », lui demanda Oliver.
- « Accro aux jeux vidéo.
- Tu plaisantes ? », en riant.
- « Non », en pouffant lui aussi. « Ça concerne tous les jeux en réalité et c'est réellement devenu une addiction », en perdant un peu son sourire.
- « Et ça fait combien de temps que tu es là ? », lui demanda-t-il plus sérieusement.
- « Deux mois… autant te dire que je suis un des plus courts séjours. Certains sont là depuis six mois…
- Putain six mois ! », jura Oliver. « Je me serais tiré avant.
- Ouais… pour l'instant tu devrais défaire tes valises, je peux t'aider à faire ton lit si tu veux ».
Oliver déclina son offre et se mit à vider ses valises pour s'installer en comptant bien ne pas traîner dans les lieux.
- « Au fait », en se tournant vers son colocataire, « tu as un portable ? » Barry était installé à son bureau et travaillait, penché sur un livre.
- « C'est contre le règlement, sans bouger. Pas de lien avec l'extérieur et pas de tentation.
- Oui bien sûr », en soupirant et en se remettant à son installation.
Un quart d'heure plus tard Barry l'entraînait vers le réfectoire pour le repas du soir. Oliver attrapa un plateau et se mit dans la file d'attente en supportant quelques regards curieux qu'il sentait sur lui. Il était le petit nouveau c'était normal. Il se servit en passant devant la banque où tous les plats étaient installés et suivit Barry qui se dirigeait vers une table. Cette fois il releva la tête de son plateau et croisa le regard de tous ceux qui le dévisageaient avant de porter son regard sur la table vers laquelle ils se dirigeaient.
Une jeune fille blonde était déjà installée devant son plateau et sourit à Barry avant de saluer Oliver quand il s'assit. Elle avait tout de la petite fille sage, ses cheveux blond retenus en une queue de cheval, des yeux bleus cachés derrière une paire de lunettes et elle était habillée d'une robe simple.
- « Je te présente Oliver », dit Barry pour faire les présentations, « et voici Felicity. Ma meilleure amie.
- Ça donne toujours l'impression qu'on a passé notre vie ici quand tu dis ça », rit la jeune fille en grimaçant. « Alors pourquoi tu es là ? », en regardant Oliver.
- « Dépendant à l'alcool », répondit Barry à sa place.
- « Hé ! », s'insurgea Oliver, maintenant irrité par le brun et en lui lançant un regard noir.
- « Quoi ? », en se tournant vers lui la bouche à moitié remplie de pâtes.
- « Faut pas avoir honte on est tous dépendant de quelque chose ici », les interrompit Felicity.
- « Je n'ai pas honte », se défendit-il. « Je ne suis pas malade », en se sentant légèrement fiévreux mais il n'y prêta pas attention.
- « Il aime seulement faire la fête », ajouta Barry avant de replonger dans son plat de pâtes.
- « Faire la fête… », se mit à rêvasser Felicity avant que Barry ne revienne sur le cours qu'ils avaient suivi quelques heures plus tôt.
Oliver les écouta discuter un moment en les observant. S'il ne les avait pas rencontrés dans ce centre, il n'aurait jamais cru qu'ils pouvaient être dépendants au point d'en être enfermés ici.
- « Et pourquoi tu es là toi ? », en regardant Felicity. Son sourire s'altéra quelque peu et elle baissa la tête.
- « Antidouleurs », avant de retrouver son regard. Il nota qu'il était serein et elle semblait parler de cette dépendance avec un certain détachement.
Il n'avait jamais touché aux drogues plus ou moins dures, mais il avait suffisamment entendu parler de ce fléau des gens rendus accro après une prescription médicale. Il finit par hocher la tête et baissa le regard sur son assiette. Il chipota sa nourriture avec sa fourchette alors qu'il avait totalement perdu l'appétit et Barry reprit la conversation.
- « Tu as ton planning ? », lui demanda-t-il.
Oliver glissa sa main dans la poche arrière de son jean et en retira le papier plié en quatre pour lui tendre. Barry le déplia et le lissa sur la table entre eux trois pour pouvoir l'étudier.
- « On a les mêmes séances de groupe », indiqua Barry. « Une animée par Diggle et l'autre par le psy le plus barré de l'établissement, surnommé affectueusement Yoda.
- Yoda ? Pourquoi ?
- En vous est la force », répondit Barry en imitant le personnage ce qui fit rire Felicity et Oliver pensa à l'affiche qu'il avait vu épinglée dans la salle de réunion.
- « Il est sympa, juste un peu bizarre », précisa la blonde. Oliver retrouva son regard rieur et sourit pour la première fois de la journée avec un peu plus de légèreté. « Et qui est ton référent ?
- Diggle.
- Il est bien, vraiment à l'écoute. Il appui toujours là où ça fait mal mais il sait comment te faire avancer… en parlant de lui… », s'amusa Felicity avant de replonger sa tête sur son plateau pour avaler une fourchette de nourriture.
Oliver se retourna et vit John Diggle s'approcher de leur table avec un grand sourire et s'assit à côté de la jeune fille.
- « Tout va bien ?
- Oui chef », répondit Barry en plaisantant.
- « Oliver tu as eu le temps de t'installer ? », et il acquiesça avant que le psy ne tourne son attention vers Felicity. « Et toi n'oublies pas notre rendez-vous demain matin.
- Oui chef », en imitant Barry.
- « Et pense à ce que je t'ai dit », d'une voix plus basse en la regardant sérieusement.
Felicity hocha la tête avec un sourire un peu moins marqué et John s'éloigna pour prendre des nouvelles des autres tablées.
Ils restèrent silencieux en mangeant calmement. Oliver jeta quelques coups d'œil à Felicity en s'apercevant qu'elle avait perdu toute sa bonne humeur et qu'elle semblait ruminer.
- « Il appuie là où ça fait mal hein ? », demanda-t-il au bout d'un moment. Felicity hocha la tête avant de sourire.
- « On t'a parlé des règles du lieu ? », lui demanda-t-elle pour changer de sujet en repoussant ses lunettes sur son nez. Il secoua la tête négativement et elle les lui expliqua avec l'aide de Barry.
Deux heures plus tard, allongé sur son lit, Oliver avait le regard fixé sur le plafond, allongé sur le dos il attendait que le sommeil vienne mais son esprit était encore en ébullition après la journée qu'il venait de passer. Il était en colère contre ses parents et se retrouver dans cet endroit isolé le déprimait. Son esprit dériva ensuite sur la journée qui l'attendait le lendemain et il resta éveillé encore longtemps en pensant à son planning.
Tous les personnages sont maintenant réunis. A votre avis Oliver va se faire à son nouvel environnement?
Je vous embrasse.
