Bonjour et bienvenu sur ce deuxième chapitre ! Pour ceux et celles qui connaissent déjà ce chapitre est plus long et différent que l'original mais j'espère qu'il vous plaira tout autant ! Je rappelle que le monde de Harry Potter ne m'appartiens pas mais est l'oeuvre de J.K Rowling, seul l'histoire et mes OC sont de moi et une partie à memepotter !
Bonne lecture !
C'est une après-midi de la fin du mois de juillet que le fameux professeur arriva devant la petite maison de banlieue. Merryl et ses sœurs se trouvaient dans le jardin, assises dans l'herbe à faire de la peinture, Merryl n'était pas très douée en fait et elle passait plus de temps à regarder les fleurs que peignaient ses sœurs qu'à véritablement toucher à la peinture. La sonnette retentis pile à ce moment, faisant sursauter Lily et faire se relever les têtes des deux plus âgées.
- J'y vaiiiiis ! S'exclama Lily en se relevant ne faisant pas attention au bas de sa robe qui trainait dans la peinture et aux tâches qui l'ornait à présent.
Merryl observa la petite rousse se précipiter par la porte de la cuisine et s'enfoncer dans la maison, échangeant un regard avec Tunie, sceptique à l'idée de laisser leur cadette seule face à un inconnu.
De longues minutes passèrent sans que de nouvelles ne viennent et Pétunia se décida à aller voir ce qui se passait, Merryl la suivant pour ne pas rester seule, quand Lily se mit à crier depuis l'intérieur :
- Meryyyy c'est pour toiiiii ! Mamaaaan, ya le monsieur du miroir qui est là !
Il n'en fallut pas plus pour que les deux petites filles s'élancent vers la maison, se disputant la première place pour passer la porte du jardin, qui n'était pas assez large pour deux. Pétunia passa en première, sa sœur gémissant de douleur alors que l'ainée venait de la pincer aux côtes pour gagner.
Quand Merryl arriva enfin dans le salon, maugréant contre sa sœur, le sorcier du miroir était déjà installé dans un fauteuil tandis que la mère de famille servait du thé et des petits gâteaux. Pétunia était là, sagement assise dans le canapé, droite et fière comme s'il ne s'était rien passé.
L'homme était absolument immense selon Merryl, il devait bien faire dans les deux mètres et paraissait étrange dans le fauteuil de la famille, ses longues jambes repliées contre lui pour ne pas gênerle passage.
Merryl s'assit dans le deuxième canapé, à côtés de Lily, leur mère s'étant assise près de Tunia, gardant à l'œil l'homme qui ne l'avait plus lâchée du regard depuis son entrée dans la pièce. Elle ne savait pas comment mais elle était persuadée qu'il pouvait lire dans ses pensées, peut-être était-il un maître en légilimancie et dans ce cas elle devait faire bien attention à ce qu'elle laisserait passer comme information via son esprit pas encore assez protégé.
- Donc, Vous êtes monsieur Ouve c'est cela ? Fit leur mère, gênée par le silence ambiant et l'abscense de son mari qui aurait été une source de réconfort plus que bienvenue.
- Oui, Madame, souffla le sorcier de sa voix de baryton.
- Et... enfin je veux bien que tout cela soit étrange mais qui nous dit que nous ne sommes pas victimes d'une hallucination ou d'un mauvais rêve ? Je veux dire...nous sommes fermement croyants et ce genre de choses s'apparente plus au démon qu'au Divin si vous voyez ce que je veux dire, monsieur !
Bien répliqué maman ! S'exclama Merryl dans son esprit alors qu'elle continuait à observer tranquillement l'échange. L'homme avait perdu son sourire une seconde, sûrement surpris par ce que venait de lui dire la petite femme blonde mais avait vite recouvré ses esprits. Il se redressa sous les yeux inquisiteurs de trois des femmes Evans, Lily trop occupée par les petits sablés, et répondit :
- Je comprends que tout cela soit étrange pour vous mais je suis tout à fait disposé à vous faire une démonstration de mes capacités et quant à votre réticence vis-à-vis de vos croyances, ce que je respecte étant moi-même fondamentalement croyant bien que pas du même culte, je vous dirais simplement que la magie n'a rien de malfaisant mais que c'est la manière dont elle est utilisée qui importe. C'est pour cela notamment que votre fille, comme beaucoup d'autres enfants ont besoin d'apprendre à s'en servir pour le bien et l'équilibre de l'univers. Voyez la magie qui habite votre enfant comme un don venant de la nature elle-même ! Certaines personnes sont douées en sciences, en sport, en art et d'autres en magie ! Croire en la Magia n'exclut en aucune manière une autre croyance.
