Hello ! Voici la deuxième partie donc. Cette fois-ci du point de vue de Draco. Il y aura encore deux autres chapitres. En espérant que ça vous plaise, la bise.
La première fois qu'il l'avait vu, il ne l'avait pas vu. C'était Théo qui lui avait parlé d'elle. Ils étaient dans sa chambre allongés sur le tapis à jouer à la console, et son ami avait commencé à vanter les mérites de son partenaire de Travaux Dirigés. Sur le moment Draco avait trouvé ça étrange étant donné que la majorité du temps, Théo trouvait que ses collègues étaient des écervelés dénués de savoir. Et bien rapidement, il s'était replongé dans son jeu.
La deuxième fois qu'il avait entendu parler d'elle c'était de la bouche de Pansy. Elle avait une nouvelle cible dans son viseur mais apparemment ladite cible était lui-même en chasse. Ce qui mettait Pansy en rogne. Or énerver Pansy était l'une des choses les plus risquées à faire. Elle avait déjà brisé les rêves, les réputations, les vies de nombreuses jeunes filles qui s'étaient mises sur son chemin. Elle était sadique de nature, alors le fait qu'elle était d'une beauté glaciale et qu'elle était l'héritière d'une des plus grosses richesses du pays n'aidaient en rien à l'adoucir. Bref, le fait était que Pansy voulait Harry Potter dans son lit et Harry Potter passait son temps accompagné d'une certaine Hermione Granger. Elle n'était même pas sa petite amie et pourtant son amie se sentait menacé. Pansy considérait qu'il était impossible qu'un homme et une femme ne soit que de simples amis surtout à leur âge. Il avait rétorqué que c'était le cas pour eux pourtant, juste avant que Pansy lui mette son doigt rouge vernis sur les lèvres pour le faire taire et lui rappelle qu'à une époque ils couchaient ensemble. Pansy avait donc approché Hermione Granger pour lui faire comprendre que Potter lui appartenait et qu'elle avait intérêt à garder sa place. C'est la suite qui l'avait rendu curieux sur la brunette, elle avait apparemment tenu tête à Pansy en lui répondant qu'Harry pouvait coucher avec n'importe qui et que ce n'était en aucun cas ses affaires, que contrairement à Pansy elle n'approchait pas les hommes avec comme unique objectif de les mettre dans son lit mais parce qu'elle les voulait comme amis, ce qu'elle ne comprendrait surement pas vu qu'elle n'en avait sans doute pas et qu'elle n'avait aucunement peur des menaces d'une fillette en talon qui voulait jouer les reines. Draco avait éclaté de rire quand Pansy lui avait raconté l'histoire et il s'était mentalement promis d'essayer d'apercevoir cette fameuse fille qui impressionnait Théo sur le plan intellectuel et qui avait assez de courage pour son prendre à Parkinson.
La première fois qu'il l'avait vu c'était à une soirée organisée par le professeur Slughorn. Draco n'était pas dans sa classe mais le professeur était un bon ami de sa famille. C'était ainsi qu'il s'était retrouvé dans une salle des fêtes à se goinfrer de petits fours pour passer l'ennui. Soudainement une brunette avait attiré son regard, elle portait une magnifique robe rouge qui mettait en valeur ses jambes et qui laissait voir ses épaules et ses clavicules sur lesquelles reposaient des boucles sauvages. Prêt à se mettre en chasse il s'était avancer pour rejoindre la brune à l'autre bout de la pièce jusqu'à ce que ses yeux se posent sur le badge posé sur sa poitrine. Hermione Granger. Il s'était arrêté net. C'était donc elle. Il aurait pu continuer, aller la voir, lui lancer son sourire séducteur, la complimenter et la ramener chez lui. Mais il n'en avait rien fait. Il s'était contenté de l'observer de loin.
C'était d'ailleurs ce qu'il avait fait tout le reste de l'année scolaire. Lorsqu'il se retrouvait dans la même salle qu'elle il la regardait, il écoutait lorsqu'il entendait son nom quelque part, et ainsi il avait amassé des informations sur elle au fil du temps. Elle était boursière, ses amis étaient Harry Potter, les cadets Weasley, Luna la dingue, et Neville Longdubat, elle travaillait à temps partiel dans une animalerie, était première de sa classe, se rendait rarement aux fêtes, participait à de nombreuses manifestations et détestait les tomates. Il ne savait pas pourquoi il faisait cela, elle ne savait même pas qu'il existait d'ailleurs. Ils n'avaient aucun cours en commun, aucune connaissance commune, ne fréquentaient pas les mêmes lieux. Puis soudainement, vers la fin d'année il sentit son regard sur lui dans les couloirs, ensuite à la soirée de fin d'année et enfin il découvrit qu'elle travaillait dans le club où son père aimait l'emmener. Il avait alors commencé à fréquenter l'endroit plus qu'il en avait l'habitude et un après-midi d'été il avait fait le grand saut.
La suite est un mélange d'émotions qui le rendait ivre de joie. Elle avait accepté son invitation de la ramener chez elle tous les soirs, et il voyait sa barrière se briser petit à petit au fil des jours. Ses sourires se faisaient plus éblouissants, ses rires plus sincères, et elle lui parlait. Elle lui parlait de tout et de rien, de son chat, du dernier livre qu'elle avait lu, des dernières bêtises de Ronald Weasley, et lui il conduisait en l'écoutant. Sa voix était la plus belle chose qu'il avait jamais entendu, et il se disait que ça ne le dérangerait pas de devoir l'entendre toute sa vie, au contraire cela le rendrait heureux.
L'année qui suivit, il l'avait passé à ses côtés, à apprendre à la connaître, à la rendre heureuse, à essayer de lui montrer à quel point elle était importante pour lui. Les balades dans la ville au coucher du soleil était devenu leur moment à eux. Elle était magnifique les cheveux aux vents, à chanter au rythme de la radio tout en riant, et lui il ne pouvait s'empêcher de jeter des regards en coin vers elle pour prendre des mini-photos d'elle à garder dans sa mémoire. Dans ses moments là elle le réprimandait parce qu'il quittait la route des yeux, qu'une seconde était suffisante pour que l'inévitable se produise, et que si jamais cela arrivait c'était la mort qu'ils risquaient. Dans ces moments-là il se disait que cela ne le dérangerait pas de mourir si c'était pour elle.
C'était ce à quoi il pensait, le sourire aux lèvres, au volant de sa voiture après l'avoir ramené.
Ce soir là il était parfaitement concentré, ses yeux étaient restés fixer sur la route et pourtant l'inévitable s'était quand même produit.
Et c'est la fin. Si ça vous à plu n'hésiter pas à laisser un commentaire, à aimer, à me suivre, bref à me le faire savoir. Merci en tout cas de m'avoir lu. A la prochaine pour la suite !
