Chapitre 2 : Vie à deux

Durant la nuit, Toshinori se remit à vomir, Inko l'entendant et attendit, tendant l'oreille. L'ancien héros pesta mais changea sa poubelle, se remplit un verre d'eau et retourna se coucher. Elle n'osa pas se lever, de peur qu'il se sente surpris en état de faiblesse. Mais elle appela quand même le 811 sur son cell, vraiment inquiète.

On lui conseilla d'amener son conjoint aux urgences si ça se poursuivait. Sinon, c'était peut-être juste une indigestion ou un empoissonnement alimentaire. Inko était partagé, se disant qu'à l'âge qu'avait Toshinori, elle ne pouvait plus le traîner chez le docteur. Elle resta éveiller aussi longtemps qu'elle put, tendant l'oreille, se promettant d'agir s'il se remettait à régurgiter quoi que se soit.

Le lendemain matin, elle se réveilla un peu tard, ayant eu du mal à dormir avec l'inquiétude qu'elle avait pour l'héros à la rentraite.

« … Il va falloir que je pose des questions… sur son état de santé… Je ne pourrais pas veiller beaucoup d'autres nuits, de peur qu'il ne garde rien dans l'estomac…! » songea-t-elle, se changeant et arriva dans le salon, décoiffée.

Toshinori était assis à l'îlot, buvant un café, s'étant fait une toast. Il était coiffé, habillé proprement. Personne n'aurait pu dire qu'il était souffrant ou malade en le regardant ainsi.

-Bon matin, Madame Midoriya…! commenta-t-elle, elle hésita, clignant des yeux, avant de réaliser qu'il parlait à elle.

Tous ses amis l'appelaient Inko, même de simples connaissances…! Elle rougit mais hocha la tête, avant d'aller se servir une tasse de café.

-… Est-ce que je peux vous offrir quelques choses? Pour le petit déjeuner…? demanda-t-il, Inko souriant.

-Si ça ne vous dérange pas, je vais fouiller dans le frigo et le garde-manger et je vais prendre ce qui me plaît…! C'est correct…?

-Mais bien sûr, servez-vous…! fit-il, avant de prendre une nouvelle gorgée de son café.

Elle s'installa à ses côtés, une pomme et quelques biscottes avec du fromage dans une assiette.

-… Vous avez bien dormi…? demanda-t-elle, pour faire la conversation.

À sa surprise, il hocha la tête.

-Très bien! Mieux que bien d'autres nuits…! Et vous?

-Euh… Je ne suis plus habituer de dormir ailleurs que chez moi…! Mais ça va, je suis en forme…! assura-t-elle, ne voulant pas révéler qu'elle savait qu'il mentait.

Elle se doutait que c'était par orgueil, mais elle se demandait s'il ne pouvait lui avouer son malaise, comment elle pourrait lui soutirer des informations sur son état de santé.

« Je n'aurais pas le choix… je dois gagner sa confiance…! » pensa-t-elle, rougissant.

-Oh, tant mieux…! fit Toshinori, posant sa tasse et se levant. Je me suis dit qu'on pourrait faire un tour au centre-ville… Pour chercher un présent pour le jeune Midoriya…!

« … Madame Midoriya, jeune Midoriya… » répéta-t-elle mentalement, rougissant un peu plus, baissant la tête. « S'il continue à nous appeler tous par nos noms de famille, je vais devenir folle et commencer à me sentir vraiment comme une simple étrangère…! »

-Euh… Vous savez… Ce serait moins mélangeant pour moi si vous m'appeler par mon prénom…!

-… Ah?

-Plus personne ne m'appelle Mme Midoriya…! Même le facteur m'appelle Inko…! commenta-t-elle, affichant un petit sourire aimable.

Le héros cligna des yeux, son cerveau se mettant à fonctionner à 100 milles à l'heure.

