Salut à vous tous !

Déjà un graaand merci à toutes celles et ceux qui m'on laissé un commentaire. Ca m'a fait énormément plaisir, love you !

Je vous poste le chapitre 2 qui est au point de vu de Kagami. Les deux coco se retrouvent petit à petit et doivent un peu se rapprivoiser. J'espère que vous allez autant aimer la suite ! Bien sur n'hésitez pas à me laisser un message à la fin de votre lecture, vous êtes ma force pour écrire la suite !

Bonne lecture.


Chapitre 2 : Kagami

La première nuit après un décalage horaire est vraiment la pire. J'avais passé la nuit à me tourner et retourner dans mon lit. Quand il était deux heures du matin à Tokyo, à New York il était 13h. Autant vous dire que je n'étais pas très fatigué. Mais le secret pour bien se faire aux heures d'un pays est de se forcer !

C'est pour cette raison que j'ai résisté à allumer ma console pour y jouer toute la nuit. Et puis, au bout d'un moment, je m'étais enfin endormi. Seulement voilà, je n'avais pas mis de réveille et il était presque 13h30. Je sentais que mon temps d'adaptation serait très long.

Je me tirai du lit et pris mon portable sur la commode. J'avais un message de ma mère, deux d'Aomine et un de Kuroko. Je le reposai et me levai. Ma journée ne pouvait pas commencer sans un bon petit déjeuner.

Mon appartement me semblait vide. Six mois que je n'y vivais plus et j'avais presque l'impression d'être chez quelqu'un d'autre. Il y avait trois pièces : une chambre avec un lit double, une salle de bain-douche et la pièce principale qui faisait salon, salle à manger et cuisine. Il était assez impersonnel. Dans ma chambre il y avait un poster de basket et une armoire quasi vide et, dans mon salon, deux-trois photos des potes de Seirin.

Maintenant que j'étais rentré il fallait que je me bouge à emménager correctement mon appart ! J'avais le temps, et donc pas d'excuses, vu que c'était encore les vacances d'été. Pourquoi pas refaire la couleur des murs par exemple ?

J'ouvris le frigo : rien.

En même temps, j'étais arrivé hier. Mes valises n'étaient pas encore ouvertes et je n'avais pas eu le temps d'aller faire des courses.

Bon. Pas de petit déjeuner. A moins que …?

En vitesse, je retournai dans la chambre pour attraper mon portable et m'affalai sur le canapé. J'ouvris d'abord les messages d'Aomine.

Aomine : J'ai faim.

Aomine : Tu me cuisines un truc ?

Apparement les bonnes veilles habitudes revenaient au galop. Je lui répondis vite :

Kagami : Ok mais va faire des courses !

La réponse arriva presque trop vite.

Aomine : J'arriiiive.

Voilà, cet idiot fini me servira de majordome pour aller faire mes courses ! Cela me laisserai le temps de ranger ma valise. Ou pas enfaite, j'étais bien dans ce canap'. J'avais encore un message de Kuroko et de ma mère. Kuroko d'abord :

Kuroko : On se fait un match avec les anciens aujourd'hui ?

Kagami : Ouais chaud ! Quelle heure ?

Putain tous le gars de Seirin ! Ça faisait tellement longtemps qu'on ne c'était pas vu. Ils devait tous être à l'université maintenant. C'était bizarre à quel point le temps passait vite. Même pour nous. C'était notre dernière année au lycée. Bientôt nous allions devoir réfléchir à ce que nous voudrions faire plus tard et toute ces conneries.

Moi c'était plié : basket ou rien.

J'attrapai la télécommande et allumai la télé. Il y avait un feuilleton débile, un truc d'amour nian nian. Le genre de truc que je regarde pas. Alors pourquoi je le laissai ? Je sais pas, cela me fit penser à Aomine.

C'était compliqué notre histoire.

Cela faisait cinq mois, avant que je ne parte en Amérique, que nous avions commencé à avoir une relation plus intense. Au début on baisait plus qu'autre chose puis, on a commencé à passer du temps ensemble juste pour être ensemble. On a appris à vraiment se connaitre et il est devenu important pour moi.

Jusqu'ou cela nous aurait mené si je n'étais pas parti ?

