Le sens du devoir

Bonne lecture :)

Chapitre 2 :

Le deuxième jour fut consacré à la présentation au clan Hatake. Meari avait dû enfilé un kimono traditionnel, pas le genre de vêtement qu'elle mettait au quotidien car pas très peu adapté au combat. La blonde préférait les tenues avec des pantalons aux tissus souples et aérés mais ne crachait pas sur des kimono et des yukata selon les occasions, elle avait juste l'habitude qu'ils soient courts et lui arrivant pas plus bas que les genoux. Meari avait choisit un kimono noir avec des motifs floraux violet et un obi blanc.

«Tu es magnifique.» Lui sourirent Jin et Sae.

Meari jeta un regard à sa mère qui discutaient avec ses cousines retrouvées la veille. Après dix-huit ans de séparation les trois Uzumaki s'étaient enfin retrouvées à Konoha. Leur dernière rencontre remontait au mariage de Tori et A. Les trois ne s'étaient plus lâchées si bien que Kushina et Azami venaient rencontrer les Hatake avec eux. Apparemment ce n'était pas seulement une alliance entre Kumo et Konoha mais aussi une alliance entre Uzumaki et Hatake.

D'après ce que Meari avait comprit le clan Uzumaki ne s'était pas bien adapté aux autres habitants du village malgré le fait que le Hokage soit marié à l'une des leurs. Le fait que le clan compte parmi ses membres deux hôtes du démon renard ne devait pas y être étranger. Elle le savait, son oncle B avait vécu et vivait encore des fois le rejet des habitants de Kumo en raison de son statut d'hôte.

«Il faut que vous sachiez les Hatake sont un clan très fier. Depuis que Kikue en a prit la tête, leurs critères sont assez élevés, ils veulent à tout prix effacer leurs hontes du passé.» Déclara Azami.

«C'est à dire ?» Demanda Meari intéressée. Il fallait mieux qu'elle sache où elle mettait les pieds.

«L'ancien chef de clan Sakumo Hatake, le père de Kakashi était avant un ninja respecté. Il rivalisait avec les sannin et je pense que vous le connaissiez sous le nom de crocs blancs de Konoha.»

Oui, Meari se souvint, cet homme était une légende jusqu'à Kumo.

«Eh bien pendant une mission, il a préféré abandonné la mission plutôt que de mettre la vie de ses compagnons en danger. Ce qui selon moi était honorable mais malheureusement l'échec de cette mission à eu des effets dramatiques pour Konoha si bien que tout le monde à commencé rejeter la faute sur Sakumo. Alors qu'avant il était respecté, il avait fini hait et déshonoré et le clan Hatake avec. Il n'a pas supporté les brimades et s'est suicidé pour mettre fin à ses souffrances. Il a laissé Kakashi, Etsuko et Kaede seuls car ils avaient déjà perdu leur mère quelques années plus tôt.» Continua Kushina.

«Kakashi est-il quelqu'un de bien ?» Demanda Tori.

«Oui il l'est même si je ne suis pas sûre qu'il le pense. Avant d'aller en guerre, Kakashi n'était pas beaucoup apprécié de ses paires. Il était très à cheval sur le règlement des ninjas. La guerre et la perte de ses coéquipiers l'ont beaucoup marqué. Ce n'est pas quelqu'un de méchant mais il est devenu très distant.» Répondit Kushina.

«Entre autres chose.» Rajouta doucement Azami.

Meari n'aimait pas ce qu'elle entendait, elle peut-être devoir faire face à un mari atteint de stress post-traumatique et peut-être pire. Elle soupira intérieurement, elle ne savait quel Kami avait décidé de son sort mais il devait bien s'amuser à l'heure qu'il était.

Une heure plus tard, ils étaient tous en chemin vers le quartier des Hatake. Son père, son oncle B et Darui était repartit tôt le matin. A avait laissé à Tori les commandes si des problèmes surgissaient.

