Je ne possède aucun des personnages de la série.

Il ne fait pas bon de se remettre à regarder de vieilles séries qui passent à la télé, surtout quand elles font parties des coups de cœur de votre jeunesse... Et surtout si elle parle de relation fraternelle et paternelle fortes...

Alors que Stringfellow, de retour de mission, pense avoir quelques jours tranquilles une menace semble peser sur Caitlin et Dominic. Airwolf pourrait bien être la clé de leur survie

Alors voilà une nouvelle fic qui m'est tombée dessus en espérant qu'elle vous plaise !

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


CHANTAGE

Chapitre 2

Stringfellow avait fini par céder à son épuisement et il s'était endormi assis dans son canapé. Trouvant la situation inhabituelle, Ted en avait profité et le chien de chasse s'était autorisé à monter sur le canapé et il dormait la tête sur les genoux de son maître. Un maître qui frémit et fut assailli par une vague de douleur qui lui arracha une légère plainte pendant qu'il ouvrit les yeux. Ça c'était le signal qu'il devait prendre ses antidouleurs, pourtant il venait de les prendre, non ? Un peu perdu, il se redressa et avisa Ted, à moitié affalé sur lui.

- Mais qu'est-ce que tu fais-là ? Descends de ce canapé.

Il le gratta derrière les oreilles et le fit descendre avant de tenter de se redresser. Son épaule le rappela violemment à l'ordre et il baissa les yeux à sa montre. 15h45 ? Un long frémissement remonta le long de son échine comme un signal d'alarme et il détesta cette sensation. Dominic devait arriver pour midi. Ce n'était pas normal. Il avait même dit qu'il essaierait de venir plus tôt et Stringfellow avait ri en lui disant qu'il n'était pas mourant. Sauf que là, il aurait bien besoin de Dominic et puis, il était inquiet, réellement inquiet.

Le jeune homme prit une inspiration et tenta la périlleuse manœuvre de se lever. La pièce se mit à tourner et il se cramponna au canapé le temps de reprendre son souffle. Puis, il se glissa sur la droite et se baissa devant le meuble où se trouvait la radio. Il la décrocha et l'activa.

- Dominic ? Dominic tu m'entends ? Dom ?

Aucune réponse… et le cœur de Stringfellow se mit à battre plus vite, sa voix tremblant même un peu lorsqu'il fit une nouvelle tentative.

- Dom… Dom… Réponds-moi ! Dominic !

Stringfellow sentit l'angoisse lui couper le souffle et il frémit.

- Dominic… Je t'en prie…

Toujours rien et ses tremblements devinrent de plus en plus marqués, mais subitement, il entendit un moteur. Stringfellow se figea, écouta le bruit, attrapa le pistolet qui se trouvait sur la radio et se rapprocha de la porte. C'était bien un hélicoptère, mais ce n'était ni celui d'Archangel, ni celui de Dominic, il était plus lourd celui-là. D'un coin de l'œil, il aperçut l'appareil et des types en descendirent. Stringfellow recula pour passer derrière son bar. Il posa son pistolet sur l'étagère sous le plateau, accessible, mais invisible, retira son attelle et boutonna sa chemise en serrant les dents. Inutile de leur montrer qu'il n'était pas au maximum de ses capacités. Il prit même le temps de siffler Ted pour qu'il vienne se coucher derrière le bar, à ses pieds, histoire qu'il ne soit pas pris entre deux feux.

Ce fut à cet instant que la porte s'ouvrit et qu'un type en costume noir et lunettes de soleil entra. Stringfellow glissa la main sous le bar pour empoigner son arme. Le type n'était pas seul, il avait avec lui trois gorilles. Il n'était pas sûr de pouvoir tous les abattre, mais il pouvait toujours se cacher derrière le bar pour s'abriter au besoin, mais le type le sourit et s'avança en écartant les bras.

- Stringfellow Hawke. Ne tirez pas, je n'ai pas d'armes. Par contre, je ne serais pas contre un whisky.

Stringfellow fronça les sourcils.

- Ce n'est pas l'heure pour l'apéritif et puis, je ne bois qu'avec les gens que je connais.

