« remembering »
II ; « nightmares »

Le ciel était parsemé d'étoiles. Un chef-d'oeuvre qui contrastait terriblement avec le démon renard à neuf queues, qui saccageait le village, à quelques centaines de mètres d'elle ; elle connaissait l'histoire derrière l'événement, elle s'était renseigné maintes et maintes fois sur les démons, fasciné par leurs grandeurs, leurs beautés, mais là, elle était terrifié. Un énième rugissement flotta dans les airs et elle retint son souffle, une demi-seconde ; son regard se détourna du spectacle macabre et s'accrocha à la silhouette de son binôme, couché dans l'herbe. D'une main forte, elle frappa l'une de ses joues ; une, deux, trois fois. La troisième fois, il se redressa dans un bond paniqué et tenta de reprendre son souffle.

— « Shikadai. » appela-t-elle, d'une voix douce, mais tremblante. « regarde-moi. »

Doucement, elle frotta le dos du brun et se força à lui offrir un sourire réconfortant.

— « inspire, expire. » ordonna-t-elle. « respire profondément. »

Une poignée de minutes plus tard, la panique dans le regard du garçon céda à l'incompréhension, puis à l'effroi, dès l'instant où il remarqua le démon. Le chakra qui s'échappait de la bête le cloua littéralement sur place ; la dernière fois qu'il s'était retrouvé face à une telle aura démoniaque, il entamait sa neuvième année et était couvert de sang.. le sang de ses parents. La main délicate de la brune sur sa joue rougie le tira de ses sombres souvenirs et il plongea son regard dans le sien.

— « qu'est-ce qu'il s'est passé ? » demanda-t-il, le souffle court.
— « il y a eu un problème. » avoua-t-elle. « je ne sais pas ce qui s'est mal passé, mais nous aurions dû être là bien avant la naissance du nukenin et.. » une pointe d'inquiétude brûla dans le fond de ses prunelles brunes. « et nous aurions dû être plus. »

Les mots de la brune lui ramenèrent l'affreuse vérité en plein visage. Il n'avait pas encore entendu l'une des blagues idiotes d'Inojin et n'avait pas vu le sourire adorable de Chôchô ; il n'y avait qu'eux, eux et ce fichu démon renard.

— « o-où est-ce qu'ils sont ? » questionna-t-il, le coeur tremblant.
— « je ne sais pas. nous sommes sûrement éparpillés, je me suis réveillé à deux cents mètres de toi et je t'ai retrouvé, uniquement grâce au sceau de reconnaissance. »

Les binômes s'étaient imposés un sceau de reconnaissance, qui permettait de trouver l'autre, à n'importe quel moment ; pourtant, la simple pensée que l'un de ses meilleurs amis se retrouve seul, à la merci d'un monde shinobi qu'ils ne connaissaient pas, lui broyait les tripes. Il tenta de faire taire son inquiétude et s'appuya maladroitement sur ses paumes, pour se mettre debout, mais une soudaine douleur dans son crâne lui coupa le souffle ; il n'étouffa pas le gémissement agonisant qui s'échappa de ses lèvres.

— « merde. » lâcha-t-il, dans un murmure.
— « tu as mal quelque part ? » s'inquiéta-t-elle, immédiatement. « nous ne connaissons pas les effets secondaires et Konohamaru a précisé qu'il fallait qu'on prenne soin les uns des aut-. »
— « ce salaud a oublié de préciser que ça pouvait mal tourner, dès notre arrivée. » la coupa-t-il, furieusement.

Un soupir s'échappa de ses lèvres et il prit une inspiration, calmant tant bien que mal la colère qui bouillait dans sa cage thoracique ; il n'avait pas tort, Konohamaru et le septième du nom n'avaient pas déclarés une seule fois qu'il était possible qu'ils se retrouvent éparpillés, ainsi. Bien sûr, ils travaillaient en binôme, mais ils étaient censés être là, tous ensemble, au début ; ils étaient censés se mettre d'accord sur un moyen de communication pour garder une idée de l'avancée de chacun. Qu'est-ce qu'ils étaient censés faire, maintenant ? Un rugissement le coupa dans ses pensées et il étouffa un juron entre ses lèvres ; il tenta une nouvelle fois de se mettre debout, remerciant silencieusement la brune pour son aide, alors qu'elle agrippait fermement sa taille, le maintenant droit.

— « excuse-moi. » glissa-t-il. « je suis inquiet pour Chôchô et Inojin. »
— « moi aussi, mais je suis sûre que tout ira bien pour eux. » souffla-t-elle. « où est-ce que tu as mal ? »
— « au crâne. j'ai l'impression que quelque chose est sur le point d'exploser, là-dedans. »

La main délicate de la jeune femme effleura un instant son front et une lumière verte jaillit de son creux, étouffant le mal-être qu'il ressentait depuis son réveil ; un gémissement de bien-être s'extirpa de ses lèvres et il ferma les yeux, une seconde.

— « merci Sarada. » lâcha-t-il, soulagé.

