Alors, comme vous avez pu le voir, je n'avais pas du tout prévu d'écrire une Fanfiction complète sur ce thème. En vérité, je partais plutôt sur un format One Shot mais l'inspiration m'a prise en otage et je me suis retrouvée à écrire ligne après ligne une histoire plus longue que prévue.

J'espère que ce premier chapitre vous aura plu et qu'il en sera de même pour le deuxième ainsi que tous les autres !


Alexander ne put contenir sa surprise.

Jamais, ô grand jamais, il n'aurait pensé devenir père un jour. Cela ne faisait pas partie de ses projets d'avenir avec Josephine. Ils en avaient parlé à un moment, et c'était pour cette raison que la jeune femme était partie en quête de ses origines. Origines qui l'avaient finalement meurtrie au point de ne plus jamais aborder le sujet.

Aujourd'hui, par le plus grand des hasards, il se découvrait père de l'enfant de son grand amour perdu, la voluptueuse Isobel Stevens.

Cela faisait bien longtemps que sa relation amoureuse avec la jeune femme appartenait au passé, même s'il la gardait toujours en sécurité dans un coin de sa mémoire. Il disait, comme pour se convaincre lui-même, que cela lui permettait de ne pas commettre les mêmes erreurs. En vérité, il lui était tout bonnement impossible d'oublier tout ce qu'ils avaient traversé, dans les bons comme les mauvais moments.

Denis Duquette. La maladie. La mort. Les infidélités. Les mensonges.

Ces moments passés rien que tous les deux. Le premier baiser. Le rire cristallin de la jeune femme. Ses soupires la première fois où ils avaient fait l'amour. Son éclat. Son regard brillant de mille feux la première fois qu'il lui avait dit ce qu'il ressentait à son égard.

Il avait eu le temps de tourner la page pendant ces dix longues années.

Il était passé à autre chose.

Il s'était marié.

Il avait promis bien des choses à sa bienheureuse épouse le jour de la cérémonie, entourés de tous leurs amis, et comptait fermement s'y tenir jusqu'à ce que la mort les sépare. Il avait le sentiment d'avoir trouvé la perle rare. L'amour avec un grand A. Une des rares femmes en ce monde à comprendre son passé sans jamais y soumettre le moindre jugement. Une femme qui ne l'abandonnerait sous aucun prétexte. Une femme qui resterait auprès de lui en toute circonstance.

Josephine était un ange.

Elle était peu similaire à Isobel sur bien des points.

Elle ne faisait jamais preuve d'égoïsme, notamment.

La vie ne l'avait pas épargnée, elle aussi. Elle connaissait la misère, dans tous les sens du terme, et se montrait toujours pleine de compassion pour les autres, n'étant jamais aveugle à leur souffrance.

Il s'était vu évolué professionnellement également, au point d'acquérir son propre hôpital. Un hôpital miteux qu'il fallait tenir à bout de bras et de finances gargantuesques. Le Pacific Northwest General Hospital, dit Pac-North. L'hôpital le moins bien réputé de Seattle à ce jour. C'était devenu son objectif principal. Son défi.

Une montagne de travail l'y attendait mais il ne se laissait pas impressionner pour autant. Il se sentait fier de pouvoir enfin se donner à cent pour cent dans une tâche aussi conséquente.

Cela lui permettait de faire table rase du passé.

Ironie du sort : celui-ci avait fini par s'imposer à lui sous une forme tout-à-fait inattendue. Impossible pour lui d'imaginer que la vie lui réservait un pareil retournement de situation.

Et c'était bien pour cette raison qu'il se retrouvait comme prisonnier de ses pensées les plus enfouies à l'heure actuelle.

L'enfant bouleversait tout.

Et pourtant, il en voulait à Isobel. Il lui en voulait d'avoir fui de la sorte. Il lui en voulait de n'avoir jamais répondu à ses appels, à ses messages. Il lui en voulait de ne pas l'avoir mis au courant pour leur fils. Lui cacher une telle chose était inadmissible à ses yeux.

Il bouillait de colère.

Mon Dieu qu'il aurait aimé être au courant !

Il aurait été présent pour l'enfant malgré tout ce qu'il s'était passé entre Isobel et lui. Il aurait pris soin de lui. L'aurait noyé dans un océan d'amour, ce même amour dont il avait manqué par le passé.

Isobel n'avait pas prononcé le moindre mot depuis cette révélation.

Elle n'avait même pas confirmé l'identité de l'enfant.

Elle n'avait pas besoin de le faire, après tout.

