Chapitre 2 – Une journée assez compliquée – Partie 1

Le lendemain, nous étions déjà le lendemain, le jour-j... Ce jour là en cours je n'étais pas du tout concentré. Je n'écoutais rien sauf quand le prof dictait les leçons car c'était chiant de gâcher du temps libre pour rattraper les cours. Même lorsque nous étions en TP de chimie, matière dans laquelle j'étais en duo avec Sora, mon meilleur ami, un petit châtain, à peu près de la taille de Van avec de grands yeux bleus. Le châtain tentait de me parler, en vain puisque je ne lui répondais que par des « hm... » « peut-être... » « j'sais pas » ou même des haussements d'épaules.

Enfin, à midi et demi, l'heure de manger vint. Je partis donc en direction du self en compagnie de Van, Ven -oui nous étions dans le même lycée, et en prime avions le même âge, pour mon plus grand malheur- Xion et Sora. Dehors, il y avait une queue immense mais grâce à notre pas douée de service, j'avais nommé Xion, nous pûmes passer devant tout le monde, Vanitas ne se privât d'ailleurs pas d'adresser ces sincères salutation a la foule par un doigts d'honneur. La dite « pas douée » s'était cassée la jambe lors de ses vacances au ski alors elle avit la jambe dans le plâtre.

Tout ce passait bien, mise à part l'espèce de ciment trop plein de sel et de conservateur chimique qu'ils appellent de la purée accompagné d'une sorte de semelle trop poivrée qui se trouvaient dans nos assiettes, je retrouvais mon état semi-dépressif de d'habitude, -la différence avec un peu plus tôt? Et bien avant j'étais totalement dépressif. Il y à donc un demi degré de dépression en moins. C'est déjà très bien ! -, jusqu'à ce que ce petit con de Ven aborda le sujet qui me fâchait...

« -Hé Vanitas », lui ne s'amusait pas à l'appeler ''Van'' sinon il se faisait violenter par le dit, Van. C'était MON petit privilège, hi hi.

« -Quoi ? » fit-il, avec son amabilité habituelle...

« -Tu as prévu quoi pour vous deux, ce soir. »

« -Rien de catholique. Je te choquerai petit enfant si je te le disais. »

« -Ah... » fit Ven ne sachant plus ou se mettre.

À vrai dire, j'étais un peu dans la même situation que lui, je faillis m'étouffer avec mon eau, ce qui me valut une grosse quinte de toux. Ma décontenance devait se lire sur mon visage puisque

ce goujat de Vanitas en ajouta une couche. Cette fois il s'adressa directement à moi :

« -Oh oui ! Tu vas souffrir mon Ririchat ! »

Cette fois je passai outre ce surnom ridicule. Avait-il vraiment dit ça ? J'écarquillai tellement les yeux que ça me faisait mal. Pendant ce temps Van, lui se marrait tranquillement en me regardant de ses yeux d'un jaune si profond que je céderai volontiers aux ténèbres pour y plonger...

Il fallait vraiment que j'arrête avec ce genre de pensées...

« -N'est pas peur je vais bien m'occuper de toi mon chou. » dit-il avec un sourire mi- angélique, mi-sadique.

« -C'est un rencard ? » je m'attendais à entendre la voix de Ventus à la prononciation de cette question mais non c'est celle de notre très chère Xion qui ce fit entendre.

« -C'est une très bonne question ! Demandons à Riku ! » dit Van en ne cessant de me regarder.

C'était alors que la brune et le blond se tournèrent vers moi attendant visiblement une réponse de ma part.

« -Je... Hum... Je... Hum... Oh et puis qu'est ce que ça peut vous faire ?! » dis-je en fixant à mon tour Vanitas.

« -Oui ou non Riku ? » disait-il en insistant sur chaque mot comme pour bien se faire entendre.

Mon cœur commençait a faire des siennes, il palpitait de plus en plus vite au fur et à mesure que les réflexions et les pensées s'accumulaient dans ma tête. Je commençait réellement a me demander si je n'étais pas cardiaque, et si je ne l'étais pas et bien je le devenais, c'était impossible. Je devenais progressivement aussi rouge qu'une pivoine et remarquai le sourire narquois et fier du brun. Il aimait me mettre dans tout mes états et moi je devais être maso pour l'aim…

« -Je... Hum... Je... Oh et puis tu sais quoi ? Comme tu veux... »

À ce moment même Xion et Ventus nous observaient silencieusement mais je savais très bien ce que pensait le blond... il se disait que je n'assumait rien et que je n'étais qu'un trouillard, à raison, il étais vrai que jamais je n'aurai avoué le fait que je voulais que ce soit un rancard… et puis de toute façon jamais Ventus n'aurai sûrement pas fait mieux que moi, sa timidité devait au moins être aussi forte que la mienne.

« -Non, comme tu veux toi, tes désirs sont des ordres très cher ! » dit Vanitas, me faisant une révérence.

Ils m'agaçaient tous autant qu'ils étaient à me fixer comme ça... Ma crise d'angoisse s'intensifiait, j'avais l'impression que l'air se raréfiait dans mes poumons. J'étouffais, il fallait que je sorte sinon j'allais criser au milieu de la cantine et allais avoir honte.

Ça m'étais déjà arrivé en classe, pendant un contrôle de maths d'ailleurs, je devais être en 5ème. Le professeur avait fait sortir tout le monde et était resté avec moi pour parler. Il m'avait demandé de parler de tout ça à mes parents, qui à l'époque étaient toujours ensemble. Ma mère m'emmena voir un psychologue, que j'avais arrêté de voir l'année passée. Il me donna beaucoup de moyen pour échapper à mes début de crise, notamment sortir prendre l'air.

« -Je... Je..., mon cœur palpite de plus en plus vite ça me fait mal à la poitrine..., Oh vous savez quoi ? Vous me saoulez. Je me casse ! »

Cette phrase était venue toute seule. Je ne pris pas la peine de débarrasser mon plateau, ils le feraient bien pour moi cette bande de salaud, et sortis aussi vite que je pus. Derrière moi les voix de Ventus et Xion m'appelaient afin que je les rejoignis à table mais il était déjà trop tard, j'étais déjà dehors. Je devais bien avouer que si c'était la voix de Vanitas que j'avais entendu j'aurais peut-être songé à mon retour mais malheureusement ce ne fut pas le cas.