« Je comprends qu'elle n'aime pas être appelé par son nom de famille, mais nous ne sommes pas au point où je peux l'appeler par son prénom. En même temps, son nom, si cours et si mignon, pourrait rendre nos conversations encore plus agréable. Mais j'appelle déjà Izuku « jeune Midoriya », parce que je ne peux pas faire de distinction pour mes élèves, même s'il est mon apprenti secret…! Sans parler de sa réaction s'il apprenait que j'appelais sa mère par son prénom, il pourrait se méprendre sur nos rapports! Je…! »

-Si ça ne vous dérange pas, en échange, je pourrais vous appeler Toshi! expliqua-t-elle, étant gênée de son audace, se disant qu'il allait juste rire et dire que c'était impossible.

Mais il se retint par en arrière sur le comptoir derrière lui, chancelant, les yeux écarquillés, le souffle court.

« La… La toute dernière femme qui m'a appeler Toshi… C'était… sensei…! » songea-t-il, ayant une larme à l'œil.

-Mais bon! Je ne veux pas non plus abuser! Je suis sûr que juste vos amis les plus proches ou votre petite amie ont le droit de…! commenta-t-elle, Toshinori se redressant, ses cheveux semblant flotter un instant autour de son visage.

-… Inko…

La mère d'Izuku sursauta. Sa voix forte, si mélodieuse et pleine de charisme, prononcé son prénom…!

-… Je comprends vos sentiments et pour améliorer nos rapports, j'accepte votre offre… Mais en publique, vous ne verrez pas de mal à ce que je vous appelle par votre nom de famille…? Pour ne pas qu'il y aille de qui propos. Malgré ma retraite comme héros, je suis souvent observer par des anciens fans ou des journalistes curieux… Je ne voudrais pas que les gens… pour m'atteindre, vous importune…

« … Mais qu'est-ce qu'il va chercher là?! » songea-t-elle, se prenant la joue.

-Ne vous en faites pas pour moi, Toshi! Izuku est un garçon solide parce qu'il a de qui retenir…!

-Keuf! fit Toshinori, se méprenant sur ses paroles.

-Je n'en ai pas l'air, mais je peux me défendre! s'écria-t-elle, Toshinori, essuyant le filet de sang qui descendait de la commissure de ses lèvres, souriant.

Elle était vraiment une femme d'exception. Même en la fréquentant qu'en de rares occasions, il pouvait comprendre comment Izuku avait une nature si bonne et tourné vers son prochain. Une autre personne aurait pu vouloir abuser de l'opportunité pour l'interroger, ou prendre des photos avec lui et publier des mensonges sur les réseaux sociaux. Mais elle semblait tout sauf une profiteuse.

-… J'en suis ravi…! Quand vous êtes prête… Nous pourrons y aller…! commenta-t-il, encore un peu abasourdi et gêné de la tournure des choses.

Prendre de l'air lui fit du bien. Mais il n'en fallut pas long avant qu'un sentiment de culpabilité le reprit.

Ils étaient devant une boutique d'antiquité, Toshinori questionnant Inko quant aux goûts de son fils, avant que des éclats de rire n'attirent leur attention. Une bande de gamin dévalait le trottoir, riant et frappant dans un ballon.

-C'est moi le plus rapide!

-Non, c'est moi!

-Attendez-moi!

Les gamins disparurent de leurs vues, Inko se prenant une joue.

« Ahhh… Il n'y a pas si longtemps, Izuku était aussi insouciant…! » songea-t-elle, souriant, avant de sentir quelque chose de chaud couler sur son bras.

Elle leva les yeux, sourcillant mais palie, une marre de sang tâchant leurs chaussures et Toshinori se couvrant la bouche, plier en deux.

-… que…? fit-elle, ébranlée, avant de lui soutenir la taille, le sentant trembler. J'a-J'appelle un taxi…?!

-N-Non…

-Une ambulance?! s'écria-t-elle.

-Ca… Calmez-vous… Marchons… doucement… Prenons un… raccourci…, pria le géant si maigre, se couvrant toujours la bouche d'une main, la taille de l'autre main, se redressant mais semblant éprouver.

Elle obéit à sa requête, quoi que se trouvant insensé. Dans son état, il devrait vraiment voir un médecin…!

Ils rentrèrent une demi-heure plus tard chez lui et après qu'elle l'aille coucher, elle composa le numéro de téléphone du détective.

Il vint une heure suivant, Inko l'interrogeant après qu'il aille prit sa température et parler seul à seul avec Toshinori.

