Et nous voici pour le chapitre 2 ! Comme quoi j'arrive à tenir mes engagements !
ça fait très longtemps que je n'ai pas tenu un rythme de publication hebdomadaire ... vous pouvez remercier le confinement ... enfin c'est peut être un peu déplacé de dire ça ...
Sur ce, bonne lecture et enjoy !
Chapitre 2 : introspection
Il se demandait encore comment il avait pu faire ce qu'il avait fait. Que lui avait-il prit ? Pour un peu, il se serait tapé la tête contre les murs. Mais il ne le pouvait pas. Il était chef de clan. Il avait un certain standing à respecter. Même si sa sœur n'arrêtait pas de lui dire de se lâcher et d'envoyer valser les membres du conseil et leurs obligations « à la con ». Il n'arrivait même pas à jurer par lui-même. Il secoua la tête, dépité par sa propre soumission à toutes ses règles qu'on lui avait inculquées avec force depuis qu'il était né. Il sourit pour lui-même en pensant à sa sœur. Sa chère petite sœur. Heureusement qu'elle était là. Elle s'était battue pour pouvoir faire ce qu'elle voulait, et sans qu'elle le sache, il avait fait en sorte qu'elle le puisse. Mais il serait peut-être temps, comme Rukia n'arrêtait pas de lui dire, qu'il se batte pour lui. Qu'il se batte pour sortir de ce carcan. Qu'il se batte pour mener une vie un peu plus normale pour un homme de son âge.
La pluie s'était mise à tomber et il la regardait dévaler du toit par le shoji ouvert. Il savait que bientôt son intendant viendrait le fermer, pour le mettre à l'abri de toute cette eau, de toute cette humidité qui rongeait tout et qui pouvait le rendre malade. Alors qu'il n'avait qu'une envie : aller sous cette pluie et la laisser le tremper jusqu'au os, la laisser le laver de tout, la laisser tout emmener de lui, la laisser lui faire oublier tout, la laisser lui rappeler qu'après tout, il n'était qu'un homme comme les autres. Rien de plus. Rien de moins.
Il repensa à cet entretien qu'il avait eu avec le roux. Et il se savait bien en peine d'en tirer la moindre conclusion. Il ne savait pas pourquoi il avait été à sa rencontre, cela ne lui ressemblait pas. Mais … mais il avait sentit qu'il devait le faire, qu'il devait aller lui parler. Cependant, il n'avait pas put le faire comme il le voulait. Il aurait préféré un endroit plus discret, plus intime, avec moins de monde et moins de bruits. Ce n'était clairement pas un environnement fait pour lui. Ce bar était très loin des lieux qu'il pouvait fréquenter. Mais toujours est-il qu'il avait établit un premier contact, et que c'était déjà beaucoup pour lui. Il avait tellement l'habitude qu'on lui présente les personnes avec lesquels il devait s'entretenir, qu'on lui prépare ses rendez-vous, qu'on organise sa vie pour lui, pour qu'il puisse se concentrer uniquement sur ce qu'il devait faire, sur les affaires et sur le clan, sur les affaires du clan. Il s'était senti un peu désorienté, un peu mal à l'aise dans cet environnement qu'il ne connaissait pas. Mais il ne pouvait s'empêcher de repenser à ce jeune homme si charmant qui n'avait aucunement cherché à le mettre mal à l'aise, qui avait cherché à l'aider d'une certaine manière. Son sourire discret mais franc, sa douceur dans la voix et son regard ambre, si chaud par moment, il se demandait s'il n'était pas tombé sous son charme.
Il ne s'était jamais vraiment posé la question. Il savait que son rôle serait d'épouser une femme capable de lui donner une descendance, une femme choisie par le clan pour ses qualités d'épouse et de mère, une femme qui serait s'effacer et les faire passer avant toute chose lui et le clan. Il n'avait jamais eu l'occasion de flirter avec une jeune fille de son âge durant son adolescence, ni après d'ailleurs, sa vie étant déjà au service du clan.
Il n'avait jamais éprouvé d'émois. Les rares fois où il s'était masturbé correspondait plus à un besoin physique d'évacuer la pression qu'autre chose. Cela s'était toujours fait rapidement et efficacement. Il n'avait jamais invoqué d'images pour cela, se contentant de se focaliser sur ses sensations et la façon d'en finir au plus vite.
