XxX Après l'histoire XxX

Janvier…

Konohamaru et Udon se mirent la main devant la bouche, un haut le cœur violent.

- Putain, mais c'est quoi ça ? arriva à articuler Udon.

Konohamaru se dit que c'était inhumain de faire sortir autant de merdre de son cul. Les toilettes du club étaient remplies d'excréments en tout genre. Sans compter les capotes et le sperme tapissant les murs.

- Dépêchez-vous de nettoyer ça les prospects ! ordonna Kakashi. Quand on revient, on veut que ça sente la rose.

Une bonne partie des membres du club disparurent pour un deal tandis que les autres s'occupaient du garage. Sasuke était au club des chattes. Eux se retrouvaient de corvées de nettoyage, de buverie de la veille. En effet, des autres Chapters étaient de passage pendant une virée familiale. Ils s'étaient arrêtés dire bonjour avant de repartir ce matin.

- Je suis sûr qu'ils ont fait exprès, pesta Konohamaru.

- C'est sûr, ils nous testent. Allez, on se dépêche avant d'avoir pire.

Les minutes passèrent et ça devint interminable. Ils n'allaient jamais finir de tout nettoyer. En plus les sacs fuyaient dans l'ancienne coopérative, ils avaient encore à nettoyer le travail qu'ils s'étaient donné involontairement en plus. Une idée, pas vraiment ingénieuse, illuminait Konohamaru :

- On va tout jeter dans les toilettes et salle de bain des membres.

Désespéré, Udon accepta et ils se divisèrent pour bourrer les toilettes, tirant la chasse encore et encore.

Ils réussirent à tout nettoyer quelques secondes avant l'arrivée des autres. Kiba fut le premier à rentrer et siffler d'admiration. Les autres membres suivirent et les remercièrent avant de les torturer une dernière fois pour la journée :

- Vous puez, signala Naruto.

- On va aller se doucher.

- Non, pas tout de suite, nous d'abord, sourit cyniquement le Sergent d'Arme.

Udon et Konohamaru serrèrent les dents mais attendirent, finalement, Itachi, leur Président leur autorisa à se laver tout de suite à condition qu'ils se servent de la douche extérieure alors que l'hiver était déjà bien installé. Un autre test qu'ils relevèrent avec brio en se précipitant dehors sous le rire de tous.

Ils se déshabillèrent et allumèrent la douche extérieure.

- Les salauds, ils tirent tous sur l'eau, râla Udon.

- On va se choper une pneumonie, renchérit Konohamaru quand il sentit l'eau gelée tomber goutte par goutte.

Tous les deux essayaient de se réchauffer mais impossible. Ils se mirent à pester contre Lee qui étaient passé membre officiel du club depuis peu, échappant à ça.

- Il n'y a pas si longtemps, ils souffraient avec nous, maintenant, il participe. Dès qu'on deviendra membre, on va lui fera regretter !

D'un coup, la douche fit un drôle de bruit et se mit à cracher de la merde.

- Oh putain, on est dans la merde, s'exclama Udon quand il comprit que ce qu'ils venaient de faire pour nettoyer le club se retournait contre eux.

Quelques secondes plus tard, leurs futurs frères se mirent à hurler après eux et jurer comme des charretiers. Apparemment, ils n'étaient pas les seuls à subir ce désagrément. Les membres du club sortirent, pour la plupart crépie d'extrêmes, la tuyauterie avait lâché.

- On ne sera jamais membre, on va se faire tuer avant.

Avril…

Konohamaru hocha négativement de la tête, les bras croisés. Sasuke voulait essayer de conduire sa moto. Il en était hors de question. Premièrement, parce que c'était sa moto et deuxièmement, parce que Naruto ne voulait pas que son régulier apprenne sans lui. Il était prospect et il devait obéir.

- Dois-je te rappeler que tu n'es qu'un prospect justement ? contra Sasuke.

Konohamaru serra les dents.

- Mon frère t'a ordonné de faire tout ce que je veux. Tu préfères mettre en rogne ton Sergent d'Arme ou ton Président ?

Sasuke savait vraiment court-circuiter les ordres. Malheureusement, Konohamaru se trouvait entre les deux pires personnes. Soit il désobéissait à son Président, et il pouvait ne jamais intégrer le club, soit il désobéissait à Naruto, et il finissait dans un sac, enterré dans les bois. Évidemment, il exagérait, enfin il espérait.

Sans attendre son autorisation, Sasuke le bouscula et enjamba la moto. Elle tangua et Konohamaru se jeta dessus.

- Merde Sasuke, tu n'as pas de pitié pour le prospect que je suis ?

Sasuke tourna le visage à quelques centimètres du sien et lui sourit, tout en hochant négativement de la tête. Konohamaru grogna, au pire, il demanderait à Sasuke de se taire sur cette leçon.

- Tu as de la chance d'être un régulier et le petit frère du Prés'.

Car si ça n'avait pas été le cas, il l'aurait jeté par terre comme une vulgaire chatte.

- Je sais, dit simplement Sasuke, bon tu m'expliques comment me positionner ?!

Konohamaru souffla mais se plia quand même à Sasuke. Il lui demanda de repositionner ses fesses correctement.

- Pas autant en arrière, personne ne va te la mettre, grogna-t-il.

- Ne sois pas jaloux, toi aussi tu finiras par être derrière mon cul, le taquina-t-il.

Konohamaru se retint de faire une réflexion déplacée. Sasuke n'avait pas tort, tout le monde était derrière son cul, sois pour veiller sur lui, sois pour être simplement avec lui. Konohamaru se demandait ce que tout le monde lui trouvait.

Le prospect se pencha dans le dos de Sasuke, ses bras l'entourant et ses mains sur celles du régulier pour lui montrer comment tenir le guidon et comment démarrer.

Leur tête, côté à côté, joue contre joue, Konohamaru décida de le regarder de plus près, il n'avait jamais pris le temps d'essayer de comprendre ce que les autres lui trouvait. Certes Sasuke était beau, c'était indéniable mais qu'est-ce qui avait poussé le Sergent d'Arme à le vouloir au point de se mettre le Président à dos et de créer un conflit avec le Président des Nomades.

Sasuke avait la peau douce et parfaite, elle n'était pas sale de sang, ni de cambouis. Konohamaru avait l'impression que Sasuke incarnait l'innocence.

Sasuke fit vrombir le moteur et son visage s'illumina. Il tourna le visage vers lui, ses lèvres fines s'étirant et Konohamaru se demanda quel goût elles avaient et si elles étaient douces.

Avant de se rendre compte de ce qu'il faisait, il captura les lèvres de Sasuke, le régulier de Naruto et le cadet d'Itachi.

Sasuke écarquilla des yeux puis Konohamaru se recula aussitôt, conscient de la monstrueuse erreur qu'il venait de commettre. Dans son mouvement, il lâcha Sasuke et la moto, qui tombèrent à la renverse de l'autre côté en voulant échapper au contact.

- Putain, putain ! s'affola Konohamaru en se précipitant pour relever la moto et la remettre sur béquille.

Il aida Sasuke à se relever avant de sauter presque en arrière, comme si toucher le régulier l'avait brulé.

- On rentre, ordonna-t-il.

Cette fois, Sasuke ne protesta pas et obéit. Il rentra dans la camionnette.

Konohamaru chercha Udon du regard, il n'était toujours pas là. Il prit son téléphone, l'appela, sans succès. Konohamaru allait tuer Udon. Il ne fallait pas une heure pour aller chercher de l'essence.

Ils étaient au milieu de nulle part sur un parking de supermarché. C'était dimanche, tout était désert mais Sasuke avait tenu à sortir et aller chercher des pizzas pour tout le monde en ville. Comme la première fois, il l'avait fait pendant une réunion. Seulement la camionnette était tombée en rade. Konohamaru avait refusé d'y aller lui-même avec sa moto car c'était la faute d'Udon qui aurait dû le faire depuis longtemps. Puéril et enfantin mais ça lui était égal, il s'était levé du pied gauche. Sans parler que c'était l'un de ses jours où il en avait marre d'être à la bonne de ses futurs frères et du régulier de Naruto. De plus, Sasuke n'y avait vu aucune objection, il comprenait maintenant pourquoi.

- Putain mais qu'est-ce que tu foutais ? gueula-t-il quand Udon entra dans son champ de vision.

- T'avais qu'à y aller ou me prêter la moto si tu voulais que ça aille plus vite.

Udon n'avait pas encore eu les moyens de s'acheter sa moto mais ça ne devrait pas tarder.

- C'est bon, bouge.

Udon lui jeta le baril d'essence à la figure.

- Franchement je ne sais pas ce que tu as depuis ce matin mais va baiser au lieu de passer tes nerfs sur moi.

Sans répliquer, parce que Konohamaru n'avait rien de personnel contre Udon, il tourna les talons et rempli la camionnette d'essence. Quand il voulut enfourcher sa moto, son meilleur ami prospect était déjà dessus.

- Tu n'as pas le choix, c'est pour ton comportement imbuvable.

Konohamaru grogna mais il ne pouvait pas refuser. C'était son meilleur ami.