-… All Might a toujours été perçu comme un héro sans faille, sans graffigne dans son armure… Mais en réalité, c'est un homme avec ses faiblesses… Plus depuis… une grave blessure… Il y a trois ans…, avoua le détective, acceptant la tasse de café que lui tendit la dame.

-Mais est-ce vraiment correct qu'il reste chez lui?! Je veux dire, il vomit du sang…! Hier soir, je l'ai entendu, et encore cette avant-midi… Jamais je n'aurais du l'encourager à sortir…! Est-ce qu'il doit rester alliter?

-N-Non…

-Comment voulez-vous que je le soigne si je ne sais pas de quoi il souffre?

-… Il n'a jamais été question de le soigner, Mme Midoriya… En fait, vous faites déjà de votre mieux…! commenta Tsukauchi, souriant faiblement.

-Vous ne réalisez pas comment je me sens dans tout ça! Je suis une simple femme! Pas une héroïne, ni docteur! Mais j'ai élevé un enfant et il a toujours été clair dans mon esprit que ce genre de phénomènes soient anormales…! Encore moins s'il y a du sang! Monsieur Tsukauchi, je dois savoir! Qu'est-ce qu'il a?!

Le détective soupirant, se frottant le front avant de relever ses yeux sur la dame. Elle semblait sur le point de faire une crise. Mais elle était plus qu'inquiète. Elle était en colère.

Elle se sentait impuissante à aider l'homme que son fils adulait plus que tout. Le seul père qu'il n'avait jamais eu. Alors, elle refusait de rester les bras croisés et le laisser souffrir. Si cet homme ne répondait pas à ses questions, elle traînerait Toshinori à l'hôpital. Même s'il avait encore ses pouvoirs de super héros, elle n'en avait cure, elle trouverait une façon de le faire voir par des spécialistes!

-… Je ne peux pas dire grand-chose… Les héros risquent leur vie tous les jours pour sauver des gens. Certains perdent un œil, d'autre un bras, une jambe… Toshinori a perdu quelques organes. Le pourquoi, en bon état ou en mauvais état, il vomit continuellement du sang. C'est pire quand il a des sautes d'humeurs, pire quand il est déprimé. C'est pourquoi je ne voulais pas qu'il reste seul. C'est d'autant plus important qu'il se change ses idées et qu'il continue à s'alimenter. S'il laisse cette menace peser sur son esprit, je crains… qu'il cesse de se battre pour vivre…

Inko en tomba à genoux, les yeux démesurés, pensant s'être préparé au pire mais ne pensant pas à une histoire si tragique. Comment? Un homme si puissant, si souriant, comment un tel homme pouvait vivre aujourd'hui, quasiment laisser à lui-même, si fragile…?

-Si j'étais capable, je resterais ici…! Mais mon travail me demande d'être en patrouille et de chercher les responsables des crimes, dont celui avec l'enfant dans cette vidéo, destinée à Toshinori. Je ne veux pas vous obliger à rester ici si vous pensez que c'est au-dessus de vos forces. Il préfère encore rester seul, faible, mais que tous ignore son état de santé. Il n'en a parlé qu'à de rares élus… Si je vous le dis, c'est seulement pour que vous puissiez comprendre, parce que vous méritez de savoir pourquoi il souffre…

Elle comprenait, parfaitement. Elle avait suivi sa carrière par la fascination de son fils pour ce héro illustre, et alors qu'Izuku voyait juste un héros invincible, elle voyait un individu qui tentait de faire l'impossible à lui tout seul. Et même si elle l'admirait, elle ressentait de la peine pour lui. Elle n'aurait jamais songé qu'un tel héros puisse vraiment n'avoir aucun soutien, être si secret que juste ce détective et quelques autres personnes savaient pour son mal.

-… Madame Midoriya…? Voulez-vous…? Voulez-vous que je vous raccompagne chez vous…? Vous avez fait déjà beaucoup, je suis sûr qu'il ne vous en voudrait pas si vous…, commenta le policier, sourcillant, se penchant vers elle et lui tendant sa main.

-… Non… Je vais rester…

-… Mais vous…!