Leur mère s'était réenfoncée à sa place, en grande réflexion quand Lily sembla se réveiller d'un coup.
- Vous savez faire de la magie alors ? Prouvez-le ! S'exclama la petite rousse sous les regards surpris des autres membres de sa famille.
- Lily enfin ! Fit leur mère avant d'être interrompue par le professeur.
- Votre fille à raison, laissez ! Je vais vous prouver que je ne suis pas un charlatan.
L'homme se redressa autant qu'il le pu sous les yeux concentrés de tous et releva une main en pointant un doigt vers la plante qui se trouvait dans le coin de la pièce. Il fit des gestes étranges de ses mains tout en chuchotant des paroles que Merryl ne pouvait pas entendre. Elle retint un cri de surprise en voyant la plante grandir, grandir, encore et encore. Les branches s'élevant contre le mur puis se propageant sur les murs et le plafond. Bientôt le plafond et un mur entier furent recouverts d'un manteau de feuilles et de branches sous les yeux émerveillés de la famille et le sourire satisfait du sorcier.
Merryl observa sa mère de peur qu'elle ne tombe dans les pommes mais fut surprise de la voir sourire comme une enfant, les yeux pétillants comme jamais. Enfin si ! Exactement comme sur la photo représentant ses parents lors de leur mariage qui était affichée dans la salle à manger. Elle-même, qui croyait fermement à l'existence de la magie en trait bouche-bée, éblouis par tant de beauté car la magie ne pouvait être sue beauté selon la petite fille a l'esprit d'adulte.
- C'est fabuleux ! Comment ne pas vous croire après cela ? Ma fille seras-t-elle capable de faire ce genre de choses ?
- Pas avant des années d'apprentissage et seulement si elle se découvre une affinité avec l'élément terre ! Mais les autres éléments sont tout autant capables de prouesses. Sourit le sorcier, avant cela, Merryl apprendras à se servir d'une baguette magique, apprendras les coutumes et traditions sorcières, puis seulement commencera son cheminement vers le titre d'élémentaire.
- D'élémentaire vous dites ? Fit la mère de famille
- Un élémentaire ou un sorcier élémentariste selon la préférence est un sorcier capable de maitriser un élément comme vous et moi sommes capable de respirer naturellement. Nous vivons plus longtemps et ne sommes presque jamais malades.
- Plus longtemps ? Longtemps comment ? S'inquiéta Rose Evans.
- Et bien...notre bibliothécaire en chef, Jonas Karogov vas sur ses 143 ans et tient encore la forme ! La durée de vie d'un élémentaire peux aller jusque 200 ans mais comme pour tout certains vivent plus longtemps et d'autres moins. Les sorciers eux-mêmes vivent jusque presque 150 ans en moyenne.
Merryl écarquilla les yeux face à cette information, elle savait grâce à ses informations du canon qu'il n'était pas rare pour un sorcier d'atteindre les 100 ans et que certaines créatures vivaient plus longtemps encore mais jamais elle n'aurait pensé avoir l'espérance de vie d'une tortue marine ! Elle se demanda alors quel âge pouvait bien avoir l'homme qui lui faisait face.
- Et, hm où se situe cette école ? C'est un pensionnat j'imagine ? Fit la mère après avoir passé le choc.
- Je ne peux pas vous donner la localisation exacte pour protéger notre archipel et c'est en effet un pensionnat mais les apprentis dont les familles vivent hors de l'archipel peuvent rentrer tous les week-end sur deux grâce à un moyen de transport magique tel que les portoloins, les miroirs comme vous avez pu le constater la dernière fois et bien d'autres ! En outre vous pourrez correspondre via miroir avec votre fille puisqu'on lui confiera l'un de ceux-ci amélioré magiquement. Je sais comme il doit être difficile d'envoyer son enfant de 10 ans à peine en pensionnat si loin mais sachez qu'elle sera en sécurité et que cela lui assurera un très bon avenir, elle pourra même travailler dans le monde moldu, le vôtre, après cela puisqu'elle aura des cours de sciences et de langues également.
L'homme sortit ensuite des brochures expliquant tout ce qu'il venait de dire et avec des détails en plus pour la famille et le père particulièrement qui loupait l'entretien à cause du travail. Molière, comme il voulait être nommé, leurs décrivit également le matériel à avoir avant la rentrée qui se déroulerait le 1er septembre : Des vêtements pour les températures chaudes, le nécessaire de toilette et tout ce qui serait nécessaire à l'enfant dans la vie du quotidien mais le matériel plus spécifique serait distribué par l'académie. Il prévint également que de l'argent de poche ne serait pas de trop si jamais la jeune fille venait à vouloir s'acheter des friandises ou du matériel plus spécifique à son usage personnel.
