Je ne possède aucun des personnages de la série.
Il ne fait pas bon de se remettre à regarder de vieilles séries qui passent à la télé, surtout quand elles font parties des coups de cœur de votre jeunesse... Et surtout si elle parle de relation fraternelle et paternelle fortes...
SAISON 2 EPISODE 2 : Un général frustré d'avoir été écarté de l'armée, un missile à tête nucléaire, des lumières dans le désert et le danger qui s'abat tour à tour sur Stringfellow et Dominic
Cette fic comprend deux chapitres et s'intéresse à deux moments éludés dans l'épisode. Ce deuxième texte concerne leur évasion (en reprenant les pensées de chacun à ce moment) et surtout ce qui a pu se passer entre la destruction de la base de Sandover et le moment où Stringfellow et Dominic viennent voir Eddie. Elle traite donc du passage de Dominic à l'hôpital.
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
DES LUMIÈRES DANS LE DÉSERT
Chapitre 2 : La blessure de Dominic
La tactique du premier coup…. Lancer un missile à tête nucléaire directement sur Moscou… Déclencher la Troisième Guerre Mondiale… Lui qui avait déjà connu l'horreur dans les rizières du Vietnam… Cet homme était un fou dangereux. Il fallait à tous prix l'arrêter !
En clignant des yeux pour chasser ses derniers vertiges, Stringfellow tourna la tête en direction de la porte de leur prison de fortune et soupira. Il devait sortir d'ici. Il jeta un coup d'œil à ses jambes et se redressa. Le premier pas fut hésitant, mais il ne s'écroula pas et se dirigea vers la porte… Un seul garde… C'était leur chance ! Il se tourna en direction de ses amis et un léger sourire se dessina sur ses lèvres.
- J'ai une idée !
L'idée était simple en soit, il fallait que le type se rapproche, qu'il soit assez prêt pour qu'il puisse l'agripper et l'assommer pendant que Dominic lui faisait les poches pour trouver les clés. La manœuvre fut facile et ils se retrouvèrent rapidement dehors. Stringfellow se baissa pour lui prendre son arme, ses munitions et se redressa. Il chancela un peu, encore sous l'effet de cette fichue drogue et s'attira un regard inquiet de la part de son père adoptif.
- Ça va ?
Le jeune homme s'apprêtait à lui répondre lorsqu'un autre type armé surgit. Il braqua son arme sur Dominic, mais Stringfellow allongea la jambe le frappant au menton et l'envoya rouler au sol. Son coup fut assez brutal pour l'assommer directement, mais le type appuya sur la gâchette en s'écroulant et les coups de feu résonnèrent dans le camp. Stringfellow laissa échapper un juron et le délesta de son arme qu'il tendit à Dominic.
- Merci !
Stringfellow hocha la tête pour lui faire comprendre que ce n'était rien et jeta un coup d'œil autour d'eux. Il aurait bien aimé une échappatoire discrète, mais maintenant que l'alarme était donnée ce n'était plus possible. Il regarda donc autour de lui, cherchant un plan. Son regard s'arrêta sur l'un des véhicules, garé non loin, et il lança un léger regard à Dominic.
- Prends cette jeep, je te couvrirais.
Dominic lui jeta un regard en coin, l'idée qu'il les couvre ne l'enchantait pas vraiment, mais il savait bien que c'était la seule solution possible, alors, il hocha la tête.
- Fais attention à toi.
- Tu me connais ! Lui répondit Stringfellow en souriant.
- C'est bien le problème ! Répliqua Dominic.
Les deux hommes s'échangèrent un regard complice puis, ils jaillirent de leur cachette. Dominic agrippa fermement Eddie pendant qu'ils couraient têtes baissées, Stringfellow tirant sur les hommes de Sandover pour leur permettre de se mettre à l'abri. Enfin, surtout Dominic, c'était bien sa seule priorité à l'heure actuelle, le faire sortir des griffes de ce fou !