-J'ai fait une promesse à mon fils! s'écria-t-elle, serrant les dents, ses mains se crispant en poings. Il m'a demandé de veiller sur son héros. Et je le ferais! Même s'il doit continuer à régurgiter du sang de jour ou de nuit, je nettoierais ses draps, je laverais le sol, je ferais tout en mon pouvoir pour alléger son état! Jusqu'à ce qu'il n'aille plus d'ombre sur son esprit…!

Tsukauchi ramena sa main vers lui, souriant. Il se doutait que c'était beaucoup demander, d'autant plus pour une personne aussi sensible que cette petite femme. Mais il voyait dans ses yeux la même résolution que dans ceux de son fils.

-… D'accord… Mais tant qu'à être ici, laissez-moi vous aider, pria-t-il, lui demandant ce qu'elle aurait besoin.

Inko hésita avant de se relever, pensant à comment elle agissait quand son fils était malade, tout petit.

-… Il va falloir plus de nourritures. Et du thé. Celui-ci…! s'écria-t-elle, sortant celui que faisait souvent Toshinori. Et il faudra aussi des serviettes, d'autres papiers essuie tout et enfin des pailles…

-Des… pailles?

-S'il ne mange qu'en liquide, pour soulager son estomac…! commenta-t-elle, Tsukauchi lui gardant bien de lui avouer qu'il n'avait plus d'estomac.

Mais il prit tout en notes et lui assura qu'il lui amènerait tout ça en après-midi.

-… Pour aujourd'hui, je propose qu'il reste au lit. Il y a ce numéro, une infirmière à Yuei qui connait son état de santé. Enfin, la seule spécialiste de santé qui connait son état de santé…! Si vous avez des inquiétudes ou des doutes, n'hésitez pas à l'appeler. Je serais disponible aussi en tout temps…!

-Merci énormément…! Vous ne savez pas combien je suis heureuse de votre visite…! commenta-t-elle, le policier hochant la tête avant de la laisser.

Elle alla aussitôt rejoindre Toshinori, frappant doucement à sa porte, entendant l'ancien héro grommelé.

-Hum…? Qui est-ce…?

-… Ce n'est que moi…, commenta Inko, rentrant dans sa chambre, le trouvant assis dans son lit, en pyjama.

Tsukauchi avait du l'aider à se changer. Elle vit aussi une bassine proche de son lit et ça lui broya le cœur mais elle se résolut à ne pas montrer sa douleur, se doutant que ça ne ferait qu'envenimer la situation.

-Vous vous sentez un peu mieux? demanda-t-elle, se rapprochant de lui, s'arrêtant à quelques pas du lit King.

Sûrement adéquat quand il avait sa forme héroïque…! Mais un peu vaste pour un homme si mince, sous ses draps beiges.

-… Je suis désolé… d'être un poids…, commenta-t-il, baissant les yeux, serrant ses mains sur ses cuisses à travers l'édredon.

Inko sursauta avant de grimacer.

-Qui vous a dit que vous étiez un poids? Sûrement pas moi! s'écria-t-elle, avant de prendre une bonne inspiration. Vous êtes peut-être un des plus grands héros que le Japon aille connu, mais je vous vois personnellement comme un homme, avant toute chose…! Et je vous respecte énormément, mais je ne vous demanderais jamais d'être un saint…! Tous les humains souffrent! Mon fils plus que d'autres!

Toshinori tourna ses yeux vers elle, l'écoutant mais ayant du mal à croire ses oreilles. Elle… Elle était sérieuse? Elle le voyait comme un simple homme avant toute chose?

-Mais il prend exemple sur vous! Il veut devenir un héros qui apporte la joie et le bonheur autour de lui… Alors, vous ne pouvez pas demander aux gens de ne pas s'inquiéter pour vous! Vous êtes aimé par des centaines, des milliers de personnes…! commenta-t-elle.

-La personne qu'ils aiment tous n'est plus…! Je ne pourrais plus jamais me battre et défendre la paix comme je l'ai fait par le passé…! Combien d'autres innocents devront souffrir par ceux me détestant? Combien d'enfants seront maltraiter, menacer ou pire, tuer par ma faute?! demanda-t-il, baissant la tête, criant presque ses derniers mots, ses doigts blanchissant à force d'exercer trop de force en tordant les draps sous lui.

