Merci pour tout vos commentaire sur le dernier chapitre, je suis contente que vous appréciez toujours autant cette histoire.

Dawntome : Merci pour le commentaire. Contente que tu as aimé le rapprochement.

Ally84 : Merci pour le commentaire. Oui enfin ils ont franchi le pas, et peut-être que tu es sur la bonne voie par rapport aux problèmes à venir...Ou pas.

Merci à mes deux bêta Delicity-Unicorn et Shinobu24 pour leur présence. Je vous embrasse.

Bonne lecture.

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Felicity se trouvait assise sur le balcon et regardait l'océan, téléphone à la main. Cela faisait deux jours que les choses entre elle et Oliver avaient passé l'étape de l'amitié vers quelque chose de plus intime. Bien qu'elle fût heureuse et excitée à ce sujet, sa maison lui manquait énormément. Elle était fatiguée d'être au même endroit jour après jour, le seul point positif de tout ce bazar et qui l'aidait à tenir était Oliver. Elle soupira et jeta un coup d'œil au téléphone dans ses mains.

Elle envisagea de l'appeler, le manque de sentir ses bras autour d'elle à chaque instant avait triplé depuis la première fois où ils avaient fait l'amour, mais elle savait que sa journée était remplie de réunions très importantes pour sa compagnie. Felicity se mordit la lèvre inférieure et regarda de nouveau son téléphone, vu qu'elle ne pouvait pas appeler l'homme qui avait su ouvrir son coeur de nouveau, elle pensa à appeler sa meilleure amie. Elle n'avait pas parlé à Iris depuis un moment et c'était en partie parce qu'elle savait que la journaliste était inquiète et voulait savoir où elle était et avec qui elle était.

Felicity comprenait très bien ses inquiétudes, mais Iris souhaiterait savoir pourquoi elle se trouvait chez Oliver et malheureusement elle ne pouvait pas répondre à ses questions sans divulguer le secret du justicier. Ce qu'elle ne ferait jamais, il lui avait fait confiance en lui avouant son travail pour sauver la ville, elle ne le trahirait jamais, même si cela devait l'obliger à mentir à sa meilleur amie. Elle repensa à sa décision de parler avec Iris, mais la jeune femme lui manquant tellement elle ne put se résoudre à ne pas lui passer un coup de fil tout de même pour avoir de ses nouvelles et entendre sa voix. Elle laissa échapper un souffle, composa le numéro et attendit que sa compère de toujours décroche le téléphone.

Iris gémit quand un fort bourdonnement interrompit son sommeil, elle tendit la main pour arrêter son réveil, mais sa main se heurta brusquement à une table. Gémissant à nouveau, elle ouvrit un œil et réalisa qu'elle était allongée sur le canapé, la tête en bas. Comment s'était-elle retrouvée de cette façon ? Elle n'en avait aucune idée. Elle réussit à se relever un petit peu en poussant sur ses bras et le regretta instantanément lorsque la douleur irradia son crâne. Iris leva la main pour frotter son cou alors qu'elle s'asseyait délicatement, ses yeux se posant sur la bouteille de vin au milieu de la table. D'accord, elle comprenait mieux sa position de sommeil et son mal de tête.

Le bourdonnement retentit à nouveau et Iris jeta un coup d'œil sur le canapé ainsi que sur la table basse pour trouver en fin de compte son téléphone sur le sol qu'elle récupéra rapidement. Une autre douleur lui traversa la tête alors qu'elle plissait les yeux pour se concentrer sur l'identification de l'appelant. Soulagée de voir le nom de son amie, Iris appuya sur le bouton de réponse et porta le téléphone à son oreille.

- Salut, parle doucement, la prévint-elle en s'appuyant contre le canapé.

Felicity haussa un sourcil devant les mots de la journaliste, la panique la submergea immédiatement se demandant si Iris avait des soucis, ou bien si Fuller avait réussi à la connecter avec elle et la pourchassait. Elle s'assura de garder sa voix basse quand elle parla, lui demandant si elle allait bien et si elle avait des problèmes à cause d'elle.

- Ne t'inquiète pas Fel, aucun problème à l'horizon, murmura-t-elle sa tête serrée comme dans un étau.

