PDV Kabuto
— Kabuto t'as vu ça ?
— Oui j'ai remarqué.
On venait d'assister à la fuite d'Anko, elle qui pourtant semblait si amicale. Je n'en revenais pas d'avoir aperçu un inconnu rentrer si facilement chez nous. J'essayai tant bien que mal de calmer mon cœur qui lançait des pulsions frénétiques sans relâche, je pouvais le sentir battre dans chaque recoin de mon corps. Je regardais mon ami Urushi qui était visiblement dans le même état que moi, laissant apparaître quelques gouttes de sueur sur son visage horrifié.
« Il faut avertir Mère. Lançais-je.
— Mais il est déjà bien trop tard on devrait déjà être en train de dormir là !
— Ce n'était pas une question dépêche toi Urushi ! »
J'enlevais rapidement ma couette et je fis un bond pour atterrir dans mes chaussons, puis j'ouvris la porte, me menant directement vers elle. J'entendis d'autres voix que la sienne émaner de la pièce en face de moi, je m'accroupis pour que mon œil droit soit au même niveau que le trou de la serrure et j'attendis pendant un long moment jusqu'à entendre un homme parler d'Anko :
— Il nous faut cette fille ce n'est pas négociable.
— Le Hokage ne tolèrerait jamais cela Danzo, l'Orphelinat a déjà payé les dettes que nous vous devions alors je ne compte pas laisser qui que ce soit partir avec vous.
— Nonô, pensez-vous vraiment qu'Hiruzen s'occupe que de votre personne ? À tout instant nous pouvons réduire votre refuge en poussière alors arrêtez de discuter nos ordres.
Je décidai de vite intervenir après cette échange, j'entrais brutalement dans la pièce avec mon ami apeuré.
« Anko est partie donc ne parlez pas comme ça à ma mère ! » J'étais trop énervé pour me contenter de la moindre politesse, je fixais sauvagement les hommes en tunique noire apparemment étonnés de la nouvelle.
« Comment ça elle est partie ? S'écria Nonô.
— Urushi et moi l'avons vu partir avec un homme, je pense que c'est un criminel.
— Un criminel est entré chez nous ? Mais c'est impossible une équipe des forces spéciales sont en rôde autour du bâtiment !
— Je n'ai pas pu tout comprendre mais l'homme les a endormi, et je crois qu'Anko le connaît déjà.
— Pourquoi ?
— Elle avait mentionné : Sensei. »
La tension montait rapidement dans l'air, un vide instantané apparut aussitôt dans la pièce laissant place à un instant de réflexion de la part des adultes. « C'est forcément Orochimaru alors, pourtant il est très recherché ces temps ci. » Danzo brisa le silence. Les acolytes de l'homme brin soupirèrent, puis ils se volatilisèrent pour partir.
« Vous êtes vraimenten train de vous en allez, en pensant que j'oublierai que vous nous avez menacé il n'y a même pas cinq minutes ? Insista Mère.
— Je n'ai plus rien à faire ici, tâchez de juste garder le silence sur cette discussion et tout ira bien pour vous ; enfin, normalement. »
Il disparut également dans un nuage de fumé pour rejoindre ses subordonnés. Pendant un court instant, j'ai cru apercevoir des larmes jaillir des yeux émeraudes de Mère, mais je ne pourrais sûrement jamais savoir si c'était bien cela ou seulement mon imagination qui aime encore me jouer des tours.
Je m'approchai d'elle, faisant craquer l'ancien parquet, puis je l'encerclai avec mes bras pour lui offrir un tendre câlin. Elle me répondit joyeusement en positionnant sa main gauche derrière mon dos, et la droite sur mon front, tout en caressant mes mèches argentées. Urushi n'hésita pas à s'incruster comme à son habitude, en imitant mes faits et gestes.
PDV Anko
Je me réveillais maladroitement dans une chambre qui me semblait étrangement familière, puis je me souvenais de la nuit que j'ai passé avec Orochimaru. Comment ai-je pu céder si facilement à ses belles paroles ? J'étais pourtant bien là, à côté de l'homme que j'avais le plus aimé au monde, un voyou sans le moindre sentiment. Je bougeais mon corps ramolli d'hier pour voir Orochimaru éveillé, en train de me regarder longuement.
« Tu es enfin réveillée ma chère. » Il me fit un large sourire malicieux qui m'aurait presque effrayée. Je le vis tout aussi nu que moi. Il colla sa main pâle derrière ma tête pour me rapprocher de lui ; le fait d'avoir ma peau contre la sienne lui faisait très certainement prendre quelques degrés d'excitation.
