Je vous présente (avec deux jours en retard je m'en excuse) le chapitre deux.
Note de l'auteur : Je voulais tout d'abord vous remercier pour les retours qui étaient tous positifs pour ce premier chapitre ! Je ne vous cache pas que j'ai été assez nerveuse de poster ce chapitre, c'est après tout la première fiction sur le thème d'Harry Potter que j'écris mais j'adore cette saga donc xD
Bonne lecture à vous.
Draco n'avait jamais été du matin et avait horreur qu'on le réveille. Ses anciens camarades de chambre l'avaient bien comprit -Sauf Blaise mais ça c'était un autre problème- alors ils n'osaient pas le réveiller même si il était en retard, ce qui arrivait très rarement. Alors putain de merde qui lui caressait le dos d'une manière aussi agréable ? Il tourna la tête, ouvrit les yeux et tomba sur ce regard qui lui faisait perdre le sens de la raison à chaque fois : Ron Weasley. Deux semaines. Cela faisait deux semaines qu'il couchait presque tous les soirs avec celui-ci. Non il ne sortait pas avec lui, il couchait avec lui pour relâcher la pression. Il arrivait à Weasley de dormir ici après le sexe, c'était rare parce qu'il devait rentrer dans le dortoir des Gryffondors et que Draco ne voulait tout simplement pas qu'il dorme ici. Parfois ils se voyaient juste, ils parlaient de tout et de rien. Weasley était trop familier avec lui : lorsqu'ils n'étaient que tout les deux il l'appelait par son prénom. Oh non il ne lui avait pas autorisé à le faire mais selon Weasley vu les activités très physiques qu'ils faisaient ensemble ils pouvaient au moins s'appeler par leurs prénoms. Et puis il avait cette manie à toujours l'embrasser sur le front ou la tempe, et il l'enlaçait aussi très souvent. Cela ne le dérangeait pas, tant qu'il ne le faisait pas en public. Il lui faisait des clins d'œils lorsque leurs regards se croisaient dans les couloirs ou en classe.. Idiot de Gryffondor.
Il se remémora de la veille : il s'était senti accablé par ses problèmes alors dans un moment de faiblesse il lui avait envoyé un message par hibou et il avait répondu immédiatement présent.
Il lança un incendio au message qu'il avait reçu de son père tôt dans la matinée. Il n'en recevait très rarement de sa part, surtout que c'était risqué pour lui vu qu'il était un fugitif. Il faisait de son mieux, ce n'était pas la peine de le harceler et de lui faire rappeler ce qui l'attendait s'il l'échouait. Lorsque le message brûla entièrement, sa marque le brûla aussitôt, il hurla dans sa chambre.
Il n'avait pas été capable d'aller en classe, il avait pleuré comme un enfant prit en faute toute la matinée. Sa marque avait arrêté de le brûler. Au début de l'après-midi dans un moment de détresse et parce qu'il ne voulait pas être seul, il avait envoyé un hibou à Weasley lui demandant de venir dès qu'il le pouvait. Une quart-d'heure plus tard quelqu'un toqua à sa porte. Il alla ouvrir la porte. Il fut très étonné de faire face à Weasley : Barbouillé, rougit par l'effort et essoufflé. Il avait accourut pour venir jusqu'ici.
« Excuse-moi ! J'étais avec Harry et Hermione, on devait aller- »
Puis Draco l'embrassa pour le faire taire. Il l'avait envoyé ce mot à la va-vite, il ne pensait pas que Weasley allait se pointer dans l'immédiat, encore moins planter Potter et Granger pour lui.
« Entre. »
Il se recula puis le fit entrer. Il le tira vers lui et s'allongea sur le lit, Weasley à califourchon sur lui. Il lui caressa lentement la joue, inquiet. Draco se souvint qu'il n'avait pas eu le temps de nettoyer son visage, ses yeux devaient sans doute trahir qu'il avait pleuré un peu plus tôt.
« Tu n'es pas venu en classe aujourd'hui.. Est-ce que tu veux en parler ? »
Draco secoua la tête, non il ne voulait pas en parler. Weasley l'embrassa avec douceur pour lui apporter du réconfort. Il lui mordilla le creux du cou, lui faisant un suçon. Le roux avait prit goût à lui faire des suçons sur le corps même si il lui répétait d'arrêter il n'en faisait qu'à sa tête. Lorsqu'il se voyait dans le miroir, il n'était plus autant dégoûté par son corps. Ses suçons lui faisaient rappeler que son corps avait été désiré par quelqu'un, que sa personne avait été désiré. Il déboutonna sa chemise de nuit. Il voulut l'enlever entièrement pour dévoiler sa nudité, ce qui était impossible car ça serait lui révéler sa marque. Draco lui attrapa ses mains pour qu'il s'arrête dans ses mouvements.
« On n'a toujours pas dépassé le stade de la pudeur ?
- Je ne veux pas montrer mes bras..
- Pourquoi ? »
Le silence ne suffirait pas cette fois-ci. Il savait qu'un jour il en aurait marre de son silence, marre qu'à chaque question qu'il posait le silence lui répondait.
« J'ai des marques..
- Tu te mutiles ? » Lui demanda-t-il, paniqué et réellement inquiet.
« Auparavant oui.. »
Il ne méritait pas ce regard. C'était la première fois qu'il se sentait coupable de mentir ouvertement à quelqu'un. Mais il savait que grâce à ce mensonge il n'insisterait plus pour le déshabiller entièrement.
« Ne pleurniche pas, je t'ai dit que j'avais arrêté.
- Tu ne peux pas me demander de pas m'inquiéter pour toi. »
Il ne savait pas quoi dire, c'était la première fois que l'on s'inquiétait ouvertement pour lui. Il y avait sa mère mais là c'était différent. Il se redressa puis inversa leurs positions. Il lui enleva sa chemise. Il lui adressa un sourire charmeur, puis ondula son bassin contre le sien, pressant son érection contre la sienne. Le roux soupira de plaisir. Il était d'humeur à lui donner du plaisir.
« Weasley.. Laisse-moi te faire du bien. »
Le roux lui embrassa le front, puis l'enlaça, enroulant ses bras autour de sa taille. Il lui embrassa de nouveau le sommet du crâne. Toute cette douceur qu'il lui donnait lui faisait un peu oublier ce temps de guerre. Ils restèrent ainsi pendant plusieurs minutes avant qu'il ne dise :
« On va devoir se voir moins souvent, les autres commencent à se poser des questions, et avec les suçons que tu me fais et les griffures que j'ai sur le dos.. C'est assez difficile à justifier.
- Surtout que tu ne sais pas mentir..
- Hn, habituellement je ne cache jamais rien à mes amis.
- Et tu ne pourras pas leur cacher ce que je vais te faire.. »
Draco se redressa en s'appuyant sur son torse, il lécha le creux de son cou puis le mordilla, faisant haleter Weasley. Il se redressa, touchant du bout des doigts le suçon qu'il venait de lui faire, puis toucha celui qu'il avait à la clavicule fait par ses soins la veille, satisfait. Lui aussi avait prit goût à lui faire des suçons, surtout sur son torse. Parfois il les masquait avec un sort mais ce sort avait une durée limité.
« J'arriverai à survivre sans te voir tu sais.
- T'en es vraiment sûr ? » Lui demanda-t-il d'une voix grave en caressant son flanc, descendant plus bas sans quitter des yeux Draco qui en frissonna, puis il caressa la bosse qui commençait à gonfler sous son boxer.