Je ne sais pas, je suis parti avant qu'on ait le temps de mettre un mot sur notre relation. Quand je lui ai dis que je partais il a sourit. C'est nulle comme réaction. C'est Aomine. Il ne montre jamais quand il est touché, triste ou ému. Et je pense qu'il ne voulait pas me force à faire un choix. Lui ou le basket ?

Et puis on c'est pas parlé pendant 6 mois mais hier, c'était comme si on ne c'était jamais quitté. C'est ça que j'aimais chez lui. C'était simple. On ne se prend pas la tête. Même si cela faisait un moment que, moi, je me la prenais …

La sonnette retenti et cela me fit sursautai.

Putain déjà ? Je me levai et allai ouvrir.

- Yo !

Sa voix grave m'accueillis et je souris. Il m'avait vraiment manqué enfaite.

- Salut, t'as apporté la bouffe ?

- Ouais je suis allé au paki du coin !

Il entra en enlevant ses chaussures ce qui m'étonna mais je ne dis rien. Je lui pris les courses des mains et allai derrière le comptoir de la cuisine pendant que lui s'affala dans le canapé.

- Tu regardes ce genre de merde toi ?

Oups. Mes joues s'empourprèrent comme une gamine.

- Mais nan ! C'était le premier truc quand j'ai ouvert la télé.

- T'inquiète je dirais rien ahah.

Je ne répondis pas et râlais dans mon coin. Rira bien qui rira le dernier …

J'ouvris le sachet de course et sorti des oeufs, du bacon, de la salade et des tomates. Ça sera fait en un rien de temps. Pendant que je cuisinai, Aomine chercha une chaîne qui l'intéressait. Peine perdue étant donné que je n'avais que 10 chaînes au total. Je n'étais pas un grand fan des émissions télés.

Étonnement je sentis un peu comme une gêne entre nous. Comme si depuis six mois nous avions tous les deux changés et qu'il fallait à nouveau apprendre à se connaitre. Je n'avais pas l'impression d'avoir un inconnu en face de moi mais, je sais pas, ce n'étais pas comme avant. Il avait l'air plus distant. Moins lui-même.

Le plus bizarre entre nous c'était que personne n'était au courant. Peut être que certain comme kuroko se doutait de quelque chose mais c'était tout. Aomine ne voulait absolument pas que ça se sache. Moi j'en avais rien à foutre.

C'était peut être mon éducation aux USA qui faisait que l'homosexualité n'était pas un problème pour moi. C'est vrai qu'au Japon, les gens étaient un peu moins ouvert sur ce niveau.

Mais même, nos potes auraient compris. Mais non, Aomine ne voulait rien entendre et, bon, je respectais son choix. Pour le moment en tout cas.

Une fois prêt, j'apportai les assiettes devant la télé.

- Putain ça à l'air trop bon !

- C'est juste des oeufs, du bacon et de la salade hein.

- C'est vrai que la salade c'était pas nécessaire.

- Quoi t'es toujours allergiques aux légumes ?

- Carrément ouais c'est dégueux.

- T'as intérêt à la bouffer …

Dès qu'il eut l'assiette en main ce fut limite si il ne l'engloutissa pas.

- Et doucement ! T'as pas mangé depuis un mois ou quoi ?

- Vahump t'fairgn

- Ouais c'est ça.

J'allais prendre une bouchée d'oeufs et de bacon quand mon portable sonna. C'était Kuroko qui me proposait de les retrouver à 15h30 pour faire un match. Il était 14H18 donc j'avais encore le temps et je répondis par l'affirmatif. Il y avait toujours le message de ma mère que j'ouvrirai plus tard.

Et puis j'avais vraiment faim moi aussi alors je m'attaquai à mon assiette avec appétit. Aomine eut finit avant moi. Je savais ce que cela signifiai. Il allait mendier dans mon assiette jusqu'à ce que j'ai finis de manger à mon tour.

Il attrapa sa fourchette et essaya de me piquer un bacon.

- Dégage !

- Allé juste un petit bout, fait pas le radin.

- Mais arrête ! T'as eu ta part !

Trop tard. Il avait réussi à me voler. Cependant quelle ne fut pas ma joie de voir que le bout de viande tomba sur son beau t-shirt tout blanc avant d'arriver dans sa bouche. J'éclatai de rire. Il avait de l'huile et de la sauce tomate partout.

- Ahah, ça t'apprendra.

- Putain meerde !

