Salut à tous, voici le tant attendu chapitre 2, entièrement issu de l'imagination corrompue de MousZ! N'hésitez pas à lui présenter vos récriminations (ou compliments le cas échéant) dans les commentaires!
Bonne lecture (le prochain chapitre, malgré le suspense insoutenable, ne sera publié que dans deux jours)!
Chapitre 2: Une mystérieuse rencontre
Notre brave Remus avait le souffle coupé, et ce pour deux raisons : la première, pourquoi diable la carte du maraudeur, instrument de tous les marivaudages indiquait-elle le vieux croûton qu'était le directeur Dumbledore à la place de cet Apollon qui se trouvait devant lui, avec ses yeux verts ou bleus, ou peut-être même marrons, il ne savait pas trop mais beaux en tout cas, qui semblaient percer ses secrets les plus sombres comme par exemple la fois où il était entré dans les toilettes des filles du deuxième étage accompagné de mimi Geignarde et que… enfin ce n'est pas le sujet, le lecteur adressera ses réclamations quant à cet événement à l'éditeur.
La deuxième raison de la respiration haletante et saccadée est évidente : les poussières de la prestigieuse école de sorcellerie qu'était Poudlard devaient cruellement être faites, preuve en était que de nombreux élèves souffraient déjà de la lasmorve éléphantine, virus qui faisait tragiquement pendre leurs pauvres nez encombrés. Toutefois, le concierge-homme de ménage-grosse balance Argus Rusard ne semblait rien faire pour arranger la situation, et ce qu'il pouvait bien faire fourré tous les jours dans la buanderie au milieu du linge sale des filles, seul Merlin le savait…
« Oh, je ne savais pas qu'il y avait un Perceval à Poudlard, s'exclama Remus (en son for intérieur bien sûr), ce que je ne ferais pas pour être son objet de plaisir ! »
En vérité, c'est avec l'esprit embrumé par des pensées douteuses qu'il réussit à articuler, après moult galimatias, somptueusement : « Bonjour. Enfin bonsoir. »
Albus Dumbledore lui, bien content du petit effet qu'il se voyait produire sur les jeunes hommes qu'il croisait dans l'établissement, avec son air mystérieux, ses pectoraux saillants à travers le pull qui gratte qu'il avait retrouvé au fond de l'armoire d'un élève de première année (mauvais choix quand on est un beau mec baraqué d'1m85), sa mèche qui oscillait nonchalamment de droite à gauche, de gauche à droite etc. Sûr de lui, il engagea la conversation, parce qu'on n'a pas de temps à perdre merde :
« Pardon haha (il savait à merveille imiter la conversation d'un mec lambda, car il avait beaucoup entendu Lapillus Ferus, son vieux pote de lycée, entretenir des petites discussions dans le but d'acquérir du cul), je ne voulais pas te faire peur – je peux te tutoyer ? ajouta-t-il avec un clin d'œil qui en aurait fait chavirer plus d'un.e. Je suis nouveau, si tu te posais la question, j'étais à l'école de Uagadou avant »
Tout ceci n'était qu'une vaste invention bien sûr, mais elle sera bien utile à Albus-Perceval.
« Oh ! Ah ! Bon, bon, certes oui », répondit Rémus, ému. Puis reprenant ses esprits :
« Mais si tu es nouveau, je pourrais t'aider à te repérer dans le lycée si tu veux, où même pour les devoirs, ça ne doit pas être facile de faire face à de nouvelles méthodes d'enseignement. » (ce qu'on ne ferait pas par désir d'immortalité, cf La République, Platon)
Albus, déjà plutôt séduit par le jeune homme malgré ses cheveux d'un blond qui tirait un peu trop vers le roux, n'allait certainement pas décliner cette invitation alléchante, d'où :
« Ca me dirait bien ouais, dit-il d'un ton détaché afin de ne pas paraître trop en chien ; surtout qu'à Uagadou, on n'utilise pas de baguette(1), donc j'aurais bien besoin de m'entraîner… »
ndlr: La baguette étant une invention européenne, l'école de Uagadou n'en utilise pas, respectant les traditions locales, les élèves se servant donc uniquement de leurs mains. Le lecteur, outré par des sous-entendus si lourds de sens, peut bien arrêter de faire sa vierge effarouchée, c'est une fanfic rho.
