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CHAPITRE 2

– The Cape Codder -

"Alors euh quelle est l'histoire de la nouvelle locataire ?" demandai-je à Mme Cope avec désinvolture le lendemain après-midi alors que j'installais le bar. Je venais de rentrer de la banque où on m'a dit que le prêt pour la rénovation de la cuisine avait été pré-approuvé et serait probablement accordé dans environ une semaine.

Shelley Cope me regarda du tabouret de bar où elle était perchée en train de parcourir son énorme classeur rotatif de recettes et autres.

J'aimais la taquiner sans pitié sur le système d'indexation archaïque qu'elle utilisait pour stocker ses centaines de recettes mais elle riait toujours en disant : "Certaines de ces recettes sont plus anciennes que mon arrière-grand-mère Teddy mon garçon, il est peu probable qu′elle apprécierait que je mette ses recettes sur ordinateur. Regarde … voici la recette de son ragoût Mulligatwny qu'elle a ramené d'Ecosse en 1872. Il y a même un petite tache brune dessus ! Je ne voudrais pas porter la poisse… c′est un grand classique par temps froid."

Je recommençai à lui parler de son classement à l'ancienne mais elle leva les yeux à ma question concernant la locataire avec un petit froncement de sourcils juste sous son nez à rebord métallique. Je levai un sourcil, Shelly Cope fronçait rarement les sourcils.

"Maintenant tu écoutes Edward Anthony et tu écoutes bien… tu m'as demandé de gérer ton père, paix à son âme, pauvre vieille âme et j'ai fait comme tu as demandé. Le pauvre agneau est arrivé dans le noir, trempé avec seulement une petite valise et les vêtements sur son dos. Elle est allée directement à l'étage après m'avoir payé trois mois en espèce. La seule chose qu'elle a demandé c'est qu'on lui fiche la paix.

"J'ai pris l'argent et elle doit signer le bail. Elle m'a aussi donné une petite liste de courses. Je lui ai dit que ça ne me posait aucun problème de les faire puisque j'y allais plusieurs fois par semaine pour toi. Elle a offert de me payer pour ce service mais je lui ai dit que je ne voulais pas de son argent, que plus tard nous pourrions trouver un accord si elle décidait d'organiser une grande fête ou tout autre type de divertissement."

"Oh d'accord… c'est juste que je l'ai entendue, eh bien euh, peu importe…" Je m'arrêtai. Pour une raison inexplicable je ne voulais pas dire à Mme C. que la locataire pleurait. Je me sentais étrangement protecteur d'avoir accidentellement vu ce que j'avais vu sur le toit. Je bougeai sur mes pieds plusieurs fois et me raclai la gorge : protecteur ? Putain ? Je ne connais même pas cette fille et d'après les bruits et les gémissements hier soir je ne pense pas le vouloir, elle a l'air bien trop intense pour un gars simple comme moi.

De plus si je commence à m'impliquer dans son drame personnel maintenant elle est susceptible de se lancer dans MES affaires et je ne veux ni n'ai besoin ou ne désire cela de quelque taille ou forme que ce soit. Non pas que j'aie des affaires à entreprendre… Je sais que je suis un gars ennuyeux mais quand même.

"Écoute Edward, je comprends que tu sois curieux à son sujet… c'est écrit sur ton visage. Je ne peux pas te dire que je te blâme puisque son appartement est juste à côté du tien et tout. Mais je ne pense pas que cette fille soit un problème tant que tu ne l'envahis pas sauf si c'est de ça que tu as peur. Je soupçonne à la façon précipitée dont elle a rentré ses affaires qu'elle veut être laissée seule."

Et c'est exactement ce que je fis. Lundi est passé au mardi puis au mercredi et ce pourrait tout aussi bien être vendredi pour ce que j'en savais. Les affaires n'avaient jamais été aussi bonnes et maintenant, avec la promesse d'un prêt pour la nouvelle cuisine en vue je devins plus occupé que jamais à essayer de développer un design avec un entrepreneur local.