La brune acquiesça simplement à ses remerciements et retira sa main, déposant un regard indéchiffrable sur le démon renard ; un tas de bruits accompagnait ses rugissements. Les cris désespérés des shinobis, le martèlement des queues de la bête qui frappaient le sol, les explosions. Ils connaissaient cette partie là du passé du village caché de la feuille, ils avaient partagés les mêmes bancs à l'académie et avaient assistés aux mêmes cours ; l'attaque du démon était l'un des sujets de la deuxième année et pourtant, être là, à quelques centaines de mètres de ce monstre, les terrifiait bien plus qu'une légende.

Sarada se pencha, ramassant le sac à dos qui traînait au sol et le balança sur son épaule.

— « allons-y. »


Il contemplait la destruction, écoutait le bruit des shinobis qui combattaient férocement, au loin ; des dizaines d'hommes et de femmes qui allaient perdre la vie, là, au détour d'une rue, terrassé par le démon. Kyûbi attaquait, encore et encore, inlassablement, et ils avaient beau riposter, il arrachait une vingtaine de vies innocentes, d'un coup de patte. Il imaginait sans peine les différents clans rejoindrent le combat ; Hyuuga, Uchiha, Yamanaka, Nara, Sarutobi. Des noms qui feraient frémir le pire des nukenins — du moins, tous sauf un. Naruto Uzumaki n'avait peur de personne, il n'était qu'une coquille dénuée de sentiments, prêts à tout pour un peu de sang ; il ne lui avait jamais fait face, mais certains de ses camarades avaient assistés à sa folie meurtrière.

Un paquet de cigarette se glissa sous son nez, le tirant de ses pensées et il secoua la tête de droite à gauche, adossé au mur d'une maison hasardeuse.

— « tu es sûr de toi, mon vieux ? » balança le brun, à ses côtés.
— « j'ai promis à ma mère de ne pas toucher à cette merde. » dit-il, dans un haussement d'épaules.

Et qu'est-ce qu'il ne ferait pas pour elle, sa mère. Elle était sûrement là, quelque part, encore au chaud, dans le ventre de sa mère ; au moins, elle n'entendrait parler de cette nuit, que des lèvres des autres.

— « tant pis pour toi. » lâcha l'autre, en fourrant le paquet dans sa poche.
— « c'est mortel, tu sais, Iwabee. » rappela-t-il, les mains dans les poches.
— « ce que tu es gai, Boruto. » se moqua le brun, un sourire amusé au coin des lèvres.

Le sourire sur les lèvres du garçon se faufila jusqu'aux siennes et il secoua doucement la tête, amusé par le comportement de son camarade ; il était plutôt heureux du choix de binôme. Iwabee était un ami d'enfance, ils s'étaient connus sur les bancs de l'académie et même s'il était plus âgé, il ne le prenait pas de haut. Et c'était quelqu'un de confiance, ils avaient partagés plus d'une mission dans le passé et quel que soit les obstacles, ils s'en étaient tirés, ensemble.

Une bonne heure en arrière, ils s'étaient réveillés dans un coin éloigné du village caché de la feuille, à quelques mètres l'un de l'autre ; ils ouvraient les yeux et la seconde d'après, le démon renard apparaissait et faisait ses premières victimes. Boruto n'avait aucune idée d'où se trouvaient les autres, il espérait juste qu'aucun ne s'était retrouvé propulsé dans les pattes de ce fichu monstre ; il ne doutait pas une seule seconde de ses camarades, et par conséquent, Iwabee et lui avaient décidés que la mission était bien plus importante que le reste. Ils attendraient le bon moment et prendraient la vie du nukenin ; rien, ni personne n'empêcherait cela.

— « Iwabee ? » appela-t-il, au bout de quelques minutes.
— « hm ? tu as changé d'avis ? » demanda le concerné, un sourcil arqué.

Il secoua doucement la tête de droite à gauche, le regard perdu dans l'image macabre qui s'étendait au loin.

— « est-ce que tu.. » commença-t-il, maladroitement. « 'fin.. tu n'es pas effrayé à l'idée de ne pas être capable de faire du mal à un.. nourrisson ? »
— « je t'arrête de suite, Boruto. » lâcha l'autre, les sourcils froncés. « je ne vois pas de nourrisson. moi, ce que je vois, c'est le démon qui a prit tant de vies. »

Le garçon au teint hâlé tira une taffe du tube de nicotine entre ses lèvres et observa une demi-seconde, la fumée qui s'échappait dans les airs. Il comprenait la question de son camarade, il la respectait, mais à ses yeux, elle n'avait pas lieu d'être.

