Premier dérapage

Sirius Black, à moitié avachi sur sa table, soutenait péniblement sa tête à l'aide de sa main. Il se trouvait en cours d'histoire de la magie, deux longues heures durant lesquelles les Gryffondor, en plus de s'ennuyer à mourir, devaient supporter la présence dérangeante des Serpentard, soit leurs ennemis naturels...

Une cinquième année à passer à Poudlard, l'école de sorcellerie la plus réputée au monde.

Sirius n'avait pas suivi un seul mot depuis que Binns, le fantôme qu'ils avaient en guise de professeur, avait commencé à déblatérer son cours. L'histoire de la magie était déjà assez rébarbative comme ça, alors le fait que Binns ne sache parler qu'avec un ton morne n'arrangeait en rien ces heures de calvaire. La plupart des élèves, Black en tête, faisaient uniquement office de présence physique, histoire de ne pas être notés absents trop souvent, ou ils roupillaient simplement en silence. Le jeu consistait à trouver le meilleur moyen de s'occuper le temps que durerait le cours... et deux heures, c'était long. (*)

Le jeune homme tourna un regard vide vers la fenêtre. Ce qu'il aurait aimé pouvoir s'échapper dans le parc à cet instant. Le temps était encore doux... l'année scolaire ne faisait que commencer. Les feuilles s'élevaient au rythme du vent, mais il pouvait sentir la chaleur des rayons de soleil même à travers la vitre. Il soupira. Ce n'était encore que le début.

Il entendait le grattement ininterrompu d'une plume sur le parchemin. Remus, son voisin et ami, était probablement la seule personne que cette matière semblait ne pas endormir. Se mordant la lèvre inférieure, il s'évertuait à ne pas louper un seul mot du professeur, ce que Sirius trouvait tout bonnement stupide -sauf quand il s'agissait de pouvoir copier sur lui lors d'un devoir.

Sirius jeta un coup d'œil à James Potter, à l'autre bout de la salle. James était son meilleur ami depuis leur rencontre, à leur arrivée au château.

Les deux étaient comme inséparables, jamais l'un sans l'autre, et toujours à manigancer quelque chose... raison pour laquelle les professeurs avaient décidé de prendre les devants cette année ; de ce fait, ils étaient désormais séparés dans pas mal de cours, dont celui de Binns. Sirius comme James soupçonnaient que l'idée ne venait pas du fantôme, incapable de prendre une quelconque initiative, mais plutôt de Minerva McGonagall, professeur de métamorphose et accessoirement directrice de la maison Gryffondor.

À cet instant, James semblait s'ennuyer ferme, lui aussi, mais il pouvait au moins s'occuper en lorgnant la jolie Lily Evans, ce qu'il ne se privait pas de faire. Depuis qu'il l'avait vue, quatre ans auparavant, James n'avait d'yeux que pour elle. Elle était incontestablement très belle, cette rouquine aux yeux émeraude, mais quel sale caractère ! Pourtant, même son aspect revêche n'arrivait pas à en faire démordre James. Il sortirait avec elle, coûte que coûte et avant la fin de l'année scolaire, avait-il dit après un énième râteau, la semaine précédente. Sirius s'amusait de la situation ; Lily était la seule fille qui lui ait jamais résisté... Ce qui, à bien y réfléchir, accroissait certainement l'intérêt que James lui portait.

James comme Sirius pouvaient s'enorgueillir d'avoir toutes les plus jolies filles à leurs pieds. Ils s'en amusaient le plus souvent, mais la situation pouvait s'avérer parfois lassante voire dérangeante.

James le gratifia d'un clin d'œil avant de lui montrer d'un geste de la tête le groupe de Serpentard qui se trouvait à deux mètres de lui. Parmi eux Severus Snape, celui que, d'eux tous, ils haïssaient probablement le plus. Depuis leur toute première année, ils se vouaient une haine mutuelle et quasi sans bornes ; bien au-delà de tout ce que Sirius aurait pu imaginer.

