Chapitre 1 exceptionnellement publié le lendemain, car je déteste laisser un prologue sans chapitre!
Bonne lecture!
NDA: la lecture risque d'être ardue: j'ai du mal à garder mes espaces, alors les paragraphes se mélangent un peu ... J'ai essayé d'arranger un peu avec des lignes, mais bon ...
CHAPITRE 1: Annonce
de dernière minute
"SIRIUS BLACK! C'est quoi ce truc !?»
Le dit Sirius Black était assis à la table de la cuisine, une tasse de café dans une main, une tartine dans l'autre, et n'avait que tressailli légèrement en entendant ce cri matinal. Il passa une main dans ses cheveux corbeaux, dit mentalement adieu à son petit-déjeuner au calme et se tourna vers son filleul qui venait de surgir.
Ce dernier qui, à son air chiffonné et à son pyjama froissé (un jogging gris et un t-shirt bleu, car simplicité était son mot d'ordre) venait visiblement de sortir du lit en catastrophe, agitait un papier rectangulaire comme un drapeau de la paix, les yeux remplis d'éclairs:
«Alors?! Exigea le jeune homme.
-Oh, bonjour Harry! Tu as bien dormi? Fit son parrain innocemment. Quelle merveilleuse journée aujourd'hui, tu ne trouves pas?
-Ne change pas de sujet. C'est quoi ça?
-Un billet d'avion pourquoi?
-Et il est pour qui ce billet?
-Pour toi. Je t'ai payé un voyage en Italie. Tu pars dans une semaine. »
Après cette annonce fracassante, l'homme bu une gorgée de café:
«Pourquoi je ne suis pas au courant que maintenant?!
-Parce que je savais que tu allais probablement refuser. Mais ce voyage est un bon moyen d'améliorer ton italien, et c'est une idée qui m'est venue d'Hermione. D'ailleurs, elle, Ron et Kimley viennent avec toi.
-Ah! Parce qu'eux aussi ils étaient aussi au courant?!
-Mmmh ... oui. »
Harry écarquilla les yeux.
Si il avait bien compris, lui, son propre parrain, sa plus proche famille, son tuteur adoré, ne le prévenait de cette décision cruciale qu'après l'avoir dit à ses meilleurs amis ?!
Et il osait le lui avouer avec un magnifique sourire et le nez dans cette eau boueuse infâme?!
«Parrain indigne! Pourquoi c'est moi qui suis au courant en dernier? En plus, tu sais très bien que je ne supporte pas les avions!
-Ne t'en fais pas: j'ai préparé une trousse de secours avec tes médicaments. Je l'ai confiée à Hermione. »
… Ce mec était un calculateur dans l'âme, c'était confirmé. En même temps, il était affilié à la grande famille Noir, alors pourquoi ça devait l'étonner?
«T'avais tout prévu, hein? Soupira l'adolescent, résigné.
-Oui. Au fait, je ne sais pas si tu comme remarqué, mais il est sept heures quarante-cinq. Tu as cours à huit heures si je ne m'abuse?
-QUOI?! Raaaah! »
Le brun remonta à toute vitesse, comptant sur l'habitude pour se préparer, redescendre prendre un mini-déjeuner et partir- le tout en moins de dix minutes- tandis que son parrain reprenait sa dégustation.
Une peine Harry eut-il disparut à l'étage, que le sourire de Sirius s'effaça. Il repose sa tasse et sortit un médaillon en or de sa poche.
L'ouvrant, il sentit la nostalgie l'envahir.
Une photo trônait au creux du pendentif. Il y posait, un grand sourire aux lèvres, aux cotés d'un homme brun à l'air intérieur et d'une superbe rousse aux yeux verts étincelants.
James Potter et Lily Potter, née Evans.
Les parents de Harry, morts depuis plus de quinze ans.
«Maintenant, mes amis, murmura-t-il en caressant l'image. Il faut qu'il sache ... Sa vie est en danger. »
Il souffla un long coup et jeta un coup d'oeil en direction de l'étage. Harry n'était pas encore redescendu.
Il referma le clapet et alla glisser le bijou dans la poche extérieure du sac de son filleul. Après une hésitation, il rajouta un mot, puis repris sa place initiale.
