Zbim ! Voila la suite de... Ce truc.
Toujours aussi triste et cruel... Ce que j'aime c'est les questions que tu te poses
en écrivant ce genre d'histoire.
Genre à la maternité, les oeufs sont sous couveuses un moment ?
Et est ce qu'ils sont avec les petits mammifères ?
Les enfants sont nés quand ils sont sortis de l'oeuf, ou quand ils sont pondus ?

Bref, un flots de questions plus bizarres les unes que les autres.

La dessus, je vous laisse avec la suite de cette "histoire".


Perte

Quand on lui avait annoncé la nouvelle, Donald n'avait pas hurlé.
Donald n'avait pas pleuré.

La main sur le téléphone, il n'entendait même pas la voix de son interlocuteur qui lui donnait plus de précision sur l'incident. Il n'entendait pas les cris de panique, ni le pas de courses des scientifiques qui tentaient tout pour les retrouver.

Donald n'avait pas pleuré.

Il était resté stoïque, fixant le mur qui faisait face au téléphone, tout son cerveau concentré à le faire respirer.
Sa gorge était bloquée, une boule immense lui compressant la trachée.
Il entrouvrit même la mâchoire, dans l'espoir d'avoir plus d'air, mais rien n'y faisait.

Alors il se concentrait sur chaque inspiration, sur chaque expiration.
Sur la pression de sa poitrine, sur la douleur de ses poumons…

Donald se demandait si il allait rester ainsi tout le reste de sa vie.
A devoir penser à respirer pour ne pas mourir.

Les mots du téléphone continuaient d'agresser ses tympans. Mais ce n'était qu'une purée sans queue ni tête.
Donald avait l'impression de s'entendre lui même.

Les mots qui l'avait mis dans cette état lui revinrent comme une claque cinglante, et il sentit à nouveau ses yeux lui piquer, sa respiration se couper.

Inspire. Expire.

Ses phalanges serrées autour du combiné en plastique qui grinçait de douleur sous la pression, sa tête brulée à l'endroit où le téléphone lui vomissait ces mots.
Oui. Ces mots.

Della est partie.

C'est tout ce que Donald a retenu.

Son interlocuteur lui parla de fusée, d'espace, de tempête, mais Donald n'en avait cure.
Della est partit. Elle a prit la première fusée qu'elle a trouvé, et elle est partie.

Della est partie et ne reviendra jamais.

Donald a raccroché le téléphone et a continuer de fixer le mur.
Sa sœur jumelle a disparue à jamais dans l'espace, à bord d'une fusée construite par leur oncle.
Donald dû à nouveau reprendre la phrase, ses neurones rejetant l'idée, la conception même de ces mots.

Ce n'était pas réel. Ça ne pouvait pas être réel.

Della a disparue à cause de la lance de Séléne, créer par Scrooge.
Della est morte à cause de la fusée de leur oncle…
Della est décédé à cause de Scrooge.

Scrooge a tué Della.

Le téléphone fut soudainement broyé dans la paume de Donald, ses yeux n'ayant toujours pas quittés le vide. La colère grandissant dans sa poitrine, ses jambes commençant à trembler.
Il n'eut plus besoin de se concentrer pour que l'air entre dans ses poumons.

Il venait en vague, l'inondait complètement.
Son souffle devenait de plus en plus profond, de plus en plus bruyant.
Mais pas une larme ne quitta ses paupières.

Puis une étincelle arriva soudainement à lui. Les enfants.
Della était partie, laissant derrière son sillage trois orphelins… Et Scrooge pouvait mettre la main dessus.

Courant hors du Manoir des McDuck, Donald s'était jeté dans la première voiture venue et avait foncé vers l'hôpital. Déboulant dans la maternité, il s'était dirigé à grand pas vers la grande vitre ou on pouvait voir les œufs et autres bébés dans leurs berceaux.

