Voici le second chapitre.
275 AC
Donjon Rouge, Port-Réal,
P.O.V Harry
Je dois avouer que cette ville à un petit côté…sympathique. Je regarde à travers la fenêtre depuis mes appartements la « capitale » des Sept Royaumes s'étendre sous mes yeux. La ville ressemble vaguement à Londres du Moyen-Âge, avec je dois l'admettre un petit côté renaissance français.
La deuxième chose que je remarque, c'est l'immense temple situé dans la ville. Un « Septuaire », soi-disant pour vénérer les « Sept ». En somme, ils ne sont pas très imaginatifs. Ils auraient pu dire Temple, Eglise, ou même Cathédrale, mais non, ils ont décidé de dire « septuaire » pour les « sept ».
Je soupire en regardant ce bâtiment au loin. Je trouve leur religion totalement idiote. Un dieu ayant sept visages. Je n'ai franchement aucun intérêt à retenir leurs noms, sauf peut-être un seul. L'Etranger.
La première fois que je suis allé dans ce Septuaire, ça devait être lors de mes…Onze ans ? Oui, nous les Targaryens, on évite autant que possible ces lieux de culte. J'ai trouvé l'endroit assez jolie, mais le « grand Septon » m'a donné envie de le torturer jusqu'à ce qu'il se déchire le gosier. C'est juste un gros tas avec une robe qui pue et se trimballe avec un encensoir.
Mais ce qui m'a marqué, ce sont les statues. Sept Statues pour chacun des Sept Visages. De toutes les statues, une seule m'a attiré, celle de l'Etranger. J'ai senti une étrange magie s'en échapper, ce qui m'a franchement étonné vu que je n'ai senti presque aucune magie depuis ma « naissance ». A part peut-être cet « arbre-cœur » dans le jardin royal…
En tout cas, j'ai vite compris pourquoi j'étais attiré par cette statue. Lorsque je l'ai approché, j'ai remarqué un signe très familier sur le socle…le symbole des Reliques de la Mort. En somme, l'Etranger est la personnification de la Mort. Et de ce que j'ai compris, je suis le seul capable de voir ce symbole.
Sans compter qu'une pierre étrangement familière s'est détachée du haut de la statue pour tomber à mes pieds. Non pas que je suis mécontent d'avoir récupérer la Pierre de Résurrection, mais j'aurai franchement préféré la Baguette de Sureau, ou la cape d'invisibilité.
En tout cas, j'ai compris qu'il y avait de la magie en Westeros, et ça m'intrigue. Déjà, je ne suis pas aussi puissant qu'avant. Je sais que la magie est lié à l'âme, donc je devrai avoir autant de puissance qu'avant, mais ce n'est pas le cas. Oh, je peux lancer une compulsion ou deux, lire les esprits (mais seulement en surface) et utiliser des sortilèges mineurs comme Reparo ou Incendio, mais ils restent faibles.
J'ai détruit un vase, et pu le reconstruire. Mais quand j'ai détruit mon lit…rien du tout ! J'ai donc du prétexter que le lit était trop vieux et le faire changer… J'ai donc décidé de méditer pour « scruter » les environs, et c'est comme ça que j'ai découvert que Westeros était littéralement vide de magie, à part quelques points représentant étrangement les arbres-cœurs. Ce qui m'a étonné, c'est le vide absolu que j'ai ressenti au nord, là où se trouve le célèbre « Mur » séparant les Sept Royaumes des sauvageons. Je suppose que la magie y est nulle…
Mais quand j'ai récupéré la Pierre de Résurrection, tout a changé ! Mes sorts sont devenus incroyablement plus puissants, et je peux désormais lancer un Incendio capable de brûler une maison, ou bien un Aguamenti pouvant remplir un puits entier. Sans oublier que j'ai pu récupérer mes sortilèges favoris ! Les Impardonnables sont de nouveau dans mon arsenal, bien qu'ils soient moins impressionnant qu'avant. J'ai testé l'Imperio sur un des gardes royaux, mais le sort n'a duré que dix minutes. Quant à l'Endoloris, il a bien fonctionné mais pas suffisamment pour pousser l'une des servantes à la folie. J'ai du lui lancer un Oubliette… Le seul qui ne m'a pas déçu, c'est mon Avada Kedavra adoré…Je pense sincèrement que ce sortilège fonctionne tout simplement parce qu'il donne la mort…je possède la Pierre ayant appartenu à la Mort…pas besoin d'être un génie pour faire le lien.
—Mon prince, sa majesté vous demande.
Je détourne le regard de la fenêtre pour observer le garde qui m'a dérangé dans mes pensées. Plutôt grand, brun et bel homme. Attractif je dois l'admettre, mais je suis bien trop jeune pour avoir des relations sexuelles, et mon corps n'est pas suffisamment développé. Je n'ai que quatorze ans…
—Dans la salle du trône, je suppose ? je lui réponds avec un sourire en coin.
Sa façon de rougir m'amuse. J'ai cet effet là sur tout le monde, et ce n'est pas étonnant. Sans attendre sa réponse, je me lève tout en me dirigeant vers le miroir pour m'admirer. J'enlève tranquillement ma robe, la laissant s'échouer sur le sol dans un bruit sourd. Mon sourire s'agrandit lorsque j'entend le hoquet de surprise du garde.