- Vous marquez un point. Je manque à toutes les civilités. Je me présente Graydon Jones.

Il lui tendit la main, mais le jeune homme ne fit pas un geste. Jones ricana et remit ses mains dans ses poches.

- D'accord. Si vous voulez la jouer comme ça, mettons tout de suite carte sur table.

Stringfellow soutint son regard sans dire un mot et Jones se sentit presque mal à l'aise.

- Bien. Je reconnais que vous êtes encore plus impressionnant en vrai que ce que l'ont peut dire, mais je sens que nous allons faire affaire vous et moi malgré ce regard sombre.

- Je ne pense pas.

- Oh si, et vous savez quoi ? Parce que nous avons tous les deux quelque chose que veut l'autre.

- Quelque chose ?

- Oui… Enfin, disons que moi j'ai quelqu'un, répondit Jones en souriant.

Il glissa la main dans la poche de sa veste et en sortit un objet qu'il posa sur le bar, la casquette de Dominic. Stringfellow pâlit et ses doigts se serrèrent plus fort sur la crosse de son arme. Si ce type avait touché à son ami, il allait lui mettre une balle entre les deux yeux.

En face de lui, Jones comprit qu'il devait clarifier rapidement la situation et ajouta en continuant de sourire.

- Il va bien, du moins pour le moment. Je ne suis pas une brute et puis, je vous l'ai dit, nous avons tous les deux quelques choses que l'autre veut.

- Et vous voulez quoi ?

- Allons Mr Hawke, vous ne devinez pas ? Je veux Airwolf.

Stringfellow frémit. Bien sûr qu'il avait compris. Il avait su dés qu'il avait posé la casquette de son ami sur le bar et une colère sourde était en train de bouillir en lui.

- Si vous lui faites du mal !

- Allons, je vous l'ai dit, je ne suis pas une brute. Alors, nous avons un accord ?

Stringfellow ne répondit pas et Jones sourit.

- Je prends donc ça pour un oui. Alors voilà ce que nous allons faire, dit-il en souriant. Je vous connais, vous allez vouloir vérifier. Je vous invite donc à faire un tour chez Santini Air. Je vous ai laissé un cadeau bien utile. Sous 24 heures je vous contacterais pour vous donnez les coordonnées d'un point de rendez-vous. Par contre, je vous conseille de ne pas jouer au plus fin et d'accepter de venir seul et désarmé, sinon, je lui mets une balle dans la tête. Bonne soirée Mr Hawke !

Jones tourna les talons et sortit du chalet, suivit par ses trois hommes. Stringfellow ne bougea pas tant qu'il n'entendit pas le bruit du moteur s'éloigner. Un cri de rage se noua dans sa gorge et il frappa violemment sur le bar avant de se laisser tomber assis derrière son bar, ses doigts se crispant sur l'arme qu'il tenait toujours. Ted gémit et se rapprocha pour poser son museau sur son bras. Les yeux de Stringfellow tombèrent sur son chien et il lui caressa doucement la truffe.

- T'en fais pas, je vais le sortir de là Ted, mais d'abord, je dois savoir…

OoooO

Le cœur de Stringfellow battait vite, trop vite. Ce type qui était venu le voir était un pervers, le jeune homme savait qu'il ne plaisantait pas en disant qu'il allait lui mettre une balle dans la tête, mais pour le moment, il voulait savoir. Il avait besoin de savoir et il pénétra en courant dans le hangar da Santini Air.

- Dominic ! Dominic !

Il regarda partout autour de lui et se précipita dans le bureau. Il était vide, de même que la pièce de stockage. En tremblant, il revint en direction de l'hélicoptère et se pencha par les portes ouvertes. Il y avait des courses, des tonnes de courses et cela lui arracha un léger sourire, mais il disparut tout aussi vite parce que Stringfellow comprit que Jones ne mentait pas en découvrant un téléphone satellite militaire sur le siège avant. C'était donc ça le fameux cadeau ? C'était pour lui, pour qu'ils puissent se contacter et procéder à l'échange. Il n'avait pas menti… Il avait Dominic… Ses émotions le submergèrent et il s'accrocha à l'hélicoptère pour ne pas s'écrouler. Il ne laisserait personne s'en prendre à Dominic… pas Dominic… pas lui… Il ne pouvait pas le perdre. C'était un cauchemar.