L'entrée du quartier était marqué par une arche en pierre avec le symbole du clan gravé dessus. Le quartier se composait principalement de maisons de style traditionnel mais aussi de magasins comme des armureries. Le clan Hatake avait bâti leur réputation sur leur maîtrise du kenjustu mais aussi sur la fabrication de leurs armes. Leurs secrets étaient jalousement gardés depuis des siècles. Meari savait qu'ils avaient été des samouraïs avant d'être des ninjas. Du coin de l'œil elle pu voir Sae s'émerveiller devant les différentes armes qu'elle voyait. Il y avait aussi quelques restaurants et magasin de vêtements.

Les civils les regardaient avec insistance. Certains étaient surpris, d'autres chuchotaient entre eux. Ils devaient sans aucun doute être au courant du mariage prochain de leur futur chef de clan ou le seraient bientôt. Meari remarqua que beaucoup portaient des masques, des shinobi si elle se fiait à leur uniforme.

Ils finirent par arriver devant une maison plus grande que les autres. Devant l'entrée se tenaient, Kikua avec plusieurs autres personnes. Ils étaient presque tous âgés et Meari devina qu'il s'agissait des doyens du clan. Il y avait deux filles masquées dont on ne voyait que les yeux aux côtés de Kikue. Il devait sûrement s'agir de Kaede et Etsuko, les sœurs de Kakashi.

Tous s'inclinèrent face à Meari et son groupe.

«Bienvenue dans notre quartier, je ne savais pas que nous allions vous accueillir Kushina-sama, Azami-sama..» Salua Kikue.

«C'était normal, Meari est une Uzumaki de part sa mère nous nous devions d'êtres présentes.» Répondit Azami. Elle était la matriarche du clan Uzumaki depuis la mort de son père.

«Pour ma part, je représente le Hokage.» Fit doucement Kushina.

Kikue hocha la tête avant de se tourner vers Meari et sa mère.

«Tori-sama, Meari-san permettez moi de vous présenter mes deux nièces Etsuko et Kaede. Elles ont ton âge Meari-san.»

Meari s'inclina devant les jumelles.

«C'est un plaisir de vous rencontrer toutes les deux.»

«Pour nous aussi Meari-san. J'espère que nous nous entendrons bien. Je suis Etsuko et l'autre c'est Kaede.»

Kaede avait les yeux beaucoup plus foncés que ceux d'Etsuko. De près c'était facile à remarqué mais de loin les gens pouvaient facilement se tromper. Il y avait aussi d'autres choses qui les différenciaient. Etsuko laissait ses cheveux en une unique tresse tandis que Kaede avait fait un chignon avec les siens. Kaede avait aussi une allure beaucoup plus solennelle alors qu'Etsuko semblait plus détendue.

«C'est un honneur de bientôt compter dans notre famille celle qui a sauvé notre Hokage et sa famille.» Renchérit Etsuko.

«C'est gentil mais je n'étais pas seule.» Minimisa Meari. Aucun des deux qui étaient avec elle, n'aimeraient qu'elle prenne toute la gloire.

Après cela, Meari fut présentée aux anciens du clan. Des femmes et des hommes assez rigides selon Meari, cela promettait beaucoup de mal de tête en perspectives. Ils finirent tous dans une grande salle et s'assirent tous sur des coussins.

«Nous sommes donc ici pour discuter du mariage.» Commença Kikue. «Tori-sama avez vous des demandes ?»

«Oui, comme nous savons que certaines de nos coutumes de Kumo sont différentes des vôtres, j'ai eu l'idée pour satisfaire tout le monde de faire les fiançailles selon les rites de kumo et la cérémonie de mariage selon ceux de Konoha.»

«En quoi consiste les rituels de Kumo ?» Demanda une des aînés. Meari n'avait clairement pas prit le temps de retenir son nom pourtant elle le devrait bientôt.