« Espèce d'obsédé.
- Et cela ne te déplaît pas. » Puis Weasley l'embrassa.
Les seuls moments où Weasley et lui se voyaient étaient lorsqu'ils faisaient leurs rondes ensemble. Ils s'envoyaient rapidement en l'air dans un petit placard à balai puis se quittaient aussitôt. Le roux s'excusait sans cesse de cette situation, lui répétant qu'il lui manquait. Cela exaspérait Draco, il n'était pas un stupide Poufsouffle. Il se doutait que Weasley magouillait un plan pas net avec Potter. Leurs échanges d'insultes en public reprirent de nouveau, était-ce pathétique de dire que ces échanges étaient l'un des seuls petit moment de bonheur de ses journées ? Oui, c'était vraiment pathétique. La reconstruction de l'armoire avançait et cela plus rapidement depuis qu'il ne couchait plus avec Weasley tous les soirs après leurs rondes, donc il avait beaucoup plus d'énergie à dépenser à la réparation de cette stupide armoire.
D'ailleurs il n'avait pas vu le roux de toute la journée, non pas que cela l'inquiétait mais c'était étrange car il ne quittait presque jamais Potter, à croire qu'ils ne pouvaient pas se séparer pendant au moins deux heures ces deux-là. Peut-être était-il malade, mais si c'était le cas Weasley lui aurait envoyé un hibou pour le prévenir, pensant bêtement que Draco était le genre de personne à s'inquiéter et à paniquer rapidement.
C'était l'heure du dîner. Granger, Weasley fille et Potter avaient mangé à la va-vite puis s'étaient rapidement éclipsés de la Grande Salle, mais aucune trace de Weasley. Il ne manquait jamais un repas, surtout le dîner qui pour le roux était le repas le plus important de sa journée, il disait que c'était une belle consolation pour conclure la journée, depuis il disait que c'était le fait de venir le voir lui qui était devenu sa belle consolation de sa journée. Il piochait dans son assiette, se forçant à manger. Il avait déjà entamé la moitié de son assiette.
« Vous êtes au courant ? » Demanda Pansy en s'asseyant avec eux, puis elle enchaîna.
« Notre roi Weasley est à l'infirmerie ! »
Draco releva la tête un peu trop rapidement et il espérait que personne ne l'ait remarqué.
« Et donc ? Qu'est-ce que ça peut nous faire Pansy ? » Demanda Blaise.
« Ces stupides Gryffondors sont tout le temps à l'infirmerie. » Poursuivit Draco de manière détachée.
« Il a été empoisonné ! Il était chez Slughorn avec Potter hier parce qu'il aurait bu un philtre d'amour, d'ailleurs la personne qui lui a donné ce filtre doit être sacrément désespéré.. Il y a vraiment des gens qui sont attirés par Weasley ? » Pouffa-t-elle.
Oui, lui. Il couchait avec Weasley de manière régulière et si cela ne tenait qu'à lui ils coucheraient ensemble tous les jours et toute la journée pendant plusieurs heures. Pansy n'y connaissait rien, elle était incapable de discerner quoi que ce soit de toute façon.
« Continue ton histoire Pansy ! » La pressa Daphnée, avide de connaître tout les potins de cette école.
« Et doooooonc. » Dit-elle avant de continuer.
« Il aurait bu de l'hydromel dans lequel il y avait du poison, ils l'ont sauvé juste à temps. Je me demande qui en voudrait à Weasley au point de vouloir l'empoisonner.. La seule chose qui sait faire de mieux est de suivre Potter comme un chien. » Commenta Pansy, réfléchissant sincèrement à la question. Blaise répondit :
« Moi je pense que c'était Slughorn qui était visé, Weasley est juste un dommage collatéral.
- Peut-être.. » Dit Daphnée.
« Si Slughorn était visé, bah l'assassin n'est vraiment pas doué alors puisqu'il a loupé son coup.
- Mais attendez.. Cela veut dire que c'est la deuxième tentative d'assassinat cette année.. » Surenchérit Millicent. Pansy plaqua ses mains sur sa bouche, choqué.
« Il y a un assassin à Poudlard.. »
Puis Draco arrêta de les écouter, se concentrant de nouveau sur son assiette. « L'assassin n'est vraiment pas doué alors puisqu'il a loupé son coup ». Merde, jamais il penserait un jour donner raison à Pansy.
Il n'avait plus d'appétit et voulait s'en aller sur le champ.
[…]
Draco n'avait pas l'esprit tranquille, comment le pourrait-il ? Il avait failli tuer Weasley qui était devenu son.. Amant. Enfin bref, il ne voulait pas déterminer quel rôle Weasley avait dans sa vie, ça serait de mauvaise foi de dire qu'il ne comptait pas un temps soit peu pour lui vu qu'à chaque fois qu'il le voyait la première chose qu'il voulait faire c'était de l'embrasser.
Vu qu'il n'arrivait pas à dormir, il se rendit à l'infirmerie. Il n'y aurait personne à cette heure-ci, il était deux heures du matin. S'il tombait sur quelqu'un il ferait semblant d'être somnambule. Il se faufila discrètement à l'intérieur. Plus il s'avançait plus son cœur s'affolait, les battements de son cœur l'assourdissaient. Il fit face au lit. Ce qu'il vit l'horrifia : Son teint était pâle, ses cheveux roux semblaient avoir perdu de son éclat. Il avait l'impression d'être face à un cadavre. Il n'arrivait même pas à s'approcher de lui.
Tout ça.. C'était de sa faute, il l'avait envoyé dans le couloir de la mort. Tout était de sa faute. C'était le symbole de son erreur et de son incompétence. Tout était de sa faute. Cette phrase se répéta sans cesse dans sa tête. Quelque chose remua en lui.
Il s'enfuit de l'infirmerie. Il courrait dans les couloirs, il courrait à en perdre l'haleine. Il voulait aller loin de ça, loin de son erreur. Il entra dans les toilettes puis vomit son dîner dans la première cuvette qu'il voyait. C'en était trop pour lui. Il tira la chasse puis alla dans l'évier pour se rincer la bouche, passant aussi de l'eau sur son visage. Il scruta son reflet, il n'arrivait pas à retenir ses larmes. Il voyait ses yeux s'embrumer et sa vue se flouta.
« C'est de ma faute.. »
Son masque d'indifférence tombait en miette. Il se tint à l'évier pour ne pas s'effondrer au sol. Il voyait les larmes qu'il tentait vainement de retenir tomber dans le lavabo. Toute son éducation était remise en question à cause de cette foutue mission. Sa vie était foutue. Weasley avait failli mourir par sa faute, par sa lâcheté car il était faible. Il se retint de hurler, c'était trop. Alors il pleurait, tellement qu'il avait dû mal à respirer.
« Tout est de ma faute..
- Qu'est-ce qui est de ta faute ? » Demanda une voix, l'interrompant dans ses pensées les plus sombres.
Il sursauta et leva la tête. À qui appartenait cette voix aiguë ? Qui était la grognasse qui l'avait surprit en train de pleurer ? Il retourna, serrant sa baguette dans la main. Un fantôme. Il ne manquait plus que cela : il avait même attiré la pitié d'un fantôme.
« Je m'appelle Mimi Geignarde, qu'est-ce-qui est de ta faute ?
- Cela ne te regarde pas. » Lui répondit froidement le blond.
