Le lendemain, en plus de devoir s'entraîner, Lucina devait faire quelque chose. Elle devait aller voir Shulk pour, de un, lui proposer d'être son partenaire et, de deux, lui rendre ce qui était sûrement son bouquet. Elle sortit tôt de chez elle et se rendit à la place d'où étaient organisés les matches. Elle devait s'entraîner en solo pour le moment et se lança dans un 1v1. Son adversaire fut... Shulk ?!? Elle devait absolument garder son sang froid pour ne pas se faire battre par celui-ci.
- Je vais te mettre à terre en moins de deux, Lucina !
- Oh, ça je crois pas !
Alors que le match commençait, les deux adversaires foncèrent l'un sur l'autre à toute vitesse, leurs épées prêtent à attaquer. Celles-ci s'entrechoquèrent à leur contact. Après cette première attaque, la jeune femme se rapprocha de son ennemi.
- Oh, tu oses t'approcher ?
- Je ne peux pas te mettre une raclée si je ne me rapproche pas.
- Si c'est comme ça, rapproche-toi autant que tu veux !
Ils marchèrent l'un vers l'autre puis dégainèrent leurs lames. Leurs coups se touchaient entre eux sans toucher leurs cibles. Shulk fit un bond en arrière sur une plateforme surélevée. Il brandit son arme et une lumière en jaillit, changeant de couleur au fil du temps. Il arrêta ensuite au bout d'un moment et... il disparut.
- Derrière-toi...
La fille se retourne et il était là, assis par terre, se reposant avec son épée à côté.
- C'est mon mode de vitesse, vois-tu...
Il disparut à nouveau. Lucina se retourna une nouvelle fois. Il était là.
- Tu ne pourras jamais m'atteindre, alors à quoi bon continuer ?
- Je persévèrerai, comme toujours...
- Je vois... et j'attaqua par là ?...
Elle n'eut pas le temps de voir le coup arriver. Elle sentit quelque chose lui trancher la peau à son avant bras gauche. Elle resta tout de même concentrée pour pouvoir battre l'homme qu'elle aimait.
- Alors... par là, plutôt...
Cette fois, la jambe droite fut attaquée.
- Non, c'est mieux ici...
Ici, la jambe gauche fut blessée.
- Cet endroit à l'air sympa...
- Je sais où tu vas attaquer.
Elle attrapa à mains nues l'épée rouge qui se déplaçait rapidement vers son bras droit.
- Tu croyais que j'allais me laisser faire si facilement ? C'est mal me connaître, après toutes ces années...
- Ouaip, mais je ne le pense pas...
Que voulais t-il dire par là ?!?
- ... J'en suis sûr !
Il m'éjecta du terrain d'un coup. J'avais perdue ? Je fus a la deuxième et dernière place. Comment avais-je pu me laisser battre aussi facilement ? Il y a avait un endroit où j'aimais aller entre mes matchs. C'était une sorte de café, sauf qu'il faisait aussi office de bar. Je m'asseya à une table, le morale dans les chaussettes. Je commença également un latte.
- J'espère que je ne t'ai pas fait trop déprimée avec ta défaite...
Celui qui m'avait volé la victoire était là. Il voulait sûrement se montrer en public après m'avoir battu.
- Est-ce que ça va ?
Je détourna le regard. Je n'avais pas besoin de le regarder pour qu'il m'humilie.
- Je voulais pas te faire de la peine, hein... j'avais même pas envie de te battre pour tout te dire...
- Mais oui, bien sûr !
- Je te le jure. J'ai fait exprès d'être ton adversaire dans cette partie... je voulais voir comment tu étais en combat...
- Et pourquoi ça ?
- Et bien...
Il baissa la tête. Je pouvais voir ses joues devenir rouge flamboyant.
- Je... c'était moi, hier...
- De qui ?
- Le bouquet de fleurs, que tu as sûrement dû jeter à la poubelle... j'ai bien vu que t'étais très peu romantique, donc ça ne m'étonnerais pas que tu l'aies fait...
Je réagis alors. Je me rappelai que j'avais laissé le bouquet dans son pot, dans ma maison. Je devais aller le récupéré à un moment pour le lui donner.
- En vrai, je voulais te proposer qu'on fasse le tournoi de la St Valentin... je sais qu'on est pas en couple, mais il suffit d'être deux pour participer, alors il faut que l'on en profite, si on veut avoir les 100 000 pièces d'or, dit-il.
- Et bien...
Je ne savais pas comment réagir, alors je pris mon ton de soldat, celui qui ne laissait percevoir aucun émotion.
- J'accepte !
- C'est-c'est vrai ?!?
- Oui ! Mais on en reste à la relation amicale !
Pourquoi il fallait que je fasse ça ?!? Il m'aimait sûrement, alors je n'avais qu'à le lui dire à lui aussi, et tout se passerai bien ! Mais non, je suis trop timide et n'est pas capable de le dire ici, en public ! Qu'est-ce que je suis débile, des fois !
- Et bah, on se retrouve à l'entraînement demain !
- D'accord, Shulk...
J'avais vraiment fait n'importe quoi. Il fallait que je l'invite chez moi. Là-bas, je pourrai le lui dire sans gêne. Je pourrai lui dire que je l'aimais.
