Bonjour à tous !
J'espère que vous allez tous bien ainsi que vos familles et que vous êtes ssagement confinés chez vous.
Pour ma part je suis confinée très loin de chez moi suite à quelques mésaventures ce qui fait que je n'ai pas mon ordinateur. Je vais tout de même essayer de poursuivre mes publications comme prévu ! J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop si jamais j'ai du retard.
Sinon je tiens à vous remercier pour l'accueil fait à cette première fois dans ce fandom !
Quelques rappels :
Comme très souvent avec mes fics celle-ci est déconseillée aux âmes sensibles, elle est classée M pour les passages de torture et de violence.
Je tiens à rappeler que les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, je ne fais que les emprunter !
Cette fic se passe avant les livres, au moment de la transformation de Carlisle.
Merci à Nanthana14 (u/10072748/) pour ses corrections !
Bonne lecture à tous
Chapitre 2
Daemonologie, Jacques 1er d'Angleterre, 1597. "L'inquiétante abondance, dans notre pays à notre époque, de ces détestables esclaves du Diable, les sorcières et les enchanteurs, m'incite à vous écrire cette note, ce traité de ma main (…) pour éliminer le doute (…) que de telles attaques de Satan sont assurément pratiquées, et que ses instruments méritent le punition la plus sévère."
1663 _ Londres
La messe du soir venait de se terminer lorsqu'une femme encapuchonnée, sentant fort les égouts se saisit de la main de Carlisle pour le tirer à l'écart. Le jeune homme la suivit, perplexe plus qu'inquiet. Dès qu'ils furent dans une ruelle à l'écart de la foule, l'inconnue se tourna vers lui et retira son capuchon. Le cœur de Carlisle fit un bond dans sa poitrine. Il connaissait ce visage, il l'aimait même, mais ne l'avait pas revu depuis trois ans, depuis qu'il lui avait sommé de fuir. Lucy avait maigri, elle était sale et semblait fatiguée mais tout de même en bonne santé. Ce n'est qu'après s'être remis du choc de la voir devant lui que Carlisle remarqua qu'elle semblait agitée, en proie à la panique même.
« Ils sont réels, je les aies vus, ils existent vraiment ! » Dit-elle, le souffle court, presque inaudible, la peur au fond des yeux.
« De qui parles-tu ? »
« Des vampires ! »
L'urgence était palpable dans sa voix. Carlisle savait qu'elle lui disait la vérité, elle n'aurait jamais pris le risque de venir dans ce quartier sinon, mais son esprit rationnel peinait à y adhérer. Depuis trois ans qu'il avait reprit la charge de son père, dix personnes avaient été accusées de pactiser avec le Diable, toutes avaient été condamnées… mais Carlisle doutait de leur culpabilité. Si cela n'avait tenu qu'à lui, il n'aurait pas prêté attention à toutes ces histoires, mais son père et le magistrat l'exhortaient à continuer sa chasse, à ne jamais rendre les armes. Alors, il écoutait, recueillait, analysait toutes les suspicions qui lui parvenaient, mais essayait toujours de ne pas y donner suite, seule la présence d'un des deux hommes au moment de la plainte l'amenait à se mettre en chasse.
« Je sais que ça semble fou, mais j'ai découvert plusieurs cadavres d'hommes égorgés dans les égouts. Ce soir, j'ai entendu des bruits répercutés par les échos des égouts… J'ai préféré venir te prévenir. » Termina-t-elle en rougissant.
Devant cette vision, Carlisle eut très envie de l'embrasser, mais ce n'était pas le moment. Si Lucy disait vrai, il y avait urgence, des vies étaient en danger.
« Où sont-ils ? »
« Dans les égouts sous l'église Sainte-Mary. »
« Merci »
Carlisle entama un mouvement pour partir, mais s'arrêta. Il ne voulait pas la quitter à nouveau, pas déjà.
« Pourra-t-on se revoir ? » Demanda-t-il finalement après avoir hésité.
« Je sais où te trouver. » Lui dit simplement la jeune femme avant de lui déposer une bise légère sur la joue.
Tous deux rosirent et se regardèrent timidement.