La première traversée se fit sans problème et ils parvinrent à se dissimuler derrière des baraquements et un vieux camion de transport. Stringfellow étudia la situation quelques secondes avant de jaillir de nouveau de sa cachette en ouvrant le feu. Il ne fallait pas perdre de temps ! Le jeune homme posa un genou à terre en se mettant devant le camion et ouvrit le feu sur les types pour les faire reculer pendant que Dominic et Eddie passaient derrière lui pour courir en direction de la jeep. Stringfellow se retourna pour ouvrir le feu sur leurs poursuivants pendant que les deux hommes s'abritaient derrière le véhicule. Dominic ouvrit le feu à son tour pour protéger String et obligea l'un des tireurs à reculer.
De son côté, le jeune homme comprit qu'il était trop à découvert, il devait les rejoindre ! Il avança donc tout en ouvrant le feu, posant un regard inquiet sur son arme quand elle sembla s'enrayer. Ce n'était pas le moment, les balles fusaient autour de lui. De plus, l'un des types venait de jaillir dans son dos et Eddie attrapa le bras de Dominic.
- Il va tuer String !
Le vieux pilote sursauta, tourna son arme et voulut l'abattre, mais le type eut le temps de se cacher derrière le camion. Inquiet, Dominic hurla à String pour le prévenir.
- Attention !
Stringfellow pivota et, suivant son instinct de survie, ouvrit le feu sur le camion. Ses balles touchèrent le réservoir et ce dernier explosa. Il projeta à terre l'homme qui voulait l'abattre tout autant que le jeune homme. Une violente douleur remonta le long de son dos, de sa hanche et de sa jambe droite pendant que la fumée envahissait le camp. Malheureusement, cela ne sembla pas ralentir les types et les coups de feu s'amplifièrent autour d'eux. Stringfellow tourna la tête. Dominic et Eddie étaient auprès de la jeep, il ne pouvait pas les ralentir. Il trouverait bien une façon de se sortir de là, la mort ne l'aimait pas de toute façon… Alors, toujours étendu par terre et se redressant pour faire feu, il hurla à son ami.
- Hey Santini ! Tirez-vous !
Santini… Ce n'était pas souvent qu'il appelait Dominic par son nom, mais « Dominic » aurait été trop affectif dans cette situation, pas sûr qu'il lui aurait obéi.
D'ailleurs, en l'écoutant lui hurler de s'enfuir, Dominic se redressa en écarquillant les yeux. L'abandonner sous ce déluge de balles ? Est-ce qu'il était sérieux le gamin ? Surtout qu'avec cette maudite fumée, il ne le voyait toujours pas ! Est-ce qu'il était blessé ? Est-ce que c'était pour ça qu'il leur hurla une seconde fois sur un ton qui n'admettait aucune contestation.
- Tirez-vous de là !
La fumée se dissipa un peu et Dominic distingua Stringfellow en train de s'asseoir et l'entendit hurler de nouveau.
- Je vous rejoindrais tout à l'heure ! Tirez-vous de là ! !
Il ne semblait pas blessé, mais il était inquiet pour eux. Dominic savait bien qu'ils n'avaient plus 20 ans, et lui aussi était inquiet pour son gosse. Pourtant, il savait bien que c'était lui qui avait raison. Il ne fallait pas traîner ici ! Il secoua donc Eddie et le poussa dans la jeep.
- Allez ! Allez !
Seulement, au moment précis où Dominic allait monter au volant, un tireur eut plus de chance que les autres. Une balle l'éteignit sous l'épaule droite et transperça son torse. Le vieux pilote chancela et manqua de s'écrouler.
Occupé à tenter de les couvrir, Stringfellow ne se rendit pas compte que son ami venait de se faire blesser. Il arrosa la zone et fit sauter des bidons d'essence, créant une autre explosion qui déstabilisa le camp de Sandover avant de courir en direction d'une moto. Si Dominic et Eddie avaient la jeep, lui pourrait s'enfuir par ce moyen. Juste avant de sauter dessus, il abattit l'un des hommes et jeta son fusil avant de démarrer. Une balle lui rasa l'épaule.