« Allez raconte-moi, je m'ennuie dans ces toilettes.. Tu connais Harry Potter ? Il m'avait promit de venir me voir mais il n'est jamais venu..
- Même les morts me saoulent avec lui.. » Grogna dans sa barbe Draco, mais le fantôme face à lui ne sembla pas entendre sa remarque.
« Tu ne veux vraiment pas me dire ce qui ne va pas ?
- Pour que t'aille le hurler à tout va ? Non ! Ma simple présence te divertis. Ça fait combien de temps que tu es morte hein ? À errer et pleurer dans ces toilettes glauques ? C'est pathétique. Fous-moi la paix et va hanter Potter.
- Ce n'est pas la peine de me rappeler que je suis morte ! T'es aussi méchant que cet affreux rouquin qui traîne avec Harry ! Moi qui voulait être simplement gentille avec toooooooooi ! » S'écria-t-elle en éclatant en sanglot.
Elle avait mentionné Weasley, ce qui n'aidait pas à aller mieux et ne voulait même pas en savoir plus sur cette histoire. Au bout d'un moment elle se calma, voyant que le blond ne réagissait pas. Il était plus agacé qu'autre chose.
« T'as fini de pleurer ?
- Je vais oublier que tu as été méchant avec moi car tu as l'air vraiment triste..
- Mêles-toi de tes affaires ! Qu'est-ce-que t'en sais de ce que je ressens ?
- Je sais reconnaître la tristesse et le désespoir.. Si tu as besoin de parler tu peux revenir ici, c'est un endroit tranquille pour pleurer.. »
Puis elle disparut en ravalant ses larmes, ne lui laissant pas le temps de répondre. Il resta seul un moment, méditant sur ce qui venait de se passer. Quelqu'un était prêt à l'écouter sans rien attendre en retour, oui certes c'était un fantôme mais niveau sociabilité il était au plus bas. C'était rassurant, mais était-il assez désespéré pour se confier à elle ? Sûrement oui. Il renifla, se rinça le visage pour enlever la preuve de sa culpabilité puis quitta les toilettes pour regagner sa chambre.
Draco n'avait plus osé remettre les pieds à l'infirmerie. L'image de Weasley presque mourant sur le lit de l'infirmerie le hantait. Son moral était au plus bas. Lui qui au début de l'année pensait qu'il ne pouvait pas tomber encore plus bas eh bah si. Et il avait aussi comprit quelque chose d'important : le sort de Weasley ne le laissait pas si indifférent que cela. Il ne savait pas s'il ressentait ça à cause de la culpabilité ou à cause d'une autre chose, et il espérait sincèrement que c'était dû à sa culpabilité.
Du coup il pensait sans cesse à Weasley, ayant constamment cette boule à l'estomac qu'il voulait vomir à tout prix. Il avait entendu la veille qu'il s'était réveillé mais qu'il était encore trop faible pour pouvoir revenir en classe. Il ne savait rien de plus et personne n'allait rien lui dire au sujet de son état de santé puisqu'ils étaient censés se haïr. Il ne voulait pas devenir ce genre de personne qui buvait à l'excès pour oublier mais sincèrement, il avait besoin de boire de l'alcool. Il ne pouvait même pas piquer de l'alcool à Slughorn, il avait jeté toutes ses autres bouteilles suite à l'incident. Peut-être devrait-il en demander à Severus ? D'ailleurs ce dernier était face à lui le regardant d'un air réprobateur, les bras croisés contre sa poitrine.
« Draco ? » L'appela son parrain qui avait l'air d'attendre une réponse de sa part.
« Qu'est-ce-qu'il y a ? » Demanda-t-il, un peu trop sèchement.
« Vous avez failli tuer deux élèves, cela fait déjà beaucoup.
- Je le sais, ce n'est pas la peine de me le répéter constamment et tous les jours. » Il subissait déjà assez avec sa conscience pour oublier.
« Acceptez mon aide à présent, vous n'y arriverez pas tout seul !
- Pour que vous vous récoltez toute la réussite et que de ce fait cela condamnera ma famille ? Hors de question !
- Pour qui me prenez-vous ? Vous êtes aussi borné que Potter lorsque vous vous y mettez. Acceptez mon aide !
- Si vous voulez réellement m'aider ne vous mêlez pas de cette histoire. Puis-je m'en aller à présent ? » Demanda-t-il, s'impatientant.
« Oui.. Mais sachez que cette conversation n'est pas fini. Je vous aiderai avec ou sans votre consentement. »
Et d'un mouvement de baguette il ouvrit la porte. Il prit son sac qu'il jeta négligemment sur son épaule puis quitta la salle. Il fulminait et marchait précipitamment à travers les couloirs. C'était la sixième fois qu'il venait le voir pour lui faire un discours moralisateur, à ce rythme là c'était du harcèlement. Severus était devenu l'un de ses bourreaux, au même titre que son père.
Il releva la tête, il était dans le couloir de l'infirmerie. Il avait marché jusque là sans s'en rendre compte. Il perçut Potter, Weasley fille -il n'arrivait jamais à retenir son prénom à celle-là- et Granger. Il se cacha rapidement derrière un mur, mais put entendre un peu de leur conversation.
« Tu vois Hermione ? Je te l'avais bien dit. » Commença Potter.
« C'est une question de temps avant que vous ne vous mettiez ensemble. » Renchérit Weasley fille.
Granger rougit légèrement à sa remarque puis sourit, ce même sourire qu'elle avait lorsqu'elle donnait une bonne réponse en classe. Il se retint de pouffer de rire, elle était vraiment stupidement niaise. Il ne put en entendre davantage qu'ils s'éloignèrent dans la direction opposé. Une élève de serdaigle, sans doute une deuxième année, courut à la hâte jusqu'à l'infirmerie puis s'écria à l'entrée :
« Madame ! Celiana fait une nouvelle crise !
- Encore ?! J'arrive tout de suite ! » S'alarma l'infirmière en suivant à la hâte l'élève.
Eh bien, c'était sa chance. Il pourrait entrer à l'infirmerie sans problème. Il ouvrit doucement la porte puis la referma derrière lui. Il marcha d'un pas lent jusqu'au pied du lit de Weasley. Ce dernier avait reprit des couleurs, il semblait même dormir puisqu'il l'entendit marmonner. Il se rapprocha de lui puis lui caressa les cheveux avant de tirer légèrement dessus.
« Weasley. » Chuchota Draco.
Ledit Weasley se réveilla en ouvrant doucement les yeux, puis lui adressa un petit sourire espiègle.
« Hey Draco..
- Imbécile, je me retiens vraiment de te frapper.
- Désolé de t'avoir inquiété..
- Ne t'excuse pas. »
Ça serait plutôt à moi de m'excuser pensa-t-il.
Sa main ne voulait pas quitter ses cheveux si doux au toucher, continuant ses caresses. Il était réellement soulagé de le voir réveiller et en vie.
« Quand est-ce que tu vas finir par m'appeler par mon prénom ?
- Les habitudes ont la peau dure. »
Il n'avait jamais vraiment eu de geste tendre ou même affectueux envers lui, on ne lui avait jamais donné de tendresse dans sa vie et il ne savait pas comment en donner. Alors il lui embrassa le front, la tempe et la joue comme Weasley avait l'habitude de le faire pour lui. Il méritait un peu de tendresse de sa part après ce qu'il avait traversé par sa faute.
