Je ne possède aucun des personnages de la série.
Il ne fait pas bon de se remettre à regarder de vieilles séries qui passent à la télé, surtout quand elles font parties des coups de cœur de votre jeunesse... Et surtout si elle parle de relation fraternelle et paternelle fortes...
Pour le moment tout ce à quoi aspirer Stringfellow, c'était une semaine de vacances sauf qu'il aurait dû savoir que les choses ne se déroulent jamais comme il le voudrait
Hummm Qui est donc la personne qui a proposé ce mot alors que je suis en plein revival... ah lala ça ne pouvait finir qu'en mini fic cette histoire...
Ce texte a été écrit sur un thème des Nuits du FoF sur le thème "Futile"
(Rappel des règles : 1 thème pour une 1 heure entre 21h et 4h du matin)
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
TRAQUE DANS LES BOIS
Chapitre 2 : Des pensées futiles
D'un pas leste, Stringfellow regagna le sommet de l'arrête et s'aplatit sur le sol. Son cœur battait vite et le sang pulsait à ses tempes pendant que des images assez désagréables lui revinrent en mémoire. Des images de lutte, de traque et de longues nuits, tapi à genoux dans une rizière gelée, trempé jusqu'aux os et ne parvenant plus à sentir ses muscles engourdis. Les pas des hommes qu'il percevait maintenant en contrebas, faisaient écho à ceux des soldats en train de les traquer. Il ressentit sa peur de l'époque, sa terreur aussi lorsqu'une balle avait explosé le crâne du gars accroupi à côté de lui en le touchant à la joue, le recouvrant de son sang et des éclats de ses os.
Des tremblements s'emparèrent de lui et il ferma les yeux, mais les images étaient là et elles tournaient en rond dans sa tête depuis qu'il les sentait de plus en plus proches de lui. Stringfellow jetait de temps en temps un léger regard sur sa montre. S'il en jugeait à l'heure qu'elle affichait, cela faisait une heure qu'ils étaient à sa poursuite. Pour être remonté aussi vite dans sa direction, ils avaient plutôt dût se poser plus loin sur la berge que sur le ponton. C'était bon à savoir, même si pour le moment cela ne lui servait à rien.
Stringfellow poussa sur ses bras pour se relever, mais une détonation retentit à ses oreilles et il se jeta à plat ventre. Il attendit, le souffle court, comprenant au bout de quelques secondes qu'en fait elle n'avait jamais eu lieu et qu'elle n'existait que dans sa tête. Il ne pouvait pas continuer comme ça. Il fallait qu'il se calme parce que plus son angoisse montait et plus il était perdu entre ses souvenirs et la réalité. Le jeune homme prit une longue inspiration et secoua la tête avec détermination. Il ne devait pas perdre pied. Tout ce qui ne concernait pas sa situation actuelle était futile, inutile et dangereux. Il ne devait pas se laisser parasiter. Avec un peu de chance, il allait pouvoir les piéger. Il y avait un endroit rocheux et glissant où ils ne pourraient que marcher un derrière l'autre et une crevasse qui pourrait lui servir. Le jeune homme ne savait pas comment il pourrait se servir de cet endroit accidenté, surtout qu'il n'avait pas d'armes, mais ce serait sans doute plus facile de tendre un piège là-bas qu'ici.
Il reprit donc son chemin tout en faisant en sorte de les garder à distance. En plus, il ne savait pas vraiment à qui, il avait à faire, sauf qu'il paraissait déterminé. Maquiller un hélicoptère comme celui d'Archangel pour qu'il ne se méfie pas était assez élaboré pour qu'il comprenne qu'ils étaient dangereux et déterminés… déterminés à l'abattre s'il en jugeait par leur arrivée. Cela le changeait, habituellement on voulait le faire parler pour récupérer Airwolf, là c'était plus direct… Même s'il était sûr que cela avait un lien avec son emmanchement dans les réseaux de la FIRM.
...
Au bout de 20 minutes d'effort supplémentaire, Stringfellow arriva sur l'arrête qu'il avait en tête depuis le début. Il aimait bien venir observer quelques rapaces par ici et ramasser quelques plantes pour les faire sécher et… d'autres pensées lui vinrent d'un coup. Des pensées plus anciennes où il vit deux gamins braver les interdits pour grimper jusqu'ici et monter sur les rochers. Il se revit à 14 ans, répondant au pari de son frère de monter sur le rocher qui surplombait l'à-pic. Il l'avait fait, se croyant indestructible et en redescendant, il s'était brisé la jambe. L'engueulade que lui avait passé Dominic avait été mémorable, tout autant que le câlin de soutien quand la colère, qui n'était qu'une émanation de sa peur, était redescendu. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres, mais il le chassa en entendant une branche craquer sous le poids d'un homme. Ce n'était toujours pas le bon moment pour toutes ses pensées plus ou moins futiles.
Stringfellow se dissimula derrière l'un des rochers et attendit. Son attente ne fut pas bien longue, parce qu'il vit avancer à découvert l'un des types. Il était vêtu tout en noir avec les gants, la cagoule et brandissait un fusil d'assaut. Il portait aussi un sac à dos avec un téléphone satellite, ça c'était intéressant et puis, il semblait seul. C'était l'éclaireur du groupe…
Stringfellow ne savait pas s'il le resterait longtemps et décida de tenter sa chance. Au moment, où il passa devant lui, le jeune homme jaillit de derrière son rocher. I lui bondit dessus et lui passa un violent coup de poing. Le type chancela et pressa sur la détente. Deux coups de feu partirent, mais Stringfellow lui arracha son fusil et lui passa un coup de pied au menton en pivotant. Projeté, le type bascula violemment et sa tête heurtant l'angle d'un rocher. Le bruit que fit les os de son crâne en se brisant le fit frémir et appela une vague de souvenirs douloureux, mais le pilote ne prit pas le temps de s'attarder sur son sort, ni de les laisser surgir. Les coups de feu devaient avoir alertés les autres et il ne savait pas combien ils étaient. Il se pencha, récupéra le fusil, les chargeurs et la téléphone satellite et s'enfonça plus profondément entre les rochers. Il se dissimula à l'aplomb de la falaise juste au moment où un groupe de quatre hommes déboula à son tour.
