Izuku ouvrit les yeux et observa ses alentours, grogi. Il se trouvait dans leur chambre à coucher. Katsuki était au bord du lit, occupé sur son portable à lire il ne savait quoi, certainement les actualités du journal héroïques. Izuku admira un instant son dos fuselé, si puissant. Il adorait sentir ses muscles rouler sous ses mains tandis que le blond lui assénait coups de reins après coups de reins, le faisant gémir et sangloter de plaisirs, martelant sa prostate délicieusement, jusqu'à le rendre dingue, jusqu'à ce qu'il le supplie de le laisser jouir. Il frémit aux souvenirs grisant en se mordant les lèvres. Son amant pouvait se montrer incroyablement calme lorsqu'il couchait ensemble. Par moment, il laissait son impulsivité prendre les commandes et décidait soudainement de le saisir et le plaquer sur la première surface plane pour le baiser sauvagement, le laissant à vif et tout chamboulé mais sur un nuage de bonheur. Autrement, il restait calme, presque silencieux hormis les quelques mots crût susurré à son oreille. Il éveillait chaque partit de son corps avec ses lèvres, stimulait chaque nerfs avec ses grandes mains chaudes, arrachait un gémissement à chaque effleurement, déterminé à lui faire perdre pied, peu importe le temps que cela lui prendrait.

Dans ces moments là, lorsqu'il le fixait avec cette volonté de fer dans ses yeux grenats si envoûtant, lorsqu'il enfonçait son membre épais en lui avec pour seul but de le faire se cambrer de plaisirs, il était magnifique, à couper le souffle. Et pourtant Katsuki secouait la tête d'amusement lorsqu'il le lui disait, rétorquant qu'il était bien plus beau que lui, à recevoir son sexe avec autant d'enthousiasme, de plaisirs, sans aucune gêne, s'offrant à lui sans limite. Izuku voulait également le voir comme ça. Il voulait pouvoir le dévorer des yeux tandis que le plaisirs inhibait toute cette fierté qui l'empêchait de se comporter comme il le voulait réellement. Il en rêvait parfois la nuit.

- K-Kacchan, j'aimerais te prendre... demanda timidement Izuku, une main tenant le drap contre son torse nue.

Le blond rit moqueusement tout en continuant ses occupations, ne daignant même pas répondre à la demande de son amant.

- Je suis très sérieux Katsuki, fit-il plus fermement, agacé qu'il soit tout bonnement ignoré de la sorte.

Katsuki lui jeta alors un regard condescendant par dessus l'épaule, ce qui déplût à Izuku.

- Tu refuses parce que tu sais que je pourrais en faire tout autant que toi. Tu sais que je serais capable de te faire gémir et me supplier comme tu le fais.

Katsuki renifla de dédain, un sourire moqueur sur ses fines lèvres, repoussant le frisson qui osait remonter le long de son dos.

- Comme d'habitude, tu te crois capable de choses qu'il t'es impossible d'accomplir.

- J'en suis capable, affirma Izuku en s'approchant de son amant. Et je pourrais te le prouver si tu voulais bien me laisser faire.

Katsuki serra les mâchoires et bomba le torse, le faisant se frôler avec celui du vert qui se tenait droit et fière, faisant fit de leur différence de taille qui le desservait.

- Tu vas juste t'humilier Deku, le prévint-il.

- Je prend le risque.

Ils se regardèrent ensuite longuement, l'un comme l'autre tentant de convaincre l'autre de plier.

- Ce n'est pourtant pas ton genre de refuser un challenge, si tu es si certain que je ne serais pas capable de te faire me supplier, pourquoi as tu si peur ? tenta alors Izuku.

- Peur ? Tu crois que j'ai peur ?! s'exclama Katsuki, sidéré. Très bien, je vais te remettre à ta place, t'as vraiment prit la grosse tête Deku !

- Parfait, sourit Izuku avant d'apposer sa main sur la mâchoire de son amant pour l'embrasser férocement.

Il saisit ensuite la nuque de son amant pour le faire se coucher sur le lit et passa ses mains sur son torse, ne manquant jamais de s'exalter de la perfection de ce dernier. Il pinça brièvement un téton, gagnant un fin grognement de la part du blond qui tenta alors de dominer le baiser mais Izuku le rompit aussitôt.