Une cavalcade retentit dans les escaliers, et Harry surgit, les cheveux plus en pétard que jamais, ses chaussures dans une main, et une pomme -sortie d'on ne sait où- dans l'autre. Il tentait de se chausser tout en mangeant, donnant lieu à des poses plus qu'étranges.
«Un peu d'aide peut-être?
-Mpooofff!
-Je suppose que ça veut dire oui. »
L'homme attrapa la pomme, permettant à son filleul de se préparer convenablement. Le brun prit son manteau et son sac, récupéra son en-cas et claqua une bise sur la joue de Sirius:
«Un plus, Siri! »
Et il sortit en courant.
«Sirius t'as parlé du voyage? »
Harry releva la tête de son livre et regarda Hermione, qui n'avait pas quitté ses notes des yeux:
«Oui, il m'en a parlé.
-Et alors?
-Alors quoi?
-C'est une bonne idée non?
-Définis '' bonne idée ''.
-Harry, c'est évident! Tu es une quiche en italien, et personne ne sait mieux que nous à quel point tu adores cette matière!
-Le prof non plus ne le sais pas, vu comment il m'ensevelit sous les devoirs ...
-Justement! Ce voyage à pour mais de te faire renouer avec l'italien par une immersion visuelle et plus attrayante!
-Mione ... Tu devrais faire présentatrice télé ...
-Harry! Tu m'as comprise!
-Oui, j'avoue que c'est tentant, mais ...
-Et en plus Ron, Kim et moi, on vient avec toi. Ca va être fun!
-Je crois que je n'aurais jamais cru t'entendre dire le mot '' fun '' un jour ... »
La jeune fille empoigna à trousse pour le lui abattre sur la tête à plusieurs reprises, obligée de pauvre victime à lâcher son cahier pour se protéger.
Une main s'abattit sur l'épaule du brun, qui se retourna (et, ainsi exposé, ne pu empêcher la trousse d'atterrir dans son nez):
«Salut vous deux! S'exclama Ron avec un grand sourire. Encore en train de bosser? »
Harry lui tomba dans les bras et gémit d'une voix de martyr:
«Mione m'agresse! Au secours Ronny!
-Tu ne m'as toujours pas payé mon kebab, répliqua le rouquin en le repoussant, donc il est hors de question que je t'aide.
-Ami indigne!
-Moi aussi j't'aime! Au fait, t'es au courant pour le voyage?
-Ouais, depuis ce matin ... D'ailleurs, comment ça se fait que je sois le dernier à savoir?
-Eh bien ... sur un rencontré Sirius au supermarché hier, et il nous a tout dit. Et il nous a fait promettre de ne rien te dire.
-Tss ... comploter dans le dos de ses proches, c'est illégal. »
Hermione leva le nez de son livre de philo et haussa un sourcil:
«C'est pas dans la loi ça.
-Si, ça y est.
-Quel article, s'il te plait?
-Article 48, alinéa 5: '' Toute personne surprise à comploter dans le dos de ses proches s'expose à 2 ans d'emprisonnement '' »
Harry s'efforça de rester stoïque sous le regard inquisiteur de ses amis. Un silence se fit.
Evidemment, Ron explosa de rire, tandis qu'Hermione levait les yeux au ciel. La jeune fille rangea ses affaires, se leva et regarda sa montre:
«Ca va être l'heure. C'est parti pour un peu de physique!
-Nonoon, plèvre Harry. J'veux pas y alleeeeeer!
-Harry! Ce n'est pas parce que c'est Rogue que tu vas te taper un zéro en y allant pas!
-Mais il me hait!
-Faux. Il ne t'apprécie simplement pas.
-… C'est une façon détournée de dire qu'il me déteste, non?
-N'importe quoi. »
Et la brune tira ses deux amis vers la sortie de la bibliothèque, insensible à leurs gémissements de désespoir.
"MONSIEUR POTTER !»
Harry sursauta et rougit sous les rires de toute la classe. Severus Rogue le toisait du haut de son estrade avec un regard faussement impassible, mais nul doute qu'il essayait de le trucider à distance:
«J'ose espérer, commença Rogue de sa voix basse, que vous avez écouté ce qui vient d'être dit.
-Euh ...