« J'ai vraiment envie de te rouler une pelle et de te prendre sur ce lit.
- Tu manques vraiment de délicatesse dans ta manière de dire les choses. »
Lui aussi à vrai dire il avait envie de lui rouler une pelle et de lui faire d'autres gâteries sauf qu'il n'avait pas la même honnêteté que Weasley pour le dire à voix haute, ce mec n'avait vraiment aucun tact. Il soupira, s'assit au bord du lit puis posa ses lèvres sur les siennes. L'embrasser l'avait manqué. Ils s'embrassèrent à en perdre haleine, Weasley passa une main derrière sa nuque pour approfondir le baiser tandis que Draco posa ses mains sur ses joues. Ils cessèrent pour reprendre leurs respirations, posant son front contre le sien.
« Je savais que je t'avais manqué. » Ne put dire Weasley, reprenant sa respiration.
« Ferme-là Weas.. Ron. » Se reprit-il.
Le sourire de Ron s'agrandit, c'était la première fois qu'il l'appelait par son prénom à voix haute. Draco retira le drap, puis sa main se fit baladeuse et glissa jusqu'à son entrejambe. Il commença à la caresser à travers sa robe de chambre. Sa respiration commence à se saccader.
« Draco.. On ne devrait pas-
- Tais-toi et laisse-toi faire. »
Il releva sa robe de chambre puis abaissa son boxer. Vu qu'il était de côté, qu'il ne pouvait pas s'installer sur ses jambes, il n'aurait aucun appui. Il haussa mentalement les épaules, ce n'était pas cela qui allait l'arrêter, et fit de longs va-et-vient avec sa main. Son membre commença à durcir et à gonfler, il soupirait de plaisir face à ses caresses. Après cette petite torture et surtout qu'il n'avait pas vraiment le temps de faire durer le plaisir puisque Pomfresh pouvait revenir à tout moment, il donna quelques petits coups de langues sur son gland avant de le prendre en bouche, et attrapa la base de son érection de sa main droite. Il malaxait également ses boules. Weasley bougea ses hanches de plus en plus frénétiquement, et glissa sa main dans sa chevelure blonde, la caressant et tirant parfois dessus. Ses cheveux seraient en désordre après cela. Heureusement qu'il avait arrêté de mettre du gel depuis sa quatrième année sinon il aurait sans doute éclater de rage. Draco enfonça presque entièrement sa queue dans sa bouche. Il pouvait sentir le gland buter contre son palet. Weasley cria sous le coup du plaisir et de la surprise, le blond lui pinça la cuisse pour l'inciter à faire moins de bruit. Il allait de plus en plus vite, son gland frappant à chaque fois son palet et sa langue ne restait pas inactive non plus.
« Merde Draco.. Je vais.. »
Il ne fallut que deux-trois va-et-vient puis il se libéra dans sa bouche. Il s'efforça d'avaler entièrement, ne laissant aucune goûte, même si à un moment il faillit s'étouffer. Il se redressa pour lui faire face, Weasley affichait un stupide sourire de bien-heureux.
« C'est la meilleure pipe que j'ai eu de ma vie, si j'avais su qu'il me suffisait de frôler la mort pour ça..
- Reviens de nouveau blessé à l'infirmerie et je te la coupe. »
Il lui pinça la cuisse puis lui remit son boxer et sa robe de chambre correctement, comme si rien ne s'était passé entre ces murs.
« Approche. »
Draco obéit. Weasley tendit le bras pour essuyer avec sa main une éclaboussure de son sperme qui était collé en dessous de ses lèvres.
« Approche encore.. »
Il approcha son visage du sien puis l'embrassa chastement les lèvres. La main de Weasley se faufila sous sa robe de sorcier, touchant son érection. Il gémit doucement. Il commença à malaxer son érection à travers son pantalon lorsque des bruits de pas se rapprochèrent d'eux. Il reconnut la voix de Potter résonner au loin. Il continua quand même de la malaxer, pressant doucement dessus, ce qui fit gémir Draco un peu plus fort. Il posa sa tête contre le creux du Ron, ses mains s'appuyant sur ses épaules, soupirant et gémissant doucement.
« On est toujours interrompu dans les meilleurs moments.. Je me rattraperai pour ça.
- Tu pourras te rattraper en venant dans ma chambre lorsque tu te sentiras mieux et ah- » Sa phrase s'interrompit par un gémissement, il le branlait presque et ce n'était pas juste.
« Et que tu n'auras ni Potter ni Granger derrière toi.. Le mot de passe pour hmmm.. le tableau est Geminorum, tâche de ne pas l'oublier. »
Il enleva la main de Weasley de son entrejambe, vu qu'il ne s'était pas décidé à le faire de lui-même et qu'il voulait le taquiner jusqu'au bout. Il remit correctement sa robe afin que son érection ne se voit pas. Weasley fit une mine boudeuse puis répondit d'un sourire :
« Je ne l'oublierai pas. »
Draco lui adressa un dernier sourire en coin puis se recula de lui. La porte de l'infirmerie s'ouvrit à ce moment là. Il tourna la tête et croisa le regard furieux de Potter qui brandissait déjà sa baguette. Il s'approcha de lui de manière menaçante, Weasley fille tenta de le retenir et Granger accourut vers Weasley, lui tenant la main pour se rassurer s'il allait bien. Elle lui caressa les cheveux, comme Draco l'avait fait pour lui un peu plus tôt. Weasley lui fit arrêter son geste en attrapant sa main, sentant sûrement le regard menaçant du blond sur sa personne. Sa colère commença à se refléter sur son visage, son érection était bien vite redescendue.
« Qu'est-ce-que tu fous ici Malfoy ?
- En quoi cela te regarde Potter ? » Cracha-t-il.
Il était en colère, ce n'était pas le moment de le provoquer car il serait capable de lancer un sortilège impardonnable. Alors il se décida à l'ignorer. Il passa devant lui, se dirigeant vers la sortie.
« Reviens tout de suite ici la fouine, on n'en a pas terminé !
- Arrête il ne m'a rien fait. » Intervint Weasley. Cette phrase calma Harry, puis il se tourna face à son ami, étonné, lui demandant du regard de s'expliquer. Ce dernier semblait même paniqué, il était vraiment un piètre menteur Draco se retint de sourire face au visage si expressif du roux.
« Il cherchait juste Pomfresh et il allait repartir lorsque vous êtes arrivés. »
Draco avait cette soudaine envie d'embrasser Weasley juste pour leur faire fermer leurs clapets et leur mettre le choc de leur vie. Il avait toujours adoré ébranler le monde par ses actions ou ses paroles, tant qu'il ne laissait pas indifférent la personne face à lui il était gagnant. Il s'imaginait Potter s'évanouir, Granger pleurer en reniflant péniblement sa morve qui menaçait de couler et Weasley fille.. Bah il s'en fichait un peu de sa réaction à elle. Et juste ce petit moment d'imagination le fit légèrement sourire, suffisamment pour agacer Potter. Il lança un dernier regard moqueur à Potter et Granger.
« Bon rétablissement Weasley, on se reverra prochainement. Tâche de ne pas oublier. » Dit-il dans une dernière provocation avec un sourire énigmatique puis il quitta l'infirmerie.