Les voyant toujours là, il soupira de soulagement, posant sa tête contre la surface froide du verre. Scrooge ne les avait pas encore prit.

Alors qu'il allait vers l'infirmière pour les prendre avec lui, il vit du coin de l'œil une silhouette familière.

Scrooge était déjà là.
Avachis dans un fauteuil d'un vert froid et non identifié, sa canne lui servant réellement cette fois.

Si Donald avait été dans un état normal, il se serait inquiété pour lui.

Mais si aucune larme n'avait passée la barrière de ses paupières, sa vue était pourtant troublée par la colère. La rage grossissait en lui, prenant de plus en plus de place, lui hurlant de casser des choses.

Qu'il brise le corps vieilli de Scrooge, qu'il brule cet hôpital. Qu'il rase le manoir, qu'il détruise cette planète.
Car leur oncle devait payer d'être encore en vie.

Car le monde devait être punis pour tourner sans Della.

-Donald… Je suis tellement désolé.

La voix de son oncle lui semblait si étrangère, si faible…
Au lieu d'émouvoir Donald, ça ne lui donnait que des envies de meurtre.

Comment osait il quémander de la compassion. Du réconfort !

Donald resta debout, fixant froidement cet homme qui avait été son oncle. L'espace qu'il y avait entre eux semblait être de plus en plus grand, l'air de plus en plus froid.
Mais Donald en était ravie. Il voulait que son oncle comprenne, qu'il le ressente.

Autre que perdre Della, il l'avait perdu lui.

Ils allaient par paire après tout.
Ils avaient toujours été deux par deux depuis leur tendre enfance, car autre qu'être liés par le sang, ils se devaient de l'être par l'esprit. Ils étaient jumeaux après tout.
Le clan et ses valeurs familiales les avait isolé du monde, alors perdre l'un des leurs était comme la perte d'une partie d'eux même.

Encore plus pour Donald qui voyait sa meilleure partie disparaître dans l'espace.
Della était le bon jumeau, celui à garder.

Scrooge s'était vraiment foiré en beauté.

Cet homme osa le regarder, un air attristé au visage, des cernes décorant un peu plus ses rides. Jamais Scrooge lui avait parut si vieux, si fatigué. Lui qui avait vu le monde sous tout ses angles, avait vécus toute les aventures les plus folles et les plus palpitante, semblait bien démunis face à la perte.

Mais après tout, ce n'était pas la première fois que Scrooge perdait quelqu'un de la famille.
Mais la perdre par SA faute… C'était une autre histoire.

Donald aurait espéré atteindre son âge avant de vivre cette tragédie pleinement, la perte de leurs parents étant un souvenir vague. Trop jeune pour s'en souvenir… Cependant il n'était plus dans ce cas de figure.

Encore une fois, le cosmos n'avait pas été clément.
Il aurait juste espéré que sa malchance ne touche que lui et le fauche de façon stupide.

Mais on ne souffre que si on respire, non ?

Donald avait simplement soutenu le regard de cet homme qui avait été son modèle, sa référence, son mentor… Donald perdait beaucoup de chose aujourd'hui.

Face au silence étouffant, Scrooge se leva pour s'approcher lui même de son neveu qui gardait une immobilité parfaite. Contournant ce dernier, le milliardaire posa sa main sur la vitre qui le séparait des trois enfants.

-Je vais la retrouver, Donald. Je te le jure. Tous ensemble, on arrivera à ramener Della.

Scrooge était repartit, n'osant pas regarder son neveu dans les yeux.
Partant vers le hall, il fut surprit d'entendre enfin la voix du marin.

-Non.

Sa gorge était empâtée de tristesse, ses cordes vocales devenues quasi muette sous les tremblements de son corps. Cette fois, les regards se croisèrent.
Scrooge interrogatif à ce mot jeté dans le silence assourdissant qu'il faisait régner entre eux.

-Non ? Tu ne veux pas que Della revienne ?