D'une main, Eddie ramena Dominic à la place du chauffeur et le vieux pilote, bien que blessé, démarra avec son aide. La jeep prit la sortie du camp, talonnée par la moto de Stringfellow. Cependant, ce dernier ne prit pas la même direction qu'eux. Vu l'urgence de la situation, il avait besoin d'Airwolf !
OoooO
Quand Stringfellow glissa la moto dans la grotte d'Airwolf, il ressentit un certain soulagement. Sandover était typiquement le genre de fou qui l'effrayait et il savait qu'il devait l'arrêter le plus vite possible. Il se sentait capable de le faire avec cet hélicoptère, mais il devait se dépêcher. Les types de ce dingue avaient poursuivis la jeep, moins rapide et Dominic avait dû se rendre directement à la caravane d'Eddie, il fallait qu'il fasse vite. Si jamais ils arrivaient là-bas avant lui ! D'un bond, il traversa la grotte en ignorant la douleur qui remontait le long de sa jambe, sauta aux commandes et décolla.
A peine fut-il en l'air qu'il activa les turbos pour arriver plus vite. L'inquiétude lui nouait une boule au creux de l'estomac. Il devait faire vite. Dominic était en danger. Là-bas, ils n'auraient rien pour se défendre et il lui avait fallu quand même un peu de temps pour atteindre le volcan éteint.
Lorsque la caravane d'Eddie fut en vue, il remarqua tout de suite les voitures armées et les militaires de Sandover qui se dirigeaient droit sur elle. Il devait les intercepter ! D'un tir de rocket, il mit la première voiture dans le fossé et se positionna juste au-dessus de l'autre, faisant fuir les occupants qui détalèrent sans demander leur reste.
Une fois que Stringfellow se fut assuré qu'ils étaient loin, il fit effectuer un large demi-tour à Airwolf pour venir le poser devant la caravane. Bien qu'à bout de force, Dominic entrouvrit les yeux. Il le vit descendre de l'appareil en boitant. Il s'était fait mal à la jambe, mais il ne semblait pas blessé, c'était déjà ça.
En revanche, quand lui s'approcha de la caravane, Stringfellow sentit la boule au ventre lui faire mal. Dominic était là, assis sur cette chaise sur la terrasse d'Eddie… Assis… enfin écroulé à moitié et il y avait du sang sur sa chemise, du sang au niveau de son épaule gauche. Une terreur atroce lui broya les entrailles. Il était blessé !
- Dominic !
C'était un cri de détresse qu'il n'avait pas pu retenir. Il ne pouvait pas le perdre ! Pas lui ! D'un bond, oubliant sa jambe qui lui faisait mal, il bondit sur la terrasse et se pencha sur son ami.
- Ça va Dominic ?
Il le manipula pour s'assurer que la balle était bien ressortie et le vieux pilote le cramponna par la ceinture. Il était heureux de le voir en bonne santé et il savait qu'il s'inquiétait. En s'accrochant à lui, il voulait lui faire comprendre que tout allait bien.
Stringfellow adressa un regard légèrement en colère à Eddie. Ce poivrot n'avait rien et Dominic était blessé. Dominic qui s'accrochait à lui et qu'il laissa faire. Il savait que c'était pour lui dire que ça allait, mais aussi parce qu'il avait besoin de quelqu'un comme point d'ancrage pour ne pas sombrer. Bien évidement, l'un était le point d'ancrage de l'autre et il laissa sa main sur son épaule tout en demandant à Eddie.
- Tu as demandé de l'aide ?
- Oui, bien sûr, ils arrivent !
Dominic expira et lâcha Stringfellow pour désigner Eddie.
- Voilà ton nouveau copilote !
Ce dernier protesta, tentant de faire comprendre qu'il n'était plus bon à rien et Dominic hocha la tête.
- Je suis désolé, je ne pourrais pas vous aider. Je serai sans doute inconscient quand je vous serai utile.
Stringfellow frissonna. Inconscient et seul… Cela le terrifiait, mais il y avait des enjeux qui les dépassaient et sa blessure ne semblait pas si grave… une balle qui traverse, il en avait encaissé lui aussi. Il tenta donc de faire bonne figure, mais il sentit de nouveau la colère monter en lui. Dominic était blessé. Sandover s'apprêtait à tuer des milliers de personnes et Eddie hésitait !