Il descendait les escaliers pour se rendre dans la Grande Salle lorsqu'il croisa Blaise assit sur les escaliers, ce dernier abordait un petit sourire malicieux aux lèvres. Blaise se releva lorsqu'il vit son ami et son sourire s'accentue. Draco connaissait bien ce sourire et il le détestait, ce sourire avait même un nom : le sourire de l'enfoiré moqueur. Il souriait ainsi lorsqu'il avait découvert quelque chose d'embarrassant sur une personne et qu'il était prêt à jouer avec les nerfs de la victime. Il se rendit aux toilettes des hommes suivit par Blaise qui restait silencieux et affichant toujours son sourire d'enfoiré moqueur. Il ne vit qu'il y avait personne puis fit exploser sa colère en donnant un coup de poing dans l'un des miroirs, le brisant en mille morceaux. Blaise n'eut aucune réaction, ce n'était pas la première fois qu'il le voyait s'emporter de la sorte. Draco arrivait parfaitement à gérer ses émotions sauf lorsqu'il entrait dans une colère noire, ce qui était très rare, alors il s'emportait soit en cassant des premiers objets à porter de main soit en donnant des coups de poings à des miroirs ou à des murs, mais dans ces cas-là il était perdant car il se faisait lui-même mal. Il prit une grande inspiration, il pouvait sentir le sang couler le long de ses doigts. Il releva sa main.
« Tu m'aides ? »
- Sérieusement Draco, pour la énième fois je ne suis pas infirmière. »
Malheureusement pour Blaise c'était à lui de le soigner lorsqu'il s'emportait de la sorte -pauvre Blaise-. Il jeta un premier sort pour enlever les morceaux de verres incrustés dans son poing puis un autre pour arrêter les saignements.
« C'est tout ce que je puisse faire.
- Et c'est déjà pas mal, même si j'ai un peu mal en serrant le poing.
- Du coup ce n'est pas le moment de te demander comment va Weasley ?
- Qu'est-ce-que j'en sais moi ?
- Draco, pas à moi.. Lorsqu'il était à l'infirmerie tu le cherchais constamment du regard, dès que tu entendais son nom tu relevais aussitôt la tête. J'ai aussi remarqué comment tu le regardais parfois en cours lorsque tu pensais que personne ne faisait attention, au moins tu es plus discret tandis que lui... C'est à la limite s'il ne te bouffe pas du regard.. Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?
- Je suis préoccupé par beaucoup de choses.. La dernière chose dont j'ai besoin c'est que tout le monde découvre que je suis gay et que je m'envoie en l'air avec Ron.
- Oh.. Ron hein ? » Dit son ami, très amusé. Puis il reprit son sérieux.
« Je ne t'aurais jamais jugé sur ça, et puis je m'en fous moi avec qui tu t'envois en l'air. » La phrase pourrait paraître cru, mais pour Draco se fut la plus belle déclaration d'amitié qu'il n'ait jamais eu.
« Si j'étais un poufsouffle je t'aurais enlacé.
- Garde tes gestes de tendresse pour ton rouquin.
- La ferme Blaise. »
Weasley était sorti de l'infirmerie onze jours plus tard. Il avait prit la décision de ne plus jamais l'appeler Ron.
Déjà il avait été convoqué par cette vieille harpie de McGonagall le lendemain de sa visite à l'infirmerie. Une source anonyme, pas si anonyme que ça il n'était pas idiot, lui avait rapporté qu'il aurait menacé Weasley durant son séjour à l'infirmerie. Si elle savait ce qu'il lui avait réellement fait sur ce lit elle en perdrait tout ses cheveux gris. Les binômes pour les rondes avaient dû être de nouveau changé. Du coup Weasley faisait ses rondes avec Granger et lui il devait se coltiner ce sentimental fleur bleue de Ernie Macmillan. Ces derniers temps ses opinions, ses jugements et sa vision sur ce monde pourri changeaient, mais son opinion sur les Poufsouffle ne changerait jamais.
Et tout cela à cause de Granger. D'ailleurs le roux était constamment avec cette sang-de-bourbe, et elle le collait de partout. Il remarquait ses regards, ses tentatives désespérées pour toucher et se rapprocher de Weasley, lui était trop idiot pour s'en rendre compte.
Des rumeurs circulaient : pendant qu'il aurait été inconscient il aurait murmuré le prénom de Granger. Brown avait prit bien soin de répéter à qui le voulait entendre que Weasley l'avait trompé avec elle, qu'elle les avait vu s'embrasser et qu'en plus il en était fier car il avait d'énormes suçons de partout, bon les suçons s'étaient son œuvre donc il ne croyait pas trop à ses rumeurs là.. Mais lui ne faisait rien pour démentir ces rumeurs. Weasley lui avait envoyé un hibou pour s'excuser qu'ils ne pourraient pas se voir pendant un moment et qu'il ne devrait pas lui envoyer de hibou durant cette période, c'est lui qui le contacterait en premier. Depuis il n'avait plus eu de nouvelles.
Draco était furieux, frustré et sous pression. Frapper et jeter des objets à tout va dans la Salle sur Demande ne suffisait plus à calmer ses nerfs. Vu qu'il ne pouvait plus évacuer la pression du quotidien en baisant avec Weasley par la faute de Granger et qu'il lui fallait un nouveau exutoire, il s'acharnait sur elle. Oh il provoquait un peu les autres Gryffondors aussi mais il était beaucoup plus cinglant avec elle comme il ne l'avait jamais été. Dès qu'il la voyait il l'insultait, lui disant les pires atrocités et les pires crasses sur sa personne, et les Serpentards avaient commencé à l'imiter. Mais cet acharnement n'amusait pas Blaise à son plus grand étonnement, son ami était aussi sadique que lui. Il lui disait constamment d'arrêter, que ce n'était pas en agissant de la sorte que Weasley reviendrait vers lui au contraire. Est-ce qu'il voulait que Weasley revienne vers lui ? Non, il pouvait aller se faire foutre.
Quatre jours auparavant en allant voir Blaise et Théodore dans la salle commune des serpentard il avait surprit Granger pleurer dans un couloir isolé non loin des cachots après une énième altercation. Draco lui avait simplement dit qu'elle avait beau avoir les meilleures notes elle ne resterait qu'une sang-de-bourbe de bas étage et qu'elle ne serait jamais considérée comme une vraie sorcière dans leur société actuelle, provoquant l'hilarité chez les Serpentards. Le plus drôle dans cette histoire c'était que Snape, qui avait témoin de la scène, avait retiré cinquante points en moins à Gryffondors pour bruitage dans les couloirs. Ce n'était pas la peine de se mettre dans un état pareil pour si peu, il lui avait déjà dit pire dans la semaine. Normalement il aurait jubilé, mais c'était Weasley qui l'avait consolé, la berçant dans ses bras et l'embrassant sur le sommet du crâne. Cela le rendit encore plus furieux.
Aujourd'hui en début de matinée Pansy s'était battue avec elle. Il n'avait pas assisté au début de leur dispute, de toute façon il savait que c'était Pansy qui avait ouvert les hostilités, mais il avait été aux premières loges lorsque Granger avait donné le premier coup, puis son amie s'était défendue tout naturellement. Il avait eu un petit sourire satisfait accroché aux lèvres face à ce spectacle, une bagarre à la moldu c'était rare dans cette école de sorciers. C'était tellement jouissif de voir ça, cela aurait dû être le moment le plus drôle de sa journée si dans un premier temps Weasley et Blaise ne les avaient pas séparé et si deuxièmement, Weasley ne lui avait pas lancé ce regard rempli de haine et de déception.