Finalement, Carlisle parvint à s'extraire du regard de Lucy et partit en courant voir le magistrat. L'homme, toujours aussi gros et cruel, prenait le thé lorsque Carlisle arriva. Sa femme, à nouveau enceinte, faisait la lecture à leur fils de bientôt trois ans. Elle semblait toujours craindre son mari, mais à présent de la résignation se lisait dans ses yeux.
Le magistrat se leva immédiatement pour l'accueillir avec une bienveillance de façade.
« Eh bien mon garçon ! C'est rare que tu viennes chez moi ces temps-ci ! Qu'est-ce qui t'amène ? »
Carlisle serra les dents, préférant ne pas relever la pique sous-entendue dans ces paroles mielleuses.
« Monsieur, un témoin affirme avoir vu des vampires dans les égouts aux environs de l'église Sainte-Mary. J'ai besoin d'hommes pour aller vérifier. »
Le visage du magistrat s'éclaira d'un intérêt et d'un enthousiasme sincères et macabres. Cet homme donnait vraiment des frissons dans le dos à Carlisle.
« JOE ! » Appela le magistrat.
L'homme qui entra quelques secondes plus tard, était celui qui gardait la porte du salon. Il était grand et fort, avait le visage, carré, les traits durs et un regard niais.
« Monsieur ? » demanda-t-il en se postant aux côtés de Carlisle.
« Prends avec toi tous les hommes valident que tu croises, Carlisle va vous guider jusqu'à un nid de vampires qu'il pense avoir découvert. »
Joe fit un signe de tête pour signifier qu'il avait compris et tourna les talons. Carlisle salua rapidement le maître de maison et sortit lui aussi de la pièce. Il retrouva Joe dans le vestibule. L'homme l'attendait. Dès qu'il fut à ses côtés, il lui tendit une fourche, se saisit lui-même d'un grand pic et lui ouvrit la porte. Carlisle comprit que c'était le moment d'y aller. Ne croyant pas vraiment en l'existence des vampires, il y allait sans trop de craintes. Sans hésitation, il avançait dans la crasse des rues de Londres pour atteindre l'entrée des égouts la plus proche de l'église Sainte-Mary. A ses cotés , Joe hélait chaque homme qu'il croisait.
« Prends une arme et suis-nous ! Des vampires nous menacent ! »
Ils furent rapidement escortés par plusieurs dizaines d'hommes. La foule compacte, vindicative, pressente, menaçante, soulevait les ardeurs et amenait du courage dans les veines de chacun.
A l'entrée des égouts, Carlisle intima le silence aux hommes autour de lui, eux-mêmes firent pareil et, d'une manière très surprenante, cette marée humaine fut soudainement muette. Il alluma une torche, imité, toujours sans un bruit par une dizaine d'hommes tout au long du cortège.
Sur le qui-vive, Carlisle pénétra dans le souterrain, suivi par une ombre géante et menaçante. Rapidement, l'odeur insoutenable de cadavres en putréfaction attaqua ses narines. Il sut qu'il était dans la bonne direction. Poussé par la foule il poursuivit dans cette voie. Trop rapidement, ses pas le menèrent aux restes d'hommes et de femmes, la gorge béante, entourés de marres de sang. Un frisson d'épouvante qu'il sentit se propager comme une onde le long de la marée humaine qui l'escortait, le traversa. Il ne s'arrêta pas cependant, et si son instinct lui disait de fuir, le mur formé par la masse compacte de la population derrière lui, l'empêchait d'en avoir ne serait-ce que l'idée.
Tendu à l'extrême, il se figea, comme tous autour de lui lorsque son regard tomba sur l'homme le plus beau mais aussi le plus menaçant qu'il n'avait jamais vu. Des cheveux blonds comme l'or lui tombaient en bas du dos. Grand, mince, il avait le maintien d'un Roi. Sa peau semblait faite de marbre blanc, parfaite, magnifique. Mais ce qui hypnotisa Carlisle était la couleur rouge sang de ses yeux.