Il fila vers la cuisine pour mettre de l'eau sur son T-shirt pendant que je finissais mon assiette. Toujours aussi doué à ce que je vois. Une fois fini, je me levai avec les assiettes vides et allai rejoindre Aomine qui se débattait avec l'eau du robinet. Il en foutait partout. Je levai les yeux au ciel.

- Bravo t'as empiré la situation !

- Tais toi tu m'aides pas là.

- File moi ton t-shirt je vais t'en passer un propre.

Bizarrement il hésita un moment avant de me tendre son haut. Une fois torse nu, je ne me gênai pas pour le mater un coup. Il faut le dire, ce crétin était franchement bien foutu. Et puis, rien que sa peau mate et ses cheveux sombres pouvaient suffire à me faire bander. Mais c'était quoi cette tache là ?

- T'as quoi sur les côtes ?

- C'est rien.

- Mais non putain regarde ça !

Sur tout son côté gauche, de ses pectoraux vers la fin de sa cage thoracique, je pouvais parfaitement voir un bleu énorme. Déjà qu'en règle général avec sa peau foncé on voyait pas grand chose mais là, c'était violet/marron. J'avais jamais vu un hématome comme ça.

-Et puis il restait là comme un con à rien dire alors ça m'énerva et je m'écriai :

- Mais t'as foutu quoi merde ?! Faut aller à l'hosto avec ça !

- T'exagères pas un peu toi ? D'abord les films à l'eau de rose et maintenant tu es hystérique. Tu deviendrais pas une chochotte ?

- Ça me fait pas rire Aomine. T'as fais quoi ?

Je vis dans ses yeux que la conversation l'énervait vraiment. Il répondit sèchement en me bousculant pour aller vers ma chambre :

- Je sais pas moi. Je me suis battu ou je suis tombé. C'est un petit bleu c'est tout.

Il revient avec un de mes anciens maillots de Seirin et commença à mettre ses chaussures. Je le suivis des yeux décontenancé. Mais qu'est ce qui lui prenait ? Puis je me dis qu'enfaite il n'y avait rien de bizarre. C'était du Aomine tout craché de réagir comme ça. Je viens et je repars comme une tempête : voilà comment il fonctionne !

Quand il se releva dans l'entrée je lui proposai quand même avant qu'il ne parte :

- Kuroko a proposé de faire un match dans 40 min. Tu veux pas venir ?

- Non, faut que je me trouve un job d'été là, j'ai plus de thune.

- Ok, dommage.

On se regardèrent ensuite comme des idiots à pas vraiment savoir quoi faire pour se dire au-revoir. C'était gênant. Jamais il y avait eu ce genre de gêne avant entre nous. On ressemblait à un couple de collégien qui n'ont jamais eu leur premier baisé.

Alors pour casser cette gêne, je fis le premier pas. Je l'enlaçais et le serrais dans mes bras. C'était le premier acte d'affection qu'on se montrait depuis qu'on c'était vu aujourd'hui. Je me rendis compte qu'il allait falloir qu'on réapprenne tout et j'avais l'étrange impression de retrouver un Aomine méfiant et sauvage tel qu'il était quand je l'avais rencontré. Je murmurai :

- Tu m'as manqué

Enfin il me rendit mon étreinte et enfouis sa tête contre moi. C'était moi ou il avait l'air triste ?

- Toi aussi.

Et il parti sans un mot de plus.


L'après midi touchait à sa fin et le soleil commençait à descendre sur le zénith. J'étais essoufflé et transpirant. On avait joué pendant tout ce temps et je n'avais pas vu les heures passées. Il n'y avait pas à dire, c'était avec eux que j'aimais jouer le plus. Mon équipe.

J'allais sur le banc boire un coup et chacun rentra petit à petit chez eux. Au final, il ne resta plus que Kuroko et moi. Comme au bon vieux temps. Mon coeur se serra un peu à cette pensée. J'avais envie de retourner en arrière, quand on jouait encore tous ensemble pour gagner la winter cup. Cette époque me manquait.

Raah ! Mais réveille toi mon vieux ! On dirait que tu rentres en phase déprime ! Secoue toi.