Il n'en fallait pas plus pour exciter l'intellect de Remus, curieux des innombrables différences idiomatiques qu'il pourrait relever entre les sorts et les phonèmes nouveaux liés à la sémantiq… Non enfin, ne vous laissez pas mener en bateau par une narratrice rerum omnium praepotente. Remus était surtout bien excité par les opportunités physiques que présentait ce mystérieux Perceval.
« Disons après-demain, dans la salle des trophées ? ce sera plus calme pour s'entraîner aux sortilèges » proposa-t-il.
« Après-demain, à partir d'aujourd'hui ? » rétorqua Albus-à-l'identité-hésitante d'un air qu'il aurait voulu sexy, mais il se rendit compte sur le coup que ce n'était pas très sexy puisque ce qu'il disait était stupide. Il faut bien dire qu'il était un peu rouillé, les bonbons au citron qui croquent sous la dent ne sont pas très bons pour le cerveau, c'est moi qui vous le dis.
Mais déjà, Albus (disons Albus tout le temps voulez-vous) sentit ses muscles se ramollir d'un peu partout ; il fallait faire vite, le voilà qui vieillissait ! Une vague d'adrénaline toute juvénile le traversa, et il fila à travers les couloirs sombres pour se mettre en lieu sûr et ne pas être vu par les élèves en flagrant délit de quoi que ce soit qu'il faisait. « La prochaine fois, je me tartinerai mieux avec cette fichue pierre de jouvence, j'ai failli me retrouver gros jean comme devant ! » (on remarque que l'état d'esprit suit relativement fidèlement l'âge du corps, et que Dumbledore était à ce moment bien revenu à son état de vieillard pas mal sénile. Ô vieillesse ennemie !)
De son côté, c'est tout sourire et plein de billywigs dans le ventre que Remus rentra dans la salle commune de Gryffondor. Non, ses amis n'en sauraient rien, c'était son petit secret. D'ailleurs, Rémus avait, de façon bien pratique, oublié toute préoccupation rationnelle par rapport à ce qui venait de se passer, par exemple l'étrange et inexplicable coïncidence d'Albus Dumbledore sur la carte avec la figure de Perceval. Comme on le sait, Rémus n'avait rien du tout contre les vieux, et ils l'excitaient même un peu si on y pense, avec le côté de l'interdit qui intervient, et puis la maturité, l'expérience, les petites rides au coin des yeux, la sensation de sécurité envahissante quand on est à leurs côtés parce qu'ils semblent avoir accumulé toute la force de leur vie au cours des années… enfin je m'égare, ne m'écoutez pas. Il aimait bien les vieux, et surtout Dumbledore, point. Mais il est tout à fait clair que la vision du Perceval qu'il venait de rencontrer l'émoustillait encore plus. Affaire à suivre…
§§§
« Bonne nuit » m'a-t-il susurré en se penchant pour m'embrasser.
Avant que ses lèvres ne touchent les miennes, j'ai senti son souffle chaud effleurer mon visage. Les tourbillons électriques ont commencé à jaillir dans ma tête et, tandis que sa bouche s'attardait un instant, des frémissements m'ont parcouru le corps. J'ai fermé les yeux, ma respiration s'est accélérée et un gémissement s'est échappé. Malgré moi. Ses lèvres, à peine détachées, sont revenues chercher les miennes. Plus puissantes. Plus gourmandes. Plus désireuses. A mon tour, j'ai passé mes bras autour de son cou et l'ai attiré à moi. Il s'est allongé sur moi, par-dessus les couvertures, la bouche pressante prenant la mienne avec ardeur. Puis ses lèvres humides sont descendues le long de mon cou, je me suis courbé pour tendre ma peau vers sa caresse délicieuse. Mon corps était happé par l'intensité du dési- « Psst ! »
Remus grogna : « grmbl »
« Psst ! eh ! »
C'en était fini de ce doux rêve, Remus devait bien se rendre à l'évidence. Et le lecteur aussi doit faire son deuil de ces scènes mystico-érotiques, on n'est pas chez Harlequin tout de même.
Celui qui l'appelait depuis tout à l'heure dans le dortoir, c'était son condisciple, James Potter :
« Bah alors, Lupin, c'est pas bientôt fini ? Tu sais pas ce qui vient d'arriver ? Il y avait quelqu'un dans le dortoir, vite il faut aller voir qui c'était ! »
