Bonjour tout le monde ! La Belgique est officiellement en mode parano, je me sens enfin libre de montrer ma paranoïa naturelle XD Merci le Coronavirus ! Plus sérieusement, on dirait qu'on vit le prequel d'un bouquin post-apocalyptique.
Hm, bref, voici la suite de ce cinquième tome, accrochez-vous, y a des passages un peu techniques ^^
Merci pour vos reviews et bonne lecture ! :D
Chapitre 1 : La mission ou L'armée des douze Zoé
Le Ministre de la Magie, Octavius Fawley, était le descendant d'une des vingt-huit familles au sang pur recensées par le Ministère parmi les Maisons britanniques. Grand bien lui fasse, j'ai envie de dire.
Le clan Nightingale ne figurait pas dans cette liste pour la simple et bonne raison que nous n'avions littéralement rien à faire de l'état de notre sang. Je veux dire, on n'est pas des chevaux de course. Sans compter que malgré nos mariages hasardeux avec des sangs-mêlés et des moldus au cours de notre looooongue histoire, nous n'avions jamais constaté d'affaiblissement de nos capacités magiques. Du coup mes ancêtres avaient effectué un haussement d'épaules métaphorique avant de laisser tomber ces croyances ridicules sur la pureté du sang. Avant de nous esclaffer bruyamment lors des mariages entre cousins auxquels les autres Maisons avaient eu le malheur de nous convier.
Bizarrement, aucune invitation ne parvenait au Manoir, ces jours-ci.
Nous préférions nous concentrer sur d'autres facettes de notre patrimoine génétique. La propension à être des chieurs notables sans pour autant finir en prison, par exemple.
Pour en revenir à notre Ministre Fawley, il avait tout du politicien véreux qui a poussé ses concurrents dans l'escalier pour arriver au pouvoir. Certaines légendes disaient qu'il fallait agir ainsi pour devenir chef de famille, chez les Vingt-Huit. Quelle perte de temps, par rapport à nos joyeuses Battle Royale en interne !
Fawley avait le nez busqué, le teint pâle comme celui d'un geek qui drague sur Internet sans jamais oser sortir de chez lui, les yeux brun enfoncés dans son crâne (sûrement avec un maillet) et une fine bouche un peu trop rouge à mon goût. Je le visualisais bien en train de se lécher les lèvres H24 pour… slammer plus rapidement ? Il portait le costume standard des politiciens, à savoir un costume trois pièces sous une robe de sorcier noire, et ses cheveux noirs étaient tellement couverts de gel qu'ils étaient tout plats.
Tout chez lui me donnait envie de lui planter ma semelle compensée dans l'entrejambe et de poser les questions ensuite. Il représentait tout ce que je détestais : l'ordre, la politique, la corruption et les dessous de bras odorants.
Comme il n'avait pas l'air de vouloir m'expliquer la cause de mon enlèvement, je perdis aussitôt tout intérêt pour lui et jetai un œil aux environs. Nous nous trouvions dans une salle gigantesque en pierre noire, et il me semblait que l'on avait accolé une pièce rectangulaire à une salle circulaire, comme ça, pour le style. Le plafond de la partie circulaire formait un dôme au-dessus de nos têtes, et un lustre en cristal assez effrayant éclairait le groupe de Langues-de-Plomb qui s'affairait plus loin autour d'un genre d'esplanade surélevée.
Je ne reconnaissais pas les lieux, mais le bruit d'une armoire qui tombe encore et encore avant de se redresser comme par magie me mit la puce à l'oreille. Ça, et les innombrables artefacts exposés un peu partout, bien sûr. Nous nous trouvions dans la Salle du Temps, d'après les bouquins Harry Potter.
La fangirl en moi s'éveilla, mais mon côté Nightingale la renvoya au pays des Songes d'un coup de poêle à frire bien placé. Le Ministre m'avait convoquée ici pour m'impressionner et/ou me faire flipper. J'allais donc faire exactement le contraire.
- Boarf, lâchai-je, blasée. Ouais, c'est la Salle du Temps, et alors ? Je la voyais plus grande, de toute façon.
