Hello tout le monde ! Petit chapitre qu'on a coupé en deux pour pas faire trop long, donc encore un d'exposition et au quatre on passe enfin aux choses fun ! On a essayé de rendre ces deux là cool quand même, courage u.u N'hésitez pas à commenter si vous avez des avis, des suggestions... et promis on a fini cette intro de trois chapitres bientôt !


Sabo se réveilla à l'aube, comme à l'accoutumée. Après que Morgane leur ait réexpliqué la raison de leur présence et que chacun ait fini de se plaindre- même si Law pestait encore contre la taille ridicule des cabines- ils s'étaient réparti les tâches les plus urgentes, et il avait écopé de l'entretien des machines. Il fit donc le tour du bateau, dénué de quelque technologie qui soit, au cas improbable où il verrait quelque chose à réparer, avant de rejoindre Sanji dans la cuisine. Celui-ci avait tendance à se lever encore avant lui, et jusque-là l'avait toujours attendu avec un petit déjeuner- lui et les autres, suppléa une petite voix dans sa tête, mais les autres se levaient si tard- ou dans le cas de Marco, ne mangeaient pas le matin- que ça revenait à l'attendre, lui, Sabo en personne. Avec un petit déjeuner. À y repenser, il n'avait vraiment vu que Morgane avant neuf heures, et encore, elle prenait un simple café et partait.

Quand il arriva, Sanji semblait d'une mauvaise humeur inhabituelle.

- Bonjour ?

- Il n'y a même pas de couvercle à poêle ! Qu'est-ce que je suis censé cuisiner sans couvercle à poêle ! Tiens, je t'ai fait des pancakes, sourit-il, encore un peu crispé mais sincère.


Sur les coups de 11h00, un grand bruit se fit entendre sur le bateau. Ace monta les escaliers, sortit sur le pont et monta les escaliers menant à l'arrière du bateau et en direction de la cuisine.

- Bonjour tout le monde ! s'exclama-t-il. Il s'assit sur l'une des chaises entourant la table à manger. Il y a quoi pour le petit déjeuner ? Sanji soupira.

– Le déjeuner est dans moins d'une heure lui répondit-il.

– Mais ne t'inquiète pas, j'aurai encore de l'appétit pour le déjeuner, rétorqua Ace tout sourire.

Sanji céda, sortit des pancakes du frigo et les garnit d'une confiture de pommes et de poires faite maison. Il les tendit à Ace, qui ne se pria pas pour commencer à manger pendant que Sanji lui apportait également du lait et des croissants. Au même moment, Marco fit son apparition dans la cuisine et les salua avant de s'assoir en face d'Ace. Avant qu'il n'ait dit le moindre mot, Sanji s'approcha du frigo et en sortit une bouteille au contenu rouge carmin, prépara un verre de sang frais pour Marco et le déposa devant lui. Ce dernier le remercia d'un mouvement de tête et but son verre.

Après le repas, Zoro sorti digérer sur le pont, Morgane estima être assez tranquille pour étudier pour la elle ne savait plus combientièmes fois ses rapports sur les agissements louches du gouvernement. Elle regarda le ciel. Il ne devait pas être loin de 14h… Elle se souvint qu'elle avait vu Law sortir de sa cabine pour aller directement à l'infirmerie qui se situait sous la cuisine (au même niveau que le pont donc), et commença à s'inquiéter. Avait-il seulement mangé- enfin, bu- depuis hier ? Il lui fallait un verre de sang humain, une centaine de mL, par jour, quand même. Bien sûr qu'il pouvait le compléter ou remplacer par du sang animal, mais celui-ci était d'ne efficacité proportionnellement inverse à son abondance… Et moins appétissant, aussi. ENFIN bref, tout ça pour dire que ça ne lui plaisait pas trop qu'il saute les repas comme ça. Elle demanda donc à Sanji de lui apporter un verre de sang, avant qu'on ne le retrouve mort de faim dans l'infirmerie.

Le cuisinier, muni de son plus beau plateau en argent, frappa à la porte. Dans ce coin, on n'entendait même pas les exclamations animées d'Ace et Sabo qui jouaient aux cartes dans la cuisine. Pas étonnant qu'il n'ait pas répondu à son appel...

– Law? Aucune réponse. Il entrouvrit la porte et entra dans la pièce plongée de noir et d'air frais. Un endroit charmant.

– Oh, Sanji.

– Tout va bien ? T'as rien mangé depuis hier...

– Oh. J'ai dû oublier. Merci, dit-il en prenant le verre à vin. Penguin m'apporte d'habitude mes repas, ça interrompt moins mes recherches.