Je ne savais pas si c'était d'être parti si longtemps et de retrouver d'un coup ma vie d'avant mais j'avais l'impression d'être tout d'un coup nostalgique. Ça me ressemblait pas d'être comme ça. Mais c'était l'autre con aussi et ses réactions à deux balles que je comprenais pas, qui me mettaient dans tous mes états.

Je me pris la tête entre les deux mains et me secouai fort. Ça me réveillera peut être …

- Tu es sur que ça va Kagami-kun ?

Je tournai mon regard vers Kuroko. C'est vrai qu'il était encore là, je l'avais presque oublié. Je soupirai un coup en m'affalant sur le banc.

- Ouais ça va. Je me sens bizarre c'est tout. Ça doit être le décalage horaire.

Kuroko me jeta un regard suspicieux pendant qu'il rangea ses affaires. En l'imitant, je me décidai à lui faire par de mes inquiètudes :

- Tu trouves pas qu'Aomine est bizarre.

Il arrêta net ces mouvements et devient tout d'un coup très sérieux. Il me répondit d'un air grave :

- Toi aussi tu as remarqué ?

- Je sais pas je me fais peut être des idées.

- Tu sais, on ne le voit presque jamais maintenant. Il échappe à toute nos sorties. Le plus étrange c'est que même pour jouer au basket il ne vient pas.

C'est bien ce qui me semblait. J'encaissai les paroles de Kuroko avec silence, réfléchissant à ce qu'il venait de dire. Je venais à peine de le retrouver donc c'était peut être dans ma tête mais, si même Kuroko trouvait le basané bizarre alors, c'était plus inquiétant. En même temps, ça lui arrivait parfois d'avoir envie d'être seul pendant un moment. Je murmurai :

- On est peut être parano.

J'attrapai à mon tour mes affaires pour imiter mon ami et, je repris ma phrase :

- Je veux dire, Aomine a toujours été comme ça. Parfois il veut juste être seul.

On prit nos sacs et se dirigea vers la sortie. Le terrain était à présent vide et le ciel était composé de dizaine de couleurs vives. La chaleur commençait tout juste à baisser. C'était le moment idéal pour aller prendre un verre entre pote. Je notai dans ma tête de proposer au gars de faire ça une prochaine fois.

On marcha un moment en silence jusqu'à ce que Kuroko lâche une bombe :

- Il se drogue peut être ?

- Pardon ?!

- Bah quoi ? Ça lui arrivait au collège de temps en temps.

- Mais me dit pas ça avec cet air si serein !

Non mais n'importe quoi ! Aomine aimait trop le basket pour foutre ses poumons en pétard ! Non. Je refusais d'y croire, impossible. Décidément Kuroko avait le don de lâcher de ses absurdités parfois. Mais en même temps, il était bien placé pour savoir ce qu'Aomine faisait pendant ses années de collège.

C'est pas un peu tôt pour se droguer d'ailleurs ? Et il prenait quoi comme drogue ? Punaise.

Et voilà. Kuroko me laissa au croisement de la rue avec toutes mes questions dans la tête. J'étais parti pour pas dormir de la nuit. Génial.


Une fois chez moi je pris une douche. Cela me fit un bien fou. D'abord pour l'odeur de transpiration que je devais dégager et ensuite, et surtout, une bonne douche froide ne pouvait que me remettre les idées en place. Il fallait vraiment que je pense à autre chose sinon j'allais devenir fou.

Je sortis au bout d'un moment, me sécha rapidement et mit un caleçon. J'avais toute la soirée -voir la nuit- pour ranger toutes mes valises. L'air de rien j'avais ramené pas mal de chose avec moi. J'avais hâte de retrouver mon studio rempli de mes souvenirs et de toutes mes affaires.

En quelle couleur allais je repeindre ? Bleu clair ? Ouais c'est une belle couleur le bleu. Pourquoi pas ?

Je me décourageai en voyant la pile de vêtements que je devais ranger. Mais bon, un moment il faut le faire. Mon armoire était presque trop petite pour tout contenir. Et j'avais aussi, maintenant, une collection de basket impressionnante que je ne savais pas où ranger. J'étais pas maniaque mais pas bordélique non plus. J'aimais quand il y avait un certain ordre.

Les habits enfin rangés correctement je m'attaquai à tout le reste. J'accrochai des photos souvenirs un peu partout dans le studio et un ou deux posters de basket en plus. Je mis mes trophées dans un coin et j'installai une guirlande lumineuse au dessus de la fenêtre du salon.