«Il y a l'offrande aux familles, le futur époux offre quelque chose à la famille de sa fiancée et la future épouse fait de même. Les fiancés s'offrent également un cadeau. Et le plus important, il y a la confrontation, c'est un combat entre les fiancés. Et c'est tout. Il y a des tenues spéciales.»

«Je vois, je suppose que nous allons vous laisser cette partie. Vous n'aurez qu'à nous avertir si vous avez besoin de quoique se soit.» Accepta Kikue. « Pour le mariage, nous avons convenue qu'il se ferait dans le champ derrière notre quartier. Nous nous sommes permit de faire une première liste des invités et nous aimerions avoir la vôtre même si je suppose qu'elle ne sera pas aussi élevée que nous.»

«Pour tout dire, nous avons aussi du monde à invité mais je propose ceci : Nos invités ne viendrons que pour les fiançailles. De toutes façons à Kumo, c'est, hum disons plus divertissant que le mariage en lui-même.»

Kikue regarda les aînés qui hochaient la tête avant de s'adresser de nouveau à Tori.

«Cela nous convient également. Nous aimerions passer à nos conditions. Le Raikage troisième du nom avait des exigences, il est normal que Konoha et notamment le clan Hatake puisse également y trouver son compte hormis bien-sûr Meari-san qui est semble-t-il sans égal.»

Meari grimaça intérieurement, vraiment tout chez cette femme semblait faux. Comme si ce n'était déjà pas assez humiliant d'être un vulgaire pion dans l'alliance entre Kumo et Konoha, il fallait en plus que sa famille paie. Parce que c'était de ça dont il était question, les Hatake voulaient une dote. Ils ne manquaient vraiment pas d'air.

«Bien sûr, nous avions déjà envisagé cette possibilité.»

Meari résista à l'envie de regarder sa mère avec de gros yeux. Allait-elle vraiment accepter ça ? Tori poursuivit sans même se soucier des états d'âmes de sa fille.

« Votre prix sera le nôtre, bien entendu dans des proportions raisonnables.» Précisa-t-elle.

Kikue sourit, tout comme les autres aînés. Une bande de vieux arrivistes, si quelqu'un demandait à Meari son avis. Plus elle restait là, moins elle les appréciait. Elle n'aurait pas pensé que les aînés du conseil de son père pourraient passés pour de gentils vieux et pourtant comparés aux vieux Hatake, ils lui manquaient. Presque. Cependant, au moment où Kikue ouvrit de nouveau la bouche, Meari su que jamais les vieux de Kumo ne pourraient jamais égalés ceux de Konoha. Ceux de Kumo étaient plus directes et un peu plus honorables.

«Passons maintenant à un domaine beaucoup plus privé.»

Si Meari n'était déjà pas méfiante, c'était sans aucun doute à ce moment là qu'elle aurait dû l'être.

«Nous aimerions que Meari passe certains tests.»

Et voilà, le piège était là. Se dit la jeune kunoichi.

«Nous voudrions connaître son état de santé, vous comprendrez que c'est assez important pour notre clan.» Continua Kikue.

Pour un clan avec un kekkai genkai comme le Sharingan ou le Byakugan mais pas pour un clan avec juste des techniques secrètes. Meari sourit mentalement, ils ne se prenaient vraiment pas pour de la merde, mais son sourire vacilla quand Kikue poursuivit.

«Ainsi que des tests de fertilités et de virginité. Pas que nous doutions de votre fille mais...»

«Non.» Coupa Meari. C'était la goutte d'eau pour la jeune kunoichi. Fertilité, virginité. Mais pour qui se prenaient-ils tous ? À quel siècle pensaient-ils vivre ? Ce genre de choses avait disparût depuis un bon moment à Kumo. Meari était même sûre qu'à Iwa dirigé par le vieil Ônoki, ils avaient aussi abandonné ce genre de méthode archaïque.

«Pardon, je crains de ne pas comprendre.»

«J'ai dit non. Je ne ferais pas ces tests.» Répondit Meari en regardant Kikue droit dans les yeux.