-Pourriez-vous me répétez ce que je viens de dire? »
Harry se mit à fouiller dans sa mémoire. Bien sûr qu'il n'avait rien écouté: il y avait d'autres préoccupations plus importantes. Au moins, il savait qu'ils révisaient les classiques du lycée, et que la leçon du jour portait sur les circuits électriques.
Il jeta un coup d'œil discret circulaire à la recherche d'une âme charitable qui voudrait bien l'aider. Ses yeux croisèrent ceux de Pavarti Patil, qui agita son stylo rouge avant de former un plus (+) avec ses doigts.
«Euh ... Vous parliez de branchements électriques ...»
Rogue traça droit vers lui.
«Mais encore? »
Le brun commença à paniquer, et se tourna vers Pavarti, mais cette dernière haussa les épaules dans un geste d'impuissance. Il se retourna vers son prof:
«Je ne sais pas monsieur.
-Je vois, lâcha Rogue. Eh bien vous me ferez une dissertation d'une double page sur ces branchements électriques. Je veux dans mon casier, demain à huit heures. C'est clair?
-D'accord monsieur. »
Rogue pivota sur ses talons et repartit sous le tableau en annonçant:
«Sortez vos livre. Exercice 68, 69 et 80 page 258 et 259. »
Ron se tourna avec son ami:
«Tu l'as échappé belle dis-donc!
-Ouais, acquiesça Harry. J'aurai pu avoir pire et ...
-Oh oh ...
-Quoi?
-Hermione nous fusille du regard. On ferait mieux d'écouter.
-Sage idée. »
Et d'un commun accord, ils se tournèrent vers l'estrade.
Harry marchait à grand pas, des écouteurs dans les oreilles, passant Perfect de Ed Sheeran à plein volume. Il sentait les regards des gens. Sur son visage. Sur son corps.
Comme d'habitude.
Il s'efforça de l'ignorer et accéléra le rythme.
Un groupe de lycéennes le dépassa en gloussant, leurs yeux le scannant de haut en bas de manière vraiment - très - discrète. Il soupira et baissa encore plus la tête.
Une furieuse envie de courir lui titilla l'estomac. Mais d'abord, il lui fallait des éclairs au chocolat.
Et un Pepsi-cola.
Et peut-être un gâteau à la vanille… ..A voir.
"Bonjour Harry ! Le salua Lina Lovegood quand il est dans la pâtisserie Nargole.
-Bonjour Madame.
-Harryyy ... Appelles-moi par mon prénom, je te l'ai déjà dit cent fois! Bon, je te sers quoi?
-Comme d'habitude. »
La belle blonde disparut dans l'arrière-boutique, laissant Harry seul. Le brun s'accouda au comptoir, et fit comme il le faisait chaque soir: il redécouvrit le petit commerce.
Tout était dans les tonnes de rose pâle et de beige; des lustres pendaient au lustres et des pâtisseries en porcelaine étaient disposées sur les tables rondes. Une odeur de chocolat flottant dans l'air, et une douce chaleur environnementale régnait, faisant ressembler la boutique à un petit cocon douillet.
«Oh Harry! On ne t'attendait pas avant dix-huit heures. »
Le concerné se retourna, et un sourire éclaira son visage en voyant le duo de confidentes de sa petite bande.
Luna Lovegood était le genre de fille alliant le commun et le bizarre. Son physique de fée - cheveux blonds clairs, yeux bleus, petite taille - s'additionnait à un air rêveur permanent et une imagination débordante: c'était d'ailleurs elle qui avait choisi le nom de la pâtisserie.
Pour une raison inconnue de tous, elle ne se vêtissait que de tenues dans les couleurs claires. Sa dernière explication était qu'elle devait rester en relation avec le ciel et ses bonnes ondes, mais comme elle changeait chaque mois, plus personne ne se donnait la peine de les retenir.
Kimley Blue était le contraire: son style tendait plus vers le sombre - très rarement du clair sauf pour les événements qui nécessitaient vraiment. Ce qui n'enlevait rien au charme que lui conférait ses cheveux blonds-orangés et ses yeux bleus légèrement violets. Et pour en rajouter, bien qu'elle soit la plus jeune du groupe, elle semblait toujours tout savoir sur tout.
Et la raison du pourquoi, tout le monde avait abandonné la recherche.
«Tu as fini tôt dis donc, fit remarquer Luna. C'est parce que les autres te regardaient comme un morceau de viande que tu t'es dépêché?