Felicity fut soulagée et un petit sourire apparut sur ses lèvres. Elle savait qu'Iris lui manquait, mais elle n'avait pas réalisé à quel point jusqu'à ce qu'elle entende sa voix.

- Dis-moi pourquoi je dois parler doucement alors.

- Apparemment, j'ai pensé que c'était une bonne idée de boire une bouteille de vin la nuit dernière et ma tête le sent ce matin, répondit Iris avec amertume.

- Comment vas-tu ? J'ai l'impression de ne pas t'avoir parlé depuis des jours, dit-elle en se penchant dans le fauteuil.

Iris releva ses jambes sous elle et se mit sur le canapé, résistant à peine à la tentation de gémir à nouveau. Elle commença à lui expliquer qu'hier avait été une dure journée. Qu'elle avait dû couvrir toutes les conférences de presse ennuyeuses puis en rentrant elle avait passé la soirée en compagnie du vin, pensant à sa meilleur amie, espérant que tout se passait bien pour elle. La jeune journaliste haussa les épaules même si elle savait que Felicity ne pouvait pas la voir et laissa ses yeux se fermer un instant, essayant de décider si c'était mieux ou pire que de les laisser ouvert.

- Y a-t-il eu de nouveaux développements ?, demanda-t-elle

Iris avait l'impression que cela faisait des mois depuis qu'elle avait vu sa meilleure amie. Elle savait que tout cela était pour leur protection, mais elle était plus que prête à ce qu'elle rentre à la maison.

- Non, je garde un œil sur le juge, cependant, dit-elle. S'il va n'importe où, je le saurai. Je ne peux pas croire que tu aies bu sans moi, plaisanta-t-elle en inclinant la tête sur le côté.

- Nous nous rattraperons lorsque tu rentreras, dit-elle.

Iris bougea encore et son estomac roula, elle ferma rapidement les yeux et se concentra sur sa respiration. L'envie de vomir passa et elle rouvrit les yeux. Elle lui expliqua que pendant ces conférences elle continuait de rencontrer ces hommes, qui elle le savait grâce à elle, étaient des pervers dégoûtants. Que plusieurs fois elle avait voulu leur faire savoir qu'elle connaissait leur vilain petit secret mais devait se mordre la langue pour empêcher un seul mot de sortir de sa bouche, sachant qu'ils pourraient relater à Fuller sa connaissance de son service d'escort.

- Une des conférences de presse que j'ai eu à couvrir hier était à Queen Consolidated, pour parler du nouveau projet que la compagnie lance pour aider les habitants des Glades, commença-t-elle.

- C'est une très bonne initiative de Queen Consolidated je trouve. Surtout après les deux attaques que cette partie de la ville a subi, répliqua la jeune femme blonde.

Oliver lui avait expliqué qu'il se sentait coupable que sa famille ait été responsable, d'une certaine façon, de la destruction des Glades lors du tremblement de terre orchestré par un homme qu'il avait connu toute son enfance. Que son projet était d'aider les familles, dont l'un des membres avaient perdu une jambe, un bras. Qu'il souhaitait leur fournir des prothèses de haute technologie pour qu'ils puissent travailler de nouveau et subvenir aux besoins de leur enfants.

- Le projet est une bonne initiative je te le concède. Mais je voulais te parler d'Oliver Queen en fait.

- Oh !, dit-elle sachant que sa meilleure amie ne portait pas cet homme dans son coeur.

- Tu avais raison, tu sais. Cet homme sait manoeuvrer les gens dans son sens, pas à un moment pendant l'interview tu aurais pu penser qu'il n'était pas un homme honnête ou gentil. Toutes les femmes dans la salle étaient suspendues à ses lèvres, continua-t-elle.

- Sauf toi j'en suis certaine.

- Sachant qu'il est lié à Fuller, qui se sert de femmes innocentes pour satisfaire des hommes qui peuvent leur faire du mal pour assouvir des pulsions, je peux te jurer que j'avais envie de l'étriper plutôt que de me pavaner devant lui comme toutes les autres. Honnêtement je ne comprend pas, il est magnifique, il a juste a claqué des doigts et les femmes sont à ses pieds, dit-elle en secouant la tête.

- Peut-être que...

- Après je devais interviewer le conseiller municipal qui voulait t'attacher, la coupa-t-elle.