Kikue et Meari s'affrontèrent du regard, et elles surent toutes les deux à cet instant que les faux-semblants s'arrêtaient. Cela aura été plus tôt que ce que Meari avait prévu mais mieux tôt que tôt. Cela leur épargnera énormément de fausses courtoisie et elles économiseront un temps précieux.

« C'est notre droit de demandé cela. Dans ce clan aucune femme ne se marie sans passer par là.»

Meari les plaignait sincèrement mais elle serait l'exception à la règle.

«Et c'est mon droit de refuser. C'est un test dégradant sans compté le fait qu'il est sexiste.»

«Je ne vois pas en quoi.» Fit Kikue irritée. Sa voix commençait à partir dans les aigus. Si la situation n'était pas aussi grave Meari aurait rit.

«Je ferais ce test uniquement si mon fiancé le fait également.»

«C'est ridicule ! Il ne peut pas...» Fit un des aînés avant d'être interrompu par Meari.

«Si il ne peut pas, alors moi non plus.» Son ton était catégorique.

«Une jeune fille qui n'a rien à se reprocher accepterait sans broncher. Qu'y a-t-il Meari-san ? Avez vous peur de ce que ce test révélerait sur vous ? Peut-être est-ce pour ne pas faire honte à votre famille.»

Salope.

«Je n'ai rien à me reprocher. Contrairement à vous, ma famille base son honneur sur les prouesses au combats. Mais je suppose que c'est un concept qui a dû échapper à ce clan. Dites-moi les masques, c'est juste un accessoire de mode ou bien cela cache un honte bien plus profonde ? Est-ce juste pour se cacher des habitants de votre propre village ? Les gens peuvent être durs avec les gens qu'ils trouvent indignes de tout respect. Est-ce justifié ? Cela est un autre débat.»

Tout le monde dans la pièce haleta et Meari s'en voulu par rapport à Kaede et Etsuko. Elles n'avaient rien à voir là-dedans mais cette confrontation était comme les prémices d'une guerre à venir. Une guerre longue et difficile, qui durerait toute la vie. Toute sa vie. Si Meari commençait à faire dans le sentimentalisme, Kikue et les autres l'asserviraient sans aucune hésitation. Cela se voyait déjà qu'ils voudraient qu'elle soit la parfaite épouse pour leur futur chef de clan.

Meari prit également soin de ne regarder ni Kushina, ni Azami, ni ses sœurs et surtout pas sa mère. Il y avait peu de chance que l'une d'entre elles ait apprécié ce qu'elle avait dit mais encore une fois aucune d'elle ne devait être lié à ce foutu clan archaïque. Et c'est sur cette dernière pensée que Meari poursuivit pour asséner le coup de grâce.

«C'est une chose sur laquelle je serais intraitable. Je ne ferais aucun de vos tests car je suis contre. Je peux par contre vous fournir mon dossier médical si vous voulez. Et si cela ne vous satisfait pas, je n'aurais qu'à m'en aller avec ma famille. Bien sûr, nous vous laisserons le soin d'expliquer au Hokage pourquoi l'alliance aura été brisé.»

Meari se leva et amorça sa sortie. Avant d'être définitivement dehors, elle ajouta :

«Une question, est-ce que le clan Hatake se remettrait même d'être à nouveau responsable des désagréments de Konoha, car si cette alliance est brisée...»

Elle s'en alla sans terminer sa phrase. À quoi bon, terminer, tout le monde avait comprit ce qu'elle avait voulu dire.

Une fois sortie du quartier hatake, Meari, se permit de souffler un peu avant de subir sans aucun doute les foudres de sa mère. Elle partie vers les terrains d'entraînements qu'elle connaissait déjà grâce à son dernier séjour à Konoha.

Elle avait clairement besoin de se défouler avant de rentrer.

Salut, j'espère que ça vous a plu. ;)

N'hésitez pas à commenter. Bisous