– Ça va être dur sans Penguin, dit Sanji en fronçant les sourcils.

– Inutile de t'inquiéter pour moi.

Le chirurgien se resservit un verre de la grande bouteille rouge et retourna vers ses papiers, et Sanji retourna à la cuisine. Seuls Sabo et Marco étaient restés pour débarrasser la table et il les remercia d'un signe de tête.

– Il va bien ?

– Très. Je me disais, on pourrait remplacer nos rideaux par des volets en bois ? Demanda-t-il d'un air pensif.

– Tu veux dire pour mieux bloquer la lumière ? S'assura Sabo. Sans doute ? Je vais essayer.

A ce moment, Morgane entra dans la cuisine et prit la parole.

– Il faut que je vous parle. Rejoignez-moi sur le pont s'il vous plait.

Elle partit sans attendre de réponse et tous ceux qui étaient présents dans la pièce se regardèrent d'un air entendu il était temps de se mettre en action. Elle alla chercher Zoro et Ace et ramena Law au monde réel jusqu'à ce qu'ils soient tous réuni. Law pas très content, d'ailleurs. Il avait la nette impression qu'elle lui donnait des ordres et ça, ça le gonflait.

– En réalité, commença-t-elle, je ne travaille pas seule, j'ai une coéquipière qui ne devrait plus tarder. Elle est un peu... comment dire ça gentiment… énergique, infatigable ? Mais ne vous inquiétez pas, au fond elle est gentille et elle est comme nous, elle se bat pour notre cause.

Law la coupa alors qu'elle allait continuer sa tirade.

– Est-ce que vous êtes vraiment ce que vous prétendez être ? Je trouve que j'ai été bien gentil jusqu'à présent mais je ne sais pas où on est.

Marco prit la suite.

– Pour être franc, votre histoire ne tient pas debout. Nous, ce que l'on croit, c'est que vous nous faites rester sur ce bateau, qui n'avance même pas qui plus est, au milieu de nulle part, en attendant patiemment que la marine vienne nous cueillir.

Morgane allait protester mais elle fut coupée par Ace et Zoro, qui appuyèrent les propos des deux autres. Law ayant repris du poil de la bête, il s'approcha de la demoiselle avec un sourire pas très rassurant. Morgane recula d'un pas effrayé- elle pensait les avoir convaincus, mais maintenant qu'elle y pensait, elle aurait peut-être dû se douter que ça passerait difficilement cette histoire… Elle s'apprêtait à ouvrir la main pour se défendre, mais malheureusement pour elle Ace devina ses intentions et fendit l'air vers elle à une vitesse hallucinante, lui attrapant les bras l'empêchant ainsi de riposter. Marco récupéra des chaines sur le pont et Zoro ramena la chaise dans laquelle elle s'était assise quelques instants plus tôt. Ils l'attachèrent sur la chaise et se postèrent devant elle. Law s'avança et prit son menton entre trois doigts, plongeant ses yeux gris acier dans les verts de Morgane. Il tourna la tête vers sa main, qui sortait un scalpel de sa poche, et replongea son regard dans celui de Morgane qui commençait à sérieusement craindre pour sa vie. Sanji protesta faiblement, disant qu'il ne fallait pas lui faire de mal, et Law répondit que ça ne dépendait que d'elle et de sa coopération.

– Qui es-tu ? Ou plutôt, qu'est-tu? Si on part du principe que tu nous dis la vérité, et ça vaudrait mieux pour toi, déclara Law froidement.

– J-je vous dis la vérité, bafouilla-t-elle, effrayée.

– Ca ne répond pas à ma première question, grogna Law

– Je... suis une fée.

– Ah, tiens donc ! Tu vas peut-être pouvoir éclairer ma lanterne, les livres que j'ai ne parlent pas beaucoup des fées tu sais...

– Je maitrise la terre, et je possède un animal. Qui est comme qui dirait une extension de moi ou de mon âme si vous préférez. Il faut me croire, supplia-t-elle, je vous dis la vérité. Je ne sais pas exactement ce que sait le gouvernement, ni ce que fait le gouvernement, ni même avec qui il travaille- elle marqua une pause essoufflée- mais je sais que qu'il se passe quelque chose de louche. Je sais que ça ne peut paraitre n'être que des suppositions, mais je le sens. Et si le gouvernement apprend et reconnaît notre existence, on se fera exterminer et utiliser comme expériences pour enrichir leur catalogue d'arme. S'il vous plait il faut me croire, répéta-t-elle.

Law se releva et regarda les autres.

Marco était en pleine réflexion. Pour lui-même, même si l'histoire était plausible, ça ressemblait quand même vachement à un piège pour les remettre à la marine.