— « peut-être bien que dans une situation différente, l'idée de prendre la vie d'un nourrisson m'aurait dégoûté, mais.. » il tira une énième taffe. « là, ce que je vois, c'est les larmes sur les joues de Chôchô.. et le néant dans le regard de Shikadai. tu t'en souviens, non ? d'à quel point, ils étaient brisés, après ça. d'à quel point, ils n'ont plus jamais été les mêmes. tu t'en rends compte, n'est-ce pas ? »
— « oui. Chôchô ne s'est pas nourri pendant des jours et.. Shikadai n'a pas parlé, pendant presque un an. » se rappela-t-il, douloureusement. « comment est-ce que je pourrais oublier ça. »
— « alors si tu as des doutes, souviens toi de ça. » déclara le brun. « souviens toi de ta colère, de leurs peines, de leurs douleurs. ce n'est pas un nourrisson, c'est un monstre. »

Boruto admirait Iwabee à cet instant. Il n'y avait aucune hésitation dans ses mots, dans sa voix, il lui semblait que le brun n'était pas prêt de flancher, qu'il allait se rendre au bout de la mission et qu'il ferait ce qu'il fallait faire. La détermination de son camarade se glissa dans sa cage thoracique et il acquiesça.

— « tu as raison. » acquiesça-t-il. « tuons le et rentrons à la maison. »
— « c'est carrément dans mes cordes, ça. » approuva le brun, en écrasant un mégot sur le sol.

Ils le feraient. Ils tueraient le nukenin et il rentrerait à la maison, auprès de sa mère et de sa soeur.


L'inquiétude lui sciait les tripes. Elle sauta d'une branche à l'autre, d'un bond agile et contempla une demi-seconde l'intérieur de son poignet ; le sceau de reconnaissance lui signalait que son binôme n'était plus qu'à une trentaine de mètres et elle doubla la cadence. Quelque chose s'était passé, elle en était sûre ; elle s'était réveillée, toute seule, en forêt, une bonne demi-heure en arrière. La technique interdite était censé les amener quarante ans en arrière, d'accord, mais où étaient les autres ? Elle était seule et elle espérait sincèrement que ses camarades allaient bien. Du morceau de forêt dans lequel elle s'était éveillé, elle n'avait même pas été capable d'apercevoir le village caché de la feuille ; elle se savait au pays du feu, mais n'avait aucune idée d'où elle était exactement.

Son pied frappa une branche d'arbre et elle s'écrasa durement dans l'herbe fraîche. Elle protégea tant bien que mal son visage et se réceptionna douloureusement sur les genoux ; l'épuisement qui s'accrochait désespérément à elle, n'aidait pas.

— « merde. fais attention, Sumire. » se dit-elle sévèrement, à elle-même.

Un gémissement douloureux s'échappa de ses lèvres et elle se hissa sur ses deux pieds, dans un bond maladroit ; un léger filet de sang coula le long de son tibia et elle tira un mouchoir de sa sacoche, le plaquant contre la plaie superficielle, quelques perles au bord des paupières.

Elle ne comprenait pas pourquoi le septième du nom l'avait choisi elle, parmi tant d'autres ; elle n'était sûrement pas aussi intelligente que Sarada, aussi rayonnante que Boruto ou encore, aussi forte que Chôchô. Elle s'écorchait le genou et se retenait tant bien que mal pour ne pas fondre en larmes ; quel genre de shinobi cela faisait d'elle ? Et puis, le hokage l'avait mise en binôme avec Kawaki ; ce grand brun aux airs un peu rebelle, mais au grand coeur, qui était littéralement l'un des meilleurs shinobis de sa génération. Le fils adoptif de Konohamaru, chef du clan Sarutobi et chef des anbus, et de Shizune, élève du cinquième du nom et directrice de l'hôpital du village. Elle, elle n'avait même pas de parents, elle n'était qu'une orpheline, sans but et sans aucune particularit-.

Le teint violet de ses prunelles s'accrocha au pourpre, à quelques mètres d'elle, qui souillait l'herbe verte et son coeur rata un battement ; ce n'était sûrement pas le sien et la quantité était inquiétante. Le mouchoir en papier s'échappa de sa main et le souffle court, elle osa un pas vers la mare de sang ; elle n'était pas médecin, mais elle n'avait aucun doute sur l'état de la personne à qui appartenait tout ce sang. Elle était sûrement morte, ou presque.

Quelque chose dans l'herbe écarlate attira son attention, ça lui disait fortement quelque chose ; un bracelet qu'elle se rappelait avoir déjà vu plusieurs fois. Elle le récupéra du bout des doigts et le fourra dans un mouchoir en papier, retirant le sang qui s'y accrochait fermement ; et là, elle crû qu'elle allait perdre connaissance. Bien sûr qu'elle connaissait ce bracelet. Il traînait à la cheville de Kawaki, depuis qu'ils avaient dix ans et elle se souvenait d'à quel point il était fier, à l'époque, de dire à tout le monde que sa mère avait confectionné le bijou, uniquement pour lui.

Un élan de panique enferma son coeur dans un étau et elle ferma les yeux, un instant ; qu'était-elle censée faire ? Que s'était-il passé ? Peut-être qu'il s'était battu, mais aucune trace de lutte n'était visible ; peut-être que ce n'était pas son sang, mais alors que faisait son bracelet, là ? Elle retint difficilement l'inquiétude qui menaçait de lui perdre la tête et décida que trouver le brun était la solution ; elle fourra le bracelet dans l'une de ses poches et s'empressa de suivre les traces de sang.

