Bonsoir, bonjour,
Me revoilà dans l'univers de Percy Jackson pour vous proposer un nouvel OS :).
Comme d'habitude, je suis ravie de vous voir ici et j'espère que ce petit OS, écrit à l'occasion des Journées Internationales du FoF. Il est sur le thème du 20 mars, journée internationale du macaron.
La citation dont est tirée le titre, vient de Makeba de Jain :
I wanna hear your breath just next to my soul
I wanna feel your breasts without any rests
I wanna see you sing, I wanna see you fight
Et même si cela n'a à l'origine pas forcément sur une idée romantique, je trouve le message percutant dans cet OS :).
J'espère que cela vous plaira, comme d'habitude n'hésitez pas à laisser une review, ça fait toujours plaisir :). Je remercie d'ailleurs PercabethHp pour sa review :). Du coup si tu passes par là, une fois encore, c'est du Percabeth, j'espère qu'il te plaira aussi :).
Bonne lecture :)
Yoh
Disclamer : Percy Jackson ne m'appartient pas, tout ça existe grâce à Rick Riodan, qui nous fait rêver avec ses demis dieux :).
I wanna hear your breath just next to my soul
oOoOo
Annabeth avait un certain nombre de talents, mais la pâtisserie n'était définitivement pas l'un d'eux.
Oh bien sûr, elle était capable de cuisiner et de faire quelques desserts simples, mais dès qu'elle s'attaquait à des recettes un peu plus complexes, cela tournait toujours en eau de boudin.
Mais cette fois ci, elle voulait absolument réussir et était même jusqu'à demander de l'aide à Piper.
Les deux jeunes filles étaient donc à présent dans la cuisine de la colonie depuis plusieurs heures.
Annabeth avait demandé à Chiron l'autorisation de l'utiliser, et ce dernier lui avait accordé, et avait même demandé aux harpies de leur laisser la place après le déjeuner.
"- Bien, maintenant que les blancs sont montés, il faut ajouter le colorant et la poudre d'amande, en douceur, rappela Piper."
Annabeth hocha la tête, concentrée. C'était sa quatrième tentative, et elle commençait à en avoir marre d'échouer. Ses échecs s'empilaient sur un coin du plan de travail.
Elle essuya les perles de transpiration de son front, s'étalant du blanc d'œuf par la même occasion.
Une fois l'incorporation terminée, elle mit sa préparation dans une poche à douille et s'attaqua à la mise en forme. Puis, une fois satisfaite, elle mit ses plaques au four et demanda à son amie de surveiller la cuisson, le temps qu'elle fasse de nouveau de la ganache. Elle avait tellement recommencé la recette, qu'elle n'eut besoin de ne la relire que pour les dosages.
Elle terminait quand Piper lui lança avec joie :
"- Les coques sont prêtes et cette fois, elles sont parfaitement lisses.
- Enfin ! Je commençais à croire que je n'y arriverai jamais."
Son soulagement évident fit sourire Piper, qui posa les plaques sur le plan de travail. Annabeth observa le résultat et fut satisfaite. Ses macarons seraient parfaits cette fois.
Elles se remirent au travail et garnirent les macarons de la ganache bleue aux myrtilles préparée par la blonde.
Elles finirent par terminer le montage, et une jolie quantité de macarons étaient posés dans un plat.
"- Maintenant, il ne te reste plus qu'à les emballer, lança Piper avec un grand sourire, en tapant dans ses mains."
Elles se sourirent et s'attelèrent au rangement du bazar qu'elles avaient mise dans la cuisine.
Elles mirent du temps à tout ranger, mais quand ce fut terminé, Annabeth remercia chaleureusement Piper de son aide et prit la direction de son bungalow. Elle croisa Will Solace qui essaya de lui piquer un macaron.
"- Pas touche Solace, ce n'est pas pour toi, lui lança-t-elle menaçante en éloignant ses macarons de lui.
- Oh aller Annabeth, je meurs de faim. J'ai raté le déjeuner à cause des blessés du dernier Capture l'étendard.
- Rien à faire, va demander aux Hermes, ils ont toujours quelque chose à manger.
- Tu sais aussi qu'avec eux rien n'est jamais gratuit, gémit il en essayant de l'attendrir.
- Pas mon problème, à plus Will."
Elle le laissa en plan et entra dans le bungalow six.
En tant que fille d'Athéna, la déesse de la sagesse et des artisans, Annabeth avait déjà une idée précise de ce qu'elle voulait. Mais elle n'avait pas beaucoup de temps avant que Percy revienne de la leçon de canoë qu'il donnait au lac, alors elle se mit rapidement au travail, sous les regards attendris de ses frères et sœurs.
Percy toqua à la porte des Athéna au moment où elle terminait.
"- Hé Puit de sagesse, j'espère que tu ne comptes pas sortir comme ça, lui lança-t-il quand elle le rejoignit, légèrement moqueur, son légendaire sourire narquois sur les lèvres."
Elle jeta un œil à sa tenue, maculée de taches héritées de son long passage à la cuisine. Elle avait même de la farine plein les cheveux.
"- Va prendre un douche, je t'attends au terrain de volley, continua son petit ami en l'embrassant rapidement sur la joue."
Elle alla prendre une douche expéditive, enfila un short en jean et un tee-shirt de la colonie - sa tenue favorite pendant le Camp - et se rendit au terrain de volley, où Percy l'attendait, allongé dans l'herbe, les yeux clos.