L'entrepreneur, Paul, est l'oncle d'Emmett McCarty, mon vieil ami d'enfance et d'au-delà.

Pendant que Paul et moi nous installions sur les tabourets du bar pour regarder ce qu'il avait conçu pour la cuisine, je lui demandai nonchalamment comment allait Emmett. Il me regarde en tripotant ses plans qui s'étalaient devant nous et laissa échapper un grand soupir. Il semblait qu'il prenait un moment pour rassembler ses pensées parce qu'il ne s'exprima pas tout de suite. Au lieu de cela il se frotta les yeux et fit craquer ses jointures. Puis il me lança un regard contemplatif et se retourna pour répondre à ma question.

"Eh… je ne sais pas quoi te dire, Edward. Je veux dire, en apparence le gamin a l'air d'avoir le monde dans sa main. D'après ce que j'ai entendu ses affaires fonctionnent bien, il a la plus grande maison que tu aies jamais vue… en dehors de Chatham peut-être. Il est membre d'une sorte de country club chic, il voyage beaucoup aussi. Il vient de rentrer il y a quelques semaines d'un voyage en Europe… il m'a acheté une énorme chope quelque part en Allemagne. Mais…" il laissa la phrase en suspens et se frotta la nuque.

"Quoi ?" demandai-je. Paul regarda ses mains et laissa échapper un gros soupir.

"Il n'est pas heureux," admit-il finalement.

"Pourquoi ?" demandai-je simplement. Je veux dire d'après ce que je venais d'entendre Emmett avait tout gagné ? A moins…

"Euh… je ne devrais probablement rien dire… ce n'est pas vraiment à moi de le faire." Il me regarda droit dans les yeux comme s'il cherchait une raison de me répondre. Je compris immédiatement, Emmett et moi n'étions plus amis.

Bien sûr nous bavardions occasionnellement s'il arrivait qu'il passe par là mais ce n'était pas souvent. Pourtant Paul dut voir quelque chose dans mes yeux car il arrêta de jouer avec les plans et haussa les sourcils.

"Qu'est-ce que tu sais de sa femme ?"

"Rosalie ? Hum… elle semblait être bien. Je ne la connais pas vraiment bien, nous ne nous sommes rencontrés que quelques fois. Elle est magnifique, je suppose."

"C'est une vraie beauté c'est vrai. Le mois dernier elle a découvert qu'elle allait fonder une famille, elle a dit à Emmett qu'elle ne voulait pas d'enfant et a décollé avant que l'urine ne soit sèche sur le bâton du test," dit-il avec dégoût. "Peux-tu imaginer une femme faisant quelque chose comme ça ? Je veux dire… d'accord… apparemment elle lui avait dit avant de se marier que les enfants ne feraient pas partie de ses projets. Mais allez… ça arrive et tu apprends à y faire face non ?"

"Qu'est-ce que tu veux dire par 'elle a décollé ?"

″Ça m'a semblé être comme ça, la garce lui a dit qu'il lui fallait du temps pour réfléchir, elle a attrapé quelques sacs, elle les a bourrés de vêtements de marque, a récupéré les clés de la Mercedes et est rentrée chez maman."

"Et tu penses qu'elle… euh je veux dire tu ne penses pas qu'elle va…" Je m'arrêtai ne sachant pas bien comment formuler ma question.

"S'en débarrasser ?" demanda Paul d'un air entendu. Je hochai la tête. Si c'était le cas un cataclysme se déclencherait lorsque la vieille Lady Souza l'apprendrait. Je veux dire la femme est une dévote et le mot qui commence par un A n'existe même pas pour elle. Par contre ce qui est sur son radar c'est un sanctuaire de Notre Dame des Ovaires près de sa caisse enregistreuse.

Sensationnel.