—Apportez moi une robe plus convenable, Sire Gwayne, voulez-vous ? Je lui dis en le regardant à travers le miroir.
Gwayne Gaunt est aussi rouge qu'une pivoine, ce qui m'amuse. En même temps, ce n'est pas tous les jours qu'on voit l'un des Princes, complètement nu.
—Euh…Oui…tout de suite…
Je trouve ça façon de balbutier totalement hilarante, mais étant un Prince, je me retiens de rire. Un minimum de Décorum. Et tandis qu'il va fouiller dans mon garde-meuble, je m'admire dans ce magnifique miroir. Je sais apprécier la beauté des choses, et mon corps n'est pas une exception.
Je suis assez petit, ce qui n'est pas pour me ravir. Mesurant seulement 142 cm (grâce à un sort de mensuration, malheureusement les Westerosiens n'ont pas inventé le système métrique), j'ai une peau opaline me donnant un côté éthéré et sensuel que j'apprécie.
Mon corps est cependant finement sculpté, grâce à des séances de sport quotidiennes, et des entrainements à l'épée avec la Garde Royale. Depuis mes dix ans, je ne cesse de m'entrainer pour que mon corps soit au summum de la perfection. Après tout, un corps saint est nécessaire pour manipuler au mieux la magie. Sans compter que dans ce monde barbare, ma magie étant faible, je me dois de connaître l'art de la guerre moldue, et surtout, le maniement des armes. Je préfère évidemment l'épée, surement lié à l'Epée de Gryffondor qui m'a accompagné durant mon ancienne vie.
Enfin, je regarde mon visage. Un sourire étire mes traits affinés, me donnant un côté angélique. Je suis tout bonnement magnifique, et encore, je mâche mes mots. Mes traits sont évidemment nobles, avec des pommettes hautes, un visage angulaire et des lèvres pulpeuses. J'entends parfaitement les bruits de couloir me décrivant comme l'envoyé des Sept, l'élu de la religion et autres foutaises. Ma beauté est considérée comme surréelle, et c'est tout à fait vrai. Sans compter mes longs cheveux blond platine que je garde souvent en un catogan stylisé maintenu par un ruban rouge bordeaux avec un peigne en or (fabriqué sur mesure par un joailler de la ville) à l'effigie d'un dragon à trois têtes.
Ce qui m'amuse le plus, ça reste mes yeux. Mon œil droit est violet, identique à ceux de mon père. C'est un trait typiquement Targaryen. Mais l'œil gauche est totalement différent, et je ne suis pas vraiment étonné. Emeraude avec un cercle rubis, cet œil est la preuve de ma réincarnation. Mon regard est d'ailleurs source d'inspiration pour plusieurs bardes et autres artistes.
—Votre…grâce ?
Je me retourne tout en gardant un sourire en coin. Gwayne est totalement déstabilisé par ma nonchalance. Pauvre de lui. Il me montre la robe, rouge et noire brodée d'or. J'hoche de la tête, et écartant des bras, je fais signe au garde de me la mettre. Il rougit de plus belle, et je tire un malin plaisir de sa timidité.
Je fais ça à tout le monde, que ce soit les servantes ou les gardes. A tel point d'ailleurs que ma servante habituelle s'est évanouie après m'avoir nettoyé (quand je lui ai ordonné de me nettoyer l'appareil génital, du sang s'est écoulé de son nez avant qu'elle ne perde connaissance). Mon Grand-Frère, Rhaegar Targaryen, était évidemment plié de rire. Mais je ne suis pas idiot, et je vois parfaitement ses regards intéressés. Et vu que l'inceste est totalement approuvé (et recommandé !) par les Targaryens…je ne suis pas étonné de son intérêt. Mais très peu pour moi.
Si les Targaryens aiment l'inceste, tant mieux pour eux, mais ce n'est pas mon cas. Je ne dis pas que Rhaegar est vilain, mais je connais parfaitement les conséquences de l'inceste (les Sangs-Purs de ma précédente vie sont un excellent exemple). Je comprends cependant la volonté de notre famille de garder notre sang pur, mais il doit bien exister d'autres Valyriens à travers le Monde…je l'espère.
Je sors de mes pensées lorsque Gwayne s'éloigne. Me retournant rapidement vers le miroir, j'hoche de la tête face à mon apparence. Beaucoup ont été étonnés de mon choix vestimentaire, ce que je comprends parfaitement. La plupart s'attendaient à ce que je m'habille comme Rhaegar, avec une tunique etc. Mais je préfère le style traditionnel des Targaryens, soit des robes et manteaux. C'est peut-être plus lourd, mais bien plus sophistiqué. Sans compter qu'une robe est rapide à enlever, tandis qu'une tunique…
—Allons-y ! je m'exclame en quittant ma chambre.
Je prends alors la direction de la salle du trône. Ma chambre étant situé en hauteur, dans la Citadelle de Maegor, le chemin est un peu long. Tandis qu'on se dirige tranquillement voir mon père, les serviteurs ne cessent de s'incliner sur mon chemin, chose que j'approuve. J'entends même les nobles me regarder avec envie, hommes et femmes confondus. Tous rêvent de se marier, ou bien l'une de leurs progénitures, à un membre de la famille royale. Ils peuvent tous aller se faire voir, jamais JE ne marierai avec un être inférieur. Et vu le caractère de mon père, ils ont plus de chance de se faire exécuter qu'autre chose, ah !