On se trouvait en mi-Aout lorsque Merryl sortis ou plutôt privilégia un repli stratégique pour éviter de subir les crises de panique de sa mère. Madame Evans passait ses journées, depuis plus d'une semaine, à faire et défaire les bagages de sa deuxième fille, stressant à l'idée qu'il y manque quoi que ce soit et cachant très mal sa nervosité à l'idée de voir l'une de ses filles partir si loin de la petite vie tranquille qu'elle s'était construite avec application.
Pétunia s'était barricadé dans sa chambre et Lily était au parc de jeu juste en face de la maison comme presque toutes les après-midis de ces vacances d'été, c'était là que se rendait Merryl. La petite rousse de dix ans se faufila au travers d'un buisson pour ne pas à faire le tour du par cet emprunter une des entrées principales. Une fois arrivée, elle retira des feuilles et brindilles qui s'étaient incrustées dans ses cheveux, elle regarda autour d'elle pour essayer de repérer sa sœur mais ne la trouva nulle part.
Elle s'enfonça plus en avant dans le parc, restant sur les petites allées sablonneuses pour ne pas se perdre même si ce n'était pas possible puisqu'elle connaissait chaque recoin du parc. Elle passa devant l'air de jeu et ne trouvant toujours pas sa sœur, elle poussa son chemin jusqu'au plan d'eau, là, dans l'herbe, juste devant l'eau se tenait Lily, rayonnante dans sa robe couleur pêche, souriante aux côtés d'un petit garçon aux cheveux longs et noirs.
Merryl s'arrêta en bordure des arbres pour les observer. Ils se tenaient assis dans l'herbe, la boite à goûter de sa sœur ouverte entre eux alors qu'ils semblaient discuter calmement. Merryl n'avait encore jamais rencontré Severus puisqu'il s'agissait bel et bien de lui et, curieuse d'observer le futur maître des potions, si craint, elle resta encore un peu en retrait.
Le petit garçon ne souriait pas, la tristesse imprimée sur son visage dont les rondeurs de l'enfance étaient encore bien présentes. Il ne souriait peut-être pas mais la jeune fille observa comment son visage s'illuminait quand il posait son regard sur Lily. Celle-ci babillait comme à son habitude, le sourire aux lèvres et son ami n'avait d'yeux que pour elle, oubliant certainement pendant quelques instants tout ce qui l'entourait faisant sourire doucement, presque tendrement, Merryl.
Elle décida alors de s'approcher, remontant la bretelle de sa sacoche avant de dévaler le petit monticule de terre ou elle se trouvait pour rejoindre les deux enfants. Elle prit soin d'annoncer sa venue en marchant un peu plus lourdement et souris lorsque les deux enfants se retournèrent vers elle, alertés par le bruit. Elle s'installa à côté de sa sœur et souris au petit garçon qui l'observait avec de grands yeux ronds.
Dans son for intérieur, Merryl ne put s'empêcher de grimacer devant son air surpris. Elle ressemblait comme deux gouttes d'eau ou presque à sa petite sœur, du moins, Lily lui ressemblait puisqu'elle était son ainée. Quand elle se regardait dans le miroir le matin dans la salle de bain, elle voyait Lily dans son reflet. Elles avaient les mêmes yeux, la même chevelure rousse flamboyante, les mêmes traits, seul leurs tailles respectives pouvaient les différencier un tant soit peu et encore, elles finiraient bien par faire la même taille un jour. Son apparence était bien différente de l'ancienne. Elle ne regrettait pas son surpoids et avait gardé ses yeux vert mais parfois, elle regrettait de ne plus ressembler à ses anciens parents. Merryl était presque soulagée de ne pas aller à Poudlard mais à Pelhisir, là-bas ne les compareraient pas constamment l'une à l'autre. Pourtant cela compliquait aussi grandement sa tâche de changer le futur et faire en sortes que sa sœur ne meurt pas assassinée par un mage noir sociopathe sur les bords.
- Severus ! Tu connais déjà Tunie et voici mon autre grande-sœur, Merryl ! S'exclama joyeusement la petite rousse alors que le regard de son ami passait encore d'une des deux rousses à l'autre.
Il finit par hocher la tête pour simple salutation et Merryl ne lui en tint pas rigueur. Elle baissa le regard et fronça des sourcils en observant les genoux écorchés de sa sœur, d'autres petites éraflures et écorchures se trouvant sur ses jambes et sur ses mains. Elle observa alors Severus avant de se rendre compte que lui aussi portait des marques, dont une sur la joue qui était encore récente si elle en jugeait le sang encore frais.
- Vous vous êtes vus tous les deux ? Vous vous êtes battus ou quoi ? S'exclama Merryl inquiète.