« Pensez-vous vraiment que j'ai fait le bon choix en venant avec vous ? » Je ne pouvais pas m'arrêter de me remettre en question, douteuse.
« Je t'ai fait qui tu es devenue maintenant, tu ne peux pas le nier. C'est pour cela que je te veux à moi seul, permet mon égoïsme.
— M'aimez-vous réellement ?
— De tout mon cœur.
— Pourtant, je me suis toujours sentie inutile et impuissante face à vous.
— Écoute. Ce que tu penses tu le deviens, ce que tu ressens tu l'attires, ce que tu imagines tu le créées. Le monde est sans limite, alors pourquoi ne peux-tu pas accepter l'amour que j'éprouve pour toi ?
— Je vous aime, pourtant je n'arrive pas à croire l'innocence de vos mots.
— J'ai toujours voulu te faire mienne, mais pendant un temps je n'ai simplement pas pu l'admettre. Mais aujourd'hui je vais te faire sentir comme le Phoenix qui renaît de ses flammes. »
Il déposa une multitude de doux baisers chauds sur ma bouche humidifiée. J'en profitais pour mordiller délicatement sa lèvre intérieure, puis y introduire ma langue s'enroulant avec la sienne. Soudainement, il arrêta notre échange. « J'ai du travail qui m'attend, ce soir peut-être. » Orochimaru souria et me fit un clin d'œil mystérieux, d'une certaine manière cela atténuait ma nervosité.
Il sortit du lit moelleux, me dévoilant ainsi ses courbes parfaites et son corps musclé. Je rougis rapidement à la vue de son fessier bien construit. Il se retourna pour me regarder une seconde fois et il ricanna en me voyant ainsi, je décidai de simplement le fuir du regard. Orochimaru commença à faire une pile de ses vêtements par terre puis de les enfiler juste avant de s'en aller.
« Nous dînerons à 19h, ne soit pas en retard. » Il ferma la porte derrière lui après un grand silence qui paraissait éternel.
Je restais au chaud sous ma couette pendant plusieurs minutes, jusqu'à sortir pour aller dans la pièce adjacente qui me menait dans la salle de bain. J'entrais dans la douche et j'allumais la buse pour laisser couler l'eau froide sur ma peau brûlante, me refroidissant. Je baissais ma tête, désespérée. Au final je n'étais pas différente de lui, j'avais lâchement abandonné Konoha et trahi plusieurs personnes qui m'avaient accueilli, sans même se soucier de qui j'étais réellement contrairement aux villageois.
J'avais envie de vomir. Ce n'était pas le fait que ma personne était devenue remplie de honte et de déshonneur qui me faisait mal au cœur, mais plutôt parce que je trouvais cela si agréable. Ce sentiment de liberté, d'insouciance et d'incertitude me faisait tant rêver avant, et maintenant que j'ai cette opportunité, je ne pense plus qu'à ma pitoyable vie d'avant. Pourquoi le doute devait-il autant m'envahir ? Je ne pourrais donc jamais vivre en paix dans ce monde de mortels ?
Je finis de laver mon corps devenu propre, puis je sortis de la douche tout en enroulant une serviette blanche autour de moi. Je me regardai dans le miroir, désemparée ; j'avais l'impression de perdre la tête ainsi que la raison.
Le soir arrivait enfin, j'avais l'impression que les heures passées à me remettre en question étaient interminables. Je marchais rapidement dans les couloirs pour rejoindre Orochimaru dans la salle principale, comme au pas de course. Je vis avec étonnement que la table était déjà dressée avec de beaux couverts dorés.
« Tu es en avance, impatiente ? » Il ricana de mon action. Évidemment, Orochimaru était présent avant moi, accompagné d'un homme qui m'était inconnu. « Qui est-ce ? » Dis-je avec stupéfaction. Je les regardais attentivement avant d'obtenir une réponse :
— C'est Danzo. De base, c'était lui qui était censé te ramener vers moi, mais mon impatience avait prit le dessus, j'ai donc pris d'autres directives.
— Vous vouliez vraiment m'avoir en fin de compte, je vois.
L'homme en question se retourna pour m'observer. « D'ailleurs, vous ne m'avez jamais dit quelles étaient les motivations qui vous poussaient à me demander de vous apporter cette jeune fille. » Cette question n'allait sûrement pas plaire à tout le monde.