- Ce gars était terrible, répliqua son amie.

Felicity se souvenait de ce rendez-vous, cet homme avait apporté ses propres accessoires et lui avait expliqué ce qu'il attendait d'elle pendant leur moment intime. Elle fit une grimace et se mordit la lèvre inférieure alors qu'elle tentait de comprendre comment elle allait aborder une conversation sur Oliver. Elle souhaitait changer les idées reçues qu'avait sa meilleure amie sur lui, idées qu'elle lui avait mis en tête après son premier rendez-vous, avant de connaître le véritable Oliver Queen. L'homme qui était un justicier la nuit pour sauver les plus faibles, l'homme qui avait une fissure intérieure d'avoir perdu ses deux parents, l'homme qui avait subi des tortures inimaginables mais qui se servait de cette mauvaise expérience pour devenir meilleur. L'homme qui pouvait être si doux dans ses caresses, dans ses baisers, qui avait été d'une douceur extrême lors de leurs moments intimes. L'homme qui était devenu son monde depuis plusieurs semaines.

- Tu sais, Iris ... Oliver Queen n'est pas si terrible que ça, dit-elle, laissant sa voix disparaître dans un murmure.

- Pas si terrible ? Répéta Iris, confuse. Elle se frotta à nouveau la tête et se demanda si sa gueule de bois lui faisait entendre des choses. Fel, c'est toi qui m'a dit qu'il était de la pire espèce, que les autres hommes ne tournaient pas autour du pot, ne t'endoctrinaient pas avec leurs belles paroles comme Queen avant de te mettre dans leur lit, lui rappela-t-elle.

- Je sais… je sais que j'ai dit ça, mais peut-être que...

- Et que la seule bonne chose à propos de votre moment était quand il avait dû partir, de cette façon tu n'avais pas eu à trouver un moyen de sortir de ton rendez-vous avec lui. Que tu t'en étais voulue d'avoir cru qu'il était différent, continua-t-elle.

- C'était après coup, j'étais en colère tu comprends. Mais j'y ai pensé depuis, et je pense que je me suis sûrement trompée sur lui, mais pas comme je le pensais. Qu'il est peut-être un homme bon, dit-elle doucement se pinçant les lèvres.

- Tu ne te trompes que très rarement Fel, répliqua la journaliste. Ta première impression sur lui, le fait que tu pensais qu'il pouvait être différent des autres, qu'il avait juste besoin de compagnie pour discuter était fausse et tu le sais. Il n'avait qu'une idée en tête depuis le départ, comme tous les autre hommes puissants de cette ville qui sont des clients de Fuller. Assouvir des pulsions qu'ils ne peuvent pas laisser aller avec d'autres femmes que des prostituées, déclara-t-elle avec colère.

- Je ne pense pas qu'il voulait assouvir des pulsions, je ne sais pas ce qu'il voulait, mais je pense que je me suis trompée à son sujet. Ecoute ce n'est pas un gros problème, laisse tomber, d'accord ? dit-elle.

Iris fronça les sourcils, elle ne comprit pas vraiment d'où venait le changement soudain de Felicity pour Oliver. Elle se demandait si son amie n'était pas cachée depuis trop longtemps et qu'elle commençait à oublier à quel point les choses avaient mal tourné avec cet homme. Felicity comprit trop tard que sa réaction allait rendre Iris suspicieuse, et qu'elle commencerait très rapidement à lui poser des questions si elle ne changeait pas de sujet.

- Tu me manques. J'aimerais que nous puissions simplement aller prendre un café ou que tu m'invite à boire une bouteille de vin avec toi, taquina Felicity, sachant que même si Iris l'avait fait, elle n'aurait pas pu y aller.

- Tu me manques aussi. Espérons que cela ne durera plus très longtemps.

- J'espère, dit-elle, sachant qu'il était très possible que cela puisse durer encore un moment.

Elle ouvrit la bouche pour continuer de discuter avec la journaliste lorsqu'elle entendit un son venant de son ordinateur. Elle fronça les sourcils et jeta un coup d'œil vers l'appartement, se demandant ce qu'elle avait trouvé.