Enfin, on arrive dans la salle du trône. Elle est immense, aussi grande qu'une cathédrale. Et évidemment, le trône de fer se trouve à l'extrémité. Haut de quatorze mètres, la structure est immense bien qu'esthétiquement horrible. Je comprends parfaitement la volonté de mon ancêtre de prouver sa toute puissance en faisant fondre 1 000 épées, mais il aurait pu faire quelque chose de jolie au lieu de cette monstruosité. Elle n'est même pas symétrique !
Sur ce trône siège mon père, Aerys Targaryen. Vêtu d'une robe noire, il porte la couronne d'Aegon IV, faite d'or rouge, le tout lourd et imposant avec des pointes couvertes de gemmes. Je la trouve magnifique, et je compte bien la récupérer un jour…mais nous verrons ça plus tard.
Je fronce légèrement des sourcils en ne voyant que deux gardes et mon père. Où donc est passé Tywin ? Il ne quitte jamais mon père, ce qui est normal vu qu'il est la Main du Roi. J'apprécie cet homme, il est rusé, fourbe, intraitable et intelligent. La façon dont il s'est occupé des maisons Tarbeck et Reyne lui vaut toute mon admiration. A sa place, j'aurai fait exactement pareil !
—Vous m'avez demandé, père ? Je demande en le regardant.
—Oui. J'ai décidé de m'occuper personnellement du cas des Darklyn. Avec la Garde Royale et un bataillon, je vais de ce pas faire exécuter ce traitre ! J'ai décidé de te confier le trône en attendant ! me répond-il avec un sourire.
Je fronce des sourcils. Pourquoi a-t-il décidé de s'occuper de ces bons à rien ? Tywin devrait le faire à sa place. Un roi n'a pas à s'occuper de menu fretin.
—Pourquoi ne pas simplement laisser Tywin s'en occuper ? Et me confier le trône alors que Rhaegar est le prince héritier ? Je lui demande.
Il me regarde d'un air fixe avant de fusiller les gardes du regard.
—Dehors ! Et ne laissez personne entrer, s'ils refusent, tuez-les ! ordonne mon père en regardant les gardes.
—A vos ordres, votre majesté !
Le garde ayant répondu est nul autre Sire Gerold Hightower, Lord Commandant de la Garde Royale et frère de Lord Layton Hightower. Il est très grand, musclé et possède une carrure impressionnante. Sans compter que sa loyauté est infaillible, et j'ai pourtant cherché son esprit ! Sa force est impressionnante, digne d'un demi-géant. Ce n'est pas pour rien qu'on le surnomme le « Taureau Blanc » …
Je regarde tranquillement les gardes quitter les lieux, et pendant ce temps-là, mon père descend l'escalier menant au trône.
—Je n'ai aucune confiance en Tywin. J'entends parfaitement ce que disent les autres, que Tywin est le VRAI dirigeant des Sept Couronnes, qu'il est la VRAIE puissance derrière le trône. Sans compter ses incessantes demandes pour marier Rhaegar à sa fille ! me dit-il avec un certain venin.
Je hoche de la tête, comprenant mieux son ressentit. Je ne suis pas idiot, et je sais parfaitement que Tywin est celui qui gère l'entièreté du Royaume. Tywin est administrateur compétent, efficace et consciencieux. Mais comme tous les Lannister, et les nobles, il veut plus, beaucoup plus.
—Aucun de mes fils ne se mariera avec une gueuse ! Les Lannister, les Tyrell, Les Stark et tous les autres ! Aucun d'eux n'est digne de se marier avec un Targaryen ! Les Baratheon auraient pu, mais ils n'ont aucune fille !
J'hoche une fois de plus de la tête. Il est vrai que les Baratheon sont les descendant d'Orys Baratheon, fils bâtard d'Aegon le Conquérant. Ils restent donc des cousins éloignés, et au moins ils ne posent aucun problème par rapport à l'inceste attendu qu'ils sont des cousins au 5ème voire 6ème degré…
—Tout à fait d'accord, ils sont indignes de nous. Leur place est à nos pieds, nous suppliant de leur accorder une infime partie de notre attention, je lui réponds avec un sourire en coin.
Evidemment, il me rend mon sourire. C'est étonnant à quel point Aerys et moi partageons la même façon de penser. J'adore mon père, il est psychopathe (comme moi), méfiant (comme moi), dérangé (encore comme moi) et déteste les êtres inférieurs (Oh ! Encore un trait que nous partageons !).
Mais contrairement à mon père, j'ai su le cacher. Ma beauté et mon charisme m'ont permis de dissimuler notre immense similarité aux autres, et heureusement ! J'entends déjà des rumeurs concernant la folie de mon père, et si je veux un jour m'emparer du trône, je dois éviter que ces rumeurs me concernent…Ou alors je dois tuer mon frère très rapidement…si seulement ma magie était suffisamment puissante pour les contrôler !
—Je suis fier de toi, mon dragon ! il me dit en me serrant dans ses bras.