Il n'y avait eut que ce rêve, ce rêve particulièrement érotique dont il ne gardait qu'un vague souvenir et qui était la cause de cet entretien avec le roux. Dans ce rêve, la personne avec qui il partageait ce moment était rousse. Dans ce rêve, la personne avec qui il jouissait était un homme. Et quand il l'avait vu rentré dans la chambre d'hôpital de sa sœur, il n'avait pu empêcher le raté de son cœur. Il n'avait put s'empêcher de revenir pour le revoir et lui parler. Seulement, il ne savait pas comment faire pour aller plus loin.
Il se demandait ce qu'en avait pensé le roux. Après tout, il avait l'air lui aussi de le connaitre. Mais d'une certaine manière peut-être plus que lui. Il avait senti le plus jeune essayer de l'aider à trouver un sens, un pourquoi à cette rencontre. Comme s'il en savait plus que lui. Il avait l'impression que le roux ne lui avait pas tout dit. Par peur ? Non, il ne pensait pas que le roux ait eu peur de lui. Pour le faire réfléchir ? Sûrement. N'était-ce pas ce qu'il était en train de faire ?
Comme prévu, son intendant arriva et ferma le shoji, maugréant contre la pluie, contre l'humidité. Le vieil homme s'inclina en entrant, fit son office, et s'inclina en se retirant. Il avait bien remarqué que son maitre ne voulait pas être dérangé. Il lui fit porter néanmoins une tasse de thé par une jeune servante. Byakuya ne la regarda même pas. Il n'avait pas bougé. Il avait l'habitude de rester de longues heures dans la même position, sans bouger. Cela lui permettait de créer une barrière avec le monde extérieur, avec les autres, quand il voulait être seul. Ceux à son service le savaient, tout comme ils savaient faire preuve de discrétion, tout comme ils savaient anticiper ses moindre besoins.
Byakuya soupira. Le shioji fermé ne lui permettait plus d'admirer la vue du jardin zen. Il n'avait donc plus rien à faire ici. Il se leva et se dirigea vers sa chambre. Il avait réussit à vider sa tête de toutes les questions restées en suspens. Il avait réussit à reléguer tout ça dans un coin de sa tête comme il en avait l'habitude. Il avait finit par créer un cloisonnement mental, séparant ainsi tout les différents aspects de sa vie. Un pour le clan. Un pour son travail. Un pour Rukia. Et maintenant, un pour Ichigo. Il se dévêtit et entra sous la douche bien que l'eau fut froide. Il frissonna mais ne bougea pas pour autant. Il la laissa couler sur lui jusqu'à ce qu'elle se réchauffe.
Soudain, un flash traversa son esprit. Un flash roux. Il secoua la tête. Mais un autre flash vint. Il put discerner un corps contre le sien. Il put sentir une peau contre la sienne. Il se passa les mains sur le visage puis dans les cheveux. Il ne voulait pas que ses images, ses sensations s'imposent à lui. Mais il n'y put rien. D'autres flashs vinrent. Il voyait un corps contre le sien. Il sentait une peau contre la sienne. Il percevait des sensations agréables. Il entendait des gémissements. Et avant qu'il ne s'en rende compte, il était dur. Et avant qu'il ne puisse y faire quoi que ce soit, il se caressait. Un faible gémissement sortit de sa bouche. Il ne pouvait plus revenir en arrière. Il accueillit alors les flashs, il s'en servit pour se masturber. Il s'en servit pour décupler son plaisir. Il s'en servit pour jouir.
La tête appuyée contre la faïence froide, il reprenait sa respiration. C'était la première fois, qu'une telle chose lui arrivait. C'était la première fois qu'il prenait autant de plaisir. Ça ne pouvait pas être un simple rêve. Il devait y avoir quelque chose de plus. Quelque chose qui le reliait au roux. Car il était sûr de ça, c'était Ichigo qu'il voyait dans ses flashs. Il ne savait pas pourquoi, il ne savait pas comment cela était possible, mais il savait que c'était lui.
Il soupira. Il allait devoir faire quelque chose. Il ne savait pas encore quoi. Il devait y réfléchir. Il se coucha avec cette résolution. Il allait enfin faire quelque chose pour lui, quelque chose qu'il avait décidé de lui-même, pour lui-même. C'est Rukia qui allait être contente !
J'espère que ça vous a plut ! N'hésitez pas à laisser un petit commentaire !