- Iris je ne veux pas abréger la conversation, mais j'ai quelques petites choses à faire et je suis sûre que tu dois probablement te traîner pour aller au travail. Mais je vais t'appeler plus tard ce soir… D'accord ?

Iris accepta, elle était presque certaine que c'était la conversation la plus étrange qu'elle ait eu avec son amie depuis longtemps, surtout concernant Oliver Queen. Elle voulait blâmer la gueule de bois, mais la jeune journaliste sentait qu'il lui manquait quelque chose. La dernière fois qu'elle avait parlé du CEO de Queen Consolidated, après son rendez-vous, sa meilleure amie avait donné des noms peu respectueux à son égard.

A présent c'était comme si elle le défendait, qu'elle trouvait une excuse à son comportement, alors que la journaliste était persuadée que Felicity ne l'avait jamais revu depuis cette nuit là. Pendant une seconde Iris se demanda si son amie blonde n'avait pas trouvé refuge chez Queen, mais elle secoua rapidement cette pensée. Cet homme n'était qu'un idiot, jamais il n'aiderait une femme sans contrepartie. Mais le doute persista dans son cerveau embrumé par l'alcool, elle pensa qu'elle devrait sûrement faire des recherches plus poussées sur Oliver Queen tout de même, car les sentiments contradictoires à son sujet de son amie lui semblaient étranges. Mais pour le moment elle savait que Felicity avait raison et qu'elle devrait probablement aller au travail, mais d'abord, une douche chaude était de mise. Ensuite, peut-être une sieste…

- D'accord, Fel, dit-elle. Je suppose que je te parlerai plus tard.

- À plus tard, Iris, dit-elle avant de déconnecter l'appel et de se relever du fauteuil.

Felicity se fraya un chemin à l'intérieur et se dirigea vers son ordinateur portable. Elle se pencha et appuya sur quelques boutons pour constater que l'avocat de Fuller était sorti de sa cachette et s'était rendu dans plusieurs bâtiments de la ville. Elle s'assit pour pouvoir comprendre ses déplacements, peut-être arriver à attraper une image d'une rencontre avec Fuller, ou bien des transactions avec le fantôme que recherchait Oliver. Elle se mit à travailler rapidement souhaitant avoir de bonnes nouvelles à donner au justicier lorsqu'il rentrerait de sa journée.

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Oliver raccrocha le téléphone et laissa échapper un long soupir alors qu'il tournait sa chaise vers l'ordinateur. La conférence téléphonique de deux heures pour le nouveau projet lui avait donné mal à la tête et il devait se préparer pour sa prochaine réunion. Il releva la proposition et essaya de se concentrer, mais tout ce à quoi il pouvait penser était à quel point il voulait sortir de là. Il savait que Felicity s'ennuyait à l'appartement et s'il n'était pas dans l'obligation de participer aux réunions, il pourrait rentrer chez lui et la surprendre avec un déjeuner. Ensuite passer l'après-midi tout en la tenant dans ses bras à regarder un film, finir la journée avec un dîner qu'ils auraient préparé ensemble, faire l'amour puis s'endormir avec son corps pressé contre sa poitrine. Mais il avait négligé les choses au bureau ces deux derniers jours et il savait qu'il ne pouvait plus les repousser, surtout que ce projet lui tenait à coeur.

Il essaya de se concentrer et quelques minutes plus tard, il sentit son téléphone portable vibrer dans sa poche. Oliver l'attrapa dans l'espoir de voir le nom de celle qui tenait son coeur, sur l'identification de l'appelant, et grimaça lorsqu'il vit qu'il s'agissait de Tommy. Oliver avait ignoré quelques-uns des appels de son ami ces deux derniers jours depuis qu'il était occupé avec Felicity et il savait que Tommy n'était probablement pas content. Oliver envisagea à nouveau d'ignorer l'appel, mais il savait que cela ne ferait qu'empirer les choses. Il prit une profonde respiration et répondit.

- Salut Tommy. Qu'est-ce qui se passe ?, demanda-t-il, faisant de son mieux pour paraître joyeux.

- Wow, tu as finalement décidé de répondre à ton téléphone, dit-il en tirant ses bras hors des manches de sa veste de costume. Il essayait d'entrer en contact avec Oliver depuis deux jours et son ami l'évitait sans aucun doute, mais la question était de savoir pourquoi. Où étais-tu récemment ?, Demanda-t-il en jetant sa cravate sur la commode de sa chambre.