Elle n'eut aucun mal à le faire ; le pourpre dessinait un chemin vers un endroit qui lui était encore inconnu. Et finalement, son regard accrocha une seconde mare de sang, bien plus inquiétante et terrifiante que la première. Les battements de son coeur prirent une tournure douloureuse et lorsqu'elle releva les yeux du sol, une partie d'elle pria pour que ce ne soit qu'un cauchemar, un mauvais rêve, et qu'elle se réveille, enfouit dans ses draps chauds. Le corps anormalement pâle du jeune Sarutobi traînait au pied d'un arbre et elle repoussa tant bien que mal un haut de coeur violent, en se heurtant au trou béant à la place de la jambe droite du brun. Les larmes qu'elle retenait si férocement depuis qu'elle s'était fait mal aux genoux dévalèrent le long de ses joues et elle se jeta presque aux côtés du garçon, le coeur en vrac.

— « Kawaki ? » appela-t-elle, une pointe de panique dans la voix. « Kawaki, réveille-toi, s'il te plaît. »

Le son de sa voix se répercuta entre les arbres, mais rien d'autre que l'écho ne lui répondit.

— « merde. » lâcha-t-elle.

D'un geste désespéré, elle balança le sac qui traînait sur son dos dans l'herbe et en tira un tee-shirt au hasard, le plaquant fermement sur la plaie béante. Elle n'avait pas le droit de le perdre. Elle ne pouvait tout simplement pas.


— « tout va bien ? » questionna-t-elle, les sourcils froncés.

La pointe d'inquiétude dans la voix de sa petite-amie le ramena à la réalité et il acquiesça maladroitement ; à quelques dizaines de mètres d'eux, le démon renard se déchaînait. Et bien qu'ils étaient là, depuis une bonne demi-heure, ça le terrifiait toujours autant qu'à la seconde où il était apparu, au centre du village caché de la feuille. Les iris dorés de son amie d'enfance le fixaient intensément et il esquissa un sourire, à l'allure réconfortante ; ils étaient épuisés, ils étaient là dans les rues, à venir en aide aux villageois, depuis une bonne poignée de minutes. Une partie de lui lui avait soufflé de prendre la fuite, lorsque ses prunelles s'étaient perdues sur la silhouette machiavélique de la bête, mais le regard de sa petite-amie l'en avait dissuadé immédiatement ; elle lui laissait le choix de s'en aller, elle ne lui en voudrait pas s'il le faisait, mais elle, elle resterait. Et maintenant, il était là, à se battre à ses côtés ; il le serait toujours.

— « Inojin, tu saignes. » grogna-t-elle, au bout de quelques secondes. « merde. »
— « tenez. » entendit-il, dans son dos. « je suis désolé, c'est tout ce que j'ai. »

Un mouchoir se retrouva bien vite dans les mains de sa petite-amie et il eut à peine le temps de remarquer la magnifique rose brodée dans le tissu, qu'elle le plaquait sur son oreille, les sourcils froncés.

— « Chôchô. » appela-t-il. « ça va, je n'ai même pas mal. c'est superficiel. »
— « peut-être, mais une infection peut coûter une vie. » répliqua-t-elle, immédiatement.
— « elle a raison. votre vie est toute aussi importante que les nôtres. » entendit-il, de nouveau.

La propriétaire de la voix se glissa doucement aux côtés de la rousse et il l'observa un instant, légèrement perturbé ; elle n'était pas très grande de taille, plutôt belle, du même âge que lui, des iris d'un noisette envoûtant et des mèches d'un beau châtain. Elle lui disait quelque chose, mais il n'arrivait pas à mettre de nom sur son visage. Un léger gazouillement l'arrêta dans sa contemplation et il se heurta doucement au nourrisson, qu'elle tenait contre elle ; un fin sourire déforma le coin de ses lèvres et il se pencha légèrement en avant, observant de plus près ce beau bébé.

— « ne bouge pas, bon sang. » le réprimanda la rousse, une moue sévère sur les lèvres.
— « mais regarde, il y a un bébé. » souffla-t-il, d'une voix douce.

Un léger rire s'échappa des lèvres de la jeune femme et elle acquiesça ; elle connaissait l'amour de son petit-ami pour les bébés, elle savait déjà, de source sûre, qu'il serait un vrai papa poule, le jour où il aurait un enfant. Elle espérait juste qu'elle en serait la mère. Le doré de ses iris s'accrocha un instant au bébé, qui remuait doucement dans les bras de sa mère et elle esquissa un sourire.

— « félicitations. » lâcha-t-elle, à la mère. « c'est un magnifique bébé. »

Et elle le pensait vraiment. Le nourrisson était d'une beauté simpliste, mais quelque part, les traits doux de son visage lui disait fortement quelque chose ; elle s'apprêtait à dire quelque chose, lorsqu'un rugissement les arracha de l'instant. D'un même mouvement, ils tournèrent la tête vers le démon, qui semblait bien plus en colère que la minute d'avant et une grimace déforma les lèvres de la rousse.