« Mes motifs et mes buts n'ont aucun lien avec vous, ne vous avisez pas de savoir ou d'obtenir des réponses sans conclusions. » Son ton sec signifia que cette discussion n'irait pas plus loin.
Après se débat explosif, nous nous mettions à table pour manger. Un subalterne d'Orochimaru arriva et nous servit une multitude de nourriture comme dans un restaurant chic. Viandes, poissons, crudités ; j'avalais tout comme si l'on m'avait interdit de manger depuis des lustres. Le repas se passait dans un calme troublant, quelques paroles s'étaient échangées mais rien de plus intéressant.
On finissait rapidement de goûter aux derniers restes avec le dessert puis nous nous quittions. « Si tu as besoin de quoi que ce soit fais moi signe Orochimaru. » Danzo sortit juste après de l'immense repère en utilisant un jutsu de téléportation.
Je décidai d'aller retourner dans ma chambre mais une soudaine sensation me mit en garde : je sentis le souffle chaud de mon Sensei contre mon cou à découvert. Je sursautai de surprise lorsqu'il commença directement à toucher mes cuisses ; mon pantalon faisait obstacle.
« Mon sexe devenait insupportable pendant le repas à la vue de ton corps, Anko. » J'étais déjà toute tremblante d'excitation, mais il n'allait pas s'arrêter là et entama un long moment pour sucer mes oreilles et ma nuque.
Orochimaru décida de prendre le relaie avec des baisers sur mes lèvres. Il souleva mon corps et me porta jusqu'à notre chambre tout en continuant à m'embrasser brutalement.
Une fois arrivés, il ferma à clef la porte derrière nous puis il commença à enlever mon haut en maille précipitamment. Je fis la même chose et je reculai en arrière avec lui pour nous mettre sur le lit. Je sentis sa main passer sous mon jean, puis sous mon sous-vêtement pour caresser mon entre-jambe jusqu'à mon clitoris. Les sensations étaient incroyables, deux de ses doigts touchaient mon organe ce qui me fit hurler de plaisir ; Orochimaru souria et continua ses mouvements circulaires.
Je restais allongée pendant un bon moment, étant presque paralysée de bonheur par son touché, mais il s'arrêta pour voir ses doigts enveloppés de ma semence. Orochimaru les lécha lentement un par un ; il prenait un bien fou à me laisser sans contact pendant un moment, c'était presque devenu une provocation pour moi.
Agacée, je l'entrainai dans un baiser forcé, devenu sensuel par la suite avec nos langues réuni. Tandis que j'approfondissai notre échange en plaçant mes bras derrière son cou, Orochimaru enleva mon soutien-gorge, dévoilant ainsi mes seins. Il mit sa main droite au niveau de mon jean et de ma culotte pour les enlever totalement, ayant un libre accès sur mes fesses qu'il prit férocement. Son autre main se baladait dans ma poitrine qui, apparemment, lui plaisait beaucoup.
Mon corps fut de nouveau plaqué sur le matelas avec celui d'Orochimaru au dessus de moi, son érection pressée contre l'une de mes cuisses le dérangait. Je décollai ma bouche de la sienne et par la suite baisser complètement son sarouel japonais gris d'entraînement. Dans la précipitation, il envoya le reste de ses vêtements sur le sol pour vite regagner le contact de mes seins qu'il lécha intensément pendant de longues minutes. Ce moment me paressait bon mais trop court lorsqu'il s'arrêta pour me fixer, le regard rempli de luxure.
Je ne comprenais pas, Orochimaru s'allongeait à côté de moi attendant quelque chose de ma part. « Tu ne pas pas touché autant que moi, maintenant c'est à ton tour de me faire plaisir mon amour. » Je n'avais jamais réellement pu prendre en main une situation comme celle là auparavant, c'était assez stressant de devoir procurer le plaisir à son partenaire.
Je pris le temps de réfléchir à mes faits et gestes, cela ne servait à rien de se précipiter car le but n'était pas de gagner une course mais plutôt de vraiment montrer à quel point je l'aimais. Je me mis quasiment allongée sur lui, commençant à caresser son torse puis à sucer et toucher ses mamelons qui durcissaient. Je me décontractai lorsque j'entendis le souffle d'Orochimaru s'accélérer grâce aux sensations qu'il éprouvait.