J'apprécie cette étreinte, n'en ayant jamais reçu dans mes vies précédentes. Il m'appelle « mon dragon » car selon lui, je suis la personnification même de la toute-puissance des Targaryens, et d'une certaine façon, il n'a pas tort.
—Et concernant Rhaegar ? Quel est le problème ? je lui demande tandis qu'il se recule.
—Je me méfie de ton frère. Rhaegar est bien trop proche des autres Maisons, et il ne me soutient que très rarement. Sans compter qu'il préfère s'intéresser à la chevalerie et la musique, contrairement à toi…S'il continue, je lui retirerai son titre pour te le donner.
Je fronce des sourcils en entendant sa phrase. Il est vrai que Rhaegar est devenu étrangement distant, surtout depuis qu'il a été fait Chevalier. Il s'acoquine avec les Lannister et les Tyrell, ne cesse de composer des chansons à la harpe et…j'ai entendu des rumeurs. La rumeur prétend que tout le monde attend la mort de mon père pour enfin couronner Rhaegar.
—Oui, j'ai eu vent de…certaines rumeurs. Je suis persuadé que Varys saura nous tenir au courant. Mais est-ce sage d'aller avec si peu de gardes ?
—Ils n'oseront jamais s'attaquer à leur roi, ou bien leur maison sera entièrement détruite ! Je m'en vais demain à l'aube.
A cette dernière phrase, mon père fait signe à Gerold (le seul étant rester dans la salle) de rouvrir les portes. Je comprends que notre conversation est terminée. Haussant des épaules, je me dirige vers ma chambre pour vaquer à mes occupations et tenter d'approfondir ma maîtrise de la magie.
(Ellipse) (14 jours plus tard)
Cela fait deux semaines que mon père s'en est allé. De son côté, mon frère est actuellement à Peyredragon pour administrer son domaine, comme le veut la coutume. Alors que je suis assis sur le trône de fer, écoutant les doléances d'un noble (sa femme est incapable de lui donner des enfants, il me demande de lui accorder le divorce pour pouvoir se remarier), nous sommes interrompus par un Barristan Selmy, l'un des gardes de mon père ?
—Que se passe-t-il, Sire Barristan ? demande Tywin se tenant près du trône.
Je remarque que Barristan est blessé tandis que son armure est couverte de sang.
—Le roi a été capturé ! Le Seigneur Denys Sombrelyn nous a trahi et attaqué quand sa majesté a ordonné de l'emprisonner. Avec la Maison Hollard, ils ont capturé le reste des gardes, mais j'ai réussi à rapidement quitter les lieux pour vous prévenir ! s'exclame Barristan, complètement épuisé.
J'entends vaguement les hoquets de surprise et les cris poussés par les nobles de la cour. De mon côté, je vois rouge. Je me lève furibond, et vu leurs regards, ça n'est pas passé inaperçu.
—Envoyez immédiatement des corbeaux à toutes les Maisons ! Les Maisons Hollard et Sombrelyn sont déclarés comme traitres à la couronne et ennemis du Royaume ! Tywin, affrétez autant d'hommes que possible et assiégez ces putains de traitres ! Serviteurs, préparez mon armure ! je m'écrie avec haine.
Tywin hoche de la tête avant de crier des ordres tandis que plusieurs nobles me regardent avec une lueur de peur. Je dois avoir l'air dément, et je n'en ai rien à foutre ! Comment ont-ils osé capturer mon père ? Je vais torturer ces moldus ! Femmes et Enfants souffriront pour les pêchés du père !
Je m'en vais rapidement dans ma chambre où un écuyer m'attend. Je ne suis pas chevalier, mais je n'en reste pas moins un prince. J'enfile rapidement une armure fondue sur-mesure. Elle est faite d'acier noir poli avec le blason de ma famille en rouge. Une fois mon armure enfilée, je me dirige vers la cour où m'attendent Tywin, Barristan et mes propres gardes royaux.
—Êtes-vous sûr de vouloir venir, votre grâce ? Non pas que je souhaite vous en empêcher, mais ce sera très dangereux et…commence Tywin avant que je ne l'interrompe.
—Personne ne se mettra entre mon père et moi, Tywin ! Les traitres doivent être exécutés, et je ne leur ferai aucun quartier !
Il me regarde, semblant me juger. D'un coup, il hoche de la tête avec un rictus satisfait. Je savais que Tywin me comprendrait, après tout, il a fait la même chose… Je monte sur un cheval, et nous quittons la ville. L'armée nous attend dehors, plus de 30 000 soldats.
—Mon armée nous rejoindra à Sombreval. J'ai ordonné à 25 000 hommes de nous rejoindre. Nous arriverons d'ici cinq jours. Me dit Tywin avant de crier à ses soldats d'avancer.
Autour de Tywin et moi se trouvent mes Gardes Royaux, que certains appellent « La Sainte Garde » vu qu'ils me croient être l'élu des Sept.
—Barristan, savez-vous s'il y a eu des morts ? je demande à Barristan à ma droite.
Voyant la mine déconfite de Barristan, je devine qu'il y en a eu.
—Un seul, votre majesté. Il s'agit de…Sire Gwayne. Il me répond en serrant des poings.
Je serre des dents en entendant cette nouvelle. Sire Gwayne devait devenir l'un de mes Gardes personnels, sans compter qu'il était mon favori. Ces traitres vont me le payer, foi de Sorcier !