Le retour au club, après avoir récupéré les pizzas fut sous tension. Il régnait un silence électrique. Quand Konohamaru se gara dans la cour, ses frères étaient déjà sortis de réunion et les attendaient dans le garage alors il se décida :

- Je sais que tu vas en parler.

Sasuke, la main sur la poignée, regardait par la fenêtre pour ne pas avoir à croiser son regard.

- Je suis désolé. Je me demandais simplement pourquoi tout le monde se préoccupait de toi. Comment toi, un mec, avait pu faire tomber le Président des Nomades et piquer le Sergent d'Arme ?

Après un silence qui dura assez pour que Naruto fasse quelques pas dans leur direction, Sasuke répondit par une question :

- Est-ce que tu as réussi à comprendre ?

Konohamaru aurait aimé dire oui, que cette erreur lui avait apporté quelque chose mais ce n'était pas le cas.

- Non, je me pose encore la question.

Sasuke sortit du véhicule, le laissant seul et rempli d'appréhension de rejoindre son parrain du club.

XxX

La fête battait son plein pourtant Konohamaru sentait Sasuke mal et si lui le voyait, tous les autres également. Naruto lui demanda pour la deuxième fois si ça allait et Sasuke décida de fuir le club avec une excuse :

- Je suis juste fatigué. Désolé, je vais me coucher. Continue de profiter de la soirée.

Il s'éclipsa à la vitesse éclair, un coup d'œil fuyant de sa direction.

- Vous ! cria Naruto par-dessus la musique aussitôt que Sasuke sortit du Pussy.

Udon qui était à ses côtés se crispa.

- Merde, qu'est-ce qu'on a encore fait ? maugréa-t-il dans sa barbe inexistante.

Les deux prospects s'avancèrent, la tête entre les épaules. Ils se mirent devant leurs futurs frères, attendant. Konohamaru savait que Sasuke n'avait encore rien dit sinon il serait déjà viré du club ou défiguré.

- Qu'est-ce qui s'est passé pendant que vous êtes allés chercher les pizzas ? Sasuke est mal et c'est depuis votre retour alors parlez avant que je m'énerve.

Sauf que Naruto l'était déjà et ça n'allait pas aller en s'arrangeant. Udon prit la parole :

- Rien, on est tombé en panne et je suis allé chercher de l'essence pendant que Sasuke et Konohamaru attendaient. Quand je suis revenu, on est repartis, c'est tout.

Naruto se leva en craquant ses doigts.

- Mauvaise réponse.

Konohamaru s'interposa aussitôt et avoua une demi-vérité :

- Sasuke voulait apprendre à monter à moto, j'ai cédé et la moto lui est tombée dessus.

Udon lui fit les gros yeux. Naruto fronça des sourcils avant de pointer un doigt sur lui et déclarer :

- Tu ne perds rien pour attendre. Je m'occuperais de toi plus tard.

Il disparut du club pour aller retrouver Sasuke tandis que Konohamaru resta dans l'attente de se faire décapiter. Il s'attendait à recevoir une correction d'Itachi mais ce dernnier lui posa une simple question :

- Quel argument a-t-il avancé pour que tu cèdes ?

- Que tu m'avais ordonné de faire tout ce qu'il voulait.

Itachi se leva, lui mit une main compatissante sur l'épaule.

- Mon cadet te mène la vie dure.

Ce n'était pas faux mais si Itachi savait.

La main de son Président lui broya presque son membre quelques secondes plus tard.

- Ta priorité est qu'il ne lui arrive rien et tu as failli. Dégage de ma vue et va te terrer avant que je prenne une décision que je regretterai.

Konohamaru se sentait mal de ne pas avoir dit la totale vérité et la punition serait que plus lourde quand il l'apprendrait.

XxX

Sasuke palpait sa cuisse autour du bleu qui s'était formé quand Naruto rentra dans la chambre. Il n'eut pas le temps de le cacher, il n'aurait pas pu de toute façon, son biker l'aurait remarqué en lui faisant l'amour.

- Je vais le tuer ce prospect.

- C'est ma faute, minimisa Sasuke, je l'ai forcé à me montrer. Avec mon frère, vous aviez des ordres contraires, j'en ai joué.

Naruto avait envie de l'engueuler mais il était davantage inquiet.

- Comment s'est arrivé ? demanda-t-il en allant chercher une serviette humide pour lui poser dessus et soulager la douleur qu'il avait caché toute la soirée.

Sasuke le regarda sans répondre et ça fit tiquer Naruto qui insista. Il se mordit la lèvre inférieure.

- Si tu ne me le dis pas, je lui ferais cracher le morceau d'une façon ou d'une autre.

La menace l'obligea à répondre.

- J'ai besoin de parler à mon homme et non au Sergent d'Arme du club, commença Sasuke.

- Qu'elle est la différence ? Je suis le même.

Sasuke se tut, têtu. Naruto soupira avant de céder. Il comprenait parfaitement ce que son régulier exigeait mais il n'aimait pas ça. Dissocier les deux. Seulement, ça faisait partie de ses concessions. Parfois, Sasuke exigeait d'avoir son homme et non un membre du club, avec ses règles.

- Konohamaru m'a embrassé pendant qu'il me montrait. Quand il s'est rendu compte de ce qu'il était en train de faire, il s'est reculé et moi aussi. La béquille a lâché et avec mon poids, elle est tombée sur moi.

- Rectification, je vais le tuer tout de suite.

Sasuke le retint, sa main sur son bras quand Naruto se leva pour partir. Il lui reprocha de réagir comme un biker.

- Non, je réagis comme un petit ami qui va aller mettre son poing dans la gueule du mec qui a embrassé le mien.

- S'il te plait, le supplia Sasuke.

Naruto fit un effort surhumain pour mettre en attente son envie de meurtre. Il se rassit sur le lit et laissa sa princesse lui expliquer son point de vue.

- Je ne pense pas qu'il voulait vraiment m'embrasser. Je pense qu'il voulait embrasser un garçon et comprendre ce que ça fait. Ne lui en veut pas s'il te plait. Je ne sais pas ce qu'il se passe dans sa tête mais si tu lui tombe dessus, ça ne va pas l'aider.

Naruto ne lui promit rien mais il ferait un effort, en attendant, il préféra embrasser la peau blessée de Sasuke avant de lui faire l'amour pour lui rappeler à qui il appartenait.

XxX

Udon le rejoignit quand les membres le lâchèrent enfin. Ils vivaient dans un petit studio que le grand-père de Konohamaru lui avait légué.

- Qu'est-ce qui se passe ? demanda Udon en ouvrant le frigo pour leur prendre des bières.

Il s'assit à côté de Konohamaru qui regardait la télévision sans le voir. Udon était son meilleur ami et il avait très bien compris que ce n'était pas seulement un souci de moto.

- Tu vas me le dire ?

- J'ai embrassé Sasuke. Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai fait ça.

Udon en resta sans voix.

- Je sais, quand Naruto va le savoir, je vais me prendre une balle dans la tête.

- Pas qu'une, ne put s'empêcher de dire Udon. T'aurais pas pu embrasser un autre mec si tu te posais des questions sur ta sexualité ?

Konohamaru regarda Udon surprit parce qu'ils ne parlaient que de femme et de pute entre eux. Ils n'avaient jamais évoqué de se taper un mec et ça l'étonnait qu'Udon en parle aussi naturellement.

Udon se mit à rire.

- Arrête de faire cette tête. Oui, j'aime autant les queues que les chattes si tu te poses la question.

Konohamaru le remercia ironiquement et lui reprocha de ne pas lui en avoir parlé plus tôt.

- En même temps, tu as vu comme tu agis avec Sasuke et Haku parfois et les réflexions que tu fais. Je me suis dit que tu le prendrais très mal que ton meilleur ami, qui vit avec toi, aime les mecs.

- Mais je ne suis pas sérieux, c'est juste pour les taquiner, se justifia-t-il.

Udon le regarda un peu de travers et Konohamaru comprit. Il soupira et s'excusa pour son comportement. Il n'aurait jamais pensé que des petits piques pouvaient donner une image plutôt fausse de ce qu'il pensait et ce qu'il était vraiment.

- En tout cas, je suis là si besoin et pas seulement pour baiser.

- Tu es con, sourit Konohamaru en lui envoyant son point dans l'épaule. Je t'aime mon frère mais pas à ce point-là. Je n'en suis pas à ce point-là… avoua-t-il à voix basse.

Quelques jours plus tard…

Alors que tout le monde se préparait pour une virée. Naruto signala qu'il restait au club avec Konohamaru pour surveiller. Évidemment, c'était une excuse mais personne ne releva, même Sasuke qui monta à l'arrière de la moto d'Itachi.

Ils disparurent sur la route et Naruto s'adressa au prospect :

- Viens par là.

Naruto lui fit un signe de tête et se dirigea vers le ring qu'Itachi avait offert au club à Noël. Il lui ordonna de monter. Konohamaru obéit et le Sergent d'Arme le rejoignit. Dès le lendemain de son aveu, il avait su que Sasuke avait parlé du baiser à Naruto et depuis plusieurs jours il attendait la sentence. Elle allait tomber maintenant.

Il reçut le premier coup sans broncher puis tous les autres. Son parrain du club le défonça littéralement, déversant tous les ressentiments qu'il avait envers lui. Quand Konohamaru eut du mal à se relever, Naruto s'arrêta.