Je descendis mon corps vers son sexe tout en gardant ma langue sur sa peau transpirante qui atteignit bientôt l'endroit que je voulais. Je pris lentement son pénis et ses bourses et je léchai doucement son périnée, pour ensuite commencer à prendre la majeure partie de ce dernier dans ma bouche. Tout était nouveau pour moi ; le goût, la sensation, la pratique. Au début, je fis de lent va-et-vient pour m'habituer à cette chose, jusqu'à accélérer le rythme devenu rapide et régulié. Je compris qu'Orochimaru luttait contre l'envie de faire plusieurs poussées pour être encore plus profondément en moi, mais je savais qu'il se contrôlerait par pur honneur et respect envers ma personne.
« Arrête. » Sa voix était presque plaidante. J'enlevai mon visage et mes mains pour finalement être entraînée dans un énième baiser passionné.
Orochimaru se retira et écarta mes jambes qu'il mit sur ses épaules. Il mit son gland sur sur mon clitoris mouillé, faisant des cercles qui m'excitaient et l'humidifiaient encore plus avant l'acte final. Je le sentis descendre, me pénétrer lentement et entièrement tout en maintenant fermement mon bassin tremblant.
J'étais maintenue entre plaisir et souffrance, amour et luxure. Le simple fait de laisser mes paupières ouvertes était un geste presque insurmontable lorsqu'un orgasme me frappa. Je gémissais et sentais le membre d'Orochimaru reculer puis avancer au plus profond de mon être, les coups de rein devenaient encore plus audibles et mouvementés lorsqu'il allait bientôt jouir.
Il grogna et ne tarda pas à venir, se libérant en moi avec une forte poussée. Orochimaru reprit son souffle et se serra contre mon corps pour finalement me mettre en cuillère. Avant de m'endormir, je pris un moment pour repenser à ma vie en fermant mes yeux, qui n'était finalement que désordre et incompréhension. Parfois je me demandais comment je deviendrais plus tard ; savoir ce que le destin me réserve.
Certaines phrases se baladent dans ma tête comme une chanson sans limite. Ma vie n'est qu'un texte écrit du bout de la plume tenue par un suicidaire. Les bass mélancoliques sont le rythme lent de mon cœur prêt à rompre. Mon souffle est le tempo de la musique saccagée, m'envoyant à l'asphyxie implorée. Et mes veines sont imprégnées des blessures infligées aux guerriers, abattus sur le champ de bataille pour nous sauver.
PDV Sarutobi
Déjà le matin, j'aurai bien voulu avoir un jour de congé supplémentaire aujourd'hui. Je m'installais tranquillement dans mon fauteuil et je commençais à feuilleter les nouvelles demandes de mission, puis signer plusieurs documents à propos du village. J'entendis de forts bruits de pas émanant de l'extérieur de mon bureau, on toqua à ma porte :
« Vous pouvez entrer. Disais-je.
— Maître Hokage nous avons un sérieux problème à propos de la jeune fille Anko, je vais vous faire mon rapport. »
C'était deux ninjas des forces spéciales qui étaient rudement entrés.
« Étant donné que le soleil allait se lever, moi et mon adjoint avions pris la décision de faire un relais pour la garde. Mais lorsque nous sommes arrivés l'équipe en place était totalement à terre, endormie mais sans blessure. Je me suis donc occupé des ninjas tandis que mon équipier est allé questionner la gérante de l'orphelinat. Apparemment nous avions reçu un signal d'alerte de leur part mais il n'a jamais été distribué. D'après deux enfants, Anko serait partie consciament avec un criminel qui serait probablement Orochimaru. Nous n'avons pas pu en savoir plus sur ce qu'il s'était passé. Expliqua le ninja.
— Les enfants ont-ils été blessés ?
— Non, aucun.
— Il ne la laissera donc jamais tranquille... Je veux que vous envoyez immédiatement une équipe de Jônin à leur recherche, nous ne pouvons pas laisser Orochimaru en liberté encore plus longtemps.
— Très bien Maître. »
Ils se volatilisèrent par la suite. Celui qui devait me succéder pour le titre de Hokage était finalement celui que je devais éliminer. Pourquoi a-t-il dû devenir une personne cruelle et froide ? Pas une seule seconde je pouvais croire aux actes effroyables qu'il a pu faire, j'avais été trop naïf pour ne jamais avoir voulu regarder en face la vérité telle qu'elle l'était. Mais je ne comptais pas le laisser emmener une autre personne dans ses idées malsaines.
Je pris une pipe que j'allumai et fumai pour briser la tension accumulée ; une longue journée m'attendait.
PDV ?