Au bout de cinq jours, nous arrivons devant Fort Dun, siège de la famille Sombrelyn de Sombreval. L'armée des Lannister n'est évidemment pas arrivée, étant encore à trois jours de marche.
—Encerclez le château pour empêcher quiconque d'entrer. Nous allons les assiéger, mais je veux d'abord entendre ce qu'a à dire le traître ! je m'exclame en regardant les commandants de l'armée.
Ils hochent de la tête pour aller donner leurs ordres tandis que Tywin, Barristan et la Garde Royale m'accompagnent au plus près des murailles.
—Lord Denys Sombrelyn ! Nous vous ordonnons de vous rendre instamment pour trahison envers la Couronne et l'emprisonnement de sa majesté, le Roi Aerys II Targaryen, Roi des Andals, de Rhoynar et des Premiers Hommes, Souverain des Sept Royaumes et Protecteur du Royaume ! s'exclame Tywin d'une fois forte et sans appel.
Quelques minutes après, on voit enfin quelqu'un s'approcher du mur. Je le ne connais pas, mais vu le regard perçant de Tywin, et celui enragé de Barristan, il doit s'agir de notre homme.
—Je refuse de libérer le Roi, pas avant qu'on ait accepté mes conditions ! s'exclame l'infâme traitre.
Je fronce des sourcils, mais décide de garder le silence. Cet abruti ne m'a évidemment pas remarqué.
—Je vous écoute ! Citez vos conditions, Lord Sombrelyn ! s'exclame Tywin en montrant un visage qui se veut diplomatique.
—Je réclame une baisse de l'Impôt, Il est bien trop élevé ! Je veux aussi plus de libertés pour les citoyens de Sombreval, afin qu'ils puissent chasser sur les terres du Roi. Et je veux une nouvelle Charte de la Ville pour que la majorité des impôts me reviennent en tant que Seigneur de Sombreval. Si vous acceptez, je relâcherai le Roi ! s'écrie l'abruti de service.
J'écarquille des yeux face à sa bêtise. Il croit vraiment qu'on va accepter tous ses caprices ?
—Nous pouvons accepter une nouvelle charte et des droits supplémentaires, mais nous ne pouvons accepter une baisse de l'impôt ! Ce ne serait pas juste envers les autres Seigneurs de Westeros ! s'exclame Tywin en fronçant des sourcils.
—Dans ce cas, je garderai le Roi dans mes cachots ! Si vous tentez quoi que ce soit, je l'abattrai ! s'exclame le salopard avant de retourner se cacher.
Je serre des dents, très énervé.
—Il est trop dangereux de l'attaquer. Nous devrions maintenir le siège pour les affamer, ils finiront par se rendre. Me propose Tywin.
Je jette un regard aux portes du château avant d'hocher de la tête. Attaquer serait bien trop dangereux pour mon père, et je refuse que Rhaegar devienne Roi à cause d'un manque d'impatience.
—Ne risquons-nous pas d'affamer le Roi et les Gardes Royaux par la même occasion ? demande Barristan en serrant des poings.
—Ceci est malheureusement l'un des risques. Cependant, nous n'avons pas d'autres choix. Si nous acceptons ses demandes, rien ne nous dit qu'il relâchera le Roi sans demander plus. Sans compter que les autres Maisons verront une faiblesse de notre part. Imaginez la réaction des Stark, par exemple, s'ils apprenaient qu'une Maison Mineure paie moins d'impôts qu'eux, malgré le fait que cette Maison ait un meilleur revenu. J'explique à Barristan.
—Je comprends, votre grâce. Répond simplement le garde.
Je vois bien qu'il n'est pas d'accord, mais on ne peut rien faire d'autre pour le moment. Si seulement ma magie était plus puissante, je pourrai m'infiltrer dans le château et récupérer mon père. J'ose imaginer les atrocités qu'ils sont en train de commettre.
—Allons voir si nos tentes ont été installés. Propose Tywin en faisant demi-tour.
J'hoche de la tête avant de le suivre en direction du campement. Je sens que ce siège va être lent…
(Ellipse) (4 mois plus tard)
275 AC
Devant Fort Dun, Sombreval, Terres de la Couronne,
Nous attendons depuis bien trop longtemps.
—Encore combien de temps, Tywin ? je demande au Lord Lannister.
—Au moins deux mois, votre grâce. Les membres du château commencent à être affamé, ne pouvant plus recevoir de provisions. Malheureusement, ils ne comptent pas abandonner, ils savent ce qui les attend de toute façon. Malgré leur faiblesse, ils seront capables d'exécuter le Roi si on les attaque maintenant.
Je serre des dents en entendant le vieux lion. Je n'ai pas envie d'attendre quatre mois de plus pour libérer mon père. En utilisant un sort de divination, j'ai vu la façon dont ils traitaient mon père, et c'est inacceptable. Il est emprisonné comme un vulgaire mendiant, avec une miche de pain et un peu d'eau dans un cachot sans lumière. Il y a même des rats !
—Je refuse d'attendre plus longtemps. Nous allons immédiatement libérer mon père ! je m'exclame avec véhémence.