– Je vous assure que je dis la vérité. Morgane interrompit leurs pensées. Ils se tournèrent tous vers elle, avec un air vraiment pas convaincu.

– Tu as des preuves valables ? demanda Marco

– Moi non, mais mon amie Rose est partie en chercher une, pendant que je vous ramenais ici. Attendez là et vous verrez !

– Mais bien sûr, attendre pour que la marine nous tombe dessus ! rétorqua Zoro.

Morgane ne sut pas quoi répondre

– Bon ça suffit, on a assez perdu de temps, ajouta Marco, visiblement exaspéré par la situation. Ace, on va chercher dans sa cabine s'il n'y aurait pas des cartes de navigation ou un autre indice nous permettant de savoir où on est.

– Mais... je vous ai dit que...

– Arrête de pleurnicher, je ne te fais absolument pas confiance et je ne vais pas rester ici une seconde de plus à ne rien faire, s'énerva Zoro. Je vais à la vigie. À mon avis, la marine ne devrait pas tarder à se pointer, il va falloir se tenir prêt.

– Je vais rester là pour la surveiller, dit Law avec un sourire carnassier.

– Et moi je vais te surveiller, elle est peut-être notre ennemie mais je ne te laisserai pas lui faire du mal.

Law n'apprécia guère la remarque de Sanji, mais n'en rajouta pas. Il se contenta d'emmener la chaise où se trouvait Morgane à l'ombre. Le soleil commençait vraiment à le fatiguer. Sanji ne protesta pas, souffrant également de l'astre qui baignait le pont dans une lumière presque aveuglante.

Morgane regrettait maintenant amèrement de ne pas les avoir attachés quand elle le pouvait encore. Elle avait voulu tenter une approche sans contrainte, pensant qu'ils seraient plus enclins à la croire, mais visiblement elle avait eu tout faux. Il fallait maintenant espérer que Rose arrive vite, avant qu'ils ne se décident à la tuer... Cette idée la fit frissonner.

~flashback~

Marco frappa doucement à la dernière porte. Il s'en était passé pour d'autres, supposant à juste titre que Zoro ne prendrait pas cette visite avec le silence nécessaire, mais il n'était pas assez téméraire pour entrer ininvité chez Trafalgar. Celui-ci, plus rapide que ses chers amis, hocha simplement la tête et le suivit dans la cabine d'Ace où celui-ci, ainsi que les autres, attendait.

– Pas mon premier choix, déclara le chirurgien.

– Comme ça s'il s'endort on n'aura pas à le transporter loin, expliqua Marco.

– Bien pensé. On est là pour parler de l'autre, je suppose ?

– On a des chaînes, on a une chaise, on a des bras, déclara Zoro. Je vois pas quoi dire de plus.

– Je suis assez d'accord, approuva Law.

– Mais ça va pas ? Imaginez que-

– Pas trop fort, rappela Marco.

– Imaginez qu'elle ait vraiment dit la vérité, reprit Sanji en baissant la voix. On ne peut pas l'attaquer sans preuves !

– On n'aura pas de preuves avant de lui parler, grimaça Sabo. Et après ce sera trop tard. Ça ne me plait pas non plus, mais...

Quelque part une planche craqua, et les pirates retinrent leur souffle. Les loups reprirent leur respiration quand le silence sembla avoir duré assez longtemps, et Law se leva, suivi des autres. Avec un dernier signe de tête entendu, il tourna la poignée et disparut dans le couloir.

~fin flashback~

Tout à coup Zoro à la vigie hurla que quelque chose se rapprochait d'eux rapidement par la mer. Pourtant, la forme qui se dessinait de plus en plus clairement semblait bien trop petite pour que ce soit un bateau... Un monstre marin à la rigueur, même cela semblait être plutôt petit.

Quand enfin ils purent voir distinctement ce qui s'approchait d'eux, ils virent que c'était un serpent poilu surmonté d'une fille- bon, ok, distinctement était peut être une exagération, mais c'était déjà pas mal !- Sanji appela Marco et Ace. Zoro quant à lui était déjà descendu de la vigie et ils se regroupèrent prêts à accueillir la fille, surement complice de Morgane.

Lorsque ladite fille sauta sur le pont avec son animal, ils atterrirent derrière le petit groupe. Dès qu'elle aperçut son amie ligotée à une chaise et terrifiée malgré une lueur de soulagement dans ses yeux, elle regarda furtivement le groupe et se jeta sans attendre à l'eau du côté opposé par lequel elle était arrivée.

– Eh pas si vite ! Ace s'approcha du bord et... se fit attraper par le cou et entrainer dans l'eau.