Là je me sentais déjà un peu plus chez moi.

Mon portable vibra. Je regardai, c'était ma mère. J'avais oublié de répondre à son message. Je soupirai en décrochant, je n'avais pas envie de lui parler.

- Allo ?

- Coucou mon chéri, tu es bien arrivé ? Je m'inquiétais.

- Ouais ca va.

- Tu as retrouvé tes amis ?

- Oui, oui.

Il eut un blanc pendant lequel je regrettais de lui avoir parlé comme ça. Puis je me dis qu'enfaite non. C'était pas comme si mes parents m'avait presque laissé seul à Tokyo pendant des années pour aller vivre leur meilleure vie aux States. Maintenant elle se rendait compte qu'elle avait un fils ? C'était trop tard.

- Bon, je ne voulais pas te déranger. On se rappelle plus tard ?

- Ok, bisous !

Et je raccrochai. J'avais plus envie d'entendre parler d'eux. Ma vie était parfaite comme ça. Mes potes, c'est ma famille.

Parfois, je me disais que j'avais eu de la chance de tomber sur Kuroko et tous les autres. Avant de les connaitre, je ne m'étais pas rendu compte à quel point j'étais seul. Je vivais dans ce studio en plein Tokyo, je ne connaissais personne. Tous les jours c'était la même histoire, je me lève, je vais au lycée, je joue au basket, je rentre, je mange et je me couche. C'était vraiment un triste tableau.

Tout avait changé quand j'ai commencé à jouer pour Seirin. J'avais beaucoup changé et ca me plaisait énormément.

J'allais m'allonger dans le canapé après avoir d'allumer la play. J'avais vraiment pas envie de dormir ni de me forcer à dormir donc, tant pis. Fuck le décalage horaire. Je fis quelque parties. J'étais pas un joueur acharné des jeux vidéos mais parfois ça me faisait penser à rien et c'était agréable.

Tout d'un coup la sonnette retentit.

Il était 23h47, qui pouvait bien déranger les gens à cette heure là ?

J'enfilai en vitesse un t-shirt et un training et j'allais ouvrir. J'étais à moitié surpris quand je vis Aomine devant chez moi. Je lui dis :

- Qu'est ce que tu fous là ?

- T'es pas content de me voir ?

- C'est pas la question crétin.

J'observai son sourire en coin et sa posture de bad boy. Je souris à mon tour et lui proposai :

- Tu veux jouer à Call of ?

- Et pas qu'un peu !

Et il me bouscula légèrement pour rentrer. Cette fois, il n'enleva pas ses chaussures et, autant le dire, ça me rassurai un peu. Voilà, c'était le Aomine que je connaissais bien ! Il alla ouvrir tous les placard de la cuisine et me dit mi-triste mi-déçu :

- T'as pas de chips ?

- J'ai pas encore été faire les courses …

- Oh .. t'es nul …

Je levai le yeux au ciel tout en allant me ré-affalai dans le sofa. J'entendis un boucan pas possible derrière moi qui devait surement être le basané en train de retirer « soigneusement » toutes ses affaires pour les poser « délicatement » par terre. Une fois fait, il sauta à son tour dans le canapé en face de moi. Il attrapa la deuxième manette sur la petite table en face et se concentra pour sélectionner le jeu. Quand je me rendis compte que je le regardai avec un peu trop d'attention, je détournai le regard et lui demandai :

- Alors t'as trouvé un job ?

- Ouais ! J'ai été embauché pour livrer des pizza !

- C'est bien payé ?

- Ca va. Et vous votre match ?

- C'était trop cool ! La prochaine fois t'es obligé de venir.

Il ria légèrement mais ne répondit rien.

On commença une partie pendant laquelle on se concentra un max. Après tout on était deux mauvais perdants. C'était vraiment ce dont on avait besoin, un moment à deux comme avant, sans prise de tête. La partie dura pendant une bonne demi-heure et on en relança une autre directement. On rigolait bien.

Je sentais sa présence à côté de moi, sa chaleur, son corps et plus le temps passait et plus je n'avais qu'une envie, le toucher. A chaque fois qu'il se tenait près de moi, c'était comme une pulsion, j'avais envie de me rapprocher au maximum. A un moment donné, il allongea ses jambes et ses pieds touchèrent mes cuisses. C'était trop tentant. Je posai ma main sur sa peau et je la fis remontais sur sa jambe.