Le regard que lui avait lancé Weasley l'avait hanté toute la journée. C'était à lui de lui lancer ce regard, lui qui avait été ignoré et négligé. C'était de mauvaise humeur qu'il fit le chemin jusqu'à sa chambre après le dîner. Il dit le mot de passe de sa chambre puis jeta négligemment son sac à l'entrée. Il s'engouffra dans sa chambre et qu'elle ne fut pas sa surprise en voyant Weasley, planter là face à lui, croisant les bras. Oups il avait l'air vraiment en colère. Il était aussi rouge que ses cheveux, d'ailleurs ses cheveux semblaient s'hérisser. Dans d'autres circonstances il se serait moqué de lui mais là il avait tout sauf envie de rire. Il lui adressa un sourire cynique.
« Tiens tiens tiens.. Qu'est-ce-que tu fais dans ma chambre ? Je te pensais trop occupé pour qu'on se voit.
- Ne commence pas.
- Je n'ai encore rien commencé, je t'ai simplement posé une question mais puisque tu ne la comprends pas je vais la réitérer : Qu'est-ce-que tu veux Weasley ? » Demanda-t-il, sa patience avait des limites très très basses ces derniers temps.
« Je veux que tu arrêtes cet acharnement envers Hermione. »
Ah. Donc ce n'était pas pour lui qu'il était là mais pour elle. Il tiqua, il lui fallut beaucoup d'effort pour masquer sa colère qui commençait doucement à pointer le bout de son nez.
« Mon comportement envers elle n'a pas changé. Si ta copine.. » Commença-t-il en crachant sur le mot copine avant de reprendre.
« .. ne sait ni gérer la pression ni les remarques, elle n'a qu'à aller voir un psychomage ou même partir de cette école. Les petits problèmes de sa vie quotidienne sont le cadets de mes soucis.
- Tu t'acharnes encore plus sur elle que d'habitude et les autres serpentards suivent le mouvement. Cette après-midi Parkinson et Bulstrode lui ont tendu un guet-apens dans les toilettes des filles et l'ont frappé ! Elle a des bleus sur les avant-bras et sur les poignets ! Si Ginny et Demelza ne les avaient pas surprit elles seraient allées beaucoup plus loin ! »
Il n'était pas au courant de cette histoire. Pansy avait toujours détesté Granger, c'était son némésis. Du coup lorsqu'elle l'avait vu la manière donc il s'acharnait sur elle, Pansy ne s'était pas gênée pour faire la même chose, voir en faire encore plus que lui. Il avait l'impression d'avoir réveillé un monstre et que sa proie était Granger. Mais il ne voulait pas que cet acharnement soit physique, cela pourrait en étonner plus d'un mais il détestait la violence. Pour lui les gens violents étaient des personnes dénuées de sens qui ne savait pas dialoguer.. Bon là il faisait un peu la description de Pansy.
« Alors pourquoi viens-tu me voir moi au lieu de la consoler elle ?
- Car tout cela est de ta faute ! Si tu t'arrêtes tes serpents le feront également !
- Tu n'abuses pas un peu là ? Ce n'est pas comme elle avait été blessé au point d'être envoyé à l'infirmerie, et puis je ne leur ai rien demandé moi.
- Je suis en train de te dire qu'elle a des bleus par ta faute et tu en as l'air de t'en foutre royalement !
- Parce que je m'en fous royalement.
- Tu manques vraiment de compassion.. Tu es aussi cruel et malveillant que ton père ! »
Il ne l'avait pas vu venir celle-là. La dernière chose dont Draco voulait entendre parler était de son père, alors le comparer à lui... Pourquoi était-il blessé ? Qui plus était blessé par une phrase de Weasley ? Alors ça c'était la meilleure. Il se refusait de lui montrer qu'il était blessé, il préférait recevoir un Avada Kedavra du Seigneur des Ténèbres que ça.
Un silence tendu plana. Il ravala sa salive, reprenant un peu de constance. Il voulait que cette conversation se termine très vite, qu'il s'en aille tout de suite. Alors il céda, puisque c'était uniquement pour cela que Weasley était venu le voir.
« Je vais arrêter de m'acharner sur Granger et ne t'inquiète surtout pas, tes louanges sur ma personne ont bien été comprit et entendu. Est-ce-que tu as fini ou tu as autres choses à me reprocher ? »
Weasley restait immobile comme s'il se rendit compte de ce qu'il avait dit un peu plus tôt. Cela l'énerva encore plus.
« Tu n'as plus rien d'autres à dire ? Alors sors de cette chambre !
- Je-
- DÉGAGE ! » Hurla-t-il. Cela avait semblé éveillé le roux qui s'en alla en claquant la porte le laissant seul, lui et sa colère.
Au début de l'année Draco pensait sincèrement être devenu un prince déchu avec plus aucune once d'influence, il s'était même surnommé avec beaucoup de mélancolie le Prince déchu de Serpentard. Il s'était trompé. Le lendemain de sa dispute avec Weasley il avait tout simplement ignoré cette sang-de-bourbe, et les autres en avaient fait de même petit à petit. Il avait dû calmer Pansy et cette dernière lui en voulait, sa présence collante lui manquait presque, oui presque ! Mais elle lui avait révélé que oui elle avait tendu un geut-apens à Granger, mais en aucun cas elles avaient levé la main sur elle en ajoutant bien que c'était parce qu'elles avaient été interrompu, sinon elle l'aurait fait. Cette histoire n'avait aucun sens et il s'en fichait.
Tout cela le rendit encore plus taciturne. Sa mission n'avançait pas tellement, il voulait foutre le feu à cette armoire dysfonctionnelle, elle avait de nouveau tuer un oiseau aujourd'hui.
Il était de plus en plus en colère et il ne pouvait en parler à personne sauf à sa nouvelle amie des toilettes : le fantôme Mimi Geignarde. Il était revenu la voir deux jours après avoir vomi dans les toilettes. Au bout de sa troisième visite la glace entre eux s'était brisée. Il y venait parfois pour parler de ses problèmes qu'il ne pouvait confier à personne ou même de se plaindre de sa vie en générale. Mimi était très pleurnicharde, mais gentille. Elle l'écoutait toujours d'une oreille attentive, et parfois elle lui donnait des conseils ou l'incitait à aller demander de l'aide, ce qu'il ne fera jamais bien entendu.
C'était un soir comme les autres, six jours après sa dispute avec Weasley. Il avait terminé sa ronde et s'était directement réfugié dans les toilettes pour se lamenter. Il était tombé vraiment bas. L'année dernière à cette même période de l'année il était un jeune homme avec des rêves, des convictions, rempli de fierté et craint. Il avait aussi confiance en lui et en sa prise de décision. Mais la vérité était qu'il n'avait jamais prit de décision par lui-même, et il ne subissait jamais les répercussions puisqu'il s'y cachait derrière son père. Là, il ne pouvait se cacher derrière personne. Il était seul. Il était lassé et fatigué de sa vie. Quoi qu'il se décidait à faire, cela le menait à une seule et même fin : la mort. Pourquoi faisait-il tout cela après tout ? Son père en avait rien à faire de lui, c'était à peine s'il le regardait. Sa mère.. S'il lui arrivait quelque chose elle en mourrait, et c'était l'une de ses plus grandes peurs.