Comme le Ministre ne faisait absolument pas attention à ce que je manigançais, je sortis discrètement mon téléphone et tentai de prendre l'armoire des Retourneurs de Temps en photo, mais l'appareil implosa entre mes doigts. Trop de magie, compris-je en jetant un regard malheureux à mon portable.
Ces aventures stupides me coûtaient une fortune en technologie moldue, nom d'un crapaud sous amphétamines !
Envahie malgré tout par la curiosité, je m'approchai lentement mais sûrement du groupe de Langues-de-Plomb pour espio… jeter un œil à leur travail. Ils étaient tous occupés à inspecter un genre de grand miroir gris et rond posé sur l'esplanade et lançaient parfois des chiffres et des informations bizarres. J'avais l'impression de participer aux derniers contrôles d'une fusée en partance pour Mars.
Au fil de leur passage autour du cercle, des rangées de glyphes chatoyants apparaissaient à la surface du miroir avant de s'estomper rapidement, me donnant l'impression grandissante que nous allions invoquer le Diable ou une connerie du genre. J'avais vu suffisamment de dessins animés japonais et joué à suffisamment de jeux vidéo pour avoir un mauvais pressentiment par rapport à ce…truc.
Ça puait. Ça puait même un max.
Il était temps de glaner des informations, avant que ce dispositif nous explose au visage.
- Dites, si c'est pour invoquer une créature de l'Enfer que vous m'avez enlevée, déclarai-je, il va falloir changer de plan. D'une, j'y connais rien en démons et ensuite, je ne suis même pas vierge.
Une Langue-de-Plomb me dévisagea avec une pointe d'amusement, mais les autres m'ignorèrent. Un des employés en tenue de taulard s'approcha de nous et indiqua au Ministre que tout était prêt. Satisfait, Fawley se tourna enfin vers moi et me mata de haut en bas, comme si j'étais une prostituée ou un guéridon en promotion. Si ça peut vous rassurer, je n'étais ni l'une, ni l'autre.
- Très bien, Zoé Nightingale, à nous deux.
- Ecoutez, mon vieux, avant que vous n'essayiez de faire un truc que vous allez forcément regretter, je préfère vous prévenir : je suis une femme mariée et mine de rien, même si j'aime mater les derrière qui me passent sous le nez, je suis fidèle, capisce ?
Le Ministre se contenta de souleva un sourcil avant de comprendre ce que je sous-entendais. Son regard se chargea subitement d'effroi avant de me jauger à nouveau avec un dégoût apparent. Ce type n'avait même pas besoin d'ouvrir la bouche pour être vexant, j'hésitais entre le cogner et l'admirer.
- Je vous ai fait amener ici…
- "Enlever" serait plus exact, l'interrompis-je sans états d'âme.
- …Pour participer à une mission très importante pour l'avenir de notre beau pays, continua-t-il sans prêter attention à mes récriminations étymologiques. Voyez-vous, depuis quelques années, le Ministère a investi énormément de temps et d'argent dans la recherche et l'avancée magique de grande envergure, et voilà le résultat !
Il désigna le gros miroir d'un geste de la main bien trop exagéré, et, bien décidée à le faire chier jusqu'au bout, je haussai à mon tour un sourcil délicat avant de prendre la parole.
- Wouaaaah, vous avez fait un miroir. Vous savez que les moldus ont appris à souffler le verre pendant l'Antiquité ?
- Il n'y a pas si longtemps, cet artefact n'était qu'une ébauche, un prototype fonctionnant à peine, poursuivit le Ministre, apparemment décidé à ne pas m'écouter. C'est alors que nous avons reçu une aide venue du futur pour terminer le modèle que vous avez devant vous.
- Heu, j'ai bien entendu ?
Fawley m'adressa un sourire qui se voulait victorieux (j'avais juste envie de gerber sur ses chaussures, mais bon).
- Vous avez bien entendu, Madame Nightingale. Ceci est la toute première machine à voyager dans le temps !
Ooookayyy, j'aurais pas dû me lever ce matin.
- Vous êtes sérieux, là ? Ou alors vous avez passé trop de temps devant Retour vers le futur et ça vous est monté à la tête ? Mais… attendez. Vous avez dit que vous avez reçu de l'aide du futur ?