- Mais noooon ! On a glissé par-là bas en voulant attraper quelque chose et on a roulé dans les ronces ! Ne t'inquiète pas ! Fit Lily en souriant.
Merryl fronça les sourcils et attrapa le kit de secours qui ne quittait pas sa sacoche lorsqu'elle allait au parc, sachant que sa sœur était imprudente et que les ampoules aux pieds n'étaient pas rares après une journée au parc. Elle aperçut du coin de l'œil le regard intéressé de Severus qui cherchait à savoir ce qu'elle faisait.
- Donne-moi tes mains Lily, je vais les désinfecter ! Souffla-t-elle
Sa sœur se laissa faire docile lorsqu'elle désinfecta les petites plaies de ses mains et de ses jambes, grimaçant un peu pour celles de ses genoux qui nécessitait des pansements. Elle choisit les roses et se les mit elle-même tandis que Merryl s'installait à genoux devant Severus qui la regardait méfiant.
- Aller ! Toi aussi tu ne vas pas rester dans cet état, donne-moi tes mains ! Exigea doucement Merryl.
Tandis qu'elle s'occupait de ses mains, Merryl ne put que s'apercevoir à quel point le petit garçon était maigre et méfiant et se désola de ne rien pouvoir faire à part être du côté de Lily quand celle-ci demandait à l'inviter le plus souvent possible à la maison. Elle leva une de ses mains vers la joue blessée quand elle remarqua le geste de recul instinctif de l'enfant et les prunelles noires qui fixaient le moindre de ses mouvements.
- Ne t'inquiète pas vas, ça va un peu piquer mais cela ne fait pas mal ! Promis la petite fille en le regardant dans les yeux.
Il hocha légèrement la tête se laissant faire mais continuant à analyser ses mouvements alors qu'elle écartait un peu les cheveux qui étaient collés contre la petite plaie et la désinfectait avant de lui mettre un pansement blanc tout simple. Une fois finit, elle sourit aux deux enfants qui l'observait :
- Voilà ! Vos blessures de guerre ne seront bientôt plus qu'un mauvais souvenir !
Elle se réinstalla à sa place, rangeant son kit et sortant son goûter à la place, partageant les petits gâteaux avec les deux enfants qui ne se firent pas prier.
Elle sortis son carnet et un crayon pendant qu'ils reprenaient leur conversation, dessinant et écrivant pour s'occuper. Elle s'était découvert un certain talent pour le dessin au fil de ces années. Son cerveau d'adulte s'était fermement ennuyé pendant longtemps et pendant une période, dessiner avait été sa seule activité qui lui procurait un réel défis sans être suspect venant d'une enfant si jeune. Ses parents et les autres adultes pensant simplement qu'elle avait cela dans le sang, ils n'y avaient pas prêté attention plus que cela. Depuis, elle y avait prit plaisirs et des qu'elle voulait s'isoler ou juste pour le plaisir, elle dessinait ce qu'elle voyait. Cette après-midi, sur l'une des pages vierges de son carnet se forma l'image de deux enfants en noir et blanc juste éclairés de quelques touches de couleurs et de volutes les entourant. Ceux-ci s'entremêlaient tendrement, personnifiant parfaitement le lien qui unissait les deux amis.
Merryl ne savait pas bien comment mais d'une certaines manière elle arrivait à percevoir la magie environnante qui enveloppait une personne ou une chose et c'était ce que ces volutes représentaient, la magie propre aux deux enfants. La magie, pour la petite rousse ressemblait à des volutes de couleurs et de textures différentes en fonction de la personne et des humeurs de celles-ci. Elle arrivait à percevoir si une personne lui mentait grâce à cela comme quand Lily mentait en disant que ce n'était pas elle qui avait fini les cookies. Les volutes de Lily étaient de couleurs rose avec des touches de bleu et de violet, celles de Severus par contre était d'une jolie couleur verte avec des reflets bleu en accord avec le bleu de Lily.
Merryl releva le regard de son dessin et regarda autour d'elle. Elle soupira en constatant qu'elle ne voyait pas ses propres volutes, elle ne saurait jamais de quelle couleur sa magie était à sa grande déception. Peut-être y avait-il d'autres personnes comme elle a Pelhisir, qui savaient voir la magie et pourraient lui dire à quoi ressemblait la sienne. Elle sourit en reprenant son dessin, stressée mais exaltée à l'idée de découvrir le monde la magie même s'il ne s'agissait pas de Poudlard. Elle pourrait toujours aller visiter le château en douce via un des passages secrets….oui ! C'est ce qu'elle ferait ! Et puis la surprise rendrait sûrement Lily heureuse, une fois que celle-ci serait à Poudlard, soit dans environs deux ans.
