Le patron de mon patron n'est qu'un…
Chapitre I : Gamin.
J'avais toujours détesté être réveillé de manière brutale. Cela aurait pu être acceptable, si ça avait été fait par une déesse en m'apportant le petit déjeuner au lit. Mais là, ce n'étais le cas. J'étais en train de me faire réveiller par un idiot nommé Naruto Uzumaki.
- Sasuke bouges-toi !
- Laisses-moi dormir encore un peu.
- Non tu te lèves, on a une réunion dans un quart d'heure et tu empestes l'alcool.
Je le dévisageais. Je faisais ce que je voulais de ma vie, ok ?
- Comment t'as réussi à rentrer chez moi d'abord ? Demandais-je en baillant.
- Tu sais Sasuke, il y a ce truc que les hommes ont créés il y a bien longtemps que l'on appelle, une porte.
- Je suis pas con ! Mais ma porte était fermée.
- A quelle heure elle était fermée ? Me demanda Naruto désespéré.
Quoi ? Vraiment ? J'avais laissé ma porte ouverte ? Me demandais-je. C'était possible. En réalité ce n'étais pas la première fois. Naruto grognait signe, qu'il voulait que je bouge du lit.
Ce que je n'avais pas envie de faire. Nous nous défiâmes du regard. Au bout de ce qui semblait être une éternité, Naruto soupira. Je souris, pensant que j'avais gagné. J'embrassais mes coussins, heureux d'avoir remis mon meilleur ami à sa place.
Naruto sorti alors de ma chambre et se dirigea vers la salle de bain. J'arcais un sourcil, curieux de ses agissements. Mais après plusieurs minutes, Naruto ne réapparu pas. C'était suspect. Cela me fit même rager. Naruto avait réussi à perturber mon sommeil. Mais que pouvait-il bien faire ? Je fini par me lever de mon lit.
- Qu'est-ce que tu fous Naruto ? Hurlai-je en me dirigeant vers la salle de bain.
Il ne me répondit pas. J'ouvrais alors la porte de la salle de bain sans savoir qu'il était derrière celle-ci, un sceau d'eau chaude à la main. Vous imaginez bien la suite.
- Putain c'est chaud ! Hurlai-je.
Cet enfoiré venait de me jeter le sceau d'eau chaude en pleine figure. Le pire était que cela l'amusait. Dans la salle de bain, je lui couru après jurant de me venger.
- Si tu te douchais seul je ne serais pas obligé d'en arriver là. Se justifia t-il.
Il fini par saisir le pommeau. Je reculais.
- Calme toi. M'ordonna t-il.
Bien, j'entrepris alors de me calmer.
- Nous allons pouvoir discuter…Tu te souviens que nous avons une réunion ce matin Sasuke ?
Je levais les yeux au ciel. Bien sûre que je m'en souvenais, je n'avais juste pas prévu d'y aller. Neji pourra se charger de la réunion à ma place il n'y avait pas de quoi faire un drame.
Comme je ne répondais pas, Naruto activa le jet d'eau -lequel était toujours chaud- vers moi. Je grognais, j'allais définitivement le tuer.
- Tu t'en souviens pas vrai ?
- Bordel ! Rajoutes de l'eau froide.
Naruto soupira, comme blasé. Je rêve où cet idiot essayait de me faire passer pour la personne immature dans cette histoire... Rappelez-moi qui était entrain de menacer l'autre avec un pommeau d'eau chaud ? J'hallucinais.
-Approches. Me dit-il.
-Pourquoi ? Demandais-je, méfiant.
Je n'allais tout de même pas lui faire confiance après tout ça.
-Rentres dans la baignoire. M'ordonna t-il.
Je capitulais, cette situation avait assez durer. Je me dévêtu donc sous ses yeux. Au moment de retirer mon caleçon il m'interrompu.
-Non tu gardes ton caleçon.
Je soupirais, comme si c'était la première fois qu'il me voyait à poils ! Naruto faisait des manières parfois. Me disais-je.
-Ne t'inquiète pas ce n'est pas comme si tu trompais Hinata…Répondis-je avec sarcasme.
-Peu importe, tu vas enfin rentrer dans cette baignoire idiot ?
J'entrais dans la baignoire. De toute manière, j'avais prévu d'assassiner Naruto plus tard.
Et alors que j'attendais que celui-ci vienne me doucher, il lâcha le pommeau d'eau et sorti de la salle de bain.