"Eh… difficile de dire ce qu'elle va faire. Je ne la connais pas si bien et pour tout ce que je sais elle ne prévoit que de prendre un peu de temps pour accepter ça. J'espère pour elle que c'est ce qu'elle fait. Parce que je dois te dire, gamin, que si ma vieille dame découvre qu'elle s'en est débarrassé d'un Souza elle sera sur son cul comme une merde puante. Espérons que ça n'en arrivera pas là."

"Alors qu'Emmett prévoit-il de faire ?"

"Oh… je ne sais pas. Je lui ai parlé hier soir et il était hors de lui. On aurait dit un fou… il disait qu'il n'avait jamais voulu de cette vie de merde au départ et que c'était entièrement son idée à elle cette vie raffinée à Greenwich. Tout ce qu'il a dit c'est qu'il voulait travailler ici, simplement au Cap."

Eh bien rétrospectivement je suppose que c'était vrai. Je me souviens quand lui et moi faisions des projets pour partir étudier le droit ensemble. Emmett m'avait alors dit qu'il ne voulait pas rester longtemps dans une grande ville.

En fait nous avions eu beaucoup de discussions à ce sujet. Mais une fois que nous avions reçu nos lettres d'acceptation il avait saisi mon enthousiasme et ensemble nous avions commencé à jeter les bases de notre avenir, avenir qui se déroulerait à Boston ou à New York.

Mais au fond de moi je savais qu'Emmett ne voulait cette vie que parce que je la voulais. On dirait bien qu'aucun de nous n'avait fini avec ce qu'il voulait.

"Teddy qu'est-il arrivé à ce sac avec les Doritos et le paquet de Ring-Dings que j'avais sur le comptoir ? Ils n'étaient pas pour toi mais pour la fille." Je levai les yeux pour voir la colère de Shelly Cope s'abattre sur moi.

Paul se leva et plia soigneusement ses plans en me faisant un petit clin d'œil pour signifier que la réunion était terminée. "On se voit la semaine prochaine, gamin." Je le remerciai pour son aide et tournai mon attention vers Mme C. qui tapotait avec impatience sur le bar.

"Je les ai amenés à l'étage chez moi, j'ai pensé que tu m′avais peut-être acheté une gourmandise."

"Une gourmandise ? Je ne t'ai jamais vu manger cette camelote," dit-elle. C'était vrai, après que Pop ait rendu l'âme si jeune, je fais attention à la nourriture que je mets dans mon corps. Ne vous méprenez pas, je mange suffisamment. Je ne suis pas une sorte de fanatique... Je mange même de la viande. Mais je fais attention à la consommation de graisse et à mon cholestérol. Le plus grand changement que j'ai apporté a été d'arrêter de fumer, ce qui, pour être honnête, a été plus difficile que supprimer les en-cas. Mais je l'ai fait. Le fait que mes deux parents fumaient et qu'ils soient tous les deux morts jeunes m'avait bien sûr influencé.

Mais Carlisle m'assurait que même si les antécédents médicaux de ma famille suggéraient que je devais être attentif, ma santé était pour l'instant, excellente. Il me dit cependant de sortir souvent du bar et prendre l'air, c'est pourquoi je me fais remplacer au bar le dimanche et que je file au gymnase. J'essaie aussi de faire une course à pied sur la plage tous les jours par beau temps.

Et quand Tyler était encore en vie, nous faisions de la voile, ce que j'aimais vraiment, même si j'admets que je n'en ai plus fait depuis sa mort l'année dernière.

Un sentiment de malaise s'empara de moi lorsque je me souvins que son bateau, Man Trouble, est depuis lors bâché et largement ignoré par votre serviteur.

Bien que je me sente mal à ce sujet, je ne sais toujours pas si je suis prêt à faire face à cela à nouveau. Peut-être que je devrais penser à le vendre. Mais cette pensée me déprimait alors je la rangeai avec les noisettes de bar et je grimpai à l'étage pour apporter le sac de friandises de Mme C. à la droguée de nourriture, qui apparemment aime s'empiffrer avec de la graisse et du sucre.

