Coucou c'est moué! Après s'être rafraîchi la mémoire, voici le Prologue! Pas vraiment de contexte à annoncer hein, après tout c'est qu'un Prologue, mais je vais en profiter pour remercier nyammata et Mema23chan sur Twitter qui m'ont motivé à enfin reprendre cette histoire. Cette histoire est dédicacée à toselfdes, Thealyndra, krystazel, KarakaSido, YunaHyakuya et Pikachaton, sans qui le premier volet n'aurait jamais vu le jour. Je n'en dis pas plus et je vous laisse profiter!
Disclaimer: vous vous en doutez, les personnages et l'univers de Saint Seiya appartiennent à Masami Kurumada, Shiori Teshirogi et Megumu Okada, tout le mérite leur revient! Les OC présents dans cette histoire et dans le volume précédent m'appartiennent, donc dans l'hypothèse (peu probable) ou vous voudriez vous en servir, je vous prierais de me demander l'autorisation.
200 ANS APRÈS LA DÉFAITE DE CRONOS
-L'étoile maléfique qui brillait en Côte d'Ivoire n'est plus, Grand Pope. Il ne s'agissait que d'un Spectre isolé qui avait échappé à la surveillance de ses supérieurs, et agi de son propre chef. Nul doute qu'une fois de retour aux Enfers, il sera sévèrement puni par le Juge qui en est responsable.
-Je t'en remercie, Al Niyat.
Poussant un soupir, le Grand Pope du Sanctuaire d'Athéna ôta son casque afin de s'aérer un peu la tête. Depuis quelques temps, il sentait que quelque chose n'allait pas chez le Chevalier du Scorpion, comme si ce dernier était écrasé par le poids d'un fardeau dont il ne pouvait, ne pourrait se défaire. Estimant que la mission avait été assez éprouvante comme ça, il décida de soulager un peu son frère d'armes et ami.
-Tu peux disposer, mon ami. Tu as bien mérité quelques jours de repos. Mais avant cela, y'a-t'il quelque chose dont tu souhaites me parler ?
Toujours agenouillé, Al Niyat sentit ses muscles se raidir. Le Pope l'avait-il percé à jour ? Non… Même si c'était le cas, il ne pouvait se résoudre à lui dire la vérité. Ce pauvre homme avait tant subi au cours de sa bien trop longue vie pour se soucier de perdre un autre ami.
-Non, Grand Pope. Tout va pour le mieux.
-Alors je te souhaite une bonne nuit, mon ami.
Après un dernier salut, le Chevalier d'Or du Scorpion quitta le 13ème étage pour se diriger vers son palais. Ce palais où il passerait sa dernière nuit.
Au 13ème étage, la femme qui se tenait aux côtés du Grand Pope prit la parole.
-Vous n'auriez pas dû le laisser partir tant qu'il ne vous avait pas dit la vérité.
-Et que voulais-tu que je fasse, Ophélie ? Que je le brusque pour qu'il se renferme encore davantage ? Non, peu importe ce qu'il a en tête, il a ses raisons. Et si son Armure ne l'a pas quitté, alors je n'ai aucun droit à me prononcer sur ses actions. De plus, avec Amalthée, nous n'avons pas à craindre quoi que ce soit pour la protection du Sanctuaire.
-C'est vous qui voyez…
-Va dormir, Ophélie, tu en as besoin. Tes recherches pour trouver un nouveau Chevalier du Bélier pourront attendre.
L'intéressée s'éclipsa, laissant le Pope seul. Ce dernier décida de se lever et de se promener un peu, histoire de se changer les idées. Depuis combien de temps était-il à la tête des armées d'Athéna ? Bien trop longtemps à son goût. Comme il aurait dû refuser ce cadeau empoisonné qu'était le Misopethamenos ! À cause de cette saloperie, il était seul… Abandonné par ses amis, sa famille, qui n'eut pas la malchance de vivre au ralenti pour assurer la pérennité du Sanctuaire. Sans cela, il les aurait déjà rejoint… Plus le temps passait, plus il doutait de sa capacité à diriger ce lieu. Jamais la Garde d'Or n'avait été complète sous sa direction, et peu restèrent en poste plus de cinq ans, succombant aux forces du mal ou bien après une mission. Comment pouvait-il être aussi inefficace ? N'avait-il été nommé Pope qu'en remerciement de ses actions en tant que Chevalier, pour ne pas le laisser sur la touche après qu'il ait légué son Armure à son filleul ? C'était une hypothèse qu'il envisageait de plus en plus. Némée et Katie étaient bien plus énergiques. Callux, bien plus sage. Alors pourquoi lui ? Chassant de son esprit la pensée de ses amis, il enfila un walkman, trésor qu'il chérissait quasiment plus que tout, et laissa Bob Dylan lui rappeler de ne plus y penser, que tout allait bien.
Malgré son cœur ralenti, il dépassa rapidement les trois dernières Maisons du Zodiaque, vides. Amalthée du Capricorne était absente, en mission, et la Maison du Verseau était restée vide depuis la mort de Deneb, il y a 160 ans. Le Pope sentit quelques larmes monter à la pensée de son filleul. Sa faute. C'était sa faute, et uniquement la sienne si le jeune homme était mort. S'il ne l'avait pas envoyé sur une mission aussi dangereuse, Deneb aurait vécu une vie heureuse. Le Pope était quasi certain que de là où ils étaient, Némée et Katie le maudissait d'avoir privé leur fils d'un avenir brillant, peut-être du plus grand Chevalier du Verseau qui ait jamais foulé le sol du Sanctuaire. Bien plus grand que lui en tout cas, ça ne faisait aucun doute. Et en un sens, malgré l'horreur et le dégoût que ce sentiment faisait naître chez lui, il était serein que le Lion et le Scorpion soient décédés quelques temps auparavant, car jamais il n'aurait pu leur faire face, leur annoncer la mort de leur fils cadet chéri. L'aîné, Aiolia, nommé ainsi en hommage à son grand-père, avait été Chevalier du Scorpion, mais abandonna vite la Chevalerie de son plein gré pour vivre une vie honnête, loin de la guerre et des combats, après la naissance de sa fille, non sans la bénédiction du Sanctuaire. Le Pope ne l'avait plus jamais revu.