-Tu as dix minutes pour te doucher. M'avait-il dit.
-Quoi ? Attends, où tu vas comme ça ! Reviens t'as pas fini de me doucher !
Trop tard, il avait claqué la porte de la salle de bain. Je grognais, rappelez-moi de changer de secrétaire.
Après avoir passé une quarantaine de minutes à me préparer je sortais enfin de ma chambre. Naruto m'attendait, il était installé sur le divan du salon et travaillait sur son ordinateur portable. Je toussotais pour lui faire comprendre ma présence. Il se leva, rangea ses affaires et parti sans un mot vers l'entré de mon appartement. Je le suivais, je savais très bien qu'il jouait les accablés.
Il nous restait encore du temps avant la fin de la réunion. Une fois dehors, je retrouvais mon ami installé dans ma grande et spacieuse voiture noire qui m'avait évidemment couté une fortune, mais puisque j'étais riche, je n'en avais rien à faire.
Naruto démarra la voiture sans un mot. Je commençais à m'ennuyer de son manque de discussion. Je lui ébouriffais alors les cheveux, il ne réagit pas. Ma main s'abaissa à son cou.
-Sil-te-plaît Sasuke, ne m'oblige pas à commettre un meurtre en une ci belle matinée. Me dit-il alors qu'il s'arrêtait aux feux stop.
Je lui lançais un sourire taquin, prêt à le faire exploser. Mais mon ami gardait son calme. Miséricorde Naruto énerves-toi un peu ! Pensais-je, ennuyé.
-Tu n'auras pas ma haine. Dit-il avec un sourire mauvais.
Je souris à mon tour. Cela l'apprendra à m'avoir rendu le sommeil impossible ce matin. Il savait que j'avais horreur de ça.
Naruto était mon meilleur ami depuis tout petit. Parfois je me demandais comment nous avions fini par devenir meilleurs amis car nous nous détestions. Mais bien que l'on paraissait se détester aujourd'hui encore. Sachez que c'était une manière de nous montrer l'amour que l'on ressentait l'un pour l'autre.
Après quelques kilomètres je lui demandais :
- On est bientôt arrivé ? On va vraiment louper toute la réunion si tu n'accélères pas Naruto.
- Parce que maintenant c'est ma faute ?
- C'est évident. Si tu n'avais pas joué avec le pommeau d'eau.
- Et si tu..
Mon téléphone vibra avant qu'il ne puisse riposter. Tant mieux, j'aimais avoir le dernier mot. Je décrochais.
-[...]Oui?[...]J'étais en train de dormir.[...] Pas la peine d'hurler ! J'arrive bon sang ! [...]Tss.
Je raccrochais.
- Neji ?
- Ouai.
Je soupirais, je sentais que cette journée allait être longue.
Lorsque nous arrivions à Kanan, je sortais de la voiture accompagné de Naruto.
Nous montâmes au douzième étage, là où devait avoir lieu la réunion, dans laquelle nous devions décider de la sortie d'un nouveau produit.
Il n'y avait personne dans les couloirs. Très bien, tout le monde était au boulot semblait-il. Lorsque Naruto et moi arrivions finalement devant la grande porte de la salle de réunion, je donnais un coup de pied à celle-ci pour l'ouvrir. Inutile de préciser que les entrées fracassantes étaient tout à fait mon style.
Tous étaient assis autour d'une grande table circulaire. Je soufflai alors que des têtes que je ne connaissais pas m'observaient. Tranquillement, je décidais finalement d'aller m'installer à ma place au centre. Cela devait faire une heure qu'elle m'attendait. Naruto me suivait de près, il s'excusait au passage de notre retard. Je levais les yeux au ciel. Pourquoi s'excuser lorsqu'on était le patron ? Une fois assis je le remarquais enfin, le regard assassin de Neji. Je détournais mon regard. Neji avait les yeux blancs, donc vous pouvez imaginer à quel point il pouvait être effrayant une fois irrité.
Naruto me donna la tablette où il y avait les notes de la réunion. Les choses sérieuses avaient vraiment commencé. Me disais-je. Je croisais de nouveau le regard audacieux de Neji. Bon d'accord, puisqu'il le voulait j'allais m'excuser et me présenter ! Mais c'était fou ça, j'étais le grand patron et je devais encore me présenter, était-ce une blague ? Je me levais devant le regard désespéré de mes amis.
-Bonjour à tous. Je me présente pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis Sasuke Uchiha, le grand patron de cette entreprise.