- C'est moi qui mène la danse cette fois, prévint-il d'un ton ferme avant de se redresser pour chevaucher les cuisses de son amant qui avait toujours cet horripilant sourire narquois en travers de sa belle gueule. Izuku se saisit de son boxer à deux mains et le déchira d'un coup sec à l'aide de son alter, faisant hoqueter le blond.

- … Mais t'es pas bien !

- Fais pas genre que t'as pas aimé, fit moqueusement le vert avant de saisir le membre mi-dure pour le caresser tout en se penchant sur son amant. Je sais que tu aimes ça lorsque je te plaque contre le lit et te force à rester immobile pendant que je m'empale sur ta queue.

Katsuki grogna d'excitation, entendant rarement son amant utiliser de tels propos. C'était lui le plus grossier et vulgaire des deux, et de loin !

- Et je suis persuadé que tu peux prendre du plaisirs à être en dessous, poursuivit Izuku. Tu vas adorer ce que je vais te faire, je te le promet.

Katsuki eut l'audace de pouffer, alors Izuku le retourna brutalement et se coucha contre son dos si parfait. Il aurait préféré pouvoir regarder son visage se tordre de plaisirs mais il savait que son amant utiliserait la moindre occasion pour lui en coller une dès l'instant où il s'entirait l'embarras lui faire monter le rouge aux joues. De plus, Izuku savait pertinemment que si quelque chose lui déplaisait réellement, Katsuki pourrait se dérober à lui et le mettre en PLS avant qu'il ne comprenne ce qu'il se passait.

Il avait ainsi commencé sa longue et agonisante torture, redécouvrant chaque parcelle de cette peau non moins parfaite malgré les nombreuses cicatrices de combats, prenant tout le temps du monde pour briser cette fierté qui n'avait pas lieux d'être dans ce lit. Katsuki fit bien évidemment mine de ne pas être affecté mais Izuku le connaissait mieux que personne. Il savait pertinemment pourquoi ses poings se refermaient sur les draps, pourquoi ses mâchoires se serraient et ce n'était en aucun cas dû à son tempérament colérique. Avec une patience que même lui ne savait pas posséder, il s'appropria à chaque touché le corps de Katsuki, faisant de lui indubtablement sien. Puis il enfonça finalement son membre dure en lui et entama un lent et profond déhanchement sous les halètements adorables de son homme dont il pouvait encore voir la détermination infaillible dans son regard. Mais Katsuki n'était pas le seul à être déterminé.

...

Izuku contrôlait parfaitement le plaisirs qu'il procurait à son amant, ses mains empoignant fermement les hanches du blond pour l'empêcher de bouger et de s'empaler sur lui sans sa permission. Le dos fuselé de Katsuki était couvert de leur sueur mêlé. Izuku ne savait plus depuis combien de temps il tentait de faire lâcher prise au blond. Il savait que ce dernier crevait d'envie de jouir, le sentait tenter vainement de se frotter contre les draps pour stimuler son membre délaissé et certainement dure comme la pierre. Le souvenir délicieusement brûlant de ce membre s'imposant dans sa propre intimité pour la clamer impitoyablement le fit longuement gémir. Il adorait les sensations que lui procurait Katsuki, il voulait les partager avec lui, le voir dans l'état dans lequel il le mettait.

Il se positionna tout contre la prostate de son amant et resta enfoncé là. Kastuki se cambra lentement dans un gémissement étranglé et recula son bassin pour s'enfoncer son membre, tentant de se procurer du plaisirs avec désespoir et pourtant, il ne lâchait pas un seul mot, ne faisait que grogner comme un animal furieux. Le vert soupira en se rétractant quelques peu, cessant de stimuler la prostate du blond qui échapa un fin gémissement fébrile.

- T'es tellement borné, murmura Izuku en empoignant fermement la nuque de Kastuki qui jura dans l'oreiller.

- C'est toi qui sait pas faire connard, rétorqua difficilement le blond avant de se mordre la lèvre.