- Je suis désolé, articula-t-il difficilement.

Konohamaru l'était vraiment. Il ne ressentait rien pour Sasuke. Il n'avait jamais voulu causer un quelconque tort.

- D'avoir embrassé mon régulier ou de ne pas avoir été honnête ?

- Les deux, avoua-t-il en s'asseyant dans un angle du ring.

Naruto vint s'asseoir face à lui, les bras en arrière pour se maintenir. Ses mains ensanglantées étaient à l'image de sa figure.

- Est-ce que tu aimes les mecs ? balança, de but en blanc, Naruto.

Konohamaru allait vivement protester mais sa respiration se coupa à cause d'un coup dans les côtés que Naruto lui avait envoyé quelques minutes plus tôt. Ça lui donna le temps nécessaire pour ne pas commettre deux fois la même erreur : mentir.

- Je n'en sais rien.

- Je t'aurais bien dit d'essayer avec Haku mais Zabuza ne va pas aimer.

- Je n'ai pas envie d'essayer, enfin je ne pense pas.

- Peut-être que tu n'as pas trouvé la personne qui te donne envie.

Peut-être, pensa Konohamaru.

- Trouve cette personne mais évite que ce soit mon régulier sinon tu vas finir enterrer avant de pouvoir goûter un cul de mec.

Konohamaru sentit la culpabilité refaire surface mais il se retint de s'excuser une seconde fois, il devait assumer ses actes.

- Écoute Konohamaru, l'interpella Naruto quand ils se redressèrent, attirant son attention. Si tu te poses des questions, avec Sasuke ont peu y répondre, même Haku. Surtout ne te renfermes pas. Je t'avoue que je ne sais pas ce que ça fait de se demander si j'aime les mecs ou non parce que j'ai rencontré Sasuke et je l'ai vu comme une personne et non comme un genre. Je le voulais et ça m'était égal qu'il ait une queue entre les jambes. Je ne me suis pas senti moins masculin, bien au contraire. Cependant, même si je ne sais pas, ça ne veut pas dire que je ne peux pas t'écouter et te soutenir, ok ?

- Ok.

Naruto montra son poing et Konohamaru frappa dedans.

- Allez viens-là, l'encouragea Naruto en tendant les bras, comme si le geste précédent ne suffisait pas.

Le Sergent d'Arme prit le prospect dans ses bras avant de l'entrainer au garage pour bricoler sur les voitures en attente. Non sans lui avoir accorder un minimum de soin avec la trousse à pharmacie.

Juillet…

Le MC du 8ème Démon accueillait le MC du 9ème Démon et d'autres MC pour parler business.

Les prospects étaient exclus des discussions et deals mais il avait été décidé de les amener pour voir un peu comment ça se passait hors du club. Actuellement, ils voyaient surtout des orgies.

- Carte blanche ce soir les prospects, lança B et A, les Présidents qui recevaient.

Itachi leur fit un signe de tête pour confirmer mais le regard signalait bien qu'ils devaient se tenir et faire honneur à leur MC.

Udon se détendit et décida de passer à l'attaque. Depuis leur arrivé, il avait les yeux rivés sur une prospect nomade qui suivait Temari comme son ombre.

- J'y vais, elle est trop bad ass. Je reviens avec son numéro de téléphone, assura Udon qui fit sourire Konohamaru. Toi, profite-en pour te faire un mec.

- La ferme, grogna Konohamaru en regardant autour de lui pour s'assurer que personne n'avait entendu.

- Relax.

Udon lui tapa l'épaule avant de partir dans la foule quant à lui, il préféra sortir fumer une cigarette pour se détendre.

Sur le chemin, il salua Kankuro quand leur regard se croisèrent. Konohamaru et le MC ne s'attendaient pas à trouver les Nomades ici. Les tensions qu'il y avaient depuis que Naruto et Gaara s'étaient battus pour Sasuke persistaient mais ça ne justifiait pas une autre confrontation. Ils étaient là pour affaire avec les autres MC, pas seulement pour eux. Ils faisaient tous des efforts même si les personnes concernées étaient uniquement le Sergent d'Arme et le Président des Nomades. Ce dernier avait d'ailleurs disparu après la réunion.

Konohamaru trouva un endroit à l'écart. Il pouvait entendre les cris de joies et la musique de la fête mais personne aux alentours.

Il consulta son téléphone personnel et se connecta à une application qui permettait des rencontres sans prises de tête pour des soirées sans lendemain. Pour les filles, il n'en avait pas besoin, en plus il y avait les pussy, le problème résidait dans la rencontre avec des hommes. Il n'y avait pas foule autour du MC et le peu qu'il y avait, Konohamaru avait posé des lapins. Il ne se sentait pas près. Pire que ça, il avait fait marche arrière après avoir mangé un bout avec d'autres car il n'y avait pas eu ce petit truc qui lui donnait envie d'essayer.

Konohamaru se géolocalisa et fronça des sourcils quand sa position montra un possible match pile à l'endroit où il était.

- Elle doit déconner, se dit Konohamaru en redémarrant l'application.

- C'est ce que je me disais avec la mienne.

Konohamaru sursauta, son téléphone tombant au sol.

- Merde, jura-t-il en se penchant pour le récupérer mais son intrus fut plus rapide.

Gaara, le Président des Nomades, lui faisait face. Il lui tendit son téléphone mais Konohamaru était paralysé. Le roux lui mit dans la poche de son blouson et s'alluma une cigarette pour l'accompagner. Il s'adossa contre le mur où Konohamaru était déjà.

- Tu dois toujours être sur tes gardes, tu ne sais jamais ce qu'il peut arriver dans notre monde, le mit en garde Gaara.

Konohamaru se retint de lui faire une réflexion, il lui devait le respect étant donné leur statut.

- Ok, répondit-il simplement.

Il tira sur sa cigarette éteinte, il essaya de la rallumer mais sans succès, son briquet refusait.

- Putain, jura-t-il en tremblant légèrement.

Gaara se déplaça, lui faisant face. Il se pencha lentement, comme pour laisser le temps à Konohamaru d'assimiler son prochain geste. Le Président des Nomades fit rencontrer leur bout de cigarette. Instinctivement, Konohamaru aspira et ça reprit vie. Gaara se repositionna et le cœur du prospect continua de battre frénétiquement. La présence de l'autre homme le mettait dans un état incompréhensible.

Ils fumèrent en silence mais Konohamaru avait l'impression que Gaara pouvait entendre les battements de son cœur. Son ventre se tordit d'appréhension à la suite des évènements.

- On va ailleurs ? demanda le Président quand il écrasa la meurtrière sur son talon.

Combien de fois Konohamaru avait entendu cette phrase ? Il s'entendit déjà la refuser. Comme avec tous.

- Ok.

Pas cette fois apparemment.

XxX

Konohamaru retint son gémissement mais pas sa jouissance qui le frappa rapidement, trop rapidement. Gaara lui fit remarquer.

- Ça ne m'est jamais arrivé.

- C'est ce qu'ils disent tous, dit Gaara.

Konohamaru lui demanda de se la fermer, vexé, avant de se rappeler à qui il parlait mais le Président ne lui en tint pas rigueur, bien au contraire, il sourit :

- Le prospect a des couilles alors.

- Tu les as dans ta main, lui rappela-t-il en se laissant tomber sur le lit de fortune qu'ils avaient trouvé dans une extension du club.

- J'aurais aimé les avoir dans ma bouche avant que tu éjacules comme un débutant.

Konohamaru cacha son visage de son avant-bras. Il n'était pas débutant, du moins pas dans le sexe en général mais avec les mecs, c'était la première fois. Il n'aurait jamais pensé que ça lui fasse autant d'effet.

- Merde, jura-t-il, une boule dans la gorge.

Il s'attendait à ce que Gaara se rhabille, même s'il ne l'avait pas beaucoup déshabillé, juste le t-shirt et la braguette de son jean mais non. Le Président s'allongea à ses côtés et s'enquit de son état. Konohamaru ne s'y attendait pas, le nomade était censé être du genre impitoyable et à prendre ce qu'il voulait puis partir. Du moins, c'était l'image qu'il avait de lui.

- C'est nouveau pour toi, avec un mec, constata Gaara. Tu aurais pu me le dire, j'aurais agi différemment.

Seulement Konohamaru n'aurait pas aimé que le Président fasse preuve de sollicitude et qu'il le traite comme une chatte fragile.

- J'en avais envie et il fallait que j'essaye. Je suis un homme, je dois assumer putain.

Gaara soupira et Konohamaru s'excusa pour sa maladresse. Il ne savait plus ce qu'il pouvait ou ne pouvait pas dire et surtout comment. Le Président lui rappela qu'il pouvait parler librement avec lui.

- Qu'est-ce qui t'emmerde au juste ?

- J'ai toujours aimé les filles et un jour, je ne sais pas vraiment pourquoi, je me suis mis à regarder des mecs. Ce n'est pas normal.

- La normalité est suggestive, contra Gaara.

Il n'avait pas tort, pourtant Konohamaru avait grandi avec son grand-père et les membres du club qui l'avait élevé avec des règles strictes. Il avait été conditionné.