— « bougeons. » proposa-t-elle, le souffle court. « ça ne me dit rien de bon. »
— « tu as raison. » acquiesça le blond. « nous devons les amener en lieu sûr. »
— « je m'occupe du vieil homme. » lâcha-t-elle, rapidement.

Il acquiesça, ramassa son sac qui traînait sur le sol et le balança sur ses épaules, le regard déterminé ; les maisons tombaient les unes après les autres, le village était dans un tel état que ça lui faisait mal. Konoha était une partie de lui, les rues de son enfance. Du coin de l'oeil, il remarqua sa petite-amie, qui hissait doucement un vieil homme sur son dos et offrit un sourire rassurant à la jeune mère.

— « l'une des planques n'est qu'à quelques mètres, nous passerons par les toits pour s'y rendre plus rapidement. » expliqua-t-il. « du coup, je suis obligé de vous porter. tenez fermement votre bébé. »

La jeune femme acquiesça, pas vraiment rassurée et d'un geste d'une extrême douceur, il passa un bras sous ses genoux et déposa une main dans son dos, la soulevant sans une once de difficulté. D'un accord commun, Chôchô et lui s'élancèrent sur les toits les plus proches. Heureusement, Inojin n'avait pas tort ; la planque n'était qu'à douze mètres de l'emplacement précédent et des shinobis attendaient les villageois, d'un pied ferme. Il relâcha la châtain, dès qu'ils se trouvèrent devant l'entrée et la remercia poliment pour le mouchoir, alors que sa petite-amie confiait le vieil homme à des habitants.

Et alors qu'il s'apprêtait à retourner dans les décombres, à la recherche des innocents qui tentaient maladroitement de survivre, son regard s'accrocha à une scène qui lui coupa le souffle. Un shinobi, qui avait rejoint les portes à l'instant où ils s'éloignaient, pleurait à chaudes larmes, les lèvres contre celles de la jeune femme ; il l'embrassait amoureusement et de là où il était, le blond n'eut aucun mal à remarquer le soulagement qui enveloppait l'homme. Mais ce qui lui coupait le souffle, était le fait qu'il connaissait cet homme ; il ne l'avait jamais rencontré, parce qu'il était décédé, bien avant sa naissance, mais il avait vu un tas de photos. Inoichi Yamanaka, son grand-père, se tenait là, à quelques mètres de lui, tantôt embrassant sa bien-aimée, tantôt caressant d'une main douce le crâne de son enfant. Un sourire déforma les lèvres du garçon et d'un revers de manche maladroit, il effaça les larmes qui perlaient au coin de ses paupières, tournant le dos à cet homme qui avait bercé maintes et maintes histoires de son enfance.


Les mains de Sumire tremblaient ; ça ne s'arrêtait pas. Une quantité inquiétante de sang souillait sa peau pâle et elle étouffa tant bien que mal un énième juron entre ses lèvres ; le tee-shirt qu'elle tenait fermement contre la plaie béante de son coéquipier était trempé du liquide pourpre. Elle le balança rageusement dans l'herbe, aux côtés des deux autres qu'elle avait utilisé précédemment, et attrapa un nouveau bout de tissu dans son sac ; qu'était-elle censée faire ? Kawaki n'avait pas ouvert les yeux, une seule fois depuis qu'elle était tombé à genoux, près de lui, et bien qu'elle sentait un léger pouls, il était faible, extrêmement faible. Et une petite voix lui hurlait que si elle ne faisait rien, il allait perdre la vie.

Son regard s'accrocha un court instant au parchemin, qui traînait au fond de son sac ; peut-être qu'elle pourrait enclencher la technique, et retourner avec lui à l'époque d'où ils venaient. Mais, et si, c'était justement ça qui avait blessé le brun ? Si c'était ça, elle risquerait de le tuer en l'emmenant une nouvelle fois. Que pouvait-elle faire, alors ?

Elle retint les larmes qui perlaient au coin de ses paupières et prit une inspiration, insufflant un peu de courage dans sa cage thoracique ; elle connaissait peut-être une solution. D'une main fébrile, elle entama quelques signes maladroits et la seconde d'après, une boule de feu naissait au creux de sa main ; elle n'avait aucune base en médecine, mais ça, elle connaissait. Est-ce qu'elle en était capable ? Est-ce qu'elle était capable de cautériser la plaie ? Les légères flammes se rapprochèrent prudemment de la blessure et elle repoussa un haut de coeur violent ; une amère odeur de chair brûlée traînait déjà dans les airs, alors que ça n'avait fait qu'effleurer les pans de peaux.

Quel autre choix avait-elle ? Si elle ne faisait rien, il ne reverrait jamais ses parents. Il perdrait la vie, là, dans ce bout de forêt, et il en était hors de question ; ils n'étaient pas vraiment amis, mais ils se connaissaient, ils traînaient avec la même bande d'amis. Est-ce qu'elle serait capable de se pardonner, s'il mourrait là ? Elle renifla, au bord des larmes et se refusa à l'éventualité qu'il meurt. Il n'était pas seul, elle était là, près de lui et elle ferait ce qu'il faudrait pour qu'il aille mieux, pour qu'il retourne auprès de ses parents. Elle le ferait.