Snape était assez grand, le teint cireux, les cheveux longs et gras pendants sur un nez protubérant. Il avait l'air de manigancer quelque chose en permanence et jetait sans arrêt des regards noirs à Sirius et James. Fallait-il aussi préciser qu'il était leur cible favorite...

Tout en lui incitait James et Sirius à le détester et à le pousser à bout, de sa nonchalance à son air supérieur. Il était le stéréotype même du genre de personne qu'on prend en grippe dès le départ sans pouvoir lutter, ni même l'envisager.

Le Serpentard tourna la tête à ce moment là, surprenant Sirius à l'observer. L'héritier des Black lui lança un regard de défi avant de reprendre sa contemplation du parc. À cette période de l'année, ils pouvaient encore compter mettre les pieds dans l'eau du lac quand ils avaient un peu de temps pour flemmarder. Tout le monde connaissait l'existence des créatures aquatiques qu'abritaient ces eaux noires, et pourtant, personne ne se privait de s'y rafraichir quand le temps le permettait ; les plus audacieux y plongeaient la tête la première, allant à l'encontre des règles de sécurité établies.

Sirius passa la fin de l'heure à rêvasser, un regard vague dirigé vers la fenêtre, et bientôt la sonnerie retentit, les délivrant de ces heures de calvaire, jusqu'à la prochaine fois. Il plia négligemment le parchemin qu'il avait sorti et le glissa dans son sac. Il n'avait pas pris une seule note.

Il sortit rapidement de la pièce et attendit les autres à l'entrée de la salle de classe. Ces derniers temps, James aimait trainasser pour rester seul avec Lily. Aucun intérêt ; il ne parviendrait certainement pas à ses fins de cette manière. Après s'être fait rembarrer une fois de plus, son meilleur ami apparut enfin. Sirius soupira.

-Tu es déconcertant, James.

- Je te remercie.

- Ce n'était pas un compliment.

Pour toute réponse, James lui fit la grimace. Il connaissait parfaitement l'avis de Sirius sur le sujet mais préférait l'ignorer. Après tout, il se moquait bien de paraître ridicule, du moment que Lily finissait par craquer et lui tomber dans les bras...

- Et maintenant on a quel cours ? Demanda la voix couinante de Peter Pettigrow, le quatrième membre de leur bande d'amis.

- Arf. On a Métamorphose avec McGonagall.

- J'espère qu'elle ne sera pas de mauvais poil, je n'ai qu'une envie là, c'est de dormir, ajouta Sirius, avant de recevoir un coup sur la tête.

- Oubliez tout de suite cette idée, jeune homme.

Minerva McGonagall venait de les dépasser, brandissant devant elle un parchemin marqué "confidentiel".

- Mon cours n'est pas une heure de sieste pour rattraper vos nuits, reprit-elle, vous n'avez qu'à vous coucher plus tôt.

- Ou supprimer le cours inutile d'Histoire de la Magie... souffla le concerné.

Leur professeur leur adressa un regard courroucé avant de s'élancer à pas rapide vers le bureau du directeur.

- Et ne soyez pas en retard à mon cours ! Leur cria-t-elle de loin.

James se tourna vers Sirius :

- Tu parles, le temps qu'elle passe voir Dumbledore...

L'autre acquiesça. Il n'empêche qu'ils accélérèrent le pas, savait-on jamais.

Effectivement, en arrivant devant la salle de classe à l'autre bout du château, leur professeur était déjà devant la porte, prête à les laisser entrer.

- Il faudra vraiment qu'elle m'explique comment elle fait, un jour, grommela Sirius.

En trainant des pieds, il alla rejoindre sa place à l'opposé de James.

- Bonjour à tous. Aujourd'hui, vous allez devoir travailler en binôme.

Avant même de connaître la suite, tous les élèves se scrutèrent, se mettant silencieusement d'accord sur la formation des groupes. Face à ce spectacle, McGonagall se racla la gorge, les faisant ainsi revenir à son discours.