Izuku l'observa faire, profondément enfoncé en lui, il pouvait sentir l'intimité de son amant se resserrer spasmodiquement autour de son membre. Il savait que Katsuki aimait ce qu'il lui faisait, que malgré sa volonté à ne pas céder, des gémissements de plaisirs passait malgré tout ses lèvres. Il ne parvenait pas à lui faire oublier sa fierté et ça l'agaçait. Comment pouvait-il lui donner la possibilité de s'oublier quelques instants ? Il voulait simplement lui rendre l'appareil, lui faire ressentir cet extase de lâcher prise et se laisser totalement aller et de simplement profiter de l'instant, de cette perfection à l'état pure. Puis une idée lui vint en tête lorsqu'il posa à nouveau les yeux sur les dents de Katsuki enfoncé dans ses lèvres. Il transféra son poids sur une seule main et plaqua l'autre contre la bouche du blond qui couina de surprise, ses yeux s'ouvrant en grand.

- De cette façon, personne ne t'entendra, murmura Izuku dans son oreille. Les voisins ne saurons pas que c'est toi qui te fait prendre, les jambes lagement écartées pour me laisser enfoncer mon sexe en toi.

Katsuki gémit et Izuku raffermit sa prise sur sa bouche.

- Shhh, tu ne voudrais pas que tout le monde le sache ? susurra Izuku.

Puis il empoigna la jambe du blond, la releva et s'enfonça plus profondément encore d'un coup de hanches lent et suave. Katsuki trembla dans un couinement fébrile, son pouls s'accélérant plus encore et son souffle se parsemant de petits gémissements devenant de plus en plus bruyant.

- Ose gémir trop fort et je te baise tellement fort que ''Ground Zero'' se fera appeler ''La petite salope de Deku''.

Katsuki referma soudainement ses doigts sur les draps avec forces, ses jointures blanchissant tandis que son dos se cambrait délicieusement, sa croupe se plaquant contre son amant, telle une supplication pour être prit. Izuku frémit et enfouit son visage dans le cou du blond qu'il mordit fébrilement, tentant vainement de s'enfoncer plus encore dans son intimité, de le posséder jusqu'à la dernière cellule.

- Tu es prêt bébé ? demanda Izuku en se rétractant lentement.

Il savoura l'anticipation qu'il pouvait lire dans les yeux grenats, la façon dont il relevait un peu les sourcils de désespoir, commençant à comprendre qu'il n'allait pas tarder à devenir un corps tremblant et gémissant de plaisirs sous les mains de son amant. Puis il se rengaina lentement mais fermement avant de se rétracter pour recommencer, appuyant avec diligence contre la prostate du blond en nage.

- J'aime comme tu te resserres autour de moi, comme si tu ne voulais pas que je quitte ton corps, comme si tu voulais garder mon sexe tout au fond de toi, grogna Izuku, ses lèvres contre l'oreille bouillante de Katsuki dont il pouvait voir les yeux vitreux se perdre dans le vide. C'est ça que tu veux réellement n'est ce pas ? Être remplit et soumis.

Katsuki avait le visage cramoisis, les propos de son amant l'aurait sans doute fait violemment réagir si ses tripes n'étaient pas entrain de baigner dans ce plaisirs cuisant, cette frustration lui donnant envie de pleurer et de capituler, de supplier d'être achevé par ce membre qui s'encrait en lui délicieusement, le possédant massivement.

- Je sais ce que tu essaies de cacher Katsuki, poursuivit Izuku en raffermissant sa prise sur le bas du visage du blond qui fut contraint de pencher la tête en arrière, croisant le regard vert assombrie. Je sais qu'au fond, tu es une vraie petite salope qui adore être baisé.

Katsuki ferma fortement les yeux, avalant difficilement sa salive, des larmes de plaisirs et frustration mêlé roulant sensuellement sur ses joues. Il avait tellement envie de jouir, il sentait le sang pulser tellement fort dans sa queue qu'il pourrait presque croire qu'elle risquerait d'exploser d'un moment à l'autre. Mais le pire était bien son intimité qu'il pouvait presque sentir frémir et dévorer le sexe de Deku avec une gourmandise effrayante. Il le savait, dans un coin de sa tête, criant de plus en plus fort, à deux doigts de le faire craquer, il savait qu'il crevait d'envie de se faire baiser, d'être possédé et marqué. Deku poursuivait ses vas et viens, continuait de malmener sa prostate, de le faire se cambrer et trembler violemment de ce plaisirs inachevé. Il savait qu'il ne tiendrait plus très longtemps et une partie de lui voulait craquer et effectivement devenir la salope de Deku.