Donald voulait hurler tous les mots qui s'encombraient dans sa tête. Il voulait lui crier qu'il n'avait pas le droit de lui faire ça !
Il ne pouvait pas lui faire croire que Della était récupérable.
De lui donner de l'espoir.

Donald s'y refusait, car il était déjà en morceau.

L'univers lui avait prit beaucoup de rêve, lui avait prit beaucoup d'avenirs.
Il était tellement fatigué de ce scénario qu'il avait même perdu l'intérêt de croire en quelque chose.

Il avait suivit le courant, le torrent qu'était Scrooge et Della, sa malchance les protégeant de beaucoup d'obstacle.
Il en avait l'habitude. Mais pas de cette envergure.

Non. Scrooge n'avait pas le droit.

Il ne pouvait l'amputer de Della pour après essayer de passer un baume sur ses actes, sur cette perte comme si il y avait encore quelque chose à espérer !

D'eux, il ne restait rien.
Et ça assura encore plus Donald dans sa décision.
Tentant de ravaler la boule qui enflait dans sa gorge, il n'écouta pas un mot de la plaidoirie de Scrooge.

-Tu crois que ça ne me fait rien ? Tu crois que le fait que Della soit partie est de ma faute ? Elle est autant de ta famille que de la mienne, et je ferais tout pour que nous puissions la sauver !

Donald resta a ravaler cette horrible sentiment squattant sa trachée, l'empêchant de parler, de stopper cet homme qui débitait un flot continuel de connerie ! Qu'il se taise !
Ce fut enragé que Donald commença à frapper la vitre.

Au premier, Scrooge ne l'entendit pas.
Au second, sa voix monta d'une octave pour passer au dessus du bruit de Donald.
Au troisième, la vitre ondula fortement, le regard sombre du neveu dans ceux, surpris de son oncle.

Qu'il la ferme, qu'il arrête de parler, de se trouver des excuses.

Scrooge avait donné la possibilité à Della de partir.
Et elle l'avait fait, les abandonnant ici, lui et les enfants, pour une quête stupide et sans intérêt.
Mais Donald ne pouvait déverser son courroux que sur Scrooge, vu que c'était le dernier encore en vie.
Lentement, Donald prononça les mots les plus durs et les plus libérateur de sa vie.

-Il n'y a plus de nous.

-Quoi ?

Donald prit une grande inspiration, fixant son oncle de son regard embué.
Et doucement, il détacha chaque syllabes, énonçant doucement la sentence, le plus clairement possible.

-Je suis le tuteur l'égal des enfants. Et je veux qu'ils vivent normalement et longtemps. Alors je vais les prendre avec moi et partir loin d'ici.

Ce fut Scrooge qui resta muet cette fois, les yeux grand ouverts face à ce neveux à l'ordinaire si idiot, puéril, incertain… Transparent.
Mais Donald ne bougea pas d'un pouce, son regard ne baissa pas d'intensité, prouvant son sérieux.
Il le ferait coute que coute.

-Tu ne peux pas faire ça.

-Tu comptes m'envoyer dans l'espace pour m'en empêcher ?

Scrooge se recula, souffler par la voix sombre et rauque de Donald qui continua de le fusiller du regard. Puis ce fut Donald qui se mit à bouger, contournant son oncle pour aller chercher les enfants.

Il allait le faire. Il allait séparer ses petits de cette famille de fou.
Il ne les laisserait pas se faire saccager comme lui l'a été. Ou au moins, il tenterait de leur donner les bonnes armes pour qu'ils puissent y survivre.

Scrooge n'avait pas bouger, choqué par la dureté de son neveu.
Depuis quand celui ci lui tenait tête ?!

Il les avait toujours suivi, lui et Della, silencieux et discret avant de faire à nouveau une de ses crises de colère grotesque. Et comment comptait-il s'en occuper, les nourrir ?
Donald n'avait rien. Pas de diplôme, pas de travail, pas de talent !