Inko ouvrit la bouche, muette, se doutant pourtant de ce qu'il vivait. Mais elle n'avait pas compris combien il souffrait de son état, qu'il ne l'avait pas 100% accepter, d'autant plus en sachant que le monde était encore remplie de criminels et de cinglés. Il n'avait plus le pouvoir de les sauver…!

Elle hésita avant de grimper sur le lit et posa ses mains sur les siennes.

-… Vous… Vous êtes un professeur d'une des meilleures académies au pays… Vos élèves deviendront… comme mon fils, je le souhaites, de grands héros… Ils… Ils ne peuvent peut-être pas sauver des vies aujourd'hui, mais… Ils pourront, avec votre soutien et votre guidance, faire autant que vous l'avez fait, à vous seul…! Sinon plus…! Pitié, Toshinori…! Ne perdez pas espoir…! Je sais que vous avez encore tellement de potentiel…! pria-t-elle.

Elle parlait pour le rassurer mais aussi pour le raisonner. Elle ne voulait pas qu'il continue à penser ainsi. Elle ne savait pas combien ses mots pourraient avoir de l'impact sur lui, elle espérait juste que la raison et son sens de la justice le fassent voir ce qu'il pouvait faire, et non pas ce qu'il n'était plus capable de faire.

Toshinori fut ébranlé, la dévisageant de nouveau, impressionné par ce petit bout de femme. Elle le connaissait depuis peu, pourtant, elle trouvait les mots justes pour le sortir de sa torpeur et le cercle vicieux du dénigrement et de la peur.

-… Merci… Merci, Inko…, commenta-t-il, serrant ses mains dans les siennes, la femme lui souriant, avant d'hocher la tête.

-Bien…! Avec tout ça, on a sauter le dîner… Est-ce que vous avez faim…?

-… Je pense que ce serait mieux que je ne mange pas toute suite…, avoua-t-il.

-On pourrait écouter un film… Pour se changer les idées…, proposa-t-elle, lui lâchant ses mains et descendant de son lit. J'ai cru voir quelques cassettes dans le salon. Des films Américains?

-Euh… Oui…! J'avoue que je suis un grand amateur des films d'action et de suspens…!

-Je n'ai pas de genre préféré…! Quoi que mon cœur penche pour les films de Noël…! avoua-t-elle, rougissant, pensant qu'il allait lui proposer gentiment autre chose.

-C'est sérieux? J'adore les films de Noël! Toute la magie, le cadre familial, la happy ending…! commenta-t-il, son visage gagnant des couleurs.

-Vous… Vous en avez vu plusieurs?

-Je dois avoir environ 50 films dans mes DVD…! commenta-t-il, affichant un sourire gêné.

Elle en ramena une pile et en choisit un qu'elle n'avait pas encore vue. Elle choisit « Pendant ton sommeil » et le film était une comédie romantique. Elle était vraiment aberré de trouver ce genre de film chez un homme comme Toshinori, mais en lui jetant quelque coup d'œil, bien emmitouflé dans sa robe de nuit et une couverture sur ses genoux, une tasse de thé dans les mains, souriant et riant au mésaventure de l'héroïne, elle réalisa qu'elle ne devrait pas juger quelqu'un simplement par certains préjugés préconçu. Un homme pouvait tout aussi bien qu'une mère de famille apprécier les films de Noël. Et aussi ceux romantique.

Elle adora le film et nota le titre dans son téléphone, le passé de l'héroïne lui rappelant le sien, très bien.

Orpheline de mère, elle avait grandit seule avec son père. Il était mort quand elle avait 20 ans, elle était alors célibataire et un peu isolée. Heureusement, elle trouva l'homme qui devint son mari, quelques années plus tard, et par la suite, Izuku remplit tout le vide qu'elle pouvait encore avoir en elle, chaque jour étant une bouffée de bonheur.

Elle pouvait voir les erreurs qu'elle avait fait par le passé avec sagesse, acceptant ses choix et songeant que malgré sa distance, entre elle et Hisashi, elle ne regrettait pas de l'avoir marier et d'avoir eu Izuku.