Vu la façon dont il hausse d'un sourcil, il n'est pas très impressionné. Foutu Lannister…
—Et comment, si je puis me permettre ? me demande le vieux lion d'un ton presque condescendant.
S'il n'y avait pas autant de témoins, tu serais déjà sous un Endoloris. Et vu mon état de rage, je pense être capable de conduire à la folie…
—Barristan et moi infiltrerons le donjon à la tombée de la nuit. Vous savez que je suis très agile et discret, ce ne sera pas difficile de pénétrer les lieux. Maintenant qu'ils sont affamés, ils sont moins vigilants. Je lui réponds avec un sourire en coin.
—C'est bien trop dangereux, votre grâce. Vous risquez de vous faire prendre ! s'exclama Tywin avec un regard horrifié.
Je soupire en voyant son regard effrayé. Etonnamment, j'ai remarqué que Tywin Lannister tenaient beaucoup à moi, comme si j'étais son propre fils. En même temps, j'ai passé la majorité de mon enfance dans ses pattes, à la harceler de question et le regarder travailler.
—Ne vous inquiétez pas, Tywin. De toute façon, s'ils viennent à me capturer, alors ils s'attireront le courroux des Sept Royaumes. Je ne suis pas le Prince Favori pour rien. Je lui réponds avec un sourire amusé.
Il secoue de la tête avant de soupirer de dépit. J'ai gagné !
—Très bien, mais si demain à l'aube vous n'êtes pas sortis, nous attaquerons le château. Il concède en continuant de soupirer.
J'hoche de la tête avant de sortir de la tente. Barristan me suit, ce dernier ayant lui-aussi assister à la réunion.
—Pour cette mission, nous devrons nous déguiser. Sire Barristan, vous allez devoir abandonner votre armure et votre épée. Suivez-moi ! j'ordonne au trentenaire me suivant.
On se dirige vers ma tente personnelle. Sans perdre un instant, j'invoque des vêtements noirs semblables à ceux des « ninjas » de mon ancien Monde. Evidemment, Sire Barristan n'est pas du tout impressionné.
Seuls cinq personnes sont au courant pour ma magie : Mon Père, Ma Mère, Sire Barristan Selmy, Sire Gerold Hightower et Sire Arthur Dayne. Ils étaient six auparavant, mais avec la mort du Gwayne… Je secoue de la tête avant de me focaliser sur la tâche.
En quelques minutes, Barristan et moi sommes vêtus entièrement de noir. J'ai spécialement enchanté nos chaussures pour les insonorisées et leur permettre d'avoir une meilleure adhérence. Après tout, on va devoir escalader des murs…
Je fouille alors dans un coffre près de mon lit. Il s'agit de ma cache d'armes. J'y planque des armes qui pourraient m'être utiles à tout moment, et ce soir, je vais en avoir besoin. Je sors quatre dagues avant d'en tendre deux à Barristan.
—Mais…On dirait de l'Acier Valyrien ! S'étonne Barristan en admirant les deux dagues.
J'hoche de la tête.
—Ces dagues m'ont été offertes par ma mère. Selon elle, elles ont appartenu à Rhaenys et Visenya, les Sœurs-Femmes d'Aegon le Conquérant. Elles nous seront très utiles pour libérer mon père, étant très discrètes et résistantes. L'Acier Valyrien peut facilement transpercer le métal, et ça nous sera très utile. Je lui réponds avec un petit sourire.
Il accepte gracieusement mes dagues avant de les placer dans des poches adaptées sur sa ceinture. Enfin, nous mettons des masques pour cacher nos cheveux et visages. On ne peut voir que nos yeux.
—Vos yeux sont uniques, votre grâce. Il sera très facile de vous reconnaitre si jamais nous sommes capturés. Me fait Barristan.
—Si nous sommes captures, Barristan. Et je ne compte pas me faire emprisonner.
Je regarde dehors, observant tranquillement le soleil se coucher. Quelques heures plus tard, la nuit s'abat sur nous. Nous faisons signe à Tywin avant de nous diriger vers le château. Me servant de ma magie, je repère facilement une tour peu gardée.
On se dirige rapidement vers la tour, et profitant de l'absence de soldats, commençons à grimper. En quelques minutes, nous arrivons au sommet de la tour. J'hausse d'un sourcil en voyant un garde en train de dormir. Je roule des yeux avant de simplement lui planter une dague dans le cou, le tuant instantanément.
Barristan hoche de la tête avant d'avancer prudemment. Heureusement que je sais où se trouvent les cellules, sinon j'aurai mis des heures à m'y retrouver. Nous descendons prudemment les escaliers de la tour pour arriver dans la cour. Des dizaines de soldats discutent, certains se plaignant du manque de nourriture tandis que d'autres insultent leur propre seigneur.
Abrutis de soldats. Si vous n'étiez pas d'accord avec cette rébellion, vous auriez dû emprisonner votre propre seigneur.
Envoyant un regard de dégout, je me dirige vers l'entrée des cachots, qui est située dans la cour près de l'entrée du Hall. Mince, il y a un garde. Je regarde Barristan, et celui-ci hausse des épaules. Forcément, il n'est pas plus avancé que moi.