- Je suis désolé, dit Oliver. J'avais l'intention de te rappeler, mais les choses ont été un peu folles au bureau, mentit-il.

Il avait eu l'intention de rappeler Tommy à un moment donné sachant que son compère de toujours pourrait venir jusqu'à Star City pour comprendre son silence. Mais du fait de leur dernière discussion dans le bunker, il faisait son possible pour éviter ses appels, sachant qu'une fois que Tommy découvrirait la véritable raison de son refus de répondre, son ami lui donnerait une nouvelle leçon. Oliver n'avait pas l'intention de l'entendre parler de la femme dont il était amoureux de cette façon de nouveau n'étant pas certain qu'il pourrait contenir sa rage cette fois-ci.

- Alors, que se passe-t-il ? Carole m'a envoyé les derniers rapports et il semble que les choses se soient bien passées à Coast City.

- Elles le sont. Comme je ne travaillais pas ce soir, et que demain est ma journée de repos, j'ai pensé que se serait une bonne idée pour prendre un verre avec mon meilleur ami, déclara-t-il, laissant ses mots dans l'air pendant une minute. J'ai quelques courses à faire, mais je peux m'y rendre par la suite grâce à Barry. Que dis-tu ?, Demanda-t-il en retirant sa chemise tenant le téléphone contre son oreille.

Oliver fronça les sourcils, il voulait voir Tommy, mais il était au bureau depuis tôt ce matin et il lui restait encore cinq ou six heures de travail. S'il sortait avec son ami, Felicity serait forcée d'être seule plus longtemps et il ne voulait pas lui faire ça.

- En fait, ce soir n'est pas bon pour moi, dit-il, Peut-être ce week-end ? Oliver pensa qu'il ne se sentirait pas aussi mal de quitter Felicity pendant quelques heures le week-end s'il était à la maison la plus grande partie de la journée.

Tommy fronça les sourcils alors qu'il finissait de tirer son pantalon vers le bas tout en expliquant à Oliver que le week-end fonctionnerait pour lui si Hal ne devait pas de nouveau s'absenter, sachant que son ami saurait ce qu'il voulait dire, et qu'il n'était pas d'astreinte à l'hôpital.

- Alors, comment ça va ? T'es-tu enfin débarrassé de la squatteuse ?, Plaisanta-t-il.

- Arrête Tommy !, Demanda Oliver sentant sa colère envahir son corps. Felicity n'est pas une squatteuse, c'est dur pour elle. Elle n'a pas pu quitter l'appartement depuis des semaines et elle passe le plus clair de son temps seule !

- Je ne comprends pas pourquoi tu t'énerves autant, répondit Tommy étonné de la colère soudaine de son ami. Je pense que cette situation dure depuis trop longtemps, elle doit avoir des amis chez qui se cacher. Pourquoi reste-t-elle chez toi ?, continua-t-il.

- Car je suis le seul qui peut la protéger bordel, dit-il frappant son poing sur son bureau. Elle s'est jetée dans cette mission seule, les personnes qu'elle côtoie ne connaissent pas son secret.

- Quel secret Oliver, demanda Tommy

- Elle est comme nous, sauf qu'elle ne porte pas de masque. Felicity n'a pas demandé à se retrouver dans un merdier pareil. Elle a infiltré le service d'escort pour faire tomber l'homme qui a laissé l'un de ses clients tuer une jeune fille innocente. Elle a voulu faire le bien et à présent sa vie est en danger.

Oliver se rendit compte une seconde trop tard à quel point il semblait défensif. Tommy avait des doutes au sujet de Felicity depuis le début, il s'inquiétait pour son ami sachant qu'il pourrait succomber à la jeune femme, et il venait de lui prouver que ce qui se passait entre eux était plus que platonique. Quel idiot pensa-t-il ! Il était impossible qu'il puisse se sortir des investigations de son ami à présent, il allait de nouveau l'entendre le sermonner. L'homme brun resta silencieux une minute avant de secouer la tête.