- Pourquoi tu veux rester dans ta boite ? Tu as le droit d'avoir envie des deux, ça fait plus de cul pour toi.

Konohamaru se mit à rire nerveusement avant d'enlever son bras pour regarder Gaara. Ça avait l'air tellement simple sortit de sa bouche.

Le Président, qui fixait le plafond, tourna le visage dans sa direction. Il tomba dans des émeraudes magnifiques. Il y avait quelque chose dans ses yeux et dans sa manière de se comporter avec lui qui lui donnait envie de creuser. Une chose qu'il n'avait pas remarqué lors de leur première rencontre quand il l'avait obligé à aller lui chercher une bière alors que Sasuke était assis sur ses genoux.

Le prospect se suréleva sur un coude avant de se pencher pour capturer les lèvres de son vis-à-vis. Sans réfléchir, il faufila sa main dans le caleçon du Président et commença à le branler. Konohamaru caressa la queue d'un autre pour la première fois. Elle n'était pas différente de la sienne, si ce n'est en longueur. Il bougea son poignet comme s'il se donnait du plaisir et ça plut à Gaara qui l'embrassa avec force, prenant complètement le contrôle du baiser.

- Je ne me sens pas prêt à aller plus loin qu'une petite branlette, haleta-t-il quand sa bouche fut libérée.

- C'est ça être un homme, avouer ses limites, lui répondit Gaara avant de reprendre sa bouche et l'étouffer de désirs.

Le Nomade éjacula dans sa main que le prospect amena à sa bouche pour goûter. Une curiosité qu'il avait toujours eue sans l'assouvir jusqu'à aujourd'hui.


Quand ils sortirent de la pièce, Konohamaru en tête, ils tombèrent sur Naruto, Shikamaru, Itachi et d'autres bikers qui s'étaient sûrement mis à l'écart par respect pour leur régulière ou petite-amie.

- Ça va ? demanda aussitôt Naruto sur ses gardes.

Gaara se pencha à son oreille :

- La tête haute, c'est maintenant que tu dois assumer prospect.

Le chuchotement fit frissonner sa peau. Le Président salua d'un hochement de tête le groupe avant de disparaître, le laissant seul.

- Est-ce qu'on doit s'inquiéter ? demanda Itachi à son tour.

- Non Président, promis.

Konohamaru resta un peu avec eux pour ne pas éveiller les soupçons qui se confirmèrent quand Kiba arriva, déchiré, et pointa sa braguette ouverte, Akamaru venant le renifler entre les jambes.

- Dégage le cabot, grogna-t-il entre ses dents.

La tête haute, Konohamaru rejoignit la fête, sentant très nettement les regards de ses ainés dans le dos. Heureusement pour lui Udon vint à sa rencontre, brandissant le numéro de téléphone de la nomade. Ils finirent la soirée ensemble, aussi content l'un que l'autre de la tournure.

Septembre…

Udon et Konohamaru ne comprenaient pas ce qu'ils faisaient, perdus au milieu de la forêt. Tous les membres du MC les entouraient. D'un coup sans prévenir, Naruto pointa son arme sur eux. Ils levèrent les mains en signe d'apaisement.

- Je ne sais pas ce qu'on a fait mais on ne mérite pas une balle quand même, commença Udon.

- Vous savez très bien ce que vous avez fait, lança Kakashi à leur droite.

- Dépêchez-vous de dire qui c'est que je puisse rentrer pioncer, fuma Shikamaru.

- Je veux rentrer baiser Hinata, se plaignit Kiba, tu ne veux pas baiser ta princesse Naruto ?

Naruto acquiesça sous le regard réprobateur d'Itachi qui s'avança aux côtés du Sergent d'Arme.

- On nous a trahi et nos prospects ont la fâcheuse tendance à en être la cause. Ça se termine ici avec vous.

Konohamaru vu rouge à cette réflexion. Il avait supporté le pire pendant ces dernières années sans broncher. Il avait été traité comme de la merde, trainé par le bout du nez et on doutait de lui. D'eux. Pas question de laisser passer ça.

- Peut-être que si vous étiez des meilleurs frères ça n'arriverait pas. On n'a rien fait. Si vous mettez une balle dans la tête d'Udon, vous pouvez me la mettre aussi.

Konohamaru s'avança d'un pas.

- Putain mais ça ne va pas, la ferme, lui ordonna Udon.

Konohamaru défia Naruto du regard qui accepta sans problème. Udon paniquait complètement à côté, malgré tout quand Naruto tira, il se jeta devant Konohamaru pour le protéger. Ce dernier, qui avait fermé les yeux automatiquement au son, les rouvrit sur Udon face à lui qui le regardait surpris. Ils attendirent une chose qui ne vint pas puis le prospect se décala pour trouver tous les membres alignés, le sourire aux lèvres. Gai et Lee leur lança un bout de tissus qu'ils rattrapèrent en même temps.

- Membre, lirent-ils.

Quand ils réalisèrent qu'ils n'étaient plus des prospects, ils sautèrent littéralement de joie.

- Le plus important chez nous, c'est la fraternité, si vous l'oubliez, vous n'êtes rien, dit Kakashi leur VP.

- On ne l'oubliera pas, répondirent les anciens prospects d'une même voix.

Akamaru aboya, lançant le signal pour les félicitations générales qui s'étendirent à leur retour au club. Tout le monde les attendait pour fêter leur admission déjà prévu apparemment. Itachi avait invité d'autres Chapters en alliance depuis deux mois, tout le monde n'avait pas pu répondre présent mais certains y étaient.

Udon et Konohamaru se firent happés par la foule.

- Hey, salua Matsuri en se postant devant eux au milieu de la soirée.

Matsuri était la prospect, officiellement membre depuis quelques semaines, des nomades. Udon ne s'attendait pas à la voir, il ne cacha pas sa joie en lui offrant un baiser alcoolisé.

- Tu m'accordes un peu de ton temps ?!demanda-t-elle.

- Tu as tout mon temps ce soir, valida-t-il en la prenant dans ses bras pour enfouir son visage.

Konohamaru les regarda s'éclipser dans l'une des chambres privées, content pour son ami. Instinctivement, il chercha Gaara du regard, il le trouva accoudé au bar, le fixant. Son cœur se mit à battre comme au mois de juin. Il ne savait pas pourquoi les nomades se trouvaient à l'endroit même où le Président avait juré de ne pas remettre les pieds mais ça lui était égal. Sûr de lui, il se dirigea vers Gaara.

Le barman derrière le comptoir, lui offrit aussitôt une bière que Konohamaru prit, tapa contre celle du Nomade avant de boire quelques gorgées. Ce soir, il se sentait prêt à tout assumer. Au milieu de tous, sachant pertinemment que certains le regardaient car il était au centre de l'attention, il prit la main de Gaara et l'entraîna à sa suite. Il ne l'amena pas dans une vulgaire chambre de Pussy mais bien dans celle attitrée du club.

Dès qu'il referma la porte, le Président le plaqua contre le mur pour lui ravager la bouche.

- J'ai envie de toi, de toi tout entier, précisa Konohamaru entre deux baisers.

Ils se défirent mutuellement leurs vêtements. Gaara se mit à genoux.

- Tache de ne pas jouir aussi vite que la dernière fois.

- Ça va la ferme et suce-moi, sourit Konohamaru, une main dans les cheveux rouge.

Konohamaru ferma les yeux, la tête en arrière contre le mur et profita de la fellation divine que le Président des Nomades lui fit. C'était trop bon, meilleur que n'importe qu'elle autre pipe qu'il avait eu le droit par des pros. Gaara le tortura un peu avant de l'obliger à jouir dans sa bouche. Il se releva, posa ses mains sur les cuisses de Konohamaru qui se laissa soulever et entourer ses jambes autour de ses hanches. L'ancien prospect se gouta dans la bouche du Président. Ce dernier l'allongea sur le lit et partit directement titiller son anus.

- Capote et lubrifiant ?

Konohamaru tendit la main sous les coussins. Gaara versa une bonne dose sur ses doigts et inséra un premier doigt.

- Ça va ?

- Je ne suis pas en sucre, grogna Konohamaru en s'accrochant à la tignasse rousse. Mets-la-moi.

- Tu vas regretter si je ne te prépare pas.

Ça lui était égal, il avait juste envie de Gaara. Il le voulait depuis juin en revenant au club après leur soirée. Il ne s'attendait pas à penser au Président presque tous les jours. Konohamaru avait compris ce que Naruto avait essayé de lui dire quelques mois auparavant. Il avait trouvé la personne avec qui, il avait arrêté de se poser des questions.

- Tu l'aurais voulu, conclu Gaara d'un baiser.

Konohamaru écarta les jambes, se branlant pour redevenir dur. Gaara se releva sur ses genoux, prit une capote qu'il déroula sur son sexe tendu puis déversa beaucoup de lubrifiant.

- À quatre pattes.

Sans trop rechigner, il obéit et laissa le Président rentrer dans son corps. Ils jurèrent tous les deux, l'un parce que c'était trop serré, rendant l'avancement douloureux et l'autre parce qu'il laissait un corps étranger et plutôt bien monté le pénétrer.

Quand Gaara rentra jusqu'à la garde, il se pencha pour l'embrasser entre les omoplates. Konohamaru se mordit le poing, il avait l'impression que le sexe le comblant ne cessait pas de grossir.