Voyant qu'il n'y a personne autour de nous, je décide de lui lancer un Somnus. En m'approchant, je remarque qu'il possède les clés. Bingo ! Sans attendre, je lance un Gemino avant d'en prendre une copie. Comme ça, s'il se réveille, il ne remarquera rien. On continue d'avancer, descendant les sous-sols menant aux cellules.
En avançant, je remarque évidemment nos soldats dans les cachots. Il y a une cinquantaine de gardes, et évidemment Sire Gerold Hightower. Ce dernier est en train d'insulter copieusement un geôlier, le tenant par le col à travers les barreaux tout en le cognant plusieurs fois. Je ne peux pas m'empêcher de sourire face à cette situation.
—Sire Gerold, ravi de vous savoir en vie. Je m'exclame avec un sourire.
Ce dernier écarquille des yeux en me remarquant. Sans perdre un instant, il tord la nuque du geôlier.
—Votre grâce, mais comment ? Il me demande, légèrement choqué.
—Je suis venu sauver mon père, Sire Gerold. Une fois récupéré et sorti de cet enfer, l'armée attaquera le château pour vous libérer. Il n'est pas possible de vous libérer tous en même temps. Je dis d'une voix plus forte.
Les autres gardes hochent de la tête, comprenant parfaitement les enjeux.
—Lord Commandant, où ont-ils emmené sa majesté ? demande Barristan.
—Il se trouve au fond, plus loin. Ils ont décidé de nous séparer, mais faites attention. Sire Symon Hollard garde la cellule du Roi avec quatre gardes. Nous prévient Gerold en fronçant des sourcils et serrant des poings.
Je remarque le regard haineux de Barristan. Haussant d'un sourcil, ce dernier répond à ma question muette.
—Symon Hollard est un chevalier de la Maison Hollard et l'actuel frère du Seigneur Hollard. Il est aussi celui qui a assassiné Gwayne. M'explique-t-il.
Je vois rouge en comprenant que l'assassin d'un de mes serviteurs se trouve entre mon père et moi. Un sourire sadique se dessine sur mes lèvres, rendant mal à l'aise les soldats.
—Dans ce cas, qu'attendons-nous ? J'ai des comptes…A régler. Je lui dis, ma voix devenant un tantinet…brutale.
Barristan hoche de la tête avant de me suivre. On s'engouffre alors dans les cachots. Après quelques minutes, on entend des cris. J'écarquille des yeux en reconnaissant la voix de mon père. Je me mets à courir, suivi de près par Barristan.
Ce que je vois me fais perdre tout contrôle. Tandis que deux gardes tiennent mon père, un troisième (Un chevalier, donc surement Symon) le frappe.
—ENDOLORIS !
Symon s'effondre au sol, hurlant de douleur sous les regards effrayés des quatre gardes. Mon père me regarde avec une lueur de reconnaissance.
—Comment oses-tu toucher mon père, sale moldu ! Endoloris ! Endoloris ! ENDOLORIS !j'hurle en lançant plusieurs fois le maléfice impardonnable sur le même homme.
Sous les regards choqués des gardes et de Barristan, Symon se met à convulser tout en hurlant. Du sang s'échappe de tous ses orbites tandis que sa voix se déchire. En moins d'une minute, il arrête de bouger, les yeux révulsés. Il est mort. J'entends des applaudissements, et je remarque qu'il s'agit de mon père.
—Tue-les ! Tue-les tous ! il s'exclame avec une flamme vengeresse dans les yeux.
—Avec plaisir ! je répond avec un sourire carnassier.
Les gardes reprennent conscience, et sans crier gare, ils foncent sur moi en brandissant leurs épées.
—Depulso !
Je les envoie valser, et avec leurs armures et le choc contre les murs, ils ont du mal à se relever.
—Vous pensiez pouvoir attaquer mon père ? La Maison Targaryen ? Je vais vous montrer ce qu'il en coute de se mettre en travers d'un dragon ! Je m'écrie avant d'ouvrir les mains.
—Incendio Dragonem !
Un dragon de flamme apparaît devant moi. Etonnamment, les flammes ne me font aucun effet, comme à mon père. De son côté, Barristan se recule pour éviter de mourir brûler.
—Mourrez, Moldus ! Je m'écrie en faisant un geste de la main.
Le dragon se jette sur les gardes, les brulant en quelques secondes. Il ne reste plus que des cadavres calcinés. D'un autre geste de la main, je fais disparaitre le dragon. Tout à coup, je me sens faible et je perds l'équilibre.
Barristan se jette sur moi, tout comme mon père.
—Harry ? Harry ? Me fait mon père d'une voix inquiète.
Je reprends mon souffle. Utiliser autant de magie en si peu de temps m'a exténué, et je ne pourrai surement pas utiliser plus. On va devoir sortir sans magie, et quelque chose me dit que les cris ne sont pas passés inaperçus.
—Je vais bien, juste fatigué. J'ai utilisé trop de magie. Je réponds.
—Nous devons sortir, votre majesté. Une fois que nous nous serons échappés, l'Armée conduite par Tywin attaquera le château. S'exclame Barristan.
—Oui, Oui…Ces traitres avaient prévu de s'échapper ! Il y a une sortie dans la pièce d'à côté, elle mène à un tunnel qui rejoint la ville. Mais avant de partir, ils voulaient s'amuser à me torturer ! Chiens ! Félons ! S'exclame mon père avec un fureur que je n'ai jamais vue.