- Tout vas bien bébé, je serais le seul à savoir ça, fit Deku avant de raffermir sa voix. Il n'y aura d'ailleurs jamais personne d'autre qui sera au courant, cette partie de toi est à moi, rien qu'à moi, grogna-t-il en s'enfonça violemment en Katsuki qui gémit fortement dans sa main, ses yeux commençant à se révulser dans leurs orbites. Ose partager ça avec quelqu'un d'autre, et je te le ferais payer, poursuivit-il, un autre coup de rein violent lui arrachant un autre cri. Je te prendrais de la sorte tous les soirs, jusqu'à ce que tu ne puisses plus jouir que comme ça !

Deku continua son rythme intransigeant, le regard fixé sur le visage du blond qu'il voyait enfin partir avec satisfaction. Ses yeux révulsés, son corps enfin abandonné à lui, ses jambes tremblantes et largement écartés l'acceptaient enfin sans condition si ce n'est celle de lui procurer du plaisirs et Izuku en fit son devoir. Il le fit gémir et hurler dans sa main, certain qu'il le supplierait s'il s'arrêtait mais incapable de faire le teste, pas aujourd'hui, une autre fois. Aujourd'hui, il avait atteint ses limites, il avait besoin de se perdre en son amant, de jouir avec lui et en lui. Il posa son front contre l'épaule de Katsuki et écouta avec extase les sons exquis qui faisaient vibrer sa peau. Il pouvait presque entendre des mots, des ''Oh oui'', des ''Encore'' et des ''Deku'' sur le ton de la supplication.

- C'est ça Ka-chan, han, t'aimes cet angle hein ? demanda-t-il juste avant de se renfoncer soudainement en Katsuki qui gémit fortement contre sa main, son dos se cambrant violemment. Oh oui t'aimes ça, gémit tant que tu veux hun, fit-il, ses hanches ne cessant de se rengainer vigoureusement, arrachant immanquablement un cri étouffé à un blond en nage et en proie à des spasmes de plaisirs.

Izuku se mordit les lèvres, il pouvait finalement voir dans son regard les prémisses de cette apogée, de cette perte de contrôle qui rendait ces superbes orbes rouge hagard mais Kacchan n'était pas Katsuki Bakugo s'il ne se rebellait pas jusqu'à la toute fin. Malgré que son corps avait visiblement capitulé, ses hanches se mouvant d'elle même pour aller à sa rencontre, ses jambes tremblants en se maintenant autant écartées que possible, ses phalanges blanchissant dans les draps défaits et dégageant une légère odeur de brûlé, Katsuki résistait encore, les tendons mordant son cou dans l'effort de retenir vainement ses gémissements. Izuku sentait la frustration la gagner, il pouvait être tellement têtu ! Mais savait exactement quoi faire pour qu'il s'oublie enfin.

- Kacchan, tu sais très bien que j'ai beaucoup plus d'endurance que toi, fit-il d'une voix rauque et ferme. Je continuerais de te baiser comme ça hun, indéfiniment s'il le faut ! Jusqu'à ce que tu jouisses alors cesse d'être si borné ! Tu m'appartiens !

Soudainement, Katsuki émit un sanglotement puis un long gémissement guttural, jouissant violemment et longuement. Le vert s'enfouit au plus profond de lui dans un grognement étranglé, Kacchan l'emportant dans sa jouissance avec lui dans l'instant. Il se coucha sur ce dos musclé à souhait, ses lèvres ne pouvant s'empêcher d'aller embrasser son cou brûlant. Pour une raison qu'il ignorait encore, Katsuki aimait beaucoup qu'il lui dise qu'il était à lui et personne d'autre, avoir un sentiment d'appartenance indestructible, une place à lui tout désignée. Et Izuku aurait bien tord de ne pas s'en servir car c'était vrai. La place de Katsuki se trouvait juste à côté de lui, et vice versa.