- Je ne vais pas pouvoir m'asseoir correctement pendant plusieurs jours.

- C'est le but, avoua Gaara en commençant à se mouvoir en lui.

Konohamaru gémit de douleur dans un premier temps. Les premiers allers-retours furent pénibles mais il les supporta. Gaara appuya légèrement sur ses reins, modifiant de quelques centimètres sa position et Konohamaru sentit son corps se crisper, une décharge électrique partant du bas des reins et remontant jusqu'à son échine.

- Merde qu'est-ce que s'était ? haleta Konohamaru.

- La prostate, je vais te faire connaître le vrai orgasme masculin, tu m'en redemanderas encore.

Gaara tint sa promesse silencieuse. Il tapa ce point au fond de lui encore et encore, le stimulant jusqu'à que son corps le trahisse de la plus délicieuse des manières. Il jouit durement, encerclant la queue du Nomade dans sa chaleur humide. Ce dernier le suivit de près.

Le Président le libéra mais Konohamaru ne le laissa pas s'échapper. Il le chevaucha, l'embrassa à l'en étouffer. Il avait soif du biker.

- J'en veux encore.

Un rictus satisfait lui répondit et ils repartirent dans une course effrénée au plaisir.

XxX

Il était tard ou très tôt le matin quand Gaara sortit de la chambre pour partir, Konohamaru derrière lui en simple caleçon, l'accompagnant.

Ils savaient que tout le monde ne serait pas en train de dormir et qu'ils seraient encore au club mais il ne s'attendait pas à voir Sasuke assis sur le canapé du salon en train de dessiner. Naruto sortit de la cuisine quelques secondes plus tard avec une pomme.

En les entendant, ils relevèrent la tête vers eux et le régulier de Naruto écarquilla des yeux. Lui et Gaara ne s'étaient pas revu depuis plusieurs mois.

- Bonjour Rebelle, salua le Président.

Konohamaru n'était pas bien, il ne savait pas comment son Sergent d'Arme allait réagir à cette appellation qui datait du confinement où Sasuke et Gaara avaient eu une histoire. Repenser à cela, déplut, d'une certaine façon, à Konohamaru.

- Bonjour Gaara, lança Sasuke un peu sur la défensive.

- Tu ne regrettes toujours pas d'être le régulier de ton prince ?

Naruto fronça des sourcils à cette attaque et instinctivement Konohamaru avança d'un pas pour se mettre à la hauteur de Gaara. Ce dernier ne lui jeta pas un regard, fixé sur Sasuke qui le regardait bizarrement, cherchant à savoir ce qu'il essayait de déclencher en posant cette question. Konohamaru essayait de déterminer la même chose.

- Toujours pas mais si ça arrive un jour, je sais où te trouver, dit Sasuke en déviant le regard sur Konohamaru.

- Hey, s'indigna Naruto.

- Même pas en rêve, grommela Konohamaru.

Gaara lâcha un petit rire qui surpris tout le monde puis naturellement se pencha sur Konohamaru pour l'embrasser chastement sur les lèvres. Il siffla et quelques secondes plus tard, Matsuri débarqua dans le salon, nu sous son cut qu'elle referma.

- J'espère que tu as au moins ta culotte parce qu'on a de la route ? demanda le Président en la reluquant.

Elle hocha négativement de la tête, toute sourire. Il soupira avant de passer un bras autour de ses épaules et l'embrasser sur la joue.

- On y va. À la prochaine, salua-t-il tout le monde.

Konohamaru fut un peu déçu de cet au revoir mais très vite, il vit Gaara s'arrêter et revenir sur ses pas. Une main dans ses cheveux pour maintenir sa tête pendant qu'il lui dévorait la bouche, Konohamaru s'accrocha à ses avant-bras pour se retenir.

- Des affaires du club à régler, je t'appelle dès que je suis de nouveau dans le coin.

- Ok, arriva-t-il seulement à articuler.

Cette fois Gaara disparut et Konohamaru se retrouva au milieu du salon, deux paires de yeux braquées sur lui.

- Je vais pioncer, dit-il pour s'échapper.

- Une serviette humide au creux des reins si tu veux pouvoir monter une moto demain, lui conseilla Sasuke.

Konohamaru se crispa et mécaniquement tourna sur lui-même pour rejoindre sa chambre. Le petit rire de la princesse du club dans son dos.

Novembre…

Le club était en deuil, la mort d'Haku, la Pussy masculin du club et de son homme Zabuza par Gato avait ébranlé tout le monde. Il ne s'agissait pas d'une attaque contre le MC. C'était de la pure jalousie qui avait mal tourné. On ne disait pas non à Gato pourtant Haku l'avait fait. Ça lui avait couté la vie et celle de Zabuza.

Naruto avait été difficilement contrôlable. Sasuke n'avait jamais été aussi présent au club. Le couple, plus que n'importe qui d'autres avait été touché par ce drame. Naruto réclamait vengeance et le club décida de le suivre. Les membres se soutenaient entre eux.

Gato s'étant enfui, Naruto avait exigé de Konohamaru qu'il appelle Gaara et demande de l'aide aux Nomades pour le retrouver. Après tout, ils étaient le mieux placé pour retrouver quelqu'un en fuite. Évidemment, Konohamaru l'avait fait. Le Président et lui entretenaient une relation entrecoupée des roads des Nomades. Ils n'avaient jamais parlé de leur exclusivité pourtant Konohamaru n'allait pas voir ailleurs. Malheureusement, il avait eu leur première dispute.

Konohamaru venait de terminer d'expliquer la situation, quand Gaara ne laissa aucune chance :

- Ton MC a du culot de me demander de l'aider après ce qu'il s'est passé la dernière fois. Surtout de t'utiliser au lieu que ton Président ou ton Sergent d'Arme le fasse. Je pensais avoir été clair, ne comptez plus sur moi.

- Nos clubs ont une alliance, tenta Konohamaru.

- Non, j'ai une alliance avec les autres clubs des Démons et vous aussi, ça ne veut pas dire qu'entre nous c'est la même chose.

Gaara était de mauvaise foi, les amis de mes amis ne devaient-ils être des amis ? Konohamaru n'aima pas la réponse du Président, sa rancune était tenace et ça le blessa. Elle découlait d'un régulier et lui dans tout cela, il n'avait pas réussi à effacer Sasuke de la tête du Nomade.

- Est-ce que tu l'aimes toujours ?

- Ne pose pas une question dont tu ne pourrais pas assumer la réponse.

Konohamaru se mit à rire nerveusement. Gaara avait raison, il n'avait pas envie d'entendre la réponse. Se rendre compte qu'un homme, le sien, était encore derrière le cul de la princesse allait le faire vriller.

- Merci quand même de m'avoir écouté.

Il raccrocha sans un au revoir. Il ne savait pas quand ils se verraient la prochaine fois mais ce n'était pas de sitôt.

Konohamaru et Udon s'étaient à peine garer dans la cour qu'Itachi enclencha une réunion à la mine.

Son portable vibra dans sa poche et il regarda avant de le déposer à l'entrée de la mine :

De : Amour.

Pont fermé.

Konohamaru fronça des sourcils avant qu'Udon le presse. Chacun prit place autour de la table et la réunion commença.

- On a retrouvé Gâto et on va attaquer ce soir, prévint Kakashi. Il sera en plein deal, c'est le moment parfait.

- Ceux en deal avec lui ne vont pas poser un problème ? demanda Kiba.

- Non, répondit Gai, ce sont des petites frappes, avec Lee on leur a proposé un marché. Ils disparaitront à l'instant où on se montrera.

- Il y a plusieurs chemins pour arriver au point de rendez-vous mais le plus rapide et le moins dangereux est le pont en travaux, dit Shikamaru.

Ça fit tilt aussitôt dans la tête de Konohamaru qui se redressa, attirant l'attention.

- Un problème mon frère ? demanda Naruto.

- Pas par le pont, c'est un piège.

- Qu'est-ce qui te fait dire ça ? demanda Itachi.

Konohamaru hésita à peine avant d'avouer :

- J'ai reçu un message de Gaara juste avant la réunion « Pont fermé »

- Ça peut vouloir dire plein de chose, fit remarquer Shino.

L'ancien prospect se gratta l'arrière du crâne.

- Non, c'est ça croyez-moi, on a des codes avec Gaara, avoua-t-il sans rentrer dans les détails.

Un jour, parmi leurs nombreuses conversations téléphoniques qui meublaient leur relation à distance, Konohamaru lui avait dit que leur dernière partie de jambe en l'air, l'avait libéralement défoncé. Gaara se faisait toujours un plaisir de faire en sorte qu'il se souvienne de lui. Entre deux rires, il avait lancé à Gaara, qui voulait remettre ça à leur prochaine rencontre, « cul fermé » Après ça, ils s'envoyaient des sextos « cul fermé ? » juste pour savoir à quoi s'attendre quand ils se verraient. Sexe ou non.

- Je ne lui fais pas confiance, c'est un piège, affirma Naruto.

Konohamaru tiqua. Il savait que le Sergent d'Arme parlait du Président des Nomades mais ça le fit royalement chier et il le fit savoir :

- Ce n'est pas un peu fini votre embrouille de mes deux pour le cul de Sasuke. Maintenant il baise le mien alors lâche-le.