- Il serait peut-être bon de savoir ce que vous aurez à faire, ne croyez-vous pas ? Elle arqua un sourcil et continua : Etant donné que vous êtes maintenant en cinquième année, vous allez pouvoir expérimenter la métamorphose humaine. Elle est plus délicate et dangereuse que celle d'objets ou même d'animaux, mais elle peut s'avérer très utile et efficace. À tour de rôle vous lancerez le sort avant d'être vous-même transformés. Je peux vous assurer qu'il n'y a jamais eu d'incident jusqu'ici, et que même si c'était le cas, il n'y aurait pas d'effet durable. Ce sort n'est en aucun cas irréversible. Puisque j'ai cru comprendre que chacun avait déjà trouvé son binôme, nous pouvons commencer.

Un brouhaha de chaises raclées au sol et des pas des élèves s'éleva, et bientôt, toute la classe fut éparpillée en petits groupes.

- Ah, Potter. Je préfèrerais éviter de vous voir avec Black. Je sais ce que ça a donné la dernière fois.

Elle fronça les sourcils et scruta l'assistance. Seul Snape se retrouvait seul, mais les mettre tous les deux n'engendrerai surement rien de bon ; cependant, difficile de se rétracter avec pour prétexte que les Gryffondor détestent les Serpentard -et que c'est réciproque- quand on préconise la bonne entente au sein des différentes maisons...

Elle retint un soupir avant de déclarer :

- Potter, avec Snape. Black, joignez vous à un autre groupe.

James lança un regard signifiant clairement "C'est une blague ?", mais devant l'air insistant de son professeur il ne put que s'y résoudre. Snape ne paraissait pas plus heureux que lui d'être son binôme. Avec un air plus que désolé, Sirius se joignit à deux filles de Gryffondor. En s'abstenant de se mettre avec Remus et Peter, il évitait d'augmenter le calvaire de son meilleur ami. James lui en était reconnaissant, même si ça ne changeait en rien le fait qu'il doive se payer le Serpentard.

James avait d'ores et déjà décidé de défigurer au maximum son partenaire, mais il ne doutait pas que la même idée lui ait également traversé l'esprit. Pour faire bonne figure, il s'inclina en déclarant d'un air narquois :

- À toi l'honneur, Servilus.

L'autre allait se ruer sur lui quand McGonagall les interrompit :

- Ça suffit tous les deux ou j'enlève cinquante points à vos maisons respectives ! Elle se calma un peu avant de reprendre, un ton en dessous :

- Je disais donc : il s'agit de transformer votre coéquipier en objet, quel qu'il soit. Vous devez simplement vous concentrer pour le visualiser avant de prononcer la formule magique. Black, pouvez-vous venir, pour l'exemple ?

Après le coup tordu qu'elle venait de leur faire, on ne pouvait pas dire que Sirius sautait de joie à l'idée d'aller servir d'exemple.

Sous l'hésitation de son élève et les coups d'oeil qu'il jetait à James, elle ajouta :

-J'attends.

Sirius se planta devant elle, méfiant. Elle le pointa de sa baguette, ferma les yeux et prononça :

- Convertus !

Sous les yeux curieux des autres élèves, il y eut une détonation avant que Sirius ne disparaisse, laissant place à un meuble de jardin. Quelques-uns se demandèrent comment ça pouvait être la première chose à laquelle leur professeur avait pensé, tous étaient pressés de laisser libre cours à leur imagination.

Un autre coup de baguette et Sirius reprit son apparence normale.

- Avant que vous ne commenciez à lancer les sorts, je vous préviens que je ne veux pas de débordement dans mon cours. Tout élève qui ne respectera pas cette condition sera exclu de cette classe jusqu'à la fin de l'heure. Vous m'avez bien compris ?

Cependant, James se doutait bien que cette mise en garde était loin d'être suffisante pour réguler la haine que tous les deux éprouvaient à cet instant.

- À moi de commencer, donc ? Cracha Snape, le regard mauvais.