On venait à peine de m'élire Jônin, pourtant je devais déjà être à la tête d'un groupe pour une mission de rang S. On m'avait vite fait un topo sur le but de notre demande ; on devait ramener une jeune fille aux cheveux pourpres au village et capturer, voir supprimer l'un des criminels les plus recherché de tout Konoha. Un ninja ne doit jamais montrer ses émotions lorsqu'il est en action, mais c'était dans ce genre de situation qu'on pouvait craindre de périr à tout moment.
Ça faisait maintenant quelques heures qu'on avait dépassé les frontières du village et qu'on traversait des forêts, plaines et routes ; je décidais de nous arrêter pour faire une pause. On déposait nos sacs sur le sol humide pour les ouvrir et prendre nos bouteilles d'eau. Détendre mes muscles et me désaltérer me faisait un bien fou, mes coéquipier devaient sûrement être du même avis que moi.
D'ailleurs, c'était étrange d'être une équipe composée de cinq personnes et non de trois comme le voulait le règlement. Mais je n'avais pas à avoir mon mot à dire ni à me plaindre ; c'était à la fois rassurant et stressant d'être plus nombreux, car même en supériorité numérique, si nous tombions sur l'adversaire cela signifiait qu'il devait être très puissant.
« Si nous longeons la rivière à l'est, nous devrions tomber sur un petit village qui serait à proximité de la cachette d'Orochimaru. On continue de suivre les instructions pour le moment, restez bien groupés. » C'était tellement perturbant de donner des ordres à des personnes beaucoup plus âgées que moi, mais je devais faire avec.
Nous étions reparti de plus belle, on ne tarda pas à trouver la source et nous en profitions pour remplir nos gourdes d'eau fraîche. Je pouvais apercevoir des habitations à environ un kilomètre de nous, on courut jusque là-bas en moins de cinq minutes pour ensuite découvrir l'intérieur de l'endroit qui était rempli de marchés. Je restai concentré sur ma mission, on traversait le centre-ville à une allure impressionnante pour sortir par la porte nord, nous menant devant un bois très dense.
Les coordonnées sur le repère d'Orochimaru nous disaient de chercher dans cette endroit là, mais nous ne trouvions rien ; c'était frustrant de vouloir trouver l'élément de notre besoin sans savoir exactement où il était. Mais finalement je détectai une mine poser à dix mètres de moi, je la fis exploser et un souterrain apparut derrière une chute de pierres. J'interpellai mon équipe pour aller s'aventurer plus loin.
Quand nous entrâme, une multitude de pièges s'abattaient sur nous, un seul de nos coéquipier fut légèrement blessé à l'épaule mais rien de grave pour le moment. Plus on avançait, moins on arrivait à trouver ce que l'on voulait. L'endroit était un labyrinthe inhabité, l'espoir commençait à nous fausser compagnie. J'ouvrais une énième fois une porte, mais contrairement à toutes les autres celle-ci n'était pas vide ; du sang en énorme quantité comblait la pièce avec des cadavres ligotés aux murs. La scène était écœurante à en vomir, c'était nauséabond de respirer devant cela. Je décidai de m'abstenir d'ici, seulement lorsque je sortis pour fouiller d'autres pièces, le résultat était le même : des corps découpés gisaient sur les sols ensanglantés ou bien sur des tables d'opérations.
Cette situation me rendait dingue, moi et les autres également, c'était à se demander si nous étions dans une illusion. Pourtant nous ne pouvions pas faire marche arrière, si nous nous arrêtions maintenant des personnes innocentes continueront de servir de cobaye à ce fou. J'espérai pouvoir encore supporter ce carnage humain alors que j'étais impuissant face à cela.
PDV Anko
Je venais de m'habiller et de me laver lorsque Orochimaru vint me voir pour m'informer d'une nouvelle :
— Anko, prépare tes affaires nous partons.
— Et où ?
— Dans un autre repaire, je n'aime pas stagner dans le même endroit donc toute les deux semaines je change, surtout que cela m'évite de me porter préjudice si l'on me localise.
— Vous ne m'aviez jamais dis que vous possédez plusieurs demeures, vous devez en avoir de l'argent pour des finances pareilles.
— Oui j'ai un gros budget, mais ce n'est pas l'argent qui m'a mené à la clef du bonheur.
— De quoi s'agit-il ?
— Ne me nargue pas. Je sais très bien que tu as déjà la réponse à ta question.
Il me sourit, espiègle. Je suivis son ordre et je pris avec moi plusieurs parchemins pour stocker mes vêtements et quelques livres comme passe temps.