Ses mains tremblaient de plus en plus, sa respiration se faisait courte et la douleur émanant de son épaule finissait de le rendre confus, mais il y avait une chose dont il était sûr, il était en train de faire une crise de panique… Ce n'était pas bon. Il devait se contrôler. Il devait se pas laisser dominer par ses émotions. Dominic avait besoin de lui. Alors, il prit une longue inspiration, tenta de se maîtriser et parvint à reprendre le contrôle de lui-même. Il se secoua la tête et se dirigea vers le bureau. Il devait téléphoner à Archangel pour le prévenir. Il décrocha le combiné, prêt à composer le numéro quand le téléphone satellite se mit à sonner. Stringfellow frissonna, raccrocha et traversa de nouveau le hangar pour aller le décrocher.

- Allo.

- Mr Hawke, lui lança la voix de Jones au bout du fil. Vous allez bien ? Inutile de faire une crise de panique, je ne suis pas un menteur. Si je vous dis que je tiens votre ami, c'est que je tiens votre ami.

Le jeune homme frémit. Comment pouvait-il le savoir ? Il l'observait ?

- Je suis déçu vous savez. Je pensais que j'avais été clair. Tout cela doit se régler entre vous et moi. Si vous contactez la FIRM je lui mets une balle dans la tête.

- Mais je ne peux pas agir sans…

- Mr Hawke, allons, j'ai l'impression que vous manquez de motivation, mais ne vous en faites pas, je vais vous en donner une nouvelle. Je veux Airwolf et je ais que vous allez me le livrer ! Vous entendez la voiture dehors ?

Un long frisson remonta le long de l'échine du jeune homme qui raccrocha précipitamment le téléphone. Bien sûr qu'il entendait une voiture et l'angoisse monta d'un cran.

.

A l'extérieur, la voiture qui arrivait était celle de Caitlin. La jeune femme poussa un grand soupir et tourna la tête en direction de sa mère.

- Maman ! C'est un aéroport, c'est normal qu'il y ait des hangars. Je voulais juste te montrer, là où je travaille pour que tu comprennes que c'est un métier comme tout le monde.

- Tu ne m'enlèveras pas de l'idée que ce n'est pas un métier pour une femme !

La mère de Caitlin était une femme d'une soixantaine d'année aux cheveux blonds, bien apprêtée et féminine, l'opposée totale de sa fille. Caitlin soupira. Elle se gara et sortit de la voiture tout en continuant de discuter avec sa mère, ne faisant pas attention à un fourgon qui se garait derrière sa voiture.

En revanche, elle fut étonnée de voir Stringfellow débouler à grande vitesse de l'atelier.

- Caitlin !

- String !

Avant que son ami n'ait le temps de la rejoindre, des types jaillirent du fourgon. Ils coururent vers Caitlin et l'empoignèrent. La jeune femme laissa parler ses réflexes d'ancien flic parler et elle le frappa à la mâchoire, mais les types étaient plus costauds qu'elle et ils la rattrapèrent. Cependant Stringfellow les rejoignit et plongea sur le premier des types. Il lui passa un coup de poing et l'acheva d'un coup de pied sauté qui le prit en pleine mâchoire. Le type s'écroula et Stringfellow se retourna sur un deuxième, mais il encaissa un coup de poing qui le plia en deux. Un deuxième le toucha à l'épaule et il glapit de douleur.

La mère de Caitlin, hystérique, poussait de grands cris. La jeune femme tenta de la protéger, mais un des types qui tentaient de la maîtriser, lui fit une injection et elle s'écroula inerte dans ses bras.

Stringfellow le vit et tenta de se redresser pour lui venir en aide. Il para un coup de la main droite, mais en reçut un autre sur l'épaule. Sa vision noircit et le prochain coup qui le toucha à la mâchoire l'envoya au sol où il resta inerte pendant que les types portaient Caitlin jusque dans le fourgon. Ils déposèrent la jeune femme à l'intérieur et démarrèrent sur les chapeaux de roue, laissant sa mère hystérique et Stringfellow inconscient sur le sol.