Avant même que James ait pu répliquer quoi que ce soit, le Serpentard criait déjà : "Convertus !" transformant ainsi Potter en... cuvette de toilette, sous les regards surpris des Gryffondor et l'hilarité des Serpentard.

Sirius pointait déjà sa baguette dans sa direction : "Finite Incantatem."

Il libéra James du sortilège, le laissant à genoux par terre. Ce dernier ramassa sa baguette au passage et fit volte-face, affrontant un Snape narquois, il répliqua :

- CONVERTUS

Le Serpentard disparut à son tour. Les regards scrutaient la fumée, mais ne découvrirent l'objet en question qu'une fois qu'elle fut totalement dissipée. Un flacon de shampoing. Et moldu de surcroit.

- Je me suis dit que ça pourrait t'être utile. Head&Shoulders, anti cheveux gras.

Sirius était mort de rire.

- J'ai hésité entre ça et le balai que tu as, coincé dans le...

- POTTER ! Hurla McGonagall. Vous et monsieur Snape, sortez immédiatement ! Je rendrais compte de votre attitude au professeur Dumbledore, et bien sûr, vous serez collés ! TOUS LES DEUX ! Vous attendrez la fin du cours dans le couloir, et gare à vous si je ne vous y trouve pas en sortant ! Oh et j'enlève 20 points à chacun d'entre vous !" Termina-t-elle furibonde, le doigt pointé vers la sortie.

En passant la porte, James pesait le pour et le contre. Lilly avait eu l'air furieuse de sa blague, mais, beaucoup d'autres étaient hilares ; Et après réflexion, même avec cette punition, ça valait le coup ! Mais quand même, il devrait le faire payer à Snape, histoire qu'il ne prenne pas trop ses aises.

James sortit après lui, non sans avoir au préalable adressé un clin d'œil complice à Sirius. McGonagall claqua férocement la porte derrière eux. Décidément, l'année commençait bien.

Potter s'affala contre le mur le plus proche, et s'assit par terre. L'autre restait droit comme un i, le regard fixe et l'air revêche. Il restait approximativement quarante minutes de cours. Quarante longues minutes avec pour seule présence la silhouette dérangeante de Severus Snape, planté devant le mur d'en face. James songea un instant à s'exercer de nouveau au sort sur ce pauvre Servilus, mais se ravisa. Il soupira et mit la main dans sa poche, en retirant une minuscule balle dorée. Une fois encore, il avait eu la bonne idée de piquer le vif d'or dans les vestiaires de Quidditch. Les ailes se déployèrent et la petite chose commença à s'envoler. Au tout dernier moment, James l'attrapa d'un mouvement vif et précis ; et il recommença son manège, indéfiniment.

L'autre voyait d'un très mauvais œil ce petit prétentieux faire le malin devant son nez. Le bruit sifflant de la petite balle commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs. À vrai dire, tout ce qui se rapportait à Potter ou à ce sport stupide avait le don de l'agacer.

Pour l'instant, cet abruti ne semblait pas avoir dans l'idée de l'embêter. Il ne semblait pas se soucier de lui du tout, tant qu'il n'avait pas son public à divertir. Tant mieux, au moins il serait tranquille. Il sorti un vieux grimoire à la couverture abimée et commença sa lecture, tournant le dos à son ennemi. Il griffonna ça et là quelques remarques ou alternatives à des sortilèges qu'il testerait plus tard.

Cette interminable heure prit fin lorsque la cloche sonna. Enfin. Les élèves se ruèrent dans le couloir, sourire aux lèvres. À vouloir faire les idiots, ils étaient passés à côté d'un cours pour le moins intéressant ; Mais de toutes manières, qu'aurait-il pu advenir d'autre que ce qu'il s'était passé ? James se consola en se disant qu'avec Snape pour partenaire, c'était inévitable.

Lily lui passa devant le nez, hautaine. McGonagall sortit à la suite de ses élèves pour fermer la salle et vérifier que les deux punis étaient bien là où ils étaient censés se trouver. D'un signe de la main elle leur intima de la suivre jusqu'au placard à balais qui servait de bureau à Rusard, le détestable concierge de l'école.