-Bonjour monsieur Uchiha. Répondirent-ils en me dévisageant de haut en bas.
Il y en avait encore, qui n'aimaient pas ma tenue on dirait. Alors que j'allais m'asseoir, une remarque atteignit mon audition.
-Ce n'est pas parce qu'on est le chef qu'on doit avoir une heure de retard à la réunion. Avait murmurer un homme.
La seconde d'après, l'homme s'excusait. J'avais fait signe à un agent de la sécurité de le dégager. Certaines personnes dans la salle me regardèrent avec plus de sérieux. Je souris, satisfait. Ce n'était pas parce que j'étais en chaussettes sous mes claquettes avec un pantalon et un pull qu'il ne fallait pas me prendre au sérieux. Cela me fit penser à la folle dingue aux cheveux roses que j'avais rencontré hier. Mon sourire s'élargit en pensant à elle. Cette femme était totalement inconsciente, j'avais hésité à la renvoyer sur le coup. Mais je voulais savoir qui elle était, je ne l'avais jamais vue, un visage pareil ça ne s'oubliait pas. Ce pourrait-il qu'elle assiste à la réunion elle aussi ? J'observais méticuleusement les personnes présentent, elle n'était pas là.
Parmi ceux que je connaissais il y avait ; Shikamaru Nara dirigeant du pôle Sud des produits Kanan. Il était inutile de me demander pourquoi est-ce qu'il avait une coiffure en forme d'ananas, moi-même je ne le savais pas. Shikamaru était accompagné de sa secrétaire. Elle s'appelait Temari No Sabaku, c'était une jolie blonde, mais à la coiffure un peu...Bon, au suivant, Kiba Inuzuka, dirigeant du pôle Ouest des produits Kanan, il avait l'air d'être venu seul.
- Kiba ? Tu n'as pas d'assistant ? Lui demandais-je.
- Tu l'as viré.
- Ah...Je t'en trouverai un autre.
- Tu as intérêt. Me répondit-il blasé.
Certains employés le dévisagèrent, le pensant fou sûrement. Je souris. Je ne pouvais pas renvoyer Kiba, il m'était bien trop précieux, en tant qu'ami et collaborateur. Ensuite il y avait Neji Hyuuga, je ne savais pas trop comment le décrire...Rabat-joie était le terme. Neji était un ami et collègue de travail trop sérieux à mon goût. Il me dévisagea, je détournais le regard, Naruto l'interrogea.
-Ta secrétaire n'est pas avec toi Neji ?
-Je lui ai demandé d'avancer dans son bureau, elle a beaucoup de chose à rattraper.
Alors comme ça Neji avait une nouvelle secrétaire. J'eus presqu'envie de me moquer de lui. Chaque mois il devait trouver une nouvelle secrétaire, on ne savait pas si c'était lui qui les faisait fuir, ou le nombre de travail qu'il leur donnait.
-Bon, finissons cette réunion. Continua Neji.
-Hn. Répondis-je.
Ainsi la réunion continua sous les ordres de Neji.
Je soupirais, j'étais dans mon bureau, il était déjà mieux rangé qu'hier, pensais-je. Le téléphone sonnait toujours comme à son habitude pendant que je continuais de trier les documents mal classés.
-Oui je lui passerais le message, bonne journée. Répondis-je à mon interlocuteur avant de raccrocher.
Je soupirais, j'avais retiré la veste de mon tailleur et mes cheveux étaient tenu en chignon. Monsieur Hyuuga lui, n'était pas dans son bureau, celui-ci participait à une réunion très importante.
J'avais été très déçu qu'il me dise de ne pas venir, j'aurais aimé y participer. Mais il avait raison. Après tout, j'avais déjà assez de travail dans mon bureau. Je consultais l'heure, il était bientôt midi, la réunion n'allait pas tarder à prendre fin. J'imaginais déjà la tête de monsieur Hyuuga en ouvrant le planning de rendez-vous que je lui avais préparer pour cet après-midi. Nombreux collaborateurs souhaitaient s'entretenir avec lui. Moi qui me plaignais d'avoir beaucoup de travail alors je n'imaginais même pas monsieur Hyuuga.
Lorsque midi frappât enfin, je ne pris pas de pause, je souhaitais encore m'avancer, plus j'avançais, plus je rattrapais mon retard et plus j'étais fière de moi.