- Exact, notre prototype ne pouvait que recevoir et envoyer des objet de petite taille d'autres époques. Nous pensions que c'était inutile, mais le Ministère du futur nous a envoyé des instructions pour terminer notre machine. Nous pouvons envoyer des êtres vivants en toute sécurité maintenant.
Mon cerveau bugua. Des décennies de films de science-fiction défilèrent devant mes yeux, et mon côté fangirl sortit de son coma, repoussant ma facette Nightingale pour avoir accès à mes cordes vocales.
- Mais… c'est un paradoxe de l'écrivain ! m'exclamai-je. Si vous recevez une information venue du futur qui va vous aider à envoyer cette information dans le passé d'ici quelques années, comment est apparue cette information ? Qui l'a inventée ? Vous n'avez jamais regardé Doctor Who ou quoi ?!
Evidemment, qu'ils n'avaient jamais regardé de SF de leur vie.
- Calmez-vous, Madame, ce n'est pas un paradoxe, intervint une Langue-de-Plomb de sexe masculin. Nos versions du futur viennent juste de finaliser leur version de la machine, ça leur a pris des années pour trouver les bons sorts et les bonnes runes, ils n'ont fait que nous faire parvenir la formule en avance, pour éviter toutes ces années de recherche.
- Ouais, enfin, même si c'est pas un paradoxe temporel, vous avez quand même créé une nouvelle ligne temporelle, bande d'abrutis ! m'insurgeai-je, toujours traumatisée par les films que j'avais vus sur le sujet.
- Selon nos collègues du futur, nous avons simplement "réécrit" notre ligne temporelle, comme vous dites, corrigea le Ministre, qui d'après moi devait aimer s'écouter parler.
Nous n'étions qu'à deux chapitres du début de l'histoire, et j'avais déjà envie de me barrer en courant pour rejoindre mon lit douillet avant le début de l'Apocalypse. On devrait obliger tous les scientifiques du monde à regarder des films de SF avant de les autoriser à continuer leurs recherches. Je vous jure…
Dans un même temps, mon esprit opportuniste envisageait déjà toutes les possibilités qu'offrait le voyage dans le temps.
- Dites, est-ce que je peux utiliser votre machine pour aller dans le futur et puis revenir ? C'est pour… m'assurer que j'achète les actions qu'il faut, m'voyez ?
Allez-y, osez dire que vous n'y auriez pas pensé, à ma place !
- Bon, bref, vous avez inventé le voyage dans le temps, félicitations - même si vous avez triché. En quoi ça me regarde, c't'histoire ?
- J'y arrive, reprit Fawley. Nos versions du futur nous ont envoyé des nouvelles pas très réjouissantes concernant notre avenir. Sachez simplement qu'un groupe de terroristes sorciers est en guerre avec le Ministère, et nous manquons cruellement d'informations sur leur nombre, leurs motivations, et surtout sur l'emplacement de leur quartier général.
- Heu, vous pourriez être plus clair ? Parce que là, ma tête va exploser, le coupai-je à nouveau.
- Dans les trente ans à venir, un groupe terroriste va mener plusieurs attaques contre le Ministère de la Magie et même nos homologues du futur ne savent pas comment les trouver et les éliminer jusqu'au dernier. Ces individus mettent - mettront, plutôt - la population magique et moldue en grand danger, provoqueront un chaos incommensurable et feront des centaines de victimes collatérales.
- D'accord, mais je ne vois toujours pas en quoi ça me concerne, fis-je, hésitante.
Le Ministre me retourna une œillade qui me déplut et continua son speech :
- Nous avons besoin d'un agent infiltré dans le futur, Nightingale. Cet agent nous transmettra toutes les informations qu'il trouvera dans le futur, ainsi que l'emplacement de cette bande de criminels afin que nous empêchions tout ce merdier de se produire ici, dans le présent.
Si on oubliait tout le côté paradoxal de la chose, ça ressemblait à un bon plan. Enquêter dans le futur pour empêcher le présent de partir en couille. Simple, mais efficace. Le souci, c'est que tout ce discours ajouté à ma présence ici me filait des boutons. Nul doute que la conclusion du Ministre n'allait pas me plaire.