James fit un signe de la main à Sirius, Remus et Peter.

- On se retrouve à table.

Les autres acquiescèrent et ils se dirigèrent dans la grande salle pour aller déjeuner.

Première punition de l'année, au bout d'à peine une semaine. Là, James avait fait fort. Après trois coups frappés à la porte, ils furent accueillis par Miss Teigne, la chatte adorée du concierge. Le sourire tordu de l'homme -qui ressemblait d'ailleurs davantage à une grimace- semblait signifier : 'je me demandais quand j'aurais la désagréable surprise de vous revoir.'

- Ces deux jeunes hommes ont perturbé le cours à tel point que j'ai dû les mettre dehors pour avoir la paix. Ils méritent une punition conséquente, déclara McGonagall, visiblement de mauvaise humeur.

Rusard se précipita dans le fond de la pièce y prit un carton qu'il lâcha violemment sur le bureau. Toutes les feuilles qu'il contenait portaient le nom de James. En quatre ans, lui et Sirius avaient emmagasiné suffisamment de punitions pour remplir tout un étage du placard où Rusard les stockait.

- Et de cent ! S'écria le vieil homme, entre hystérie et jubilation. Il faut marquer le coup, monsieur Potter !

Il était friand des châtiments corporels et autres tortures, seulement, inutile d'y songer quand le professeur McGonagall était présente. Il dut donc se rabattre sur une idée, sinon moins cruelle, au moins aussi déplaisante :

- Et bien jeunes gens, vous irez récurer les toilettes des filles, sans magie -évidement- et en présence du fantôme qui les hante. Si vous ne connaissez pas encore Mimi Geignarde, je pense que vous en garderez un souvenir impérissable, après jeudi, 19 heures.

- 19 heures !? Mais c'est le tout premier entraînement de Quidditch de Gryffondor ! On est censés élire les nouveaux joueurs !

- Eh bien Potter, vous auriez du réfléchir à cela avant de n'en faire qu'à votre tête, reprit la co-directrice. La discussion est close. Et sachez, au passage, que si j'entends le moindre écho m'incitant à croire que la punition s'est mal passée, vous serez de corvée de ménage jusqu'à la fin de l'année, et ensemble ! Vous pouvez aller manger.

Les deux ne se firent pas prier. Ils sortirent rapidement et empruntèrent des chemins différents pour se rendre au repas. Ils auraient suffisamment à se supporter comme ça.

Lorsque James arriva, Snape était déjà assis en bout de table des Serpentard. Il alla s'installer à côté de Remus.

- Verdict ? Commença Sirius, assis en face de lui.

- Pas de Quidditch pour moi vendredi... Répondit-il, morose.

- Quoi ? Mais c'est les sélections vendredi !

- Va dire ça à McGonagall, elle n'a rien voulu savoir. Je suis sûr que Rusard l'a fait exprès. Enfoiré.

- Et en plus tu vas devoir te coller Snape.

- Ça, je ne pense pas que ce soit nécessaire de le rappeler à James, vois-tu Sirius, le réprimanda Remus.

Il y eut un moment de silence où le regard de Peter passa de l'un à l'autre, puis Sirius annonça :

- Bon, ben t'es grillé pour les semaines -ou les mois- à venir. Je serais ton chevalier servant, se moqua Black. Compte sur moi pour lui régler son compte à cet imbécile. Il n'y reviendra pas de sitôt, crois moi.

Il le gratifia d'un clin d'œil. Ça pour savoir y faire ! Sirius débordait d'idées plus loufoques les unes que les autres pour ce qui était de jouer des mauvais tours. Il fallait dire aussi que Severus Snape était une très bonne source d'inspiration...


(*) Avis à tous ceux qui ont connu les cours d'histoire de l'art... u_u quoi que certains cours doivent être équivalents, même si je n'ai pas expérimenté.

J'espere que ce chapitre vous a plus :) j'attends impatiemment vos retours !