Il me regarde, son regard devenant plus doux.
—Viens mon dragon, on s'en va. Ils vont me le payer ! il s'exclame.
Barristan m'aide à me soulever, puis je fronce des sourcils.
—S'il y a une sortie, on peut alors libérer nos gardes ! Barristan, allez vite ouvrir leurs cages, nous les attendons ! je m'exclame.
Barristan hoche de la tête avant de courir en direction des cellules, tandis que mon père me regarde.
—Tu l'as torturé au point de le tuer ! Je suis fier de toi, mon fils ! Tu es un vrai Targaryen ! Pas comme Rhaegar, je vois qu'il n'a pas daigné venir me libérer ! me dit mon père.
Je secoue de la tête. Malheureusement, Rhaegar n'est pas venu nous aider. Pire encore, il n'a pas daigné venir au campement ne serait-ce qu'une seule fois pour prendre des nouvelles. Traître !
Après quelques minutes, on entend des bruits de pas. Barristan arrive alors, suivi de Gerold et nos soldats.
—Allons-y ! Je m'écrie en prenant la direction du tunnel.
Comme l'a dit mon père, un tunnel se trouve dans la pièce adjacente. Nous décidons de l'emprunter, et au bout de quinze minutes, nous sortons enfin du tunnel pour arriver près du cimetière de Sombreval. Ça tombe bien, ce cimetière est situé à quatre minutes du campement. En peu de temps, nous arrivons dans le campement où nous attend Tywin.
—Votre majesté, votre grâce ! Je suis heureux de vous savoir en vie ! S'exclame Tywin.
Mon père le dévisage avant d'hocher de la tête. Tout à coup, le pont menant au château s'abaisse, tandis qu'un drapeau blanc flotte au vent.
—Ils ont dû remarquer ton absence…je dis à mon père.
—Peu importe ! Je veux les Sombrelyn et Hollard sur un bucher, et tuez tous les autres ! Aucun survivant ! S'exclame mon père.
Je remarque une lueur de folie dans ses yeux, une lueur que je connais bien. Son emprisonnement a, semblerait-il, détruit la dernière étincelle d'équilibre qui lui restait. Je le vois, il est en train de devenir fou, tout ça à cause de ces foutus traitres !
—A vos ordres, votre majesté ! s'exclame Tywin en faisant signe à son armée.
En seulement quelques minutes, le château est mis à sac tandis que les gardes sont exécutés. C'est enfin au tour des Sombrelyn et des Hollard. Ils sont tous emmenés sur un immense bucher, tandis que mon père les regarde avec une haine sans nom.
—Vous m'avez trahi, vermines ! La sentence est le feu, pour vous et vos familles ! Plus jamais on n'entendra parler des Sombrelyn et des Hollard ! Vos noms resteront à jamais gravés comme ceux des traitres ! Brulez-les ! s'exclame mon père.
—Attendez ! s'exclame une voix.
Je suis étonné de voir Barristan s'approcher de nous.
—Votre majesté, je vous en conjure, épargnez l'enfant. Retirez lui tout, mais par pitié, épargnez le. Il est innocent ! s'exclame Barristan.
Je fronce des sourcils, et je remarque effectivement un enfant. Il doit avoir neuf ans, un membre de la Maison Hollard.
—Vous savez, les chiens ne font pas des chats, Sire Barristan. Si nous le laissons en vie, alors il grandira pour nous trahir, comme ses parents. Après tout, le fruit ne tombe jamais loin de l'arbre…Je dis d'une voix trainante.
Barristan me regarde avec ses yeux de chiots battus. Mon père hoche de la tête.
—Très bien ! Parce que vous avez aidé à me sauver, je vous accorde cette faveur, Sire Barristan. L'enfant viendra avec nous à Port-Réal où il deviendra un écuyer. Dit mon père avec un sourire.
Je souris en entendant mon père. Je ne suis pas idiot, et je comprends très bien que l'enfant vivra à jamais avec son nom, celui d'un traître. Une fois l'enfant retiré du bucher, mon père ordonne la mise à feu. En seulement quelques minutes, le bucher s'enflamme, carbonisant les Maisons Hollard et Sombrelyn.
—Lord Rykker, Approchez ! s'exclame mon père.
Je vois un quadragénaire s'approcher. Il est brun avec des yeux noisettes, ressemblant un peu à un Baratheon.
—A genou ! je m'exclame, comprenant où veut en venir mon père.
Lord Rykker se met alors à genou, la tête baissée.
—Au nom de la Couronne, je vous déclare Lord de Sombreval. Jurez-vous d'obéir et de servir la Couronne ? D'obéir et de Servir la Maison Targaryen ? Demande mon père en regardant le Lord.
—Je jure sur la Maison Rykker loyauté à la Couronne et la Maison Targaryen. Répond Rykker.
—Dans ce cas, relevez-vous, Lord Rykker de Sombreval. Vous êtes désormais l'un de mes vassaux, et j'espère que votre famille ne répétera pas les erreurs de ses prédécesseurs. Maintenant, Rentrons ! ordonne mon père avant de faire demi-tour.
Très rapidement, nous prenons la route de Port-Réal. Quelque chose me dit que cet évènement n'est que le déclencheur…