Cela se lisait sur son visage.

Il était le portrait craché d'Alexander Karev au même âge.

Le concerné sortit de ses pensées. Il n'était pas bon de toujours se laisser aller aux rêveries. Mieux valait garder les pieds sur terre.

Lorsque le chirurgien posa enfin les yeux sur son ex-femme, il nota qu'elle avait changé de couleur. Elle était blanche comme linge. Sans doute était-ce pour cette raison qu'elle avait tant désiré fuir lorsqu'ils étaient tombés l'un sur l'autre, un peu plus tôt. Elle ne voulait pas qu'il connaisse la vérité. Elle ne voulait pas qu'il rencontre leur fils. Car elle savait au plus profond d'elle-même qu'une fois que cela serait fait, ils auraient atteint un point de non-retour.

Il était impossible pour Alexander de tourner le dos à la chair de sa chair. Il en était incapable. Ce n'était pas là sa nature profonde.

Il allait forcément désirer être là pour cet enfant comme son propre père ne l'avait jamais été pour lui alors même qu'ils avaient vécu sous le même toit jusqu'à ce qu'il commette l'irréparable.

Alexander souhaitait rattraper sa trop longue absence comme si finalement c'était lui qui était en tort dans toute cette histoire.

Il n'était pourtant pas celui à qui il fallait faire des reproches.

Isobel lui avait caché cette information des plus cruciales pendant toutes ces années. Elle avait fait le choix d'éluder ses appels et messages incessants alors même qu'elle voyait grandir un petit être innocent dans son ventre rond. Elle avait choisi de l'exclure de tout cela. Comme s'il ne comptait pas. Comme s'il n'avait jamais compté.

Dix ans s'étaient écoulés.

Dix ans pendant lesquels l'enfant avait grandi sans connaître l'identité de son père – non pas que cela avait de l'importance, en vérité. Un enfant n'avait pas forcément besoin de la présence de ses deux parents pour connaître la félicité. De ce fait, Isobel lui avait sans doute offert un foyer stable et aimant. Mais peut-être que, malgré leur différent, ils auraient pu former une famille ensemble. Pour lui.

Lui s'appelait George Stevens, en hommage à celui qui fut le meilleur ami d'Isobel, George O'malley, pendant ses années d'apprentissage au Seattle Grace Hospital. Le seul homme de la colocation de départ, à trois avec Meredith Grey et elle-même, dans l'immense demeure de feu Ellis Grey. Celui avec lequel elle avait partagé bien des choses, y compris la mort. Mais elle avait préféré se concentrer sur les choses positives, comme ces soirées passées à manger des pizzas au ras du sol de la salle de bain, à cause de la tornade qui leur servait de chien.

L'enfant, qui n'avait pas froid aux yeux au grand dam de sa pauvre mère, sortit ses parents de leurs pensées respectives en s'avançant avec assurance vers Alexander, pas le moins du monde troublé par leur ressemblance plus qu'évidente. Il tendit la main pour le saluer.

– Salut, je m'appelle Georgie !, déclara-t-il d'une voix sereine.
– Bonsoir bonhomme, rebondit l'intéressé, moi, c'est Alex Karev.
– Je ne t'ai jamais vu par ici, "Alex Karev", poursuivit le gamin dans un demi-sourire. Je suppose que tu es une bonne connaissance de Maman.

Alexander interrogea Isobel du regard. Il ne savait pas quoi répondre à cette interrogation. Prise de cours par la curiosité de son tout petit, Isobel ne sut que dire, elle aussi. Elle tourna le dos aux deux hommes pour ne pas montrer à quel point ses yeux s'embuaient de larmes.

Pendant ces dix longues et belles années, elle avait eu George pour elle toute seule. Elle avait la nette impression qu'en rencontrant Alexander de manière aussi inopinée, aussi abrupte, la bulle de bonheur qu'ils avaient construit tous les deux venait d'éclater à tout jamais.

Il y avait un avant et un après ces retrouvailles fortuites.

Même si leur relation n'était plus tout-à-fait au beau fixe ces derniers temps, l'enfant lui en faisant voir de toutes les couleurs depuis son entrée dans ce que le commun des mortels appelait l'âge bête, la jeune femme avait établi un rapport fusionnel avec son fils.

Ils étaient seuls contre le reste du monde.

En dépit de son jeune âge, George était capable de soulever des montagnes pour sa mère ; il en était de même en ce qui la concernait.

Ils se protégeaient l'un l'autre continuellement.