« Je suis prête. M'exclamai-je.
— Je prend mes affaires et après nous pouvons partir. »
Je n'arrivais pas à me contrôler lorsqu'il se baissa pour mettre ce qu'il avait besoin dans son sac noir, son bas moulait parfaitement ses jambes et son début d'érection qui me rendait folle.
« Je vais au toilette, je reviens. » Simple prétexte pour sortir de cet enfer, mais même sans le voir mon esprit me hantait de lui, de son touché sur ma peau et de son corps incroyable. J'enlevai mon pantalon ainsi que mon sous-vêtement et je me mis sur le rebord de la cuvette pour m'asseoir. J'écartai mes grandes lèvres et passai doucement l'un de mes doigts sur mon clitoris humide tout en le frottant avec mon majeur. Mon touché n'était pas comparable avec le doigter d'Orochimaru, mais je n'avais pas d'autres choix si je voulais atténuer mon envie du moment.
Je fis de petits va-et-vient en crescendo sur ce dernier qui me procurait d'agréables sensations. Mes jambes étaient comme tétanisées du plaisir que je prenais en me m'asturbant pendant un certain temps. Mais toutes les bonnes choses avaient une fin. « Tu es vraiment longue pour quelqu'un qui voulait simplement aller au toilette. » Merde, je devais faire quelque chose. « J'ai bientôt fini, ce n'était pas la peine de me faire cette remarque. » Heureusement j'ai su contrôler ma voix pour ne pas gémir pitoyablement tout en parlant. Je m'essuyai rapidement et je tirai la chasse d'eau juste après.
Je sortis pour ensuite aller dans la salle de bain pour laver mes mains, mais surtout enlever le reste de cyprine qui n'était pas partit avec le papier. Orochimaru me regardait et prit soudainement mon poignée qui m'avait servi pour calmer mes pulsions. « Ce genre de besoin nous pouvons le faire quand tu veux, si tu as un souci parle moi mais ne fais pas semblant de ne pas avoir de problèmes. » Il était plus que sérieux. Je lui fis un signe de la tête pour lui répondre positivement puis je me lavai les mains sous son regard imperturbable.
« Bien, allons-y. » Disait-il. On se dépêcha de sortir d'ici pour atteindre plus rapidement l'endroit que nous désirions. Je remarquais que l'itinéraire choisit était bien plus long de ce que je pensais, sûrement car depuis le début nous passions sur de petits chemins où des clairières vides pour ne pas être visibles en ce plein jour d'hiver.
PDV ?
J'avais perdu la notion du temps, j'étais devenu à moitié fou psychologiquement à empester le sang des victimes et à voir des cadavres dépiautés devant mes yeux horrifiés. On devait partir, maintenant. J'appelais mon équipe, en vain ; personne ne me répondait. J'étais pris de panique, on s'était dispersé lors de la recherche sans même le savoir. Je me trouvais donc seul dans cet épouvantable calvaire.
J'entendis des pas se rapprocher de moi, j'accouru pour me diriger vers ces bruits en pensant tomber sur mes coéquipiers, mais c'était tout le contraire. Je vis de terrifiants yeux serpentins en face de moi, était-ce lui ? Cela était forcément la bonne réponse, l'homme en question était également accompagné d'une jeune fille à la chevelure violine. J'étais tétanisé de la froideur de ses pupilles, son chakra incontrôlable flottait dans l'air pour brûler au contact de ma peau pâle.
« Oh, comme c'est gentil de la part de Konoha de m'offrir un tout nouveau cobaye. C'est vrai qu'en ce moment je suis en rupture de stock comme ils meurent tous de mes expériences, les pauvres. » Il me regardait sinistrement tandis que je me faisais pitoyable en tremblant de peur.
« Regarde toi, tu tremble comme un rat prit au piège. C'est donc ça, l'élite d'une grande nation ? Tu me fais de la peine. » Je dégainais mon katana après avoir été offusqué de la sorte, pointant le bout de mon sabre sur le cœur de l'ennemi à abattre. Un grand courant d'air se forma dans le couloir et je vis les silhouettes de mes compagnons derrière le criminel et la fugitive.
« Vous avez trouvé Orochimaru chef ? Nous vous avons cherchés partout, heureusement vous êtes sain et sauf. » Lançait l'un d'entre eux. Pour être exact, c'était lui qui m'avait trouvé ; et maintenant tout allait se jouer : vivre ou mourir.