J'entrai dans mon appartement et me dirigeai vers le garde-manger où je pris les collations. Saleté de Ring-Dings ... qui, après douze ans, mange cette merde ? Je me posai la question, en attrapant une prune de la coupe de fruits et en mordant dedans. Le jus du fruit coula sur mon menton, je m'essuyai avec la main et léchai mes doigts. Ces prunes étaient les plus grosses et les plus juteuses que j'aie mangées depuis années et même si ce sont mes fruits préférés, je décidai de faire un effort pour être un voisin sympa. Je pris la dernière prune de la coupe et la jetai dans le sac.

Dans un geste impulsif je me dirigeai vers la porte qui sépare nos appartements de l'intérieur et frappai doucement. Autant en finir avec cette merde et me présenter, me dis-je.

La porte grinça un peu quand je frappais. Pop avait mis cette porte lui-même quand il avait déplacé ses affaires personnelles à côté. Ce n'est pas très solide et ne répondait probablement pas aux normes. Pop n'était pas menuisier. Elle avait une chaîne de sûreté assez longue en haut et lorsque la porte était ouverte, il était possible de passer quelques articles à travers.

J'adorais faire rouler mes Hot Wheels dans le logement de Pop. De temps en temps, Pop les faisait retourner en arrière. Nous avions un petit jeu pour voir combien de voitures nous pourrions faire traverser par la porte dans nos chambres, qui étaient exactement à l'opposé l'une de l'autre.

Bien que j'aie cru entendre un petit murmure puis des craquements, personne ne vint à la porte. Eh bien, me dis-je avec soulagement.

En haussant les épaules, je retournai dans le couloir, laissai le sac devant sa porte puis redescendis. Ce n'était probablement pas une bonne idée de frapper à sa porte de l'intérieur de mon appartement de toute façon, cela aurait même pu la faire paniquer.

Peut-être que quand Paul viendrait pour commencer la cuisine la semaine prochaine, je lui demanderai de jeter un coup d'œil à cette porte pour voir s'il peut la murer. Je n'ai pas besoin d'une porte qui ne sert à rien de toute façon et je suis certain que la nouvelle locataire ne voudra pas jouer aux petites voitures avec moi pendant mon temps libre.

Quoi qu'il en soit, tout cela s'est passé cet après-midi. L'activité au bar bat son plein depuis des heures maintenant et je vais m'avancer en supposant que le fait d'être fermé plus tôt dans la semaine donnait encore plus soif aux clients. Si les affaires continuent d'être aussi bonnes, il se peut que le remboursement du prêt ne prenne pas autant de temps que j'avais imaginé.

C'est une nuit sacrément chargée au Swan Dive, mais au moins il n'y a pas de véritable drame à raconter, ce qui est toujours une bonne chose pour moi. Je vois deux des filles de l'enterrement de vie de jeune fille qui a mal tourné la semaine dernière et je m'approche d'elles pour voir comment Miss Vomito s'en est sortie. Elles rient comme des folles quand je leur demande si elle avait une grosse tête le lendemain matin.

"Ça aurait été mieux de demander si Tripp avait une grosse tête après la fête et si elle s'en est occupée…" plaisante la grande perche rousse. Quel était son surnom ? Bootsie ?

"Ne sois pas aussi grossière, Bitsy", rit la poulette aux cuisses massives. Bitsy ... comment diable avais-je pu oublier ? Elle rit à nouveau et je lui fis un sourire. Je ne pouvais pas m'empêcher de regarder ses jambes. Ce soir, elles étaient enveloppées dans un bermuda à carreaux roses et verts. Remarquez quand elle rit, les muscles de ses mollets ondulent. Je laissai échapper un petit frisson ; les mots broyeur d'os me revinrent à l'esprit. Je me réprimandai mentalement d'être un si méchant trou du cul... elle semblait être une gentille fille.