« Je n'avance pas dans cette mission, si j'échoue il tuera mes parents ! Je suis seul ! Je n'ai plus rien pour me raccrocher ou même pour me cacher... »
Draco souffla, sa tête menaçait d'exploser, c'était trop pour lui. Il passa sa tête sous l'évier, se affranchissant un peu la tête et l'esprit. Il resta ainsi pendant dix minutes, se calmant les nerfs. Il ne prit même pas la peine de se sécher. Mimi pleurait en hurlant, elle pleurait pour deux. Lui n'arrivait même pas à en pleurer.
« Arrête de pleurer, je ne m'entends même plus penser.
- Tom m'a tué et il est en train de te tuer aussi petit à petit ! » Sanglota-t-elle, essayant de se calmer.
« Tu n'es pas seul.. Reviens me voir si tu en as besoin s'il te plaît. »
Il hocha simplement la tête puis il quitta les toilettes. Il se décida à ne penser à rien, il voulait simplement aller se coucher. Lorsqu'il arriva au petit couloir qui menait à sa chambre, il vit une forme assise appuyé contre le mur. La forme se releva dès qu'il le vit s'approcher. Il soupira, lasse. N'aura-t-il jamais la paix ?
« Si tu es encore venu me crier dessus fais-le rapidement, mais sache que je n'ai pas l'énergie pour te répondre.
- Draco.. Où est-ce que tu étais ? On dirait que tu as pleuré. » S'alarma Weasley, il prit son visage entre ses mains. Le contraste entre sa peau glacée et les paumes chaudes de Weasley posées sur ses joues le fit sursauter. Il se recula, coupant ce contact.
« Ne me touche pas. Et puis un Malfoy ça ne pleure pas.
- Raconte-moi !
- Cela ne te regarde pas. Contrairement à Granger moi je n'ai pas besoin d'être consolé, encore moins d'être consolé par toi. »
Draco dit le mot de passe et entra dans sa chambre. Sauf que Weasley était vraiment quelqu'un de têtu donc il le suivit, entrant sans gêne également dans sa chambre. Draco enleva sa robe de sorcier puis se tourna face à Weasley, vraiment il n'était pas d'humeur à supporter d'autres remarques.
« Où est-ce-que tu étais ? Je t'attends devant ce tableau depuis des heures et-
- Tiens tu ne m'attends plus dans ma chambre pour me tendre une embuscade ? » Demanda-t-il en le coupant, ironique.
« Je sais que j'ai eu tort d'avoir envahi ton intimité en entrant dans ta chambre sans y avoir été invité.
- Et c'est grâce à Granger que tu as comprit ça ?
- Je peux réfléchir par moi-même sans l'aide de Hermione.
- Super pour toi.
- Je sais reconnaître mes torts mais j'étais vraiment en colère ! Je déteste que l'on s'attaque à mes amis. »
Draco se contenta de rouler des yeux. Il en avait rien à foutre de ses valeurs gryffondoriens à deux gallions.
« Mais cela ne m'explique pas où tu étais ? Et surtout pourquoi t'es dans cet état ?
- Et pourquoi cela t'intéresse tant ? Pourquoi reviens-tu me voir après tout ce temps ? Cela fait plus de deux semaines que l'on ne s'est pas vu et il se passe des tas de choses entre temps !
- Et comme quoi par exemple ?
- J'ai trouvé quelqu'un d'autre pour me consoler voilà tout, et j'étais avec cette personne durant tout ce temps. »
Il ne mentait pas vraiment après tout, il était avec Mimi et il trouvait un certain réconfort en allant la voir. Sa phrase pouvait porter à confusion. Et au regard que lui lançait Weasley, il comprit tout de travers comme d'habitude. Il n'avait pas le droit de lui lancer ce regard blessé : il ne pouvait pas l'ignorer et le négliger pendant deux semaines et revenir comme une fleur. Il le regardait comme s'il avait avoué l'avoir trompé avec un amant caché, sauf qu'ils n'étaient même pas ensemble. En faite il ne savait même pas lui-même quel nom mettre à sa relation avec Weasley.
Son regard changea, il était désormais en colère.
« Avec qui ? » Demanda-t-il en contenant sa voix, Draco pouvait sentir qu'il se contenait pour lui hurler dessus.
« Quoi avec qui ?
- Avec qui tu m'as trompé ?! »
- Trompé ? Mais de quoi est-ce que tu parles ?
- Je parle du fait que je viens d'apprendre que mon petit-ami m'ait trompé alors je veux savoir avec qui ?! » Hurla-t-il la dernière phrase.
« Quoi ? » Répondit très intelligemment Draco quelques seconde plus tard.
Qu'est-ce-qu'il venait de dire ? Qui sortait avec qui ? La conversation prenait une tournure.. Inattendue. Il était déprimé il y avait moins d'une heure parce qu'il se pensait seul au monde et là il venait d'apprendre qu'il avait un.. Petit-ami. Ce qu'il pouvait détester ce mot franchement.
« Pourquoi est-ce que t'as l'air si étonné ?
- Et Granger ?
- Quoi Hermione ?
- Elle est amoureuse de toi.
- Et alors ?
- Et normalement toi d'elle !
- Non puisque c'est toi mon petit-ami en ce moment !
- T'es vraiment idiot hein ? On passe du temps ensemble juste pour se consoler mutuellement de nos pitoyables vies mais on ne sort pas ensemble, et puis on n'a jamais défini notre relation !
- C'est vrai qu'on n'en a jamais vraiment parlé, après tout elle a commencé de manière zarbi.. Mais je pensais qu'il était évidement pour toi comme pour moi que l'on était dans une relation exclusive mais je vois que je me suis trompé.. Je ne suis pas un jouet sexuel que tu peux utiliser lorsque tu le souhaites et je ne vais pas te supplier, je préfère m'en aller maintenant avant d'hurler des choses que je ne pense pas. »
Weasley prit une grande inspiration, ne cachant ni sa colère ni sa déception puis se retourna pour partir. Draco sut que s'il franchissait cette porte cela mettrait définitivement fin à leur relation. La question était est-ce-qu'il voulait y mettre fin ? C'était le moment idéal pour que tout cela prenne fin car une guerre se préparait et qu'ils étaient dans deux camps opposés. Ils étaient censés être ennemis, se détester, combattre l'un contre l'autre. Mais la peur irrationnelle de le perdre et d'être seul prenait le dessus sur sa raison et sa logique.
« Tu es vraiment le pire petit-ami que quelqu'un puisse avoir ! » S'écria Drago alors qu'il ouvrit la porte pour s'apprêter à partir. Weasley se tourna.
« Je ne t'ai pas.. Trompé. J'ai menti, tu m'as ignoré pendant plus de deux semaines. »
Il n'y avait pas moyen qu'il lui parle de sa nouvelle amitié -s'il pouvait appeler cela comme ça- avec Mimi. Ou qu'il lui dise que son absence l'avait blessé, il lui restait quand même un peu de fierté, Weasley n'avait pas besoin de savoir ça. Le roux ferma la porte derrière lui et s'approcha.
« Je n'ai pas assuré alors que je pensais faire au mieux pour tout le monde.. »
Weasley passa une main fébrile dans ses cheveux puis il reprit.
« Si je ne pouvais pas te voir ces jours-ci c'est parce que mes amis te surveillent et que j'essaie de les tenir à l'écart, déjà qu'ils sont partis voir McGonagall pour leur dire que tu t'en étais prit à moi à l'infirmerie alors que tu m'as fait tout sauf du mal sur ce lit. D'ailleurs c'est la meilleure chose qui me soit arrivé cette année. »
Draco se retint de soupirer et de l'insulter de pervers face à cette phrase lourdes de sous-entendus, attendant la suite.