-Je crois que c'est pas seulement ça, contre Kimley avec un petit rire. Il a appris une nouvelle qui lui a enlevé une partie de sa capacité de concentration, ce qui a fait qu'il s'est fait remarquer en physique et qu'il s'est ramassé une punition. J'ai bon? »
Bien qu'un peu surpris de ce résumé parfait de sa journée, Harry n'était pas surpris. Depuis les trois ans qu'il connaissait, cette fille avait toujours réussi à deviner ce qui se tramait sans jamais avoir rien vu.
Un coup sûr, elle était devin.
D'accord, elle n'avait que quinze ans. Mais avec le sourire espiègle qu'elle arborait tout le temps, elle ressemblait beaucoup à ces esprits malins sans âges qui jouaient les sages quand sur leur demande conseil ... et se tapaient des barres dès qu'on avait le dos tourné.
«Des fois, je me demande comment tu fais, murmura-t-il.
-Comment je fais quoi? Demanda Kimley en prenant une tartelette à la fraise dans la vitrine.
-Comment tu fais pour deviner. »
La jeune fille esquissa un sourire et haussa les épaules:
«La perspicacité sans doute ... avec une bonne dose d'intelligence, bien sûr!
-Ouais ouais..Sinon, ça va les chevilles?
-A merveille! »
La porte de l'arrière-boutique s'ouvrit, laissant le passage à Lina, qui tenait un sac en carton, et Rubeus Hagrid, le cuisinier le plus grand, le plus bedonnant et le plus talentueux qu'Harry n'ait jamais vu. Le voyant, l'employé marcha droit sur lui et l'enserra dans une étreinte solide:
«Harry! Comment vas-tu?
-Très ... Bien, fut la réponse étouffée du pauvre étudiant à moitié mort.
-Hagrid, lâche-le, intervint Kimley (sauveuse des jeunes en détresse!) En posant une main sur son bras. Tu vas l'étrangler! »
L'homme s'exécuta, et Harry retrouva l'air libre avec bonheur.
«Au fait Harry, continua la blonde en mordant dans sa pâtisserie, chu es au chourant pochette le voyache?
-Ouais, depuis ce matin. Et je suppose que tu le savais déjà?
-Ouais, et poch une fois, ch'ai pas choué aux devineches. (elle déglutit.) J'ai vu Sirius au pressing avant hier soir.
-Il est allé partout dis donc! D'abord les magasins, puis le pressing ...
-Il n'a que ça à faire, je pense. »
Luna éclata brusquement de rire et fit remarquer:
«Il n'a pas que ça à faire Kim: il cherche l'amour.
-Et j'ai hâte qu'il le trouve, soupira Harry. Ce serait bien qu'il y ait au moins une personne à la maison qui fait la lessive.
-HARRY! S'exclama la lycéenne, indignée. Les conjoints ne sont pas faits pour ça enfin!
-Ben ça serait bien quand même. »
Il jeta un coup d'oeil à sa montre.
«Bon: il faut que j'y aille si je veux avoir le temps de courir. »
Il prend ses achats, avec un billet dans la main de Lina et sortit après un salut à la cantonade.
«Dis-moi Kimley, commença Luna. Je pense que tu sais déjà quand il va rencontrer son amour, non?
-Eh bien ... sourit la jeune fille, il se pourrait bien que ce soit pendant ce voyage.
-Tu es sûre?
-Certaine. Il peut se passer beaucoup de choses en trois semaines ...
-Tiens-moi au courant.
-Bien entendu. »
Et les deux blondes ricanèrent devant l'air inquiet d'Hagrid et Lina.
"Sirius! Quand est-ce que tu comptes trouver l'amour?!»
Le pauvre trentenaire- à peine -s'étouffa avec son cinquième café de la journée, le recrachant avec classe pour en repeindre le sol d'arabesques abstraites.
Son filleul avait le don de poser de ces questions!
Il toussa, crachota, se débattit pour respirer et finir par articuler d'une voix cassée:
«Qu-Quoi? Pourquoi t-tu me demande ça?
-Oh comme ça ... J'ai parlé à Kim et Luna.
-Je comprends mieux ...
-Alors?
-Je te répondrais: Occupe-toi plutôt que de tes études, et trouve TON amour rêvé au lieu de t'occuper de mes affaires!