Ma porte s'ouvrit d'un coup sec, je lâchais le stylo que j'avais dans la bouche et arcais un sourcil en voyant l'individu qui avait ouvert mon bureau sans crier gare. Devinez qui c'était, le stagiaire d'hier ! Il n'avait plus de limite, il était vêtu d'un pull, d'un pantalon et de chaussettes sous ses claquettes. Mais qu'attendait-on pour le renvoyer ? Et puis même, que faisait-il ici ? Il paraissait surpris de me voir.
-Bonjour. Lui dis-je d'un ton calme et professionnel.
Après tout, puisqu'il devait être stagiaire, je me devais de lui montrer l'exemple. Pensais-je. Il me dévisagea alors, j'en fis de même ne comprenant pas son attitude. Ses traits se détendirent, je n'y comprenais plus rien.
-En quoi puis-je vous aider ? Lui demandais-je.
Je n'avais absolument pas de temps à perdre.
-Hm…Je voulais juste voir à quoi ressemblait la nouvelle secrétaire de Neji.
-De monsieur Hyuuga. Tentais-je de le corriger.
Il pouffa de rire.
-Oui, de monsieur Hyuuga.
-Vous avez tant de temps à perdre ? Lui demandais-je.
-Ah vous savez…Dit-il en pénétrant dans mon bureau.
Il referma la porte derrière lui. Je fronçais les sourcils. Ce que je souhaitais c'était qu'il s'en aille, pas qu'il reste !
-Excusez-moi mais j'ai énormément de travail alors est-ce que vous pourriez juste…
-Partir ?
-Exact.
Son sourire s'élargit. Quelque chose me dérangeait chez cet homme, il paraissait un peu plus âgé que moi seulement, il était si immature ! Voyant qu'il n'était pas décidé à sortir, j'entrepris de classer de nouveau mes documents. Mon but était clairement de l'ignorer, je parlerais de ce cas à monsieur Hyuuga, lorsqu'il reviendra.
-Vous n'allez pas déjeuner ? Me demanda t-il.
Jouait-il avec ma patience ? Me demandais-je à moi-même.
-Non. Répondis-je sèchement. Vous devriez y aller, vous. Les légumes ça fait grandir.
Il pouffa de nouveau de rire. Je l'observais lassée. N'empêche que le stagiaire était assez mignon. Je le scrutais de haut en bas, il était même extrêmement mignon ! Je rageais, comment tant de beauté pouvait-elle se trouvé chez un homme aussi ennuyeux ?
-Votre petit nom c'est Sakura c'est ça ?
-C'est bien vous savez lire. Répondis-je me doutant qu'il avait vu mon nom à l'entrée de mon bureau.
- Et vos jambes, elles ouvrent à quelle heure ?
Venait-il vraiment de dire, ce que j'avais entendu ? IM-PO-SSI-BLE ! J'eue comme un rictus.
-Vous avez parfaitement entendu. Dit-il comme s'il lisait dans mes pensées.
-Sortez d'ici, avant que je ne commette un meurtre. Lui répondis-je avec une voix qui se voulait douce.
-Allez Sakura !
S'en était trop, je cognais mon poing sur mon bureau. Non ! Je l'avais éraflé. Je dévisageais mon invité indésirable. Celui-ci paraissait à la fois admiratif, et craintif. Je l'avais fait peur c'était déjà ça. Peut-être avait-il prévu d'enfin me laisser tranquille maintenant.
-Quelle puissance ! Mais dites-moi Sakura, vous ne comptez tout de même pas me tuer ? La liste des gens qui veulent me tuer est assez longue vous savez, il va falloir attendre.
-Sortez.
-Sinon quoi ? Vous allez me renvoyer ?
-Non mais je demanderais à mon patron de le faire.
Cette fois-ci il explosa de rire.
-Très bien. Je ferais mieux de m'en aller alors Sakura. Il ne faudrait pas que vous appeliez votre patron. Dit-il avec une pointe d'ironie dans la voix.
Puis le ''stagiaire'' s'en allait enfin.
-A une prochaine fois. Avait-il dit.
Je m'affalais sur mon fauteuil. Il m'avait épuisé…J'avais besoin de mangé maintenant. Idiot de stagiaire ! Il verra quand j'informerais le boss de cette entreprise de son manque de travail ! Auquel s'ajoute un refus de laisser ses collègues travailler. Il ne s'en sortira pas. Ruminai-je. D'ailleurs où était monsieur Hyuuga ? Il m'avait dit repasser dans mon bureau juste après la réunion. Celle-ci devait s'être terminer depuis une quinzaine de minutes.