- Cet agent, ce sera vous, Nightingale.
Vous voyez ? Gagné !
- Je vous arrête tout de suite, mon bon monsieur, fis-je avec ma plus belle pose de "vas-y, tu m'intéresses". Je n'ai rien à voir avec le Ministère, je ne vous dois rien et je ne vous aime pas. Pourquoi je bosserais pour vous ? Envoyez un Auror, ce sera plus simple ! En plus, j'ai vu L'Armée des Douze Singes, figurez-vous ! Je ne réitérerai pas l'expérience parce que ce film est franchement chelou, mais je sais comment ça se termine, figurez-vous ! Les missions spatio-temporelles, ça craint ! Surtout que je ne suis pas sûre d'en revenir !
Le Ministre sourit, et l'envie de me tailler en courant me prit à nouveau.
- Voyez-vous, nous avons déjà envoyé des Aurors dans le futur. Ils ont tous été tués par les Ailes rouges - c'est le nom que ces terroristes se sont donné.
- Donc vous vous êtes dit qu'envoyer une civile était autrement plus pertinent, ironisai-je. Vous paierez au moins mes frais d'enterrement, hein !
- Ce que j'essaie de vous dire, c'est que ces terroristes possèdent une liste des employés du Ministère de notre époque, et ils ont fait en sorte de la mettre à jour régulièrement grâce à des espions. Si nous envoyons un Auror du présent ou du futur après eux, ils ne feront pas deux mètres sans être abattus à vue. Nous avons donc pensé à vous. Réfléchissez, vous n'êtes même pas une sorcière, officiellement. Vous n'avez aucun lien avec le Ministère, vous êtes même connue pour votre haine de l'autorité. Si les Ailes rouges vous capturent, ils ne vont prendront même pas pour une menace sérieuse. Vous êtes l'agent parfait pour cette mission.
Bon, il est vrai qu'en tant que Déchue, j'étais un vide juridique sur pattes. En plus, vu que j'étais la chef des Nightingale, j'avais mes entrées dans le monde magique. Et j'avais très envie de voyager dans le temps, comme toute bonne geek qui se respecte. Sauf que…
- Alors, ok, je suis parfaite - même si je n'avais pas besoin de vous pour me l'apprendre. C'est pas pour autant que j'ai envie de vous aider ! Vous m'avez enlevée devant chez moi, je vous rappelle, et ça a tendance à m'énerver un tantinet. Alors bonne chance avec vos terroristes, moi je me casse. Salut.
Je tournai les talons vers la sortie, mais deux des Aurors me ramenèrent à mon point de départ sans aucun effort. Bon sang, j'aurais dû être obèse.
- Malgré vos grandes envolées lyriques, vous avez déjà travaillé avec le Ministère, Nightingale, reprit le Ministre. Vous n'êtes même pas considérée comme une civile, vu que vous passez votre temps à arrêter des mages noirs avant leur montée au pouvoir. Vous vous êtes taillé une réputation de mercenaire dans le milieu des Aurors, vous l'ignoriez ?
- Moi, mercenaire ?! C'est n'imp… attendez, si vous m'engagez comme mercenaire, ça veut dire que je serai payée ?
- Bien entendu. Mille gallions avant, mille après votre retour, déposés à votre domicile dès que vous aurez accepté la mission.
Sacrée somme !
- Bon, mettons que j'accepte… comment ça se passe ?
- Nous allons vous envoyer au Ministère du futur et leurs Langues-de-Plomb s'occuperont de vous briefer. D'après ce qu'on sait, le monde a bien changé, en trente ans, alors ne montrez aucune surprise ou vous serez repérée. Trouvez la planque des terroristes, et si vous voyez leur chef - vous aurez une photo de lui auprès de nos homologues - vous avez ordre de tirer à vue. Si vous le tuez, vous augmentez votre récompense de mille gallions supplémentaires. Si par miracle vous les tuez tous, vous recevrez cinq cent gallions par mois jusqu'à votre mort. A votre retour, vous ne parlerez de cette mission à personne, pas même à votre famille. Si vous ne pouvez pas tenir votre langue, nous oublietterons toutes les personnes de votre entourage ainsi que vous-même. Si vous refusez cette mission, nous effacerons également votre mémoire.