Toujours le cœur brisé, il continua sa descente. N'était-ce que pur masochisme de continuer à avancer ? Ou bien une sorte de catharsis qu'il avait bien trop longtemps repoussée ? Il l'ignorait, mais son instinct lui dicta de continuer d'avancer. Quelque chose, ou quelqu'un, l'attendait en bas qui lui redonnerait de la force, du courage pour continuer à bien la mission sacrée que lui avait confié Athéna. Il franchit les Maisons restantes, non sans une pensée pour tous ses frères et sœurs d'armes à chaque temple qu'il traversait. Il arriva finalement aux arènes, non sans un petit sourire. Combien de tournois avait-il arbitré ? À combien d'entraînement avait-il assisté ? Cette question aurait autant de sens que se demander combien de morceaux de pain il avait mangé dans sa vie*, en bon français qu'il était ! Il se remémora avec émotion son combat contre son filleul, lorsqu'il lui légua l'Armure d'Or du Verseau. Mais son visage s'assombrit lorsqu'il se rappela que ce fut ce jour maudit de février 2020 qu'il accepta de prendre en charge pour les 200 ans à venir les armées d'Athéna.
Délaissant les arènes, le Grand Pope fit route vers la plage qui bordait le Sanctuaire. Même s'il n'aimait pas le sable (le trouvant grossier, rugueux, irritant et s'infiltrant partout), celui-ci étant responsable de la cécité du Lion lors de leur combat contre Sekhmet, il préférait se rappeler des bons moments entre amis qu'il avait pu passer. Et puis, c'est ici qu'Aiolia lui avait avoué vouloir quitter la Chevalerie. Forcément, cela laissait une marque. Il s'apprêtait à faire le chemin en sens inverse, étonné de n'avoir rien trouvé, mais soudain, des pleurs se firent entendre à quelques mètres du Pope. Intrigué, il se dirigea vers la source du bruit pour y trouver une barque échouée sur le rivage, avec à son bord un homme d'une vingtaine d'années et un bébé. Le Grand Pope se précipita vers eux, prêt à les soigner, mais l'homme l'agrippa au bras en levant péniblement la tête. Ensanglanté, il était clair qu'il n'en avait plus pour longtemps à vivre.
-Ne faites pas de geste brusques, jeune homme, je peux sans doute calmer la douleur.
-Et me permettre de clamser plus vite ? Non, pas avant que j'ai pu vous transmettre ce que j'avais à vous dire… Sadalsuud.
Le Grand Pope se figea. Comment ce jeune homme pouvait-il connaître son prénom ?
-Ah, donc le vieux Aiolia n'était pas complètement sénile, avec ces conneries de Cosmos, de Chevaliers, d'Athéna… J'ai jamais rien pigé, mais il m'avait toujours dit que si jamais j'avais le moindre souci, je devais me rendre au Sanctuaire d'Athéna, que je saurais le trouver instinctivement. J'aurais simplement aimé que cela se déroule dans de meilleurs conditions…
Il eut une quinte de toux qui lui fit cracher du sang. Puis il reprit péniblement la parole. -Je ne sais pas pourquoi ils sont venus, comment ils ont pu savoir pour mon fils… Mais… Protégez-le ! Je m'en fiche qu'il devienne Chevalier ou n'importe quelle connerie du genre, mais permettez-lui de vivre ! S'il vous plaît, au nom de l'amitié qui vous unissait à mon arrière-grand-père ! Je… Vous en…
Il ferma les yeux pour ne plus jamais se réveiller. Clignant des yeux, le Pope observa le bambin, un garçon, qui s'était instantanément calmé dès qu'il l'avait pris dans ses bras. Levant instinctivement les yeux au ciel, il constata que la constellation du Capricorne brillait intensément. Son cosmos était immense pour un garçon d'à peine quelques jours, du niveau des plus faibles Chevaliers d'Argent. Avec un Cosmos pareil…
-Je ne sais pas qui tu étais, mais je ferais honneur à ton souhait. Moi, Sadalsuud, Grand Pope du Sanctuaire et ex-Chevalier d'Or du Verseau, j'élèverais cet enfant comme s'il s'agissait de mon propre fils. Tu en as ma parole, au nom de l'amitié qui m'a uni à ta famille.
Réalisant que ce petit aurait besoin d'un prénom, Sadalsuud réfléchit longuement avant de se décider. -Et si je t'appelais Arthur ?
*You expected Aquarius Sadalsuud, BUT IT WAS ME, DIO !
Certes un peu court, mais n'est-ce pas là le but d'un Prologue? On se retrouve très vite pour la suite des aventures de Grand Pope Sadalsuud! N'hésitez pas à commenter ou à laisser un j'aime, vous n'imaginez pas à quel point cela est motivant pour les auteurs.
Je vous souhaite une excellente soirée et vous dit à bientôt!