D'un geste maladroit, mais empreint de courage, elle plaqua le creux de sa main, en feu, sur le trou béant, arrachant un sursaut douloureux blessé ; le cri qui s'échappa des lèvres du garçon manqua de la faire changer d'avis, mais elle resserra sa prise et plaqua durement une main sur le torse du brun, le maintenant difficilement droit, alors qu'il agonisait.

— « pardonne moi. » murmura-t-elle, en pleurs. « pardonne moi. »


Un mur s'effondra, si près de lui qu'il manqua de perdre l'équilibre. Le bleu de ses prunelles se confronta une demi-seconde au doré des iris de sa petite-amie et il étouffa une pointe de soulagement entre ses lèvres ; peut-être auraient-ils dû prendre la fuite, au final, ils s'étaient un peu trop rapprochés du démon. Une petite fille, à peine âgé de six ans, s'était accroché à la manche de son pull, hurlant que son grand-père était seul, coincé dans leur demeure et incapable de se taire face aux larmes de l'enfant, ils s'étaient élancés dans les rues, d'un commun accord. Mais là, ils étaient proches, bien trop proches de ce monstre.

— « après tout ça, je veux des putain de vacances. » lança la rousse, à bout de souffle.
— « où est-ce que tu iras ? » demanda-t-il, en évitant un habitant qui prenait la fuite, vers les abris.
— « où est-ce que nous irons, tu veux dire. » grogna-t-elle. « j'en sais rien, mais très loin de tout ça. »

Il ne retint pas le sourire qui déforma ses lèvres, à l'entente des mots de la rousse. Ils vagabondaient tant bien que mal dans les décombres, à la recherche de ce vieil homme, attendu patiemment par sa petite fille et la voix de sa petite-amie lui apportait un peu de réconfort. Inojin haïssait ça ; le sang, les cris, la tristesse, la mort. S'en était sûrement ridiculement idiot, mais dans des moments pareils, le sourire de sa mère lui manquait vraiment. Sa mère avait toujours su faire taire ses cauchemars, ses peurs, d'un simple sourire ; et il lui était tant redevable. Peut-être devrait-il lui offrir quelque chose à leurs retours ; ou alors, il l'emmènerait au restaurant, juste tous les deux.

— « j'espère que Shikadai va bien. » lâcha finalement la rousse, une pointe d'inquiétude dans la voix. « je n'ai aucune idée d'où il se trouve et ça m'inquiète. »
— « très bien. dès que nous aurons terminés ici, nous partirons à sa recherche, d'accord ? » proposa-t-il, dans un sourire rassurant.
— « et la mission, tu l'oublies ? » interrogea-t-elle.
— « non, mais il est plus important que la mission. » souffla-t-il. « nous irons au bout de celle-ci, dès que nous aurons mis la main sur cet idiot. »

Une minuscule partie d'elle refusait ça, elle souhaitait prendre la vie du nukenin, sans attendre ; peut-être que de telles pensées faisait d'elle, un monstre, mais il peuplait ses cauchemars. Elle entendait constamment son rire au creux de son oreille, sa voix qui lui soufflait de profiter du spectacle, alors que ses parents se battaient à mort, l'un contre l'autre ; elle s'était haïe pendant si longtemps pour ne pas avoir été capable de faire quoi que ce soit, mais qu'est-ce qu'une enfant de neuf ans aurait bien pu faire ?

Les douces lèvres de son enfant claquèrent délicatement sur l'une de ses joues et elle tomba dans le bleu de ses prunelles tendres ; elle était là, parce qu'il n'avait jamais abandonné. Shikadai et elle s'étaient refermés automatiquement, après l'événement, et si Inojin n'avait pas persévéré, inlassablement, peut-être bien qu'ils ne seraient plus de ce monde, à présent. Le blond était sa lumière dans les ténèbres et elle aurait vraiment aimé que ses parents soient à ses côtés pour le voir.

— « je suis sûr que Shikadai se porte bien. » rassura-t-il, dans un hochement de tête. « tu le connais, non ? c'est un idiot, mais il est doué. »
— « tu as raison. » acquiesça-t-elle. « j'ai confiance en lui, il s'en sortira. »
— « au moins, le temps que l'on termine ici. » dit-il, un fin sourire sur les lèvres.

Un rugissement les arracha à l'instant et ils se remirent immédiatement en route, leurs regards perdus dans les décombres des demeures. Sept minutes plus tard, un gémissement douloureux attirait l'attention des deux shinobis et d'un même mouvement, ils se jetaient près du vieil homme, dont la cheville était coincée sous quelques pierres.