Maintenant qu'elle se devait quelque part de le partager avec autrui, elle avait mal au cœur. Elle se sentait rongée par l'inquiétude.

Elle craignait qu'il cesse de l'aimer en apprenant toute la vérité sur son identité, tous les secrets qui planaient autour de sa naissance.

Et s'il finissait par lui en vouloir, lui aussi ? S'il réclamait de vivre sous le même toit que son géniteur ? S'il était finalement insatisfait de tout ce qu'ils avaient partagé par le passé ? Si Alexander pouvait lui offrir un train de vie nettement supérieur ?

Et si l'herbe était finalement bien plus verte ailleurs ?

Tout cela était bien impossible, évidemment… George avait hérité de la loyauté qu'avait Alexander envers les siens. Il ne pouvait pas tourner le dos à sa mère. Cela lui ferait plus de mal qu'autre chose. Et pourtant, la peur empêchait Isobel de laisser parler la raison.

Elle avait le sentiment d'avoir le souffle coupé, comme si une crise d'angoisse la guettait avec attention, tapie dans l'ombre. Elle essayait de ne pas le montrer de peur de faire comprendre à l'enfant que quelque chose de mal se tramait. Elle ne voulait pas le blesser.

Car réagir aussi négativement mettrait la puce à l'oreille de l'enfant. Et, pour Isobel, il était hors de question de lui avouer toute la vérité comme cela, à la va-vite, sur le parking désert d'une épicerie autoroutière au beau milieu de la nuit. Il valait mieux prendre le temps de mettre cela sur le tapis après une bonne nuit de sommeil.

Néanmoins, il était hors de question d'envoyer Alexander promener.

Elle prit une profonde inspiration et saisit l'homme par le bras, le sommant de la suivre, pour fuir les oreilles indiscrètes de l'enfant.

Alexander s'éloigna avec elle. George se concentra à nouveau sur son jeu vidéo, guettant de temps à autre le couple avec attention.

– Je crois qu'il va être compliqué de retourner à nos vies aussi aisément, à présent, soupira Isobel. Si tu le souhaites, si tu n'as pas d'autres choses à faire dans le coin, bien évidemment, tu peux nous suivre jusque chez nous histoire de mettre les choses à plat.

Alexander soupira à son tour, tout penaud face à cette proposition.

– Je devais aller voir ma mère mais… je pense que tout cela se règlera demain. Je ne peux rien faire avant le lever du soleil, de toute façon, dit-il, après avoir rassemblé ses esprits du mieux qu'il pouvait. Nous avons à discuter, effectivement. Et le plus tôt sera le mieux.

Isobel baissa les yeux, encore une fois pour ne pas dévoiler les émotions qui la tourmentaient dans son for intérieur. Mais Alexander n'était pas dupe. Il la connaissait comme sa poche. Il lisait en elle comme dans un livre ouvert. Il connaissait chacune de ses mimiques et savaient les interpréter avec une facilité déconcertante.

Il tendit le bras et lui caressa l'épaule du pouce. La jeune femme eut un mouvement de recul, comme électrisée par ce contact précipité.

– Tu sais, je ne suis pas là pour bouleverser ta vie, Iz', déclara-t-il avec douceur. Si tu ne veux pas que je m'implique, si tu ne veux pas de moi dans sa vie, je reviendrais à la mienne, je retournerais à Seattle, je te laisserais gérer et ferais comme si de rien n'était.

Isobel se redressa, jeta un rapide coup d'œil en direction de son fils et dit en reniflant, incapable de retenir ses larmes à présent :

– Il en est hors de question, je me suis promis que je ne te mentirais pas à son sujet, si un jour nos chemins venaient à se croiser.

Elle se mura dans le silence après cette déclaration. Elle prit le temps de sécher ses larmes et attacha ses cheveux en un chignon, plus pour se concentrer ailleurs que dans le réel désir de se coiffer.

Alexander accepta de se rendre chez Isobel comme convenu.

Quelque part, les simples mots que la jeune femme avait avancés confirmaient les doutes d'Alexander. George était bel et bien de lui.

Même s'il n'était pas tout-à-fait sûr qu'Isobel allait réellement le laisser s'impliquer dans la vie de l'enfant, il espérait secrètement avoir la chance d'apprendre à le connaître, ne serait-ce que pendant son court séjour dans l'Iowa. Il était prêt à respecter la décision de la jeune femme, telle qu'elle soit, pour la suite. Il implorait néanmoins tous les dieux possibles et imaginables, sans avoir la foi, pour qu'elle accepte de lui laisser une petite place auprès d'eux.