Elle s'assit à côté de lui, et pose son paquet sur le torse de son petit ami, ce qui lui fit ouvrir les yeux.
"- Je peux savoir en quel honneur ? demanda-t-il curieux.
- Je n'ai pas le droit de faire une surprise à mon petit ami ?"
Son sourire moqueur monta sur les lèvres du fils de Poséidon qui se redressa et ouvrit la boîte. Il en sortit un coffret en bois, recouvert de coquillages, qu'elle avait ramassé depuis le début de l'été quand ils allaient tous les deux à la plage.
"- Une boîte à coquillage ? Tu sais que je dois en avoir un paquet déjà non ?"
Son air sceptique fit rire Annabeth qui lui répondit :
"- Ouvre la, Cervelle d'algues."
Il obéit et son regard s'emplit de plaisir quand il vit le contenu.
"- Des macarons, et bleu en plus. Comment as tu su que j'adore ça ?
- J'ai mes sources. Goûte les, fit elle avec un sourire."
Percy ne se fit pas prier et croqua dans l'un d'eux avec plaisir. Annabeth attendit le verdict légèrement stressée.
"- Délicieux, ils sont fait maison non ?"
Elle hocha la tête et son petit ami en reprit un et le savoura.
Le terrain de volley et les alentours étaient déserts, les pensionnaires ayant préféré aller s'amuser ou se baigner au lac, pour se rafraîchir de la chaleur qui régnait. Un air de flûte de Pan, provenant du champs de fraise non loin, se diffusait dans l'air en même temps que l'odeur des fruits. Annabeth se sentait bien, elle était chez elle, avec Percy, sans aucune situation de crise à l'horizon. Tout était parfait.
Quand il eut terminé son macaron, il posa la boîte à côté de lui, se tourna vers elle, la rapprocha de lui en la prenant par l'épaule et de sa main libre, il ôta une mèche blonde rebelle du front d'Annabeth, puis la fit descendre sur sa joue pour la caresser. Il plongea ses yeux vert-océan dans le gris orageux de ceux de sa petite amie, raccourcit la distance entre leurs visages et l'embrassa.
C'était un geste décidé sur une impulsion, et surprise, Annabeth mit quelques secondes à réagir et il en profita pour prendre d'assaut sa bouche avec sa langue.
Son cœur s'emballa, et une douce chaleur monta du creux de son ventre. Percy menait la danse et semblait insatiable. Il rapprocha le corps d'Annabeth du sien, en entourant sa taille de son bras, sa main toujours sur sa joue, pendant qu'Annabeth entourait ses bras autour de son cou pour laisser ses main se perdre dans la chevelure en bataille du fils de Poséidon. Elle se laissa entraîner par ses émotions, par le contact avec son petit ami et son parfum d'océan, mélangé au goût des myrtilles.
Quand il sépara ses lèvres de celles d'Annabeth, cette dernière eut un peu de mal à reprendre ses esprits et son souffle. Elle n'avait pas encore l'habitude de ce genre de baiser et cela lui faisait toujours perdre ses moyens.
Percy le vit et une lueur malicieuse s'alluma dans ses yeux.
"- Et bien, si j'avais su qu'il suffisait de t'embrasser ainsi pour arrêter ton cerveau de fonctionner, je l'aurais fait plus tôt."
Il récolta un coup dans le bras qui lui fit pousser un petit cri de douleur, et le fit rire aussi. Annabeth lui tourna le dos, mortifiée par sa réaction.
Elle ne le vit pas, mais le regard de Percy s'adoucit et il la prit dans ses bras. Il résista quand elle voulut le repousser, trop gênée pour lui faire face, et il lui murmura à l'oreille :
"- Merci, ils sont délicieux. Et je suis touché de voir les efforts que tu as dû faire pour qu'ils soient réussis.
- Comment tu le sais ? demanda-t-elle surprise.
- J'ai mes sources, répondit il de la même façon qu'elle un peu plus tôt.
- Il n'y a que Piper et Malcolm qui étaient au courant. Je leur avais fait promettre de ne rien dire.
- Et ils n'ont rien dit, enfin Malcolm n'a vraiment rien dit. C'est Jason qui m'a dit que Piper lui avait dit que tu lui avais demandé de l'aide et que vous alliez passer du temps aux cuisines. Ah et puis une fois, ma mère m'a dit que tu lui avais avoué que tu n'étais pas douée en pâtisserie. Pas besoin d'être chez les Athéna pour deviner la suite.
- Elle a toujours la langue trop pendue quand elle est avec lui, marmonna Annabeth."
Sa remarque fit rire Percy, qui ne pouvait que confirmer, et elle sentit son corps bouger en rythme avec son rire.
Elle se lova dans ses bras et le laissa déguster ses macarons tranquillement. Elle se sentait bien et elle ferma les yeux pour se concentrer sur ses autres sens. Elle avait toujours l'impression d'être en sécurité dans ses bras. Elle aimait son odeur d'océan et la chaleur qu'il diffusait.
Elle aurait pu rester des heures ainsi, depuis l'échange entre lui et Jason et encore plus après leur voyage à travers le Tatare, elle se sentait parfois un besoin impérieux de sentir sa présence, son corps et s'assurer qu'il était bien là, près d'elle. Elle devinait par ses réactions que Percy aussi avait besoin de ça.
Mais comme d'habitude, la réalité les rattrapa, par l'arrivée de Chiron, qu'ils entendirent arriver grâce au bruit de sabots.
Ils se séparèrent, un peu déçus, mais sachant pertinemment que ce n'était que partie remise.