Que son fils pense à elle pour veiller sur son héros, c'était à la fois revalorisant et aussi émouvant… Il la tenait donc en si forte estime…! Elle, une si simple femme…!

L'intrigue se poursuivit et l'héroïne se retrouva devant un grave dilemme. Une tension se mit à grandir mais au final, elle prit la bonne décision et l'homme qu'elle était tombé amoureuse au début se montra ne pas être aussi parfait qu'il le semblait.

(Je vous dirais pas tout l'intrigue, pour la très simple et bonne raison que ces films font parmi de ceux que ma mère préfère et donc que je réécoute sans cesse…! Alors, si vous aimez les comédies romantiques, celui-ci est plutôt bon! )

All Might sourit alors que le métro s'éloignait, la fin heureuse se défilant sous leurs yeux, mais au lieu d'entendre les derniers mots de l'histoire, des larmoiements envahis ses oreilles et il sourcilla.

« … Ça ne finissait pas comme ça… Qui pleure? La grand-mère? » se demanda Toshinori, avant de sentir quelques gouttelettes revoler sur son pantalon.

Il se tourna et réalisa que Madame Midoriya pleurait à chaude larmes, pire qu'un enterrement…!

-Euh… Inko? Qu'est-ce qui…?

-C'est tellement beauuuuuu! s'écria-t-elle, avant de se mettre à parler à travers ses larmes, agitant ses mains, l'intrigue l'ayant tenu en haleine jusqu'à la fin et elle avait vraiment eu peur qu'elle finisse l'histoire comme elle l'avait commencer.

Soit toute seule. Heureusement, la vie lui réservait autre chose, et elle ne pouvait plus arrêter de pleurer…!

Cela fit vraiment du bien à Toshinori, le faisant presque rire, se levant et lui apporta une boîte de mouchoir, lui massant gentiment le dos.

-Vous allez vous faire du mal à force de pleurer autant…!

-C'est un de mes pires dé-fauts… Quand ça commence à-à-à couler, ça s'arrête pu! Je m'excu-u-u-use! fit-elle, braillant toujours, ne réussissant pas à parler sans devoir faire des pauses pour reprendre un peu d'air.

-C'est bon, je comprends…

Il finit par lui faire des œufs brouillés et des toasts, faisant pleurer encore la pauvre femme.

-Vous êtes pas obliger, vous avez pas manger de la journée…! commenta-t-elle, tout bas, hoquetant presque, le regardant avec des yeux de chiens battus.

« Sapristi…! Izuku tient vraiment de sa mère en toute chose! » pensa Toshinori, finissant l'assiette, suant à grosses gouttes, encore sous le choc mais souriant, lui tirant une chaise.

-Ce n'est vraiment rien…! Je ne me sens pas encore assez bien pour manger. Ma cuisine n'est pas si bonne que ça, de toute façon.

Elle se calma et commença à manger, ayant enfin sécher ses joues. Mais quand elle eut manger la moitié de son assiette, elle se remise à pleurer et Toshinori dut se résoudre à lui rapprocher la boîte de mouchoir.

-… C'est… très bon…! Merci! Merci beaucoup…! fit-elle, s'essuyant le visage avec un mouchoir, se mouchant avec un autre.

-C'est rien du tout…! Vous êtes bien meilleure que moi…! répliqua-t-il, ayant l'impression que les rôles étaient inversés.

Mais d'une certaine manière, ça le faisait sentir bien. Même s'il n'avait plus son Quirk, il était encore capable de faire plaisir à une personne. Et cela par des simples gestes de tous les jours.

C'était peut-être ça, les joies de la vie de famille…!

« … Qu'est-ce que je pense là? On est lié d'aucune façon…! » songea-t-il, tentant de se convaincre que le fait qu'il aille donné son Quirk à son fils ne le rendait pas comme son tuteur, plus son maître, son mentor…!

Okay, si ça se savait, on penserait sûrement à autre chose.

Il essaya de chasser cette idée de sa tête tout en mettant un peu de musique et entamant la conversation avec elle, Inko se remettant plus vite de cette nouvelle crise de larmes.