- Eddie ! Tu as vu ce qu'il se passe là-bas ! J'ai une chance sur un million de les arrêter ! Si j'y vais seul j'en ai aucune !
Airwolf était un appareil magnifique, mais il fallait être deux ! Il avait besoin de quelqu'un en combat ! Alors il conclut sur un ton autoritaire.
- Tu fais ce que je dis !
L'ancien pilote hésita, mais lorsque Dominic fit mine de vouloir y aller, il rejoignit Stringfellow, déjà aux commandes. Le jeune homme avait essayé de ne pas trop réfléchir, sinon il n'était même pas sûr qu'il ait redécollé. Laisser seul Dominic blessé et à demi-conscient le rendait désespéré et en décollant, il activa le haut-parleur.
- Accroche-toi, je fais vite.
Eddie sentit toute la détresse du jeune homme dans ces quelques mots, mais ne dit rien. Ils allaient devoir se concentrer sur le combat !
OoooO
Ce dernier fut juste, mais rapide. Une fois la base détruite et le missile mit hors d'usage, Stringfellow déposa Eddie chez lui et ramena Airwolf dans sa grotte. Il avait toujours cette boule au ventre et sa jambe lui faisait mal, mais ça n'avait pas d'importance. Il devait rejoindre Dominic à l'hôpital.
Quand il entra en boitant et couvert de sueur, le personnel soignant cru d'abord que c'était pour lui les urgences, mais il repoussa l'infirmière et boitilla jusqu'au comptoir d'accueil.
- Je cherche Mr Dominic Santini. Il doit être arrivé, il y a peu de temps. La soixantaine, blessé par balle à une épaule.
La femme le détailla sans rien dire et le jeune homme frissonna. Pourquoi elle ne lui disait rien ?
- Mr Santini ? Répéta-t-il en essayant de ne pas trembler. Dominic Santini ?
- Vous voulez venir vous asseoir que je vous examine ? Demanda un interne que Stringfellow repoussa un peu violemment.
- Non, je veux qu'on me dise où se trouve Mr Santini.
Les médecins commencèrent à l'entourer, envisageant de lui donner un calmant, même de force, mais Eddie apparut derrière lui et le cramponna par les épaules.
- Chut String…
- Dominic Santini… Je vous en prie, je veux savoir !
Il paniquait sans le reconnaître et Eddie le secoua un peu pour tenter de croiser son regard. Il tremblait et il fut touché par sa détresse.
- Hey ! C'est moi String.
- Eddie, murmura le jeune homme en le reconnaissant.
- Oui, c'est moi…
- Dominic, je ne sais pas où il est, je…
- Chut… Ils l'ont emmené pour le soigner. Chut… Tout ira bien, viens.
Stringfellow le laissa faire et s'écroula sur la chaise de la salle d'attente sur laquelle le fit asseoir Eddie. Il se pencha en avant et se prit la tête entre les mains. Il tremblait toujours et le vieil ami de Dominic redressa la tête vers une infirmière qui les avait suivis.
- Vous n'auriez pas un verre d'eau ?
- Si bien sûr, répondit celle-ci en s'éclipsant.
Toujours à moitié écroulé en avant, Stringfellow ne bougea pas et Eddie posa une main dans son dos pour le frotter de manière virile, mais apaisante.
- Calme-toi. Il va bien, gamin. Il va bien.
Le jeune homme aurait bien voulu lui obéir, mais la simple idée de le perdre suffisait à le terrasser. Pas lui… surtout pas lui… L'infirmière revint et Eddie lui prit le verre d'eau avant de lui mettre sous le nez.
- Bois String, ça te fera du bien.
Ce dernier frissonna et se déplia, tentant de retrouver son calme en prenant le verre des mains d'Eddie.
- Merci.
- Vous avez besoin d'autres choses ? Demanda l'infirmière.
- Je… Des nouvelles de Mr Santini.