- Un verre de Whisky sil-vous-plaît.
- Avec ceci ?
- Ce sera tout.
- D'accord !
La serveuse m'avait observé perplexe. Oui, il était midi et tout ce que je souhaitais prendre était un verre de whisky où était le mal ? Elle s'en alla un instant puis revint avec ma commande. Elle me sourit de toute ses dents en déposant ma boisson sur la table.
Je saisis de quoi régler ma commande. Elle récupéra la note, mais resta planté là, devant moi.
Ne comprenant pas, je lui lançais un regard interrogatif, auquel elle me répondit avec un large sourire. Je soupirais, je n'étais pas quelqu'un de très bavard, donc si elle s'attendait discuter avec moi, elle pouvait toujours rêver.
En l'ignorant, je bus une gorgée de mon verre.
-Vous êtes sûre que vous ne souhaitez rien à manger ? La carte est vraiment pleine d'amuse-gueule . M'expliqua t-elle toujours en souriant.
La serveuse avait un beau sourire, mais elle était un peu irritante. Toute cette joie de vivre, n'avait rien à faire à mes côtés. Moi, j'étais quelqu'un de froid. J'étais, Neji Hyuuga, patron de vingt-six ans, de l'une des entreprises les plus prisées du Japon. De l'entreprise Kanan.
Une entreprise de parfum et de vêtement de luxe, elle avait été bâti par les parents de Sasuke Uchiwa. L'un de mes amis d'enfance. Ses parents avaient fait de mes parents et de ceux de Shikamaru Nara, de Naruto Uzumaki et Kiba Inuzuka, les dirigeants de chaque pôle de l'entreprise. C'était avant tout une collaboration amicale. Mais maintenant nous étions les héritiers de cette entreprise…
J'étais différent de mes amis. Moi, je donnais l'impression d'être un homme qui aimait son travail et qui ne vivait que pour lui. C'était effectivement le cas.
J'aimais mon travail, et je ne vivais que pour lui, là était mon problème. Je ne donnais pas de temps à une relation. Alors plus les années passaient et plus je me sentais seul.
Mais il m'était difficile de fréquenter quelqu'un.
Les femmes que j'avais rencontré, voulaient que change et il en était hors de question.
Je redressais mon regard. La serveuse était toujours là. Elle me dévisageait, avec, admiration ?
- Vous ne seriez pas Neji Hyuuga ?
J'arcais un sourcil, j'étais certes un pilier dans l'entreprise, mais j'étais très loin de faire la une des journaux.
- Vous voulez un autographe ? Demandais-je.
Elle rit, qu'est-ce qu'il y avait de drôle ? Je lui lançais un regard mi-interrogateur, mi-agacé, je détestais avoir l'impression que l'on se moque de moi.
- Oui, je voudrais un autographe sil-vous-plaît.
- A quel nom ?
- Votre admiratrice secrète.
- Bien.
Elle me tendit un bout de papier qu'elle avait sorti de la poche de sa robe. Une robe très laide d'ailleurs, aux couleurs jaunes et marrons.
- Tenez. Dit-elle.
Je saisie le papier et le lui rendis après l'avoir signé. Elle me remercia en sautillant sur place. Quel étrange personnage. Me disais-je. La serveuse avait l'air très jeune. Peut-être avait-elle dans les dix-huit ans. Elle semblait plus courte que moi, assez maigre aussi.
Elle avait des cheveux marrons cachés sous une casquette encore plus hideuse que sa robe. Mais l'on pouvait facilement détecter sa beauté.
Nos regards se croisèrent un instant puis je détournais le mien. Il ne manquait plus que ça que je ne m'entiche d'une jeune fille tien. J'avalais ma boisson d'un coup sec. Quelle erreur !
J'étais maintenant à deux doigts m'étouffer.
- Vous allez bien ?! Hurlait-elle.
Je ne lui répondais pas, je continuais de tousser, mes yeux me piquaient. S'en était la fin de Neji Hyuuga. J'allais ridiculement mourir étouffer par un verre d'alcool.
La serveuse frappa doucement mon dos, après quelques coups, je cessais de tousser.
Mais alors que j'essuyais mes ridicules larmes. La serveuse s'approcha de mon visage et me caresse la joue. Déconcerté j'avais reculé rapidement, trop rapidement même. Car j'avais fini par tomber de ma chaise.