De son côté, George ne semblait pas lui avoir fermé la porte.

C'était même tout le contraire.

Il s'était avancé vers lui, comme s'il l'avait connu depuis toujours, comme s'il était un ami, comme s'il était insensible à leur ressemblance plus que frappante. Peut-être qu'inconsciemment, il avait senti qu'ils étaient liés d'une façon ou d'une autre, tous les deux. Après tout, leur physique ne trompait personne. L'un à côté de l'autre, ils avaient l'air de doubles parfaits. S'ils avaient eu le même âge, il serait passé pour de véritables jumeaux sans le moindre problème.

- Nous vivons à peu près à une demi-heure d'ici, révéla la blonde. Est-ce que tu te sens de prendre le volant jusque là-bas ou est-ce que tu ne préférerais pas monter avec nous, quitte à revenir t'occuper de ta propre automobile un peu plus tard, dans la matinée ?

Alexander haussa les épaules, pour toute réponse.

Isobel prit l'initiative de trancher à sa place.

Il semblait bien trop épuisé à ses yeux pour conduire.

– Georgie, dit-elle d'une voix plus autoritaire qu'elle ne l'aurait voulu, laisse ta place à l'avant, s'il-te-plaît. Mon ami Alex va faire un bout de chemin avec nous et passera quelques temps à la maison.

L'enfant fit mine de bouder mais s'exécuta sans mot dire.

Tous les trois se rendirent auprès de la New Beetle rouge cabriolet d'Isobel Stevens et prirent la route sans attendre une minute de plus.

Ils n'échangèrent pas le moindre mot pendant le trajet.

Isobel était tendue au possible. Ses mains serraient le volant puissamment au point que ses jointures pâlissaient à vue d'œil.

Elle jeta un rapide coup d'œil dans le rétroviseur.

Comme s'il sentait l'angoisse de sa mère, George lui fit la grimace.

Elle se détendit un peu, heureuse de se savoir en si bonne compagnie.

L'enfant alluma la musique à travers le téléphone portable de sa mère, faisant exprès de mettre en route la Playlist de la jeune femme plutôt que la sienne pour ne pas l'ennuyer davantage.

Isobel lui rendit sa grimace comme pour le rassurer lui aussi, car elle savait au plus profond d'elle-même que l'enfant ressentait ses propres appréhensions. Il n'était jamais aveugle aux doutes de sa pauvre mère. Elle tira la langue et se mit à loucher promptement.

George voyait bien que quelque chose ne tournait pas rond.

Cela avait forcément un rapport avec l'inconnu qui venait de monter dans l'automobile avec eux. Il se demandait qui il pouvait bien être pour sa mère. Il devait être quelqu'un d'important. Il sentait que la jeune femme le connaissait bien, peut-être un peu trop à son goût.

Sans doute s'agissait-il là d'un de ses ex-petits-amis.

Elle n'avait jamais évoqué sa vie amoureuse avec Georgie.

Après tout, ce n'était pas là sa place.

Isobel jeta un nouveau regard dans le rétroviseur mais, cette fois-ci pour examiner le passager à ses côtés. Son alliance luisait dans la nuit noire via les nombreux lampadaires qui illuminaient la route.

Il avait eu le temps de l'oublier de son côté, pensa-t-elle. Elle, malheureusement, avait eu du mal à le faire, en dépit des apparences. Elle avait auprès d'elle un rappel constant de sa relation avec lui.

Plus le temps passait, plus George ressemblait à s'y méprendre à son géniteur, tant physiquement qu'au niveau de son comportement.

Il avait ce côté farouche, filou, qu'Alexander avait eu lorsqu'ils s'étaient rencontrés il y avait de cela près de vingt ans maintenant.

Et pourtant, leur relation n'était pas partie sur de bonnes bases.

Alexander l'avait charriée à de nombreuses reprises, en partie en raison de son physique avantageux. Il était allé jusqu'à l'humilier en raison de son sombre passé. Elle avait en effet posé dénudée pour des magazines de lingerie fine bien des fois dans l'espoir de financer au mieux ses études de médecine. Il avait affiché les photographies en question aux yeux de tous dans les vestiaires de l'hôpital.

Les hommes s'en étaient régalés, comme si elle n'était plus qu'un vulgaire bout de viande. Un bout de viande qui avait réussi à payer l'intégralité de son cursus sans jamais contracter le moindre prêt bancaire, contrairement à tous ceux qui s'étaient permis de la mépriser. Isobel ne s'était pas pour autant démontée. Elle s'était dénudée encore une fois, montrant ce corps qui faisait naître tant d'envie et de remarques négatives dans l'esprit de ses camarades.