-Si tu le dis ... Je vais préparer ma valise.
-Fais donc ça. »
Au milieu des escaliers, il s'arrêta, l'esprit traversé par une question existentielle (de son point de vue):
«Siri?
-Oui?
-Ton truc, c'est les filles ou les gars?
-Va faire ta valise. »
Harry reprends l'ascension de son fils, grognant contre les vieux coincés («Je ne suis PAS vieux, Harry!» «C'est ça, c'est ça ...») et se rendit dans sa chambre en trainant des pieds .
Planté devant son armoire, il hésitait.
Fallait-il emmener le T-shirt bleu ou le T-shirt gris?
Il ne pouvait en prendre qu'un. Il le savait. (En fait non, il peut les prendre tous les deux, mais si ça lui plaît de penser ça…)
«Le gris, c'est passe-partout ... Mais le bleu, c'est classe ... Attends ... le gris aussi, c'est cool ... A moins que ... Raah, je sais pas quoi faire! »
Après ses enquêtes dignes d'une fashion victim, il se décida à appeler ses amis à la rescousse.
« Allô?
-Mione? C'est Harry.
- Que se passe-t-il mon petit?
-Je ... Je ...
- Oui?
-Je sais pas quoi emmeneeeer! »
Il y a un long silence au bout du fil, puis ...
« Tu te fiches de moi?
-Non, faut que tu m'aides! C'est une question de vie ou de mort!
- Je ne vois pas en quoi ça l'est, mais bon ... (gros soupir) vas-y: expose-moi ton dilemme ...
-Je prends le T-shirt bleu foncé où le gris clair? »
Nouveau silence. Harry devina qu'elle réfléchissait profondément à la réponse.
A moins qu'elle ne cherche un moyen simple et efficace de le tuer.
Ouais, plutôt la deuxième option.
« Prends le bleu foncé.
-Tu es sûre?
- Oui.
-Sûre de chez sûre?
- Harry. Tu m'as interrompue pendant mes révisions, et tu sais que je déteste ça. Alors tu as intérêt à m'écouter avant que je ne t'étrangle, c'est clair?!
-Limpide m'dame! Bonnes révisions!
- C'est ça ... »
Harry raccrocha et balança le T-shirt indiqué dans sa valise, qu'il referma avec un grand sourire. Pour une fois dans sa vie, il avait préparé ses bagages en moins d'une heure.
A marquer sur une pierre blanche. Obligatoirement.
«Harry, le diner est prêt!
-J'aaaarriiiiiiveeeeee!
-Pourquoi tu chantes?
-J'ai préparé mes affaires en moins d'une heure!
-Heureux pour toi. Maintenant, descend! »
Le brun s'exécuta, et si Sirius fut surpris de le voir arriver en sautillant, il n'en montra rien, se contentant de se marquer dans un coin de la tête, de fouiller la chambre de son filleul à la recherche de quelques substances illicites .
«Tu es prêt pour samedi? Ton avion est à 11 heures.
-Oui, je suis ... Attends, samedi?
-Oui pourquoi?
-Tu m'as dit que c'était dans une semaine!
-J'ai dit ça moi? J'ai dû me tromper ...
-Mais oui, je te crois ...
-Quoi qu'il soit, ne soit pas en retard, d'accord?
-Comme si c'était mon genre.
-Justement, c'est ton genre. »
Harry lui tira la langue et s'attaquer en face de lui.
«Faut croire que je tiens ça de Papa ...
-Oh, pas vraiment: ton père n'était pas en retard; il était carrément absent!
-Ah bon ? Même en cours?
-Oui, même en cours. »
Puis, voyant l'air rêveur de son filleul, il ajouta:
«Si tu crois que je vais te laisser faire, tu te fourres le doigt dans l'oeil.
-Mais de quoi tu parles voyons?
-Ne me prends pas pour un idiot: j'ai vu cet air sur ton visage.
-Quel air?
-L'air que tu prends quand tu t'apprêtes à faire une bêtise. Et je t'en empêcherais. Maintenant, manges! »
Et ils mangèrent.
«Harry, arrêtes.
-Quoi arrêtes?
-Cet air sur ton visage, tu l'enlèves tout de suite. »
Publication dans la semaine suivante
A la prochaine!
Andea