« Je ne sais pas ce qui se passe dans ta vie, et j'espère qu'un jour tu auras assez confiance en moi pour m'en parler. En m'éloignant je voulais simplement t'éviter des problèmes supplémentaires. Et pour Hermione.. Elle s'inquiète simplement pour moi, surtout qu'avant que je ne sois empoisonné on ne s'adressait plus la parole et elle a encore des remords par rapport à ça. »
Il était comme ça : Il agissait toujours de manière maladroite mais pas à mal. Weasley n'était pas quelqu'un de méchant, juste qu'il lui arrivait d'agir de manière stupide.
Weasley s'approcha davantage de lui puis l'enlaça, le serrant très fort contre lui. Il posa son front contre le creux de son cou, lui chatouillant légèrement le nez à cause de ses cheveux. Il ne pouvait pas retenir son sourire, il se le permettait vu que Weasley ne pouvait pas l'apercevoir. Cela lui avait manqué, il se sentait tout simplement bien lorsqu'il était dans ses bras. Et il comprit à ce moment là que Weasley n'était pas juste un simple lot de consolation, mais était bien plus que cela. Il se recula de lui et fit son regard de chien perdu que Draco détestait tant.
« Je te demande pardon, pardon pour mon comportement et pour tout ce que je t'ai dit.. »
Parce que Draco ne savait pas comment réagir et qu'il n'aimait pas dévoiler ses émotions, il enroula simplement ses bras autour de la taille de Weasley.
Les semaines s'écoulèrent, se ressemblant toutes aux yeux de Draco. Le temps était son pire ennemi. Le temps passait et filait trop rapidement. L'année scolaire prendrait bientôt fin, il pouvait entendre résonner dans sa tête tic-tac de manière encore plus persistante. Parce qu'il pouvait encore prétendre et se comporter comme un garçon de son âge avant que la guerre ne commence. Et c'était lui qui allait lancer ce signal. Sa mission avançait trop lentement, on pouvait même dire qu'elle se rapprochait plus d'un échec qu'autre chose, et il avait failli tuer deux Gryffondors, une qu'il ne connaissait à peine et Ron. Son père et Snape lui mettaient la pression, et il avait cette impression que la prochaine fois qu'il ferait face au Seigneur des Ténèbres il le tuerait sans sourciller.
Les seuls moments où le temps semblait se figer, et qu'il appréciait, c'était les moments qu'il passait avec Ron. Ce dernier et lui ne se voyaient que deux fois par semaine, c'était mieux que rien. Ils ne pouvaient pas se permettre de se voir plus souvent. Il se rappela d'un moment où ils s'étaient confiés :
Draco était allongé sur son lit, soufflant. Il avait passé plus de deux heures dans la Salle sur Demande, et c'était agaçant de voir à quel point il n'avançait pas rapidement. Il devait approfondir ses recherches à la bibliothèque. Il enlevait sa cravate lorsqu'il entendit la porte de sa chambre s'ouvrir puis se refermer. Ron avait enlevé ses chaussures et s'était allongé sur Draco, reposant sa tête sur son torse.
« On n'était pas censé se voir aujourd'hui.
- Je sais, mais j'ai eu une dure journée et tu me manquais donc.. »
Il détestait les imprévues, mais il n'avait même pas l'énergie à le mettre à la porte. Et puis lui aussi avait eu une dure journée. Il se contenta simplement de caresser les cheveux roux de son amant. Ils étaient restés ainsi pendant plus d'une heure, Draco pensait même que le roux s'était endormi.
« Qu'est-ce-que tu veux faire après Poudlard ? » Lui demanda Ron en brisant le silence.
Il n'y avait jamais pensé. Depuis qu'il avait cette marque il avait signé son arrêt de mort, il pouvait mourir à tout moment donc il ne se projetait pas dans l'avenir. Pourquoi le ferait-il ? Cela serait plus douloureux pour lui de s'imaginer un futur qui n'existerait jamais. Il n'aimait pas se donner de faux espoirs.
« Je ne sais pas, j'ai du mal à me projeter dans l'avenir.. Et toi ?
- Je ne sais pas non plus. Au début je voulais être un joueur de Quidditch professionnel mais ce rêve s'est fané depuis le retour de Tu-Sais-Qui. J'aimerais être auror, tout le monde s'attend à ce que je le sois vu que je suis le grand ami de Harry Potter, l'élu. Mais je ne pense pas être assez courageux pour faire face à toutes les horreurs de cette guerre.
- Tu es courageux Ron, n'en doute jamais. Être auror c'est combattre et risquer sa vie tous les jours, c'est légitime d'avoir peur.
- Parfois j'aimerais m'enfuir loin de cette guerre.. M'enfuir loin de tout avec toi dans un endroit lointain où personne ne nous retrouverait.
- Moi aussi.. » Dévoila Draco en le serrant un peu plus contre lui.
Mais Draco savait que s'il lui demandait de s'enfuir avec lui loin d'ici il refuserait. Ron était une personne courageuse, il ne laisserait jamais les gens qu'il aime derrière lui et n'abandonnerait jamais le combat. Lui n'était qu'un lâche.
Il n'était qu'un lâche qui n'avait aucun avenir, il n'était même pas sûr d'être encore en vie le lendemain.
Et le voilà, il avait fini par craquer. Il ne voulait pas accourir dans les bras de Weasley telle une demoiselle en détresse alors il s'était réfugié dans les toilettes de Mimi pour y pleurer de tout son soûl. Face au miroir crade et s'appuyant sur les lavabos pour ne pas s'effondrer en larmes au sol, il voyait ses larmes se déverser à grosses gouttes le long de ses joues pour terminer leurs courses dans le robinet. Il hoquetait, il n'arrivait même pas à respirer correctement. Les traits de son visage qui d'habitude ne laissait paraître aucune émotion étaient déformés par la peur, la tristesse et la fatigue. Mimi essaya de le consoler mais c'était un dialogue de sourds, il était concentré dans ses pensées obscures et il n'arrivait pas à dire des phrases cohérentes.
« Dis-moi ce qui ne va pas..
- Personne ne peut m'aider.. Je n'y arriverai jamais.. »
C'était la première fois qu'il disait ces phrases de vive voix, cela rendait la chose encore plus réelle. Il se rendit réellement compte qu'il n'y arriverait jamais et qu'il était seul. La vérité était qu'il n'était qu'un enfant gâté qui se cachait toujours derrière son père lorsqu'il faisait face à une situation dérangeante. Là, il ne pouvait se cacher derrière personne. Il était seul. Et allait mourir seul.
Puis il entendit du mouvement derrière lui, il releva la tête et vu se refléter sur le miroir le reflet de la dernière personne qu'il voulait voir en ce moment et surtout dans cet état : Harry Potter.
Draco attaqua en premier par réflexe, mais Potter répliqua et fut plus rapide que lui. La dernière chose qu'il entendit avant de sombrer dans les ténèbres fut Sectumsempra.
Note de l'auteur : Draco ne sait ni comment gérer ses émotions, ni même sa jalousie. C'est quelqu'un de dramatique, c'est le genre de personne à voir soit tout en noir soit tout en blanc.
Qu'avez-vous pensez de ce nouveau chapitre ?