- Le tien ne doit pas être si bien à baiser pour refuser de nous aider quand tu lui as demandé.

Itachi demanda immédiatement d'arrêter et ils se turent, s'affrontant d'un regard noir. Il prit la parole :

- Est-ce que tu peux nous assurer que ce n'est pas un piège ?

- J'ai confiance en lui, répondit-il plus ou moins à la question.

- Bien alors nous aussi. On a confiance en nos frères, trancha Itachi en fusillant Naruto du regard.

Shikamaru, qui depuis l'avertissement de Konohamaru avait réfléchi à d'autres chemins, leur exposa le nouveau trajet, combiné avec le nouveau plan du VP.

- Ce soir, on venge Haku, clôtura Naruto avant que le marteau d'Itachi cogne.

XxX

Matsuri et Temari attendaient en périphérie, pleine vue sur le pont en travaux.

- Tu ne trouves pas que le plan du Président était bizarre ?

Temari qui pensait la même chose préféra se taire et lui demander de se la fermer. Elle trouvait que quelque chose clochait. Même si elle savait que Gaara ne portait pas le MC du 9ème Démon dans son cœur, ça l'avait presque choqué qu'il accepte l'offre de Gâto. Après tout, son petit-frère baisait avec l'un des membres du club.

Cela devait être uniquement un contrat de protection mais depuis peu, il s'agissait d'un contrat d'élimination. Ce contrat signait la fin. Et pas seulement de leur histoire, à Gaara et Konohamaru mais aussi de l'alliance avec les autres MC.

- Tu crois qu'ils viendront ?

Cette fois, elle ne put lui demander de se taire qu'elle sentit la pointe d'une arme dans son dos.

- Alors c'était vrai ? lança la voix d'Udon derrière Matsuri. Vous nous trahissez.

Temari et Matsuri se jetèrent un regard. Elles devaient trouver un plan pour s'échapper mais ça allait être compliqué avec le Road Captain derrière Temari qui avait sûrement déjà tout prévu.

- Ce n'est que du business, répondit-elle en se redressant, sortant de sa cachette.

Matsuri fit face aux yeux déçus de l'homme qu'elle aimait. En installant les explosifs sur le pont, elle allait à l'encontre de ses sentiments mais elle ne pouvait aller à l'encontre de son Président.

- Je t'aime mais le club avant tout.

- Le club avant tout, répéta Udon en retirant le cran de sécurité.

Shikamaru qui tenait en joute Temari lui demanda de se calmer mais le coup de feu partit dans les airs.

Udon attacha Matsuri tremblante et la traina derrière lui. Quelques secondes plus tard, le Road Captain fit de même avec Temari avant de faire exploser le pont. Ils mirent les deux filles dans leur camionnette et partirent rejoindre le reste du club.

- Comment vous avez su ? demanda Temari.

Sa question resta sans réponse.

Les Nomades avaient su par le biais des partenaires de Gâto que le club d'Itachi allait leur tendre un piège en passant par le pont. Les petites frappes avaient retourné leur veste quand Gâto avait proposé plus de chose à se mettre sous la dent. Le contrat de protection s'était transformé en contrat d'élimination à ce moment-là. Temari était persuadée que les partenaires n'avaient pas retourné trois fois leur veste. Il y avait forcement une taupe mais laquelle ? Est-ce que son Président avait trahi lui-même son club et ses règles ?

XxX

Quand les deux coups de feu lointain retentirent ainsi que l'explosion, le MC sortit de leur cachette tenant les traitres en joute.

Gâto s'étouffa dans son rire quand il les vit arriver, persuadé que l'explosion les avait pris.

- Qu'est-ce que ça veut dire ? hurla-t-il. Qu'est-ce que vous faite là ?

- La ferme gros lard, on va s'occuper de toi après, cracha Naruto.

Shino et Kiba se chargèrent de mettre à terre les traitres et de leur faire regretter leur trahison. Ils les laissèrent en vie, non par pitié mais pour les offrir au MC du 4ème Démon qui réclamait leur tête pour une autre histoire.

- Ce n'est pas possible, grogna Gâto en regardant à droit et à gauche.

Zori et Waraji, les sous fifres de Gâto lui demandèrent quoi faire, mettant en avant l'absence du Président des Nomades.

- Il n'a aucune parole ce bon à rien.

Konohamaru fit son apparition dans le dos de Gâto.

- Fait attention à ce que tu dis.

Zori et Waraji se firent désarmer par Kiba qui tira sur leur main. L'ancien maître-chien était le meilleur tireur du club. Ils firent plusieurs pas en arrière, laissant Konohamaru et Gâto au milieu de tout ce bazar.

- Tu pensais pouvoir t'en sortir comme ça ? Notre Sergent d'Arme à deux mots à te dire avant de t'envoyer six pieds sous terre.

Naruto s'avança dans leur direction mais une floppé de tir s'éleva dans les airs, obligeant le MC à reculer quand les balles touchèrent le sol à leurs pieds. Konohamaru eu un moment d'hésitation entre être du côté de ses frères et maintenir le plan. Ce moment eut raison de lui, Gâto sortit un couteau et le menaça à la carotide.

Konohamaru se fustigea. Il s'était fait avoir comme un débutant.

Des bruits de pas résonnèrent dans la nuit puis Gaara et Kankuro apparurent à leur vue à tous.

- Vous voilà enfin, cria Gâto. Vous deviez intervenir avant que ça tourne mal !

- J'ai estimé que tout se passait bien jusqu'à présent.

Gâto hurla presque que rien ne se passait bien et que le Président n'avait pas rempli son contrat. Il prit Konohamaru en otage, tout en rappelant ses subalternes à ses côtés.

- Lâchez-le.

- Non, il est ma garantie pour partir d'ici vivant.

- Je suis votre garantie, rectifia le Président des Nomades. Il y a toujours le contrat de protection.

Seulement Gâto envoya le Nomade se faire foutre. S'il n'avait pas pu éliminer les MC Kyûbi alors il ne servait à rien. Malheureusement pour lui, camper sur sa position fut une grave erreur. Rapidement, Gaara dégaina son arme et appuya sur la gâchette. La balle se logea aussitôt entre les deux yeux de Gato. Konohamaru se dégagea d'un pas, laissant le corps du meurtrier d'Haku tomber comme un sac à terre

- Bien. À qui le tour ?

Gaara pointa son arme sur l'un des deux sous fifres tout en s'approchant jusqu'à toucher le front de son arme.

- Qu'as-tu retenu de tout ça ?

Zori bafouilla tandis que le canon s'enfonçait dans son crâne.

- Tu protèges les arrières du MC Kyûbi !

- Je n'ai que faire de ce MC. Mauvaise réponse.

Le Président des Nomades le tua sans hésitation avant de passer au dernier subalterne qui trébucha par terre et se traina en arrière tandis que Gaara avançait. Ce dernier lui tira dans la jambe.

- Tu n'as aucune parole ! hurla l'homme à terre.

Gaara commença à appuyer sur la détente quand Waraji cria :

- On ne doit pas s'en prendre à lui !

- Qui lui ?

- Lui, désigna le sous fifre en pointant Konohamaru du doigt.

Gaara lui sourit mais c'était un sourire effrayant.

- Et pourquoi cela ?

- Parce qu'il est ton régulier.

Konohamaru laissa la colère prendre le dessus sur la peur qu'il avait de voir l'homme qu'il pensait aimer être un monstre.

- Je ne suis le régulier de personne.

Aussitôt l'homme supplia en pleurant de l'épargner.

- Il ne l'est pas mais ça ne change rien à la leçon. Va, dit-il en le laissant partir. Je te laisse transmettre la leçon à tous.

Gaara regarda l'homme de Gâto déguerpir, la jambe en sang. Il n'était même pas sûr qu'il survivrait.

Quelques secondes plus tard, Matsuri et Temari arrivèrent avec Udon et Shikamaru. Itachi fit signe à son Road Captain de les libérer. Chaque MC se réunit, séparé par la ligne imaginaire entre Gaara et Konohamaru.

- Ça ne peut pas durer, tout ça, murmura Konohamaru en désignant leur deux MC. Cette guéguerre…

Konohamaru ne comprenait pas comment la rancune dû à un régulier pouvait les avoir amenés à ce jour. Un jour où leur club était à deux balles de s'entretuer.

- Non, tu vas devoir prendre une décision.

Gaara alluma une cigarette et la fuma tranquillement. Konohamaru fronça des sourcils. Il regarda par-dessus son épaule, ses frères prêts à intervenir si ça dégénérait puis dirigea son regard vers les Nomades qui attendaient après leur Président.

- Tu me demandes de faire un choix entre mon club et toi ?

- Des concessions.

- Un sacrifice, rectifia Konohamaru, le visage plus dur que jamais. Tu me demandes de tourner le dos à mon club.

Konohamaru n'attendit pas la réponse et enchaîna :

- Et toi ? Quel sacrifice as-tu fait pour être avec moi ?

« Aucun » allait-il répondre quand Gaara le prit de court :

- J'ai sacrifié mon honneur de Président. J'ai bafoué les règles de mon club. Voilà ce que j'ai fait, appuya-t-il.