— « merde. » lâcha immédiatement la rousse, les sourcils froncés. « tenez bon, on s'occupe de vous. »
— « attrape l'extrémité de la pierre, Chôchô. » ordonna le blond. « je m'occupe de ce morceau. »

Sans attendre une seule seconde de plus, la rousse s'empressa de faire ce qu'il lui disait et après avoir compté jusqu'à trois, ils soulevèrent la pierre qui prenait le plus de place et la jetèrent un peu plus loin. Le vieil homme les remercia maintes et maintes fois, avant d'être pris en charge par un groupe d'habitants qui prenait la fuite ; et pendant un instant, Inojin se posa une question. S'ils n'avaient pas été là, les quelques personnes qu'ils avaient sauvés, qui s'en serait occupé ? Il n'avait croisé que peu de shinobis, ils étaient quasiment tous bloqués aux côtés du démon, protégeant tant bien que mal le village.

Les iris bleutés du garçon se perdirent un instant dans la crinière rousse du démon ; la bête ravageait les environs, écrasant sans peine les shinobis entre ses pattes. Un tableau macabre qui lui glaçait le sang ; il admirait son grand-père, qu'il savait s'être battu cette nuit-là. La voix de sa mère lui contant les aventures de cet homme lui vint à l'oreille et bien qu'il aurait aimé s'y perdre, un truc étrange dans la poigne de la bête attira son attention.

— « j'ai tellement hâte d'un bon bain. » entendit-il, à quelques centimètres de lui. « t'en penses quoi, mon coeur ? »

Il lui semblait presque qu'elle tenait fermement quelque chose dans le creux de sa patte.

— « Inojin ? »

La seconde d'après, Kyûbi prenait de l'élan et balançait les décombres d'une demeure hasardeuse dans une direction aléatoire ; son estomac se tordit douloureusement dans son abdomen.

— « Chôchô. » s'exclama le blond, une pointe de panique dans la gorge.

Les sourcils froncés, elle s'apprêtait à dire quelque chose, mais les mains de son petit-ami la poussèrent brutalement loin de lui ; elle atterrit douloureusement sur le sol poussiéreux et eut à peine le temps de relever les yeux, qu'un tas de pierres s'écrasaient sur le blond. Puis des hurlements de joies remplacèrent les rugissements de la bête. Le démon renard n'était plus là, téléporté par le quatrième hokage ; les shinobis étaient sûrement heureux. Mais elle ne l'était pas ; son regard d'un beau doré ne se détachait pas de tout ce pourpre qui souillait le sol, ses mains, son âme. Parce que là où l'homme qu'elle aimait, était censé être, il ne restait que des décombres ensanglantés. Un cri empreint de désespoir se mêla aux hurlements de joies.


Respirant profondément pour gérer au mieux l'élan de peine qui l'envahissait, il se tourna vers la brune, à ses côtés ; elle observait la scène, quelques perles au coin des paupières et même s'il haïssait le fait de ressentir un tant soit peu de tristesse pour un être si démoniaque, il comprenait. Comment était-il censé rester de marbre ? Le nukenin qui l'avait détruit, qui avait forcé ses parents à se battre l'un contre l'autre, jusqu'à la mort, n'était qu'un nourrisson, à cet instant ; un nourrisson qui était en train de perdre ses propres parents. De là où ils étaient, cachés dans la pénombre et dans les branches d'un arbre hasardeux, ils assistaient silencieusement au sacrifice. Et bien qu'il tentait maladroitement de ne pas le faire, il ne pouvait pas s'empêcher de revoir ses parents, qui acceptaient sans hésitation de se battre jusqu'au dernier souffle, tant que leur petit garçon restait en vie.

— « Naruto. » entendit-il. « il y aura de nombreux moments difficiles.. et pénibles. reste fidèle à toi-même. tu.. tu dois te fixer un objectif, et tout faire pour.. réaliser ton rêve. »

Il lui semblait que Kushina peinait vraiment à dire toutes ces choses à son petit garçon, pourtant elle continuait, encore et encore ; et ça, cette image le cloua sur place. L'amour d'une mère pouvait être tellement puissant dans certains moments et s'en était si douloureux, parce que lui, il n'avait pas eu le droit à tout ça ; tout ce dont il se souvenait, c'était tout ce sang sur ses mains.

— « je voudrais te parler encore et encore.. » avoua-t-elle, les lèvres couvertes de sang. « il y a tant de choses à te dire.. à t'apprendre. je voudrais rester à tes côtés. je.. je t'aime si fort. »

Une main délicate se glissa dans la sienne et il déposa un regard surpris sur sa coéquipière, mais Sarada fixait tristement la scène, un léger tremblement accroché à ses épaules. Ils ne se connaissaient pas très bien, tous les deux, ils étaient amis, mais n'avaient partagés que peu de conversations intenses, à vrai dire ; ils étaient liés par la douce Chôchô. Sarada lui avait semblé être quelqu'un d'intelligent, quelqu'un d'une certaine froideur, pourtant là, elle s'accrochait désespérément à sa main et bien qu'ils n'étaient pas vraiment de proches camarades, il lui rendit l'étreinte.

