Titre : Pour l'exemple
Auteur : ylg/malurette
Base : Banana Fish
Personnages/ : Ash Lynx et sa bande
Genre : sombre
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété de Yoshida Akemi, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.

Thème : «Exécution publique» pour Horrible Bingo
Avertissement : gangs, trahison, meurtre
Nombre de mots : 600

oOo

Ash déteste devoir abattre ses propres hommes, ses hommes à lui, mais ils l'ont trahi et il déteste la trahison. Ça n'est pas tolérable s'il veut faire respecter sa discipline : il est obligé de faire un exemple. Ça n'est pas de la vengeance bête et méchante mais une punition froide et calculée. Devant tout le monde, pour que tout le monde sache qu'il n'y a pas de pitié pour les traîtres, pour ceux qui ont tourné le dos à leurs frères. Ils doivent rester soudés ou mourir.
il ne les humilie pas, il ne les fait pas souffrir pourtant oh oui il les méprise ; c'est bien assez de les rejeter.

Il a eu vent de trucs pires, bien pires, en termes de punition, où par exemple on épluche les gars ou on les plombe de bas en haut et on fait durer le plaisir. Le plaisir ! Ash a été trop souvent victime de ces porcs qui abusent de leur pouvoir sur plus faible qu'eux et y prennent ce plaisir malsain : ça le révulse. Il ne s'abaissera jamais à ça, lui.
La punition pour lui est un acte clair et précis.
La trahison ici est aussi un échec de sa part : il n'a pas réussi à se faire respecter assez de ces hommes, pour que leur loyauté envers lui et entre eux soit sans faille. Quelqu'un lui a pris ce qui lui appartenait, une fois de plus, une fois de trop et il ne peut pas le tolérer. Il préfère abattre ce qui n'est plus à lui que de le laisser à autrui.
De toute façon, s'ils ont trahi une fois, ils trahiront de nouveau. Il n'y pas de seconde chance possible, d'espoir de réforme, de pardon dans ce cas. C'est un monde cruel mais celui dans lequel ils vivent. Et c'est peut-être puéril comme réaction mais il ne se rend pas compte ; on ne lui a jamais donné l'occasion d'être vraiment un enfant. Il a appris bien trop tôt que les êtres humains aussi pouvaient être considérés comme des jouets, des possessions. C'est cruel et il ne sait pas comment sortir de ce monde là.

Et c'est leur dernier acte officiel : ces gars n'ont pas de famille hors de la bande ; plus de frères donc. Parfois certains d'entre eux ont un reste de fratrie ou une petite cousine qu'ils tiennent à l'écart des activités du gang pour la protéger, mais aucun n'a de parents digne de ce nom, ceux qui ne sont pas orphelins sont abandonnés ou enfuis, ils n'ont aucun ascendant, plus de figure d'autorité autre que leur chef – qui a leur âge – et le don qui le chapeaute – qui n'est pas un père, ah ha non, à la limite un client avec qui on fait affaire.
Une fois flingués en place publique de leur territoire, au vu et su de tous ceux que ça concerne, ils seront abandonnés dans un recoin où on les oubliera ; la flicaille les y trouvera et les ramassera peut-être un jour mais pas tout de suite. Il n'y aura personne pour réclamer les corps, pas de funérailles ni rien ; la municipalité classera l'affaire à bas coût en cachette : comme s'ils n'étaient pas mieux que des déchets. Ce qu'on leur a répété toute leur vie, et qui devient vrai dans la mort. C'est comme ça, une fois comme ça.
Si ça peut juste apprendre à ceux qui restent loyaux que tant qu'ils suivent le code, oui, ils vaudront un peu mieux, qu'ensemble ils ont un vague espoir…
Ash voulait régner par le respect, pas la terreur, mais si on l'y force, tant pis. Ça ne sera pas sa faute.