Je profitai du fait qu'il reprenait sa respiration pour lâcher un "woaaaw" halluciné. Je me sentais comme un agent secret dans un de ces films stupides avec Tom Cruise. Ou dans un James Bond, au choix.
- Il faut que vous sachiez que dans ce futur, les moldus sont au courant de l'existence de la magie, fit le Ministre plus doucement. Le Ministère a dû fermer les frontières des îles britanniques pour empêcher la nouvelle de se répandre, et les moldus ont réagi de façon… mitigée. Il leur a été impossible de les oublietter, car tout le territoire a été touché. N'essayez pas de transplaner en dehors des îles, la barrière ne vous laissera pas passer et vous risquez de le regretter.
A ce moment de la conversation, je me sentais… bousculée, comme si on essayait de me faire accepter une mission dangereuse en l'enrobant dans des centaines d'informations plus ou moins pertinentes. Cependant, je savais que révéler la magie aux moldus pouvait se révéler catastrophique si le phénomène était mal géré. Et d'après ce que je venais d'entendre, le Ministère avait très mal géré le problème, comme on pouvait s'y attendre. Ce qui voulait dire que ma famille était potentiellement en danger dans cet avenir sombre et inconnu. Il était donc de mon devoir de chef de clan de tout faire pour les protéger, même s'ils étaient chiants.
Je devais donc me rendre dans le futur pour protéger le présent. Seule.
Dix minutes plus tard, je m'étais résignée. Les Aurors ne perdirent pas de temps et me refilèrent un sac à dos rempli de fringues passe-partout que je dus enfiler dans les toilettes du Département des Mystères. Croyez-moi, vous ne voulez pas que je les décrive.
Je me séparai donc à regret de mon t-shirt Sonmi-451 rose flashy et de mon pantalon troué pour les remplacer par un t-shirt noir et triste et un pantalon en cuir de dragon souple. Je grimaçai devant les chaussures hideuses qu'on m'avait données et gardai mes boots compensées. Mes godasses et moi, c'est à la vie, à la mort. Je refusais de sauver le monde sans mes chaussures fétiches, question de principes.
Je transvasai les vivres et les bouteilles d'eau dans mon sac à dos personnel, où mes space cookies attendaient leur heure, et me préparai à prendre la route. Pas question que je laisse mes pâtisseries illégales au Ministère, ils étaient encore capables de les bouffer, ces cons !
Les Aurors fixèrent mes boots avec réprobation, mais ne firent aucun commentaire. Ils me remirent aux Langues-de-Plomb comme si j'étais en sucre, et les sorciers scientifiques m'invitèrent à prendre place au centre du disque miroitant. Je jetai un œil à la matière grise, qui s'était mise à onduler, et hésitai à monter dessus. Ça avait l'air… vivant.
Je finis tout de même par prendre mon absence de courage à deux mains et allai me placer sur le cercle central. La plateforme vibra sous mes pieds, et je levai un pouce tremblant vers les Langues-de-Plomb pour leur signaler que tout allait bien. C'était le moment de lâcher une réplique culte, si vous voulez mon avis. Je fouillai ma mémoire pour trouver des mots immortels à prononcer d'un air inspiré, mais rien d'intéressant ne me vint à l'esprit.
- Décorporation dans trois, deux… signala un scientifique.
- Heuuuu, merde ! Vers l'infini et au-delàààààà ! m'écriai-je en hâte.
Un rayon blanc aveuglant s'éleva autour de moi, et je me sentis très bizarre, comme si mon corps se délitait. Je plissai les yeux pour apercevoir ma main et faillis dégobiller en la voyant tomber en poussière. J'ouvris la bouche pour signaler le problème, mais le temps que je parle, je n'avais plus de bouche.
Submergée par l'horrible expérience, je perdis connaissance.
À suivre…
Eeeew, voilà qui est gore XD
Un p'tit commentaire pour la route ? :D