-Et tu comptes sur mon argent pour les faire vivre, c'est ça ? Je n'aurais qu'a te couper les vivres pour que tu reviennes en rampant, comme d'habitude.

-Non, je ne reviendrais pas.

Les néons verts clignotaient dans le hall vide où la seule infirmière qui y était postée, fut ravie de partir chercher les enfants, s'éloignant de la tornade qui se créait en ce moment même entre les deux hommes.

Scrooge laissa sortir un ricanement mesquin, fixant son bon à rien de neveu.

-Tu ne pourras jamais t'en sortir seul. Tu n'as aucun endroit où aller, pour les faire vivre.

-Je me débrouillerais.

-Quand les petits sauront pour nos liens de parentés, ils voudront me rencontrer.

-Ils ne sauront rien de tout ça. Ni de toi, ne de leur mére, ni de la famille MacDuck. Rien.

Scrooge se prit cette parole comme un gifle, le ramenant à la réalité.
Donald voulait vraiment… Il voulait vraiment tout briser, tout réduire en cendre ?
Non, il ne pouvait pas faire ça.

Ni à lui, ni aux enfants !

Il sortit donc sa dernière carte, tentant de récupérer son neveu, qu'il ne plaque pas tout du jour au lendemain.
La tension monta un peu plus quand Donald vit l'infirmière revenir, un landau en main avec les trois œufs.
Donald ne le regardait même plus, se dirigeant d'un pas raide vers l'ascenseur.

-Tu comptes abandonner tout ce que tu as, les aventures, le rêve de richesse, pour t'enterrer dans un bureau dans l'espoir de pouvoir ramener assez d'argent pour diner ?

-Ça a toujours été ton rêve, pas le mien.

Donald alla dans l'ascenseur, défendant Scrooge d'y entrer.
Puis, rassemblant ses dernières forces, Donald mit le point final.
Que tout soit dit et s'arrête enfin.

-Mon rêve était d'avoir une famille. Et tu l'as détruite.


Dehors, Donald repartit vers le manoir en trombe.

Prenant quelques affaires et ses économies, il partit le plus vite possible.
Il ne voulait voir personne, n'entendre aucun mot.

Qu'ils arrêtent de vouloir le retenir, qu'ils arrêtent de penser avoir le moindre ascendant sur lui. C'était peut être le cas hier, ce sera peut être le cas demain, mais pas aujourd'hui.

Donald sait qu'il n'a plus aucune raison de rester.
Il n'y aura même pas de funérailles, son oncle trop borné pour accepter la vérité cruelle.
Sautant dans l'automobile, il alla de suite vers l'aéroport. Il ne voulait pas dépendre une seconde de plus de Scrooge, et il ne fallait pas qu'il sache où il était allé.

Payant des billets pour Rio, il acheta aussi un autre portable, changeant de numéro et de signal au satellite. Payer en liquide, il revendit au lance-pierre celui qu'il avait.
Il n'en avait plus besoin de toute façon.

Quand Donald fut enfin dans l'avion, les œufs installées à coté de lui, il eut un instant de terreur quand lui fut dans les airs.

Ca avait été trop simple.
Beaucoup trop simple.

Jetant un regard aux alentours, il ne reconnu aucun des passagers.
Se renfrognant dans son siège, il resta quand même en alerte.

Le trajet fut long pour ses nerfs, craignant toujours un imprévu qui le condamnerait à rentrer, à revenir dans les griffes de cette famille.
Mais l'avion arriva à destination, et Donald resta assis dans l'aéroport. Il était sous le choc des événements, de la perte, de la fuite… Le regard dans le vide, Il pianotait le numéro de ceux qui allaient peut être pouvoir le sortir de la.

Les tonalités eurent des échos de millénaire avant qu'une voix bien connue ne lui réponde.

-Hola ?

-José… C'est Donald.