- Je promets que le médecin viendra vous voir au plus vite.
Stringfellow hocha la tête. Pourquoi il avait l'impression que ce n'était pas une bonne nouvelle ?
OoooO
L'attente lui avait paru interminable lorsqu'un médecin se planta enfin devant lui. Stringfellow se releva d'un bond, oubliant sa jambe qui le rappela à l'ordre quand il manqua de s'écrouler. L'homme le dévisagea.
- Vous allez bien ?
- Oui, bredouilla le jeune homme. Une légère entorse au genou.
Ce n'était pas vrai, mais c'était plus court que de lui expliquer qu'il avait failli sauter avec un camion.
- Vous êtes un ami de Mr Santini ?
- Oui.
- Eh bien, il a eu beaucoup de chance. La balle était de gros calibre donc elle a traversé de part en part sans toucher le poumon. Il lui faudra du repos et de la rééducation pour son bras, mais il a une condition physique excellente pour son âge. Nous lui avons donné un sédatif léger pour la nuit, mais il pourra sortir demain.
- Je peux le voir. ?
- Les visites dans ce service sont réservées à la famille. Les simples amis n'ont pas le droit.
Stringfellow frémit… Ils étaient bien une famille, non ?
- Ce n'est pas un ami ! Répliqua Eddie à sa place. C'est son fils !
Le jeune homme sursauta. Oui, bien sûr qu'ils avaient cette relation père et fils, mais c'était un peu leur lien secret à eux. Il n'était pas très à l'aise pour en parler aux autres. Le médecin fronça les sourcils.
- Votre père ?
- Adoptif, murmura Stringfellow du bout des lèvres.
- Il fallait me le dire, venez, je vais vous emmener. Il sera un peu endormi vous savez.
Stringfellow hocha la tête et laissa le médecin le mener à la chambre de Dominic. Il s'y glissa toujours inquiet et s'approcha du lit. Son ami avait les yeux clos, sans doute à cause des sédatifs. Une attelle tenait son bras en place. Il respirait seul et sa peau avait repris un peu de couleur. Le jeune homme soupira. Il semblait aller bien. Doucement, il avança la main pour prendre la sienne et tressaillit quand les doigts de Dominic serrèrent les siens.
- Hey ? Tu les as eus ?
- Dom ? Je pensais que…
- Sandover ? Tu l'as eu ?
- Oui, oui, bredouilla ce dernier. Comment tu te sens ?
Dominic le regarda en souriant.
- Bien. Ce n'est pas très grave et ce n'est pas la première que je prends. Tu as vu le médecin ?
- Oui, il m'a dit que tu allais bien et que tu avais une bonne santé malgré…
- Que je sois un vieux ?
Stringfellow esquissa un sourire et Dominic fronça les sourcils. Il lui lâcha la main et ses doigts effleurèrent sa joue.
- Tu as pleuré ?
- La poussière dans le désert, marmonna Stringfellow en s'essuyant les yeux.
- Je vois, c'est un fléau quand même, lança-t-il touché de le sentir aussi inquiet pour lui. Assis-toi.
Le jeune homme le fit avec plaisir, tirant la chaise prêt du lit avant de reprendre la main de Dominic dans la sienne. Ce dernier lui pressa un peu les doigts.
- Tu as montré ta jambe ?
- Ma jambe ?
- Je suis sous sédatif, mais je vois encore quand tu as mal.
- Ce n'est rien, juste le choc quand j'ai frappé le sol. Le muscle de ma cuisse à prit un sale coup et le genou me tire, mais ce n'est rien.
- Si tu le dis.
- Tu devrais te reposer, profites-en… En plus, je peux rester une heure ou deux.
Dominic sourit et lui pressa doucement les doigts.
- On se demande qui est le plus mère poule des deux.
Stringfellow sourit et se cala dans le dossier de sa chaise, pendant que Dominic laissa le sommeil l'emporter. Il ne l'avait pas perdu… Sa malédiction ne lui avait pas arraché. Il était là… et il s'endormit lui aussi en le veillant sans s'en rendre compte.