Konohamaru aurait voulu lui crier mensonge mais ce n'était pas le cas. En ne respectant pas le contrat avec Gâto, pire en le tuant. Il avait fait une croix sur sa parole de Président. Plus personne ne le considérerait comme fiable et honnête, les autres Nomades également. Il avait trahi les siens en lui envoyant un message.

- Je ne l'aurais jamais fait pour Rebelle.

Il n'en fallu pas plus à Naruto pour s'élancer, vite rattraper par Kakashi et Itachi qui tentèrent de le calmer.

- Laisse mon régulier en dehors des histoires du club.

Pourtant, c'était en partie de sa faute s'ils en étaient tous là.

- Tu as choisi de prendre le contrat de Gâto pour le protéger, pire tu devais décimer mon club. Tu as choisi d'être ici, contre nous.

Gaara n'accorda aucune attention à Naruto, ni à ses accusations.

- Ce que je vais faire, commença Konohamaru, c'est éviter que mon club signale le tien à l'alliance des Démons et qu'on décime le tien.

Tous les clubs des Démons avaient formé, quelques mois plus tôt, une alliance, mettant à plat les quelques différends entre club pour repartir du bon pied. La trahison n'avait pas sa place.

- Je n'ai pas besoin d'un mec qui pense devoir surveiller mes arrières et j'ai encore moins besoin de sauver le cul de mon mec.

- Alors qu'est-ce que tu veux à la fin ?! s'énerva Konohamaru.

- Je veux un égal et si tu n'es pas prêt à marcher à mes côtés. Nous n'avons plus rien à nous dire.

Gaara lui tourna le dos, sans peur de se prendre une balle par les frères de Konohamaru. Il monta sur sa moto et démarra sans un regard en arrière, ses frères le suivant dans la nuit.

Février…

Konohamaru était présent physiquement à la mine mais il était complètement ailleurs.

Les fêtes de fin d'années avaient été célébré à demi-teinte après la mort d'Haku. Konohamaru n'y avait pas trouvé sa place. Il lui avait manqué une partie de lui : Gaara. Il n'aurait jamais pensé que de ne plus l'avoir dans sa vie du jour au lendemain créerait un trou aussi profond. À ses yeux, le club était tout mais pas à son cœur. Il s'en voulait un peu plus chaque jour de s'éloigner du MC pour une idée qui avait traversé une fois son esprit pour ne jamais repartir.

Et s'il devenait Nomade ?

Nombreuses étaient les nuits où il y pensait tellement qu'il n'en dormait plus. Être nomade ne voulait pas dire changer de club, ça voulait simplement dire qu'il ferait son travail pour le club sur la route. Il intégrerait avec l'accord des siens et des membres du MC du 1er Démon, ce dernier.

Il en avait parlé un soir à Udon. Ça le travaillait trop et son meilleur ami lui avait demandé de se ressaisir car il était distrait au club. Udon l'avait soutenu, tout en lui avouant qu'il comptait le faire. À ses yeux Matsuri était la femme de sa vie et il ne voulait pas passer à côté.

- Est-ce que quelqu'un à quelque chose à dire ou on peut clôturer la réunion ? demanda Itachi.

- Oui, moi, intervint Udon. On, commença-t-il avant de se reprendre, je voudrais que vous m'autoriser à devenir un nomade.

Konohamaru s'entendit parler avant que son cerveau décide de le faire :

- J'ai la même requête.

Un silence de plomb s'abattit sur la mine. Konohamaru n'osa pas affronter son ancien parrain. Il garda les yeux fixés sur le bois de la table.

- Laissez-nous y réfléchir ce soir. Rendez-vous demain matin.

Itachi tapa du marteau et libéra tout le monde. Konohamaru préféra prendre la tangente pour la nuit et retourner au studio.

Comme la plupart des soirs, il regarda son téléphone une bière à la main, attendant un appel ou sms qui ne viendrait jamais. Il se décida à joindre Gaara quand minuit s'afficha sur l'horloge de son portable. Les tonalités résonnèrent jusqu'à qu'on décroche à l'autre bout du fil. La musique, les rires et les vrombissements sortirent des haut-parleurs puis le son baissa progressivement jusqu'à devenir un arrière-plan.

- Qu'est-ce que tu veux ? s'éleva la voix de Gaara après plusieurs longues minutes de silence.

- Toi.

Un seul mot qui voulait tout dire.

- Alors fais ce qu'il faut.

Konohamaru entendit distinctement un homme réclamer la présence du Président. Il se mordit la lèvre. Qu'est-ce qu'il croyait ? Que Gaara l'aurait attendu. C'était fini entre eux. Est-ce que ça avait réellement commencé un jour ?

- Jusqu'à, il y a deux secondes, je pensais que je faisais le bon choix, je n'en suis plus sûr. Je suis ridicule, se fustigea-t-il. Je suis là, à me morfondre pendant que tu baises tous les culs qui se présentent à toi.

- Tu réagis comme une chatte, lui fit remarquer Gaara.

Konohamaru fut pris d'un rire nerveux.

- Tu as raison, je suis une pute qui t'a ouvert mes cuisses pour que tu me foutes. Une pute qui va se retrouver sans club et sans mec.

Il se sentait tellement ridicule. Un mélange de rage et de tristesse monta en lui.

- Tu te trompes mon amour. Tu ne seras jamais seul tant que tu seras à mes côtés. Je t'attends. J'attends depuis toujours.

XxX

La décision tomba comme une épée de Damoclès. La requête d'Udon avait été acceptée mais pas la sienne. Konohamaru sortit en trombe de la mine, sans demander de justification. Il fit épaule contre épaule avec Sasuke qui se dressait sur sa route.

- Hey ! Konohamaru ça va ? demanda-t-il aussitôt.

Il ne répondit pas et disparut dans la cour pour allumer le moteur de sa moto. Avant de pouvoir franchir la cour extérieure et atteindre la route, Sasuke se mit, une seconde fois, sur son chemin.

- Qu'est-ce qui se passe ?

Konohamaru ne savait pas qu'elle tête il faisait mais vu le visage paniqué de Sasuke, ça ne devait pas être beau à voir.

- Ton régulier, ton frère et tous les miens ont refusé que je devienne Nomade maintenant bouge princesse, menaça-t-il en accélérant pour faire avancer la moto de quelques centimètres avant de mettre un coup de frein pour l'arrêter.

Sasuke recula d'un pas suite à son acte de dissuasion. Acte qui ne passa pas inaperçu par ses frères qui arrivèrent. Le régulier de Naruto grogna avant de prendre une décision qui n'allait pas plaire à son homme.

Sasuke grimpa à l'arrière de la moto de Konohamaru et lui ordonna :

- Démarre, vite.

Konohamaru accéléra, disparaissant sous ses crissements de pneus et le hurlement du Sergent d'Arme. Sasuke n'était pas autorisé à monter à l'arrière d'une autre moto que la sienne ou celle d'Itachi.

Ils roulèrent presque une heure avant que Konohamaru les arrête dans un champ.

- Tu vas avoir des problèmes, dit-il quand Sasuke descendit de sa moto.

- Toi aussi.

- Moi, ça m'est égal, je n'ai plus rien à perdre.

Konohamaru éteignit la moto.

- Le club ? tenta Sasuke.

- Pourquoi je me soucierai du club quand mes frères ne se soucient pas de moi.

Il tapa dans un caillou à porter de son pied avant de regarder le ciel s'assombrir.

- Tu l'aimes à ce point ?

Konohamaru plongea dans les onyx le scrutant. Sasuke parlait forcement de Gaara. Il hocha simplement la tête.

- Est-ce qu'il en vaut la peine ?

- Je n'en sais rien mais une chose est sûre, je veux le découvrir par moi-même. Si c'est une erreur, je veux me casser les dents en ayant essayé. Je refuse de vivre avec des regrets, je ne supporterai que les remords. Tu comprends princesse ?

Sasuke s'approcha de lui, une main sur sa joue pour avoir son attention complète.

- Je comprends mieux que personne. Je suis tellement désolé, c'est ma faute si…

Konohamaru attrapa le poignet de Sasuke et le fit reculer tout en hochant négativement de la tête.

- Ce n'est pas ta faute si ton cul est au centre du club.

- Tu as enfin compris pourquoi tout le monde est derrière mon cul ? sourit Sasuke, essayant de détendre l'atmosphère.

- Je crois. N'importe où il se pose, il y a toujours un problème, il faut le surveiller tout le temps.

Sasuke se mit à rire franchement vite suivit par Konohamaru qui fit retomber la pression. Le tonnerre gronda et le biker décida de ramener Sasuke à son Sergent d'arme. Le prendre en otage, d'une certaine façon, ne résoudrait rien.

Évidemment l'accueil qu'il reçut fut explosif. Naruto le choppa par le col et lui dit ses quatre vérités :

- Tu n'es qu'un merdeux qui réagit mal parce qu'on ne lui a pas donné ce qu'il veut. Ouvre les yeux, ce que tu veux c'est de la merde.

Konohamaru agrippa violemment le cut de Naruto à ses mots.

- Qu'est-ce que tu vas faire ? Me coller ton poing dans la figure ?