J'échangeai un peu plus de plaisanteries avec les filles puis parlai à Mike pendant un moment pour discuter des changements dans notre calendrier, une fois que la construction de la nouvelle cuisine aurait commencé. Après un certain temps, je me dirigeai vers mon petit bureau pour appeler Carlisle afin de l'informer de la validation du prêt par la banque.

Cet appel dura près de trente minutes puisque ce fut Alice qui répondit au téléphone avant qu'Esmée n'arrive et laissez-moi vous dire… être au téléphone avec Alice, cela prend un certain temps. La gamine peut casser les oreilles. Ce qui est étrange, car elle ne dit pas grand-chose quand elle est avec des gens.

Je suis épuisé quand Carlisle arrive à lui arracher le téléphone des mains. Je l'entends prendre le téléphone loin d'elle et lui dire de lâcher prise et d'emmener son cul tourbillonnant au lit avant qu'il ne l′arrête comme une toupie.

"Et Seigneur, Alice ... s'il te plaît, arrête de crier. Mon Dieu... si jamais tu perds ta voix, tu la trouveras dans mon oreille." Je craque parce que je sais pertinemment qu'Esmée le regarde de travers et ça lui vaudra probablement de se faire tirer l'oreille quand il raccrochera le téléphone. Mais c'est ce que j'aime le plus chez lui, c'est un père naturel, et même si son enfant est atteint d'autisme, il la traite comme n'importe quel autre enfant qui lui aurait tapé sur les nerfs.

J'espère que si j'ai un jour des enfants, je pourrai être la moitié du père qu'il est. Non pas que cela risque d'arriver du fait que j'ai vingt-neuf ans et que je n'ai pas eu de rendez-vous avec personne sauf avec Mme C. au cours des deux dernières années. Ouais ... il faut juste aimer Michael Buble. Les choses que je fais pour cette femme…

Je suis tellement crevé quand je monte à l'étage que je me déshabille en marchant dès que je passe la porte. Je vais dans la salle de bains et je prends une douche dans le noir parce que je ne veux pas laisser la lumière dans ma tête quand j'ai sommeil et tout ça. Je n'ai jamais été ce qu'on pourrait appeler un bon dormeur, je dois donc parfois engloutir un hypnotique avant de me coucher.

Je ne le fais pas trop souvent parce que je n'ai pas vraiment confiance en ce genre de choses et j'ai des inquiétudes sur le fait de me ridiculiser et de finir sur les infos de la chaîne Six. Mais ce soir, je décide de prendre le risque, alors je prends un demi-comprimé après m'être brossé les dents.

Je me traîne dans la chambre et je suis sur le point de ramper dans le lit quand mon pied nu marche sur quelque chose de rond et doux. Je laisse échapper un cri de fillette quand je sens quelque chose suinter entre mes orteils et craquer. Bordel, qu'est-ce que c'est ?

J'ai presque peur d'allumer la lumière pour voir ... s'il vous plaît mon Dieu ; ne faites pas que ce soit une souris ou quoi que ce soit d'autre qui ait un pouls ... Je m'assois doucement sur le côté du lit et allume la lampe. Je cligne deux fois des yeux quand je vois ce qui semble être de la chair et du sang entre mes orteils. Beurk. Mon estomac se retourne quand j'attrape les serviettes et commence à l'enlever.

Qu'est-ce que... Je le rapproche de mon visage et l'examine plus clairement. Je cligne à nouveau des yeux et j'étouffe un rire. Pas possible…

Ce n'est pas une souris.

C'est une prune.

The Cape Codder

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4 cl de vodka
14 cl de jus de canneberge
1/2 rondelle de citron vert non traité
4 ou 5 glaçons

1. Mettez les glaçons, la vodka et le jus de canneberge dans un verre haut.
2. Remuez à l'aide d'une cuillère à mélange pendant 8 à 10 secondes.
3. Placez la demi-rondelle de citron vert dans le verre. Servez aussitôt.