- T'as la main chaude.

Je sursautai légèrement comme si j'avais oublié que je n'étais pas seul. Je m'emportais dans mon désir. J'amorçai un geste de recule.

- Non laisse-la. Ça fait du bien.

Alors je la reposai et fit glisser mes doigts sur sa peau pendant qu'il se remit à jouer. Son contact m'avait manqué. Je n'avais touché personne d'autre que lui pendant mon absence. Pas parce que je n'en avais pas eu l'occasion mais surtout parce que je n'en avais pas eu envie bien que nous n'avions jamais été un couple. Par contre plutôt mourir que de lui avouer !

Je sentais qu'à mesure que ma main se balader sur sa jambe, la chair de poule envahissait sa peau. Je me penchais pour embrasser sa cheville et je relevai la tête pour voir sa réaction. Il continuai à jouer. Je pris ça comme un feux vert et je remontai mes baisers de plus en plus haut jusqu'à ce que son short m'empêche d'aller plus haut.

Cette fois-ci, quand je lui lançai un regard, il avait ses yeux virés sur moi. Il tenait la manette fébrilement et me regardait avec envie.

Je remontai sur lui pour le surplomber et déposer un baiser dans le creux de son cou. L'effet fut presque immédiat et cela m'excitait d'avantage. J'embrassai sa mâchoire, puis ses lèvres et je sentis ses mains se posaient sur mes hanches pour rapprocher nos bassins. Cela me donna chaud et mon baiser se fit plus intense, plus profond, plus désordonné.

Putain de merde.

On enlaça nos corps et s'embrassèrent jusqu'à ce que nous ayons tous les deux une érection bien visible qui me donna envie de lui arracher ses vêtements et d'aller encore plus loin. Pourtant, j'avais le sentiment qu'il ne fallait pas aller trop vite, que tout pouvait se briser à n'importe quel instant alors. Je me reculai, le souffle court.

Nos regards se croisèrent à nouveau, nous étions excité au maximum. Aomine se mordit la lèvre avec envie et me donna un léger coup de bassin. Putain. Le con. Il me jeta un air de défis et cela me fit sourire. Il était vraiment toujours dans la compétition.

Je ne rentrais pas dans son jeu cependant et je pris un air grave. Il fallait que je lui dise :

- T'as mauvaise mine.

- Ouais je suis crevé

- Est ce que tu te drogues ?

La surprise fut tellement immense qu'il se redressa d'un coup et nos fronts se rencontrèrent dans un bruit sourd. Je me redressa et me prit la tête dans la main. Merde ça faisait mal ! Aomine fit pareil en me disant entre deux éclats de rire :

- Mais n'importe quoi ! Qui t'as dis un truc pareil ? Ahah j'en reviens pas.

- Rigole pas comme ça ! C'est Kuroko qui me l'a dit. Apparemment tu te droguais au collège.

- Tout de suite les grands mots ! J'ai juste pris deux trois joins !

- Comment j'aurais pu le savoir ?

- Je me drogue pas Kagami, si ça peut te rassurer.

Il se leva quand son rire se calma et s'étira un coup en disant :

- Aller, je vais dormir, j'suis mort.

Il alla vers la chambre et quand il vit que je ne bougeais pas il demanda :

- Tu viens pas ?

- J'arrive.

Je fulminais. Maudit Kuroko et ses absurdités. J'en revenais pas d'avoir gober un truc pareil. Maintenant je me faisais passer pour un débile !

Je me levai, éteignis la console et alla rejoindre Aomine dans le lit. Je me glissai à mon tour sous la couette et directement après il vint me prendre en cuillère. Son corps collé dans mon dos avait quelque chose de rassurant. Maintenant j'avais ma réponse : j'étais bel et bien parano. Il n'y avait rien de bizarre qui clochait avec Aomine, c'était dans ma tête.

Je senti derrière moi qu'il se rapprocha pour déposer un baiser dans ma nuque et murmurais un « bonne nui » dans mon oreille. Je souris sous les draps. Ouais on pourrait dire que j'étais une fleur bleue mais je m'en foutais. On commençait à se retrouver lui et moi et nous avions besoin de temps pour prendre nos repaires. Et, disons le, ça partait très très bien !