Du ton qu'il avait, il n'y avait pas beaucoup de mots à dire pour que ses deux amis, José et Pachinto, viennent le chercher à l'Aéroport. Si il avait passé quelques jours mutiques pour finalement résumer ce qui s'était passé dans un ton qu'il voulait stoïque.

Les premières larmes vinrent des semaines plus tard.
Après avoir passer deux semaines au coté de ses amis pour se remettre de ses pertes, il avait réussi a trouver un travail et avait put arrêter d'être un poids pour ses deux amis.

Même si ils disaient le contraire, Donald n'était toujours pas aveugle, et voyait bien que la vie ne leur faisait pas de cadeau non plus. Alors les prendre en charge ne devait pas être facile.

S'envolant de droite a gauche, Donald alla de travail en travail, histoire d'avoir une meilleure situation quand les enfants seront officiellement nés.

Ce qui arriva bien assez tôt du point de vue de Donald.
Il avait fait un crochet à DuckBurg quand les premiers signes d'éclosion s'étaient fait sentir.

Trois jours après, les petits Dewey, Louis et Huey voyaient le jour, enregistrés, nommés et ils repartirent vite au plus loin de cette ville.
Ils étaient en bonne santé, un check-up fait…

Aucune raison de le rechercher, Scrooge n'aurait aucun outils pour le traquer, pas même la justice.

Quand, après des semaines de galère et de travail plus ou moins légaux et risqués, Donald avait put s'installer dans une petite bourgade, dans une bicoque où, même s'ils étaient serrés, était un endroit à eux.

Ce soir là, Donald s'écroula pour la première fois.

L'adrénaline de la fuite, de la recherche d'argent et la peur panique pour la naissance des enfants étant retombés, le laissant dans le deuil de sa sœur jumelle, la colère s'étant éteinte pour quelques heures.

Donald savait que la rage allait revenir, courir le long de ses veines pour le garder debout, mais pas aujourd'hui.
Pas ce soir.

Il avait enfin réussit à pleurer sur tout ce qu'il avait enterré, tout ce qu'il avait perdu, autant sa sœur que son oncle. Il avait dû toujours faire face à la malchance et la cruelle réalité, mais il ne pensait pas faire face à cette vérité si rapidement.

Dormant en boule sur un siège délavé, le seul lit de la maison pour les enfants, Donald avait prit son temps pour faire ses adieux et pour en même temps accueillir sa nouvelle vie.

Il était trop jeune pour être père de trois enfants, seul, et sans travail fixe, mais il tiendrait.

Quand arriva son premier anniversaire sans sa sœur, Donald ne le fêta pas.

En fait, il ne fêta plus son anniversaire, jusqu'à ce que ses neveux apprenne sa date de naissance et lui fasse une fête surprise. Le gâteau était à moitié cramé, et surtout, Louis s'était brulé la main alors de Huey s'était coupé profondément.

Ils avaient passé le reste de l'après midi au urgence.

Le soir même, ce fut Donald qui leur fit un gâteau pour faire oublier les blessures et les rendre heureux.
Ce jour là, il arriva enfin a aimer à nouveau cette date, même si elle ouvrait une cicatrice toujours ouvertes. C'était un peu un monstre de Frankenstein.
Elle était monstrueuse selon le prisme que tu décidais de projeter dessus. La mort de sa sœur, ou la joie des triplets.

Et pour ses trois garçons, Donald avait accepté de se coudre un sourire.
Même si il était difficile et douloureux. Mais il le ferait.

S'il avait réussi à faire taire sa colère, tentant de la rendre plus utile que simplement destructrice, il pouvait enterrer aussi sa tristesse.
La seule chose qu'il ne pouvait réellement pas gérer était sa terreur.

Celle de perdre les enfants, qu'ils disparaissent, qu'ils soient gravement blessés.

Donald avait assez parcouru le monde pour savoir que le danger était partout et que la vie d'un être vivant partait très vite pour ne jamais revenir.

Même si surprotéger n'était pas bien non plus, il ne pouvait s'en empêcher.