Sombre souvenir, là encore, que l'un comme l'autre préférait éluder.

Leur regard se croisèrent dans le rétroviseur.

Prise en flagrant délit.

Malheureusement pour elle, elle ne pouvait pas s'empêcher de le regarder comme si c'était sa façon à elle de s'imprégner de sa présence. Elle aussi avait du mal à réaliser que tout cela était réel.

Elle avait espéré qu'Alexander et elle ne se croiseraient jamais.

Le temps passant, elle se disait que, finalement, il était impossible qu'un tel événement finisse par arriver un jour ou l'autre.

Les États-Unis d'Amérique était un pays suffisamment imposant pour que de telles coïncidences n'arrivent sous aucun prétexte.

Les kilomètres qui les séparaient lui avait permis de se soulager de ce point qui la hantait tant. Mais le destin en avait décidé autrement.

Soudain, l'enfant se mit à se tortiller sur son siège, à l'arrière du véhicule. Il poussa un gémissement plaintif, signe que les nausées commençaient à maltraiter son petit estomac. Il posa sa console de jeux portative à ses pieds et se tint le ventre, se pliant en deux de douleur. Isobel ne pouvant pas voir ce qu'il se passait à l'arrière de manière précise, elle demanda à Alexander de le faire à sa place.

– Izzie, je crois bien que le petit souffre du mal de transport, dit-il, en cherchant, sans réussir à mettre la main dessus, quelque chose dans l'habitacle pour l'aider à vomir sans tâcher le véhicule.

Isobel gonfla une nouvelle fois les joues, légèrement agacée par tout ce qui se produisait autour d'elle. Elle activa son clignotant, se plaça sur le côté et mit en route ses warnings. Elle se pencha légèrement au-dessus des genoux d'Alexander pour ouvrir la boîte à gants, à la recherche d'un sachet pour aider à l'enfant à se libérer.

Son collier sortit alors de l'intérieur de son chemisier tâché.

Le bijou attira le regard d'Alexander. Ce n'était pourtant qu'une simple chaîne en argent sans prétention. Une bague y avait été glissée, pour rendre le bijou plus unique encore. Cela lui permettait de la garder précieusement contre son cœur en toute circonstance.

Cette bague, il l'avait déjà vue.

Isobel avait gardé son alliance pendant toutes ces années.


Son alliance ! C'est à n'y rien comprendre, pas vrai ? (OoO)

Pour être tout-à-fait honnête, je l'avoue, ce chapitre fait un peu office de remplissage. Il faut le voir comme une simple prolongation du premier. C'est finalement un chapitre qui me permet de continuer à mettre l'histoire en place en douceur.

J'essaie tant bien que mal de me trouver une explication propre - et plausible ! - au départ précipité d'Alex. Encore une fois, en dehors d'Izzie, je ne vois vraiment pas ce que cela pourrait être. La réponse aura lieu pas plus tard que jeudi prochain, pour celles et ceux qui suivent la série en différé de la diffusion originale. J'espère que nous ne serons pas trop déçu.e.s par ce que Krista Vernoff et les autres scénaristes nous auront réservé.

Dans tous les cas, je vous souhaite une bonne lecture, en ce qui concerne mon récit.

N'hésitez pas à me laisser une petite review pour me dire ce que vous en avez pensé.

La team "Jolex", manifestez-vous, vous aussi ! Battez-vous pour l'honneur de votre chère Josephine !

* Je considère que chacun peut imaginer la musique qui est lancée à ce moment-là. Si vous souhaitez malgré tout connaître la chanson que j'avais en tête de façon plus précise, il s'agit de "Nobody Needs You Like I Do" de Milow. J'ai longuement hésité entre celle-ci et "Love is a Battlefield" de Pat Benatar qui ne résume pas trop mal la relation qu'ont eu Alex et Izzie pendant les six premières saisons de la série. Je pense néanmoins que celle de Milow a une connotation plus positive que la seconde. De plus, le style musical correspond davantage à celui que la série utilise en temps normal.

Oh, et pour répondre à "jennsoaps" : I don't think I'll ever translate this Fanfiction. Unfortunately, I don't have any time for that. Maybe one day, when I'll finish the French version of it, but I can't make any promises. I have tons of writing project, mostly about Once Upon a Time.

Des bisous à tous et à toutes.

Lunatus Force-Cœur, anciennement connue par ici sous le nom de L.S. McBeat.