Le vampire ne semblait pas étonné de les voir, plutôt satisfait même. Ses lèvres se retroussèrent pour former un sourire où une dentition parfaite et éclatante apparût. Le rouge de ses yeux s'assombrit jusqu'à n'être plus que noir.
L'espace d'un instant tout sembla en suspend. Puis, soudainement, tel un raz-de-marée, la foule s'élança. Carlisle n'eut d'autre choix que de se ruer lui aussi à la rencontre du vampire sous peine d'être écrasé par cette vague de haine.
Absolument pas déstabilisé par cet assaut, le vampire sembla même s'en réjouir. Sans que Carlisle ne parvienne à le voir se déplacer, il s'était déjà saisit d'un de ses assaillant et s'était reculé pour le vider de son sang. Le sang de Carlisle se glaça d'horreur alors qu'il réalisait l'ampleur de la menace, ils étaient tous réellement sans défense. Il resserra ses doigts autour du manche de la fourche, sachant au fond de lui que son arme n'aurait pas plus d'efficacité qu'un cure-dent face à son adversaire. La foule continuait de se ruer vers le démon, qui, en moins de temps qu'il en fallait pour dire « vampire » avait déjà un deuxième cadavre à ses pieds.
Le vampire semblait satisfait et frustré en même temps. Sa bouche, son menton, son cou et le haut de sa chemise étaient imbibés de sang. Il posa son regard noir derrière Carlisle là où se trouvait la sortie des égouts la plus proche d'eux.
« Il va s'échap... »
Carlisle ne put finir sa phrase. Une douleur atroce le saisit dans son épaule droite et se répandit immédiatement dans le reste de son corps. Sa vision se troubla, ses jambes cédèrent, son corps lui sembla se consumer de l'intérieur alors que son cœur semblait vouloir sortir de sa poitrine.
Surmontant l'insoutenable douleur, Carlisle eut la présence d'esprit de s'empêcher de hurler sa souffrance. Il avait réalisé, au moment où celle-ci l'avait saisi que le vampire ne l'avait pas tué. Il devait se faire discret s'il ne voulait pas être achevé par la foule, ce qu'elle ne manquerait pas de faire… à moins qu'elle ne le ramène à son père qui l'enverrait lui-même sur le bûcher.
Ouvrant les yeux, il réalisa que la plèbe avait poursuivi le démon hors des égouts et qu'il était à présent seul dans les dédales puants. C'était sa seule chance. Il devait partir immédiatement, avant que les hommes ne viennent récupérer les cadavres. La douleur l'empêchant de se relever, il rampa, péniblement, souffrant un peu plus à chaque mouvement jusqu'à sortir à l'air libre. La lune éclairait les pavés remarqua-t-il malgré sa vision floue. Il releva légèrement la tête pour s'orienter et son regard tomba sur une trappe menant certainement à une réserve alimentaire. Un des panneaux était entrouvert, l'espace était suffisant pour qu'il s'y laisse glisser. Se mordant les lèvres pour éviter de crier, il s'efforça de ramper jusqu'à l'abri.
Le jeune homme, ne pouvant faire plus de mouvements que nécessaire ne chercha pas à faire passer ses pieds devant lui pour descendre les quelques marches du garde-manger, mais se laissa tomber la tête la première. Peu lui importait de se briser la nuque dans sa chute, bien au contraire, s'il pouvait perdre connaissance, il n'en serait que soulagé.
Ce ne fut pas le cas malheureusement. Un amas de pommes de terres amorti sa chute, et malgré le craquement sinistre de plusieurs os, il resta conscient. La douleur augmenta encore si c'était possible. Il avait l'impression que son sang était en ébullition, s'évaporant et quittant peu à peu son corps. Ses muscles se raidissaient, comme s'ils se transformaient en pierre.
Dans un dernier éclair de lucidité, il manœuvra pour tomber sur le sol, à côté des pommes de terre et hors du trait de lumière qui pénétrait dans la petite cave. Il espérait ne pas être découvert si quelqu'un venait chercher quelques vivres… puis ce ne fut que douleur.
Voilà pour aujourd'hui !
J'espère que vous me laisserez votre avis par review.
A bientôt