- Ce n'est pas l'envie qui me démange.

Leurs frères étaient autour d'eux.

- On fait ça pour toi, dit Kiba son chien aboyant pour confirmer.

- Tu comprendras plus tard, dit Kakashi, Shikamaru acquiesçant.

Sauf qu'il voulait comprendre maintenant. Gai et Lee tentèrent de faire redescendre la pression avec leur joie de vivre mais sans succès.

- Si c'était dans mon intérêt vous me laisseriez le rejoindre.

- Tu veux lâcher ton club pour ce pauvre mec sans valeur, reprit Naruto.

- Ce n'est pas parce qu'il n'a pas les mêmes que toi que ça fait de lui quelqu'un de mauvais.

Naruto en avait marre d'entendre ses conneries et il le fit savoir. Il réclama un combat que Konohamaru accepta. Ils montèrent sur le ring et commencèrent à se tourner autour.

- Tu es hypocrite, cracha-t-il. Tu as failli lâcher ton club pour ta princesse.

- Blanche-Neige en valait la peine. Gaara ne vaut rien. Tu es en train de te mettre tout le monde à dos pour lui.

Les premiers coups partirent après ses mots. Entre deux attaques, ils continuèrent à s'envoyer des piques mais très vite, Konohamaru comprit que Naruto le poussait à bout mais dans quel but ?

- Putain mais pourquoi vous voulez autant me garder ? hurla-t-il.

- Parce que ce club te revient.

Les paroles d'Itachi, son Président le frappèrent de plein fouet. Sa place dans le club lui revint dans la figure comme un boomerang. Il était tellement obnubilé par Gaara, le Président des Nomades qu'il en avait oublié qu'un jour, il serait le Président du MC du 9ème Démons. Ce MC appartenait à son grand-père et ce dernier l'avait élevé dans ce but. Naruto avait été son parrain dans ce but et Itachi agissait avec lui dans ce but mais il l'avait oublié.

- Tu comprends maintenant ? vociféra Naruto.

Konohamaru se laissa tomber sur le ring, anéanti.

- Si tu le rejoins, tu dis adieu à ta place de Président. Es-tu prêt à la sacrifier pour cet homme ?

Mai…

Konohamaru se battait avec Naruto sur le ring quand il entendit le vrombissement de la moto de Gaara. Il la reconnaîtrait au milieu de tout un rassemblement.

- Désolé les mecs, c'est pour moi.

- Pas si vite, dit Naruto en continuant de se battre avec lui.

Gaara s'arrêta devant le club, attendant son homme mais se fut Sasuke qui vint à sa rencontre.

- Comment tu vas Rebelle ?

- Toujours amoureux et toi ?

Le Nomade fixa Konohamaru qui ne pouvait s'empêcher de jeter des regards dans sa direction, inquiet, se prenant plus de coup.

- Tu avais raison, détourna Gaara, je ne méritais pas qu'on m'aime à moitié.

Sasuke sourit en tournant le visage en direction du ring. Naruto l'avait repéré. Dans quelques minutes, il serait à ses côtés, ne supportant pas de le savoir avec le Nomade.

- Je suis heureux pour vous, se réjouit sincèrement Sasuke.

Sasuke savait par quoi le couple était passé. Konohamaru en avait bavé mais il avait fini par porter ses couilles, comme le disait Naruto. Il lui avait fallu quelques minutes mais Konohamaru s'était redressé sur le ring quelques mois auparavant et avait affirmé qu'il était prêt à sacrifier sa place pour être avec l'homme qu'il aimait. Que par amour il ferait tous les sacrifices. Suite à quoi, le club avait de nouveau voté et accepté la requête de Konohamaru.

Dans l'intimité, Naruto lui avait compté combien il était fier de son petit protégé. Konohamaru avait choisi l'amour comme le Sergent l'avait un jour fait même si ça avait failli lui coûter la vie. Évidemment, Naruto aurait préféré que ce soit quelqu'un d'autre dont Konohamaru était tombé amoureux mais Sasuke l'avait rassuré, sûr que le Président des Nomades rendrait heureux Konohamaru.

Gaara resta silencieux. Sasuke vit Naruto et Konohamaru arrivés alors il se permit rapidement :

- Il a fait énormément de sacrifice pour toi, j'espère que tu le vois.

Konohamaru avait sacrifié sa futur place de Président, son club pour être avec lui. Il ne pouvait pas faire mieux pour prouver son amour au Nomade.

- Oui, je m'en rends compte à chaque kilomètre qu'il roule à mes côtés.

Konohamaru arriva avec Naruto qui prit sa princesse dans ses bras. Il n'y avait aucune provocation dans cette étreinte. Gaara avait depuis plusieurs semaines laissé sa fierté de côté. Depuis que Konohamaru était devenu un Nomade à ses côtés, Sasuke avait perdu de son importance et de sa valeur à ses yeux même s'il l'estimait toujours.

- Laisse-moi deux minutes que je prenne une douche et on décolle, souffla Konohamaru contre les lèvres de son homme.

- Vous pouvez rester cette nuit, tu as toujours ta chambre au club.

La proposition du Sergent d'Arme créa un blanc. Personne ne s'y attendait pourtant s'ils avaient fait attention, il aurait vu que Naruto aussi avait laissé sa fierté de côté.

Le pire fut la réponse de Gaara :

- D'accord.

Naruto lui sourit, acquiesçant d'un hochement de tête. Il avait fait le premier pas pour mettre un terme à leur guerre et Gaara ne s'y était pas opposé. Naruto et Sasuke disparurent tandis que Konohamaru fit volteface.

- Tu es sûr ?

- Ça ne te fait pas plaisir ? rétorqua Gaara.

- Si, bien sûr que si, avoua Konohamaru en prenant son visage en coupe, mais je ne veux pas que tu te sentes forcé.

- Ce n'est pas le cas, il est temps que tu te sentes libre de venir et de rester ici le temps que tu veux. Je n'aime pas savoir que tu es partagé.

Konohamaru ne regrettait pas son choix, il l'aimait et il aimait sa nouvelle vie auprès des Nomades. Voir le pays lui plaisait, il était dans son élément. Pourtant, Gaara le voyait tous les jours dans les yeux de son homme, il aimait savoir qu'il avait un foyer, un endroit qu'il pouvait appeler « maison » Gaara n'était pas assez naïf et égoïste pour dire que son amour devait suffire à Konohamaru.

Le Président voyait également tout l'amour que Konohamaru lui portait même s'il ne l'avait jamais prouvé en mot, simplement en acte.

Konohamaru l'embrassa avant de lui demander de le suivre sous la douche dans une invitation coquine.

XxX

Le reste des Nomades avaient rejoint la soirée au Pussy.

Udon s'était présenté la bague au doigt et tout le club l'avait félicité. Matsuri et lui avaient décidé ça sur un coup de tête en se rendant dans une ville où le mariage pouvait se célébrer aussi vite que tirer un coup. Ils étaient heureux ensemble, baisant à chaque arrêt sur la route. Ça emmerdait Temari et Kankuro autant que ça profitait à Gaara et Konohamaru qui en profitait pour faire la même chose.

Dans le cercle habituel, Kurenai et Mirai se trouvaient dans les bras de Shikamaru, Hinata était sur les genoux de Kiba, Sakura sur ceux d'Itachi et Sasuke entre les jambes de Naruto. Gai essayait d'empêcher Lee de boire une goutte d'alcool et Kakashi lisait un livre porno.

Konohamaru buvait sa bière en regardant tout ce petit monde qui lui manquait parfois. Gaara avait le bras étendu sur le dossier du canapé, sa main dans ses cheveux. Il caressa la base de sa nuque, envoyant des petites décharges. Konohamaru aimait ce qu'il voyait et ce qu'il ressentait. Juste parfait.

- Merci, murmura-t-il en se pencha à l'oreille du Président.

Gaara lui embrassa la tempe tout en lui caressant le dos de son annulaire gauche où Konohamaru s'était fait tatouer le signe « amour ».

- Je t'aime, dit Konohamaru, le cœur au bord des lèvres.

- Je t'aime aussi, répondit Gaara.


Petite note de l'auteure :

L'un des extras que j'ai le plus aimé écrire. Le couple Gaara/Konohamaru n'était pas prévu du tout, il est apparu dans ma tête et j'en suis devenue fan au fil des mots. Désolée pour celles et ceux qui voulaient revoir un Udon/Konohamaru, j'ai longtemps hésité, puisque je voulais même le faire au départ mais Gaara méritait une fin heureuse !

Petite réponse à Pikachu : De rien toujours avec plaisir =)

Petite réponse à Izumika : C'est vrai que ce n'est pas forcement fidèle au manga où Shikamaru réfléchit avant d'agir mais avec les femmes j'avais envie de le faire ainsi. Dans les hors-série, on voit que ça traine entre Temari et lui mais après on ne sait pas comment ça s'est fait donc je me suis dis on va faire comme ça avec Kurenai, ça traine au départ puis voilà ^^

Petite réponse à May16 :La meilleure phrase du dernier extra !

Petite réponse à Tiange : L'extra que tu attendais avec impatience est là, j'espère qu'il te plait. Désolé pour la mort d'Haku mais cet extra a du te consoler avec la vangeancey