— « pardon, Minato. » s'excusa la rousse, en larmes. « j'ai été bavarde. »
— « ce n'est pas grave. » souffla-t-il. « Naruto.. c'est ton père qui te parle. je n'ai rien à ajouter.. écoute ta bavarde de mère. »

Il n'avait toujours eu qu'une vague idée de ce qu'il s'était réellement passé cette nuit-là ; il connaissait l'histoire derrière l'attaque, mais il ne connaissait pas celle derrière la naissance du nukenin. Les livres qui contaient l'histoire du village caché de la feuille ne racontaient pas le sacrifice de Minato et Kushina, aucune trace du lien de parenté entre le quatrième du nom et le nukenin. D'une certaine manière, il trouvait ça injuste ; pourquoi les livres ne disaient rien ?

La silhouette immense du démon renard s'évapora, en même temps que la barrière érigée par le quatrième, et la seconde d'après, Hiruzen Sarutobi se jetait près du nourrisson et des corps inertes. La voix rauque du vieil homme suffit à les ramener dans la réalité ; Sarada s'empressa de relâcher sa main et il frotta la sienne contre le tissu de son pantalon, le regard fixé sur le troisième, qui prenait le nourrisson dans ses bras. Il le portait comme s'il était une petite chose fragile et pendant un instant, Shikadai avait bien failli y croire, mais la vérité était là ; il n'était que le démon qui vivait dans ses entrailles et dans quelques années, l'univers entier s'en rendrait compte

— « Sarada ? »
— « hm ? »
— « il est temps. »


Le bout du nez plissé, elle resserra le bandage autour de la peau calciné et étouffa l'inquiétude qui étreignait sa cage thoracique ; elle espérait avoir prit la bonne décision, mais la température un peu trop élevée du garçon lui soufflait le contraire. Qu'est-ce qu'elle était censé faire ? L'une des premières choses qu'ils apprenaient à l'académie concernait l'abandon d'une mission quelconque ; ce n'était pas une option possible pour un shinobi. Que penserait les autres si elle abandonnait ? Que penserait le septième du nom ? L'univers comptait sur eux, ils étaient les shinobis de demain, les personnes qui sauveraient des centaines de vies, par un simple geste ; et pourtant, l'assassinat d'un nourrisson la dégoûtait. Comment était-elle censé prendre la vie d'un enfant, né une petite poignée d'heures en arrière ? Comment était-elle censé choisir la mission à la vie de son camarade ?

Son regard se perdit un instant dans les traits du visage du brun ; il transpirait, le front brûlant, le souffle saccadé et il avait perdu une quantité inquiétante de sang. Est-ce qu'il tiendrait quelques heures de plus ? Elle devait absolument le mettre en lieu sûr et trouver des médicaments ; au diable, la mission, elle s'en fichait.

Dans une inspiration tremblante, elle se hissa sur ses genoux chancelants et s'empressa de concentrer son chakra dans ses bras et ses jambes ; Kawaki irait bien. Elle veillerait à ce qu'il aille bien. Elle noua rapidement le sac autour de son torse et entreprit de mettre le brun sur son dos ; ses mains s'accrochèrent fermement à lui et bien qu'elle sentait tout le poids du garçon sur son corps, qu'elle sentait ses membres qui appelaient à l'aide, elle refusa d'abandonner. Sans une pointe d'hésitation, elle tourna le dos au village caché de la feuille et à la mission ; ils iraient bien, il n'était pas question que ça se passe autrement.


note de l'auteur

Tachouya — Ton commentaire me fait plaisir, j'espère que la suite te plaira.
Miko2005 — Ah, content que ce premier chapitre te plaise. Tu n'es pas la seule à ne pas apprécier le Kiba/Hinata, mais même si c'est là, ne t'en fais pas, la suite risque de te plaire ; je réserve de belles choses à notre chère Hinata. Il est vrai que ce n'est pas souvent le cas, pourtant à mes yeux, Naruto a tout autant de raisons d'être le méchant que Sasuke. Merci pour ton commentaire.
Guest — Merci pour ton commentaire, je suis content que l'histoire te plaise.
Ina — Oh, quel beau commentaire, merci à toi. Ne t'en fais pas, concernant le passé de Naruto et ce qui l'a poussé à devenir le nukenin qu'il est, sera dévoilé, petit à petit ; et j'apprécie cette partie du lien entre Naruto et Sasuke, le fait qu'ils auraient totalement pu être dans des positions inverses. Pareil, le cas de la "cruauté" de Kiba sera dévoilé dans les prochains chapitres et je réserve quelques surprises à notre chère Hinata. L'histoire jouera énormément sur Shikadai, Sarada & Naruto ; les autres auront leurs apparitions, mais ça s'est vraiment centré sur eux, par conséquent tu assisteras au développement de Sarada. En tout cas, merci à toi pour tes beaux compliments.
Unknow — Serais-tu le "Unknow" de CWSAP ? Si c'est bien toi, je suis content de te voir sur cette histoire, et si ce n'est pas le cas, bienvenue à toi ! Pleins de petits indices seront semés au fur et à mesure des chapitres et tu apprendras autant les raisons de la "cruauté" de Kiba que celles qui ont poussés Naruto à accepter totalement le côté démoniaque de Kyûbi. Merci à toi.