Quand ils étaient allés à la maternelle, ça avait été Donald le plus inquiet des quatre. Il était venu les chercher avec une heure d'avance, faisant le pied de grue devant l'école pour se jeter sur les enfants dés qu'il les avait aperçut.

Avec le visage enjoué de ses petits, Donald avait été rassuré de les voir si épanouis malgré son éducation un peu bancale.
Les enfants avaient de la ressource, mais ca n'empêcher pas l'inquiétude de tenir Donald éveillé la nuit.

Puis des années étaient passées, les garçons avaient grandis, et Donald, après des années de vie dans des bicoques, avait put acheter un petit bateau.

Si ca avait été une épave, il avait put le remettre sur pied et partir avec ses garçons vers d'autre horizon pour les vacances. Puis encore une fois, le destin lui fit du pied de nez.
Alors qu'il cherchait un nouveau travail, la seule annonce qu'il pouvait prétendre se trouvait à Duckburg…

Et si au départ, il avait réellement penser ne pas y aller, l'argent fondant a vue d'oeil lui avait fait ravaler sa fierté. Puis, dans ses inquiétudes, il n'avait pas pensé à la garde des enfants.
Trop jeunes pour être responsables, et trop intelligents pour rester assis à l'attendre sans tenter quelque chose.

Le démarrage de son moteur lui indiqua que pour une fois, il n'avait pas tord.

C'était peut être le bon moment, finalement. Ses garçons avaient grandis, savaient faire la part des choses et avaient une indépendance de pensée qui les protégerait du charisme de Scrooge.
Peut être que tout se passerait bien.

La route vers le manoir lui sembla familière et en même temps si différente.

Les rues avaient changées, les magasins disparus et remplacés. Donald reconnaissait que la silhouette géométrique de la ville, voyant quelques résidus de l'ancienne ville qu'il avait parcourut avec sa sœur.

La même odeur, les mêmes bruits, le même air légèrement iodé mais qui s'atténuait de plus en plus pour le parfum de la sève d'arbre et de la terre meuble. Les effluves de métaux et de fer lui vinrent aux narines, et il ne fut pas surpris d'être déjà devant la grille.

S'accoudant à la fenêtre, il appela à l'interphone.
Encore quelque chose de nouveau… A moins qu'il l'ait juste oublié car il n'avait jamais eut à s'en servir autre fois. C'était si étrange de revenir en tant qu'étranger.

Quand le klaxon se fit entendre, ainsi que les rugissements d'une voix bien connue, Donald soupira lourdement. Bon sang, ces retrouvailles se ferait sur un bout de trottoir, les esprits déjà échauffés.
Et comme prévus, ce ne fut pas en accolade que les deux se retrouvèrent.

Si ce n'est les trois neveux, personne d'autre ne semblait réellement heureux d'être ici.

Scrooge eut peut être un air attristé devant son propre neveux, disparut depuis plus dix ans et qui réapparaissait sans même un coup de fil.

Mais Donald n'avait pas le choix, et il espérait juste que tout se passe bien.
Puis faire passer un après midi avec leur grand oncle permettrait peut être de refaire un lien dans cette famille dysfonctionnelle, qui pourtant clamait d'être parfaite.

Peut être que les réparations seraient possibles.


Déjà, je m'excuse pour les fautes. Alors oui, Donald est un peu grossier dans ce chapitre.
Mais je trouve ça normal vu la situation. Donc c'était ma vision de comment la séparation a put se passer.
Parce que je trouve ça assez incroyable comment Donald a pu élever trois enfants loin de leurs familles, alors qu'il ne semble pas vraiment avoir de diplome. Du moins, j'en ai l'impression, vivant plus de façon clanique avec sa famille, isoler du monde. Après ce n'est que ma vision...

Enfin voilà, un peu de Badass-itude pour un perso trop souvent tourné en simple comique relief !

La dessus, à plus pour la suite !