Je sentais que l'on nous dévisageait, mais je n'en avais rien à faire.
Elle m'avait pris par surprise. Je repris ma respiration, quel idiot j'étais.
Mais cela n'était pas ma faute. Je n'avais pas l'habitude de me faire toucher par une femme, je prenais souvent mes distances avec elles. Il n'était pas étonnant qu'aujourd'hui, je ne connaisse rien à l'amour. De l'enfance à l'adolescence, j'avais subi une éducation très stricte, les seuls amis que j'avais eu le droit de fréquenter avaient été Kiba, Shikamaru, Naruto et Sasuke.
La serveuse s'approcha de moi dans le but de me relever mais je le fis seul, d'un bond. Il fallait que je m'en aille. J'avais en quelque sorte déserter le bureau et Sakura, mes responsabilités m'ayant épuisé.
- Je...Au revoir ! Avais-je hurlé nerveux en sortant du bar.
Où étais passé mon sens froid ? Je soupirais, j'aurais mieux fait de rester au bureau à préparer la sortie de notre futur parfum, surnommé « Roze ». D'où était d'ailleurs venu cette idée de nom à Sasuke ?
Je sortais de mon bureau. Ah, que cette journée avait été épuisante ! Je n'avais plus revu monsieur Hyuuga de la journée, il n'avait pas non plus répondu à mes appels. Je trouvais ce comportement très étrange. J'espère qu'il ne s'était pas lassé de moi, mon dieu ! Comme si le monde tournait autour de moi…Je soupirais, le comportement du stagiaire avait détint sur moi, il fallait que je fasse attention.
Arrivé face à l'ascenseur j'appelais celui-ci. Je chantonnais en l'attendant, malgré la désertion de monsieur Hyuuga et la visite inutile du stagiaire, cette journée avait été plutôt tranquille. Le travail avait été long et difficile mais pas insurmontable. J'avais même presque terminé de classer les documents qui trainaient dans mon bureau. En parlant de celui-ci…Ma pauvre table…Je me demande comment réagira monsieur Hyuuga en remarquant la fissure que j'y avais faite. Pour ma défense, c'était la faute d'un invité indésirable qui se promenait en claquettes chaussettes dans l'une des entreprises les plus prisées du Japon ! Je me demandais d'ailleurs comment faisait-il pour éviter la sécurité vêtu de cette manière.
L'ascenseur arriva t-enfin. J'y pénétrais et cliquais sur l'étage zéro. Mais alors que les portes se refermaient, un pied les empêcha de coulisser.
Les portes se réouvrirent et je fis de la place au nouvel arrivant. NON ! Ça ne pouvait pas être encore lui ! Pourquoi ? Non,non ! Je devais sortir.
-Hé ! Mademoiselle Haruno. Dit-il en usant de sa grande carrure pour m'empêcher de sortir
Décidément cet homme avait prévu de mourir aujourd'hui…Je l'ignorais alors qu'il se positionnais à ma gauche. J'étais ridiculement petite face à lui, mais peu importe, si ce fou tentait quelque chose, il me donnera une belle raison pour lui coller mon poing dans le ventre. Attendez ! Je vous vois venir ! Je ne suis absolument pas une personne agressive. Je suis une jeune femme d'une nature douce et gentille. J'avais seulement du mal à garder des pensées altruistes face à ce genre d'individu. Je priais pour que l'ascenseur arrive vite à destination.
Mes prièrent semblaient avoir été entendu, l'ascenseur s'arrêta. Mais, nous avions bon attendre, les portes de celle-ci ne s'ouvraient pas. Non, ça ne pouvait pas être possible…Pas ici, pas maintenant, pas avec lui.
- Hm…On dirait qu'on est bloqué. Dit-il.
Je tiens de nouveau à préciser que le ton qu'il avait employé ne montrait aucune once d'ennui face à la situation. Exténuée, je m'étais recoquillée sur moi-même, sur le sol de l'ascenseur.
-Oh ne soyez pas si triste Sakura.
Je l'ignorais alors que mon ventre se mit à gargouiller. Oui, j'avais encore faim ! Je fuis le regard du stagiaire. Il devait se moquer de moi. Il s'abaissa vers moi et sorti de sa poche une barre de céréale. Je pu lire sur l'emballage qu'elle était au kiwi. Ca y est, j'étais amoureuse !
De la barre de céréale évidement.