- Incroyable, marmonna-t-il. Tu as couché avec elle ... n'est-ce pas ?, Demanda-t-il d'une voix dure. Qu'est-il arrivé à il ne se passe rien entre nous ?, Demanda-t-il en s'asseyant sur son lit. Je pensais que tu ne t'impliquerais pas avec cette fille !

Oliver ferma les yeux, soupirant intérieurement alors qu'il s'obligeait à ne pas s'énerver par le comportement colérique de son meilleur ami. Il savait que Tommy essayait juste de le surveiller et s'il se mettait en colère à son tour, ils risqueraient de prononcer des mots qui ferait beaucoup de mal à leur amitié de toujours. Ce n'était pas la faute de son partenaire s'il n'avait pas encore rencontré Felicity pour se rendre compte qu'elle était merveilleuse. S'il le faisait, Oliver était à peu près certain que son compère ne serait pas aussi inquiet.

- Oui, je l'ai fait, admit Oliver. Il rouvrit les yeux et se pencha dans son fauteuil. Il n'y avait rien entre nous et je ne prévoyais rien, mais c'est arrivé, c'est tout.

C'était la vérité. Ce n'était pas sa faute s'il s'était connecté si facilement avec Felicity, si une alchimie immédiate s'était formée entre eux, après qu'ils avaient dépassé le stade du manque de confiance.

- Les choses ont changé et je sais que tu es inquiet, mais ce n'est pas nécessaire. Felicity et moi sommes sur la même page.

Oliver était à peu près sûr qu'ils étaient sur la même page, de toute façon. Mis à part le fait qu'aucun des deux ne s'était efforcé de définir ce qu'il se passait entre eux, il était certain qu'elle éprouvait aussi des sentiments et qu'il ne faudrait pas longtemps avant qu'ils admettent ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre.

- Es-tu sûr de ça, Oliver ? Parce qu'en ce moment, je suis sûr que les émotions sont fortes, dit-il en se passant une main dans les cheveux.

- Que veux-tu dire ?

- Elle est coincée chez toi jusqu'à ce que Fuller et Darkh soient attrapés. Tu as ce besoin impérieux de la protéger. Tu es la seule personne qu'elle voit depuis des semaines. Il se tut quelques secondes avant de continuer. Ecoute, je sais que ça a l'air dur, mec, mais tu dois réfléchir avec lucidité.

La dernière chose que Tommy voulait, c'était que son ami soit blessé comme il l'avait déjà été. Une histoire si intense, même si elle n'était qu'éphémère, ne disparaissait pas du jour en lendemain. Encore maintenant, alors qu'il était heureux avec Laurel, son coeur se serrait lorsqu'il se remémorait les semaines qu'il avait partagé avec Susan Williams. Certes elle l'avait trahi de la pire des façon, et il n'avait que du mépris à son égard à présent, mais à cette époque il avait pensé qu'elle était celle avec qui il serait heureux pour toujours.

- Es-tu en train de suggérer que nous dormons ensemble parce que je suis sa seule option ? C'est ridicule, Tommy, dit Oliver.

Il ne croyait pas que Felicity puisse l'utiliser de cette façon. Il savait qu'elle était frustrée et qu'elle n'aimait pas être coincée dans l'appartement toute la journée, mais elle était avec lui parce qu'elle le voulait bien.

- Ou peut-être que tu suggères que j'ai profité d'elle parce que c'est le genre d'homme que j'avais l'habitude d'être ?, demanda-t-il les nerfs à vif.

Oliver savait qu'il était un peu dur avec son ami, mais il s'en fichait, il avait besoin que Tommy entende à quel point sa théorie était folle. L'homme brun secoua la tête et se leva pour récupérer un sweat et un bas de pantalon dans sa commode.

- Ne mets pas de mots dans ma bouche que je n'ai pas formulé, dit-il, sa voix serrée.

- Alors explique-moi !, demanda-t-il en colère à présent.

- Tu es une bonne personne, Oliver, alors tu te soucies d'elle. Tu l'aides, la protège et elle vit dans ton espace personnel. Tu la vois tous les jours. Tu admires ce qu'elle essayait de faire. Vous avez les mêmes convictions lorsqu'il s'agit d'attraper le méchant, expliqua-t-il en jetant les vêtements sur son lit.

- Tout à fait ! Et qu'est-ce-qu'il y a de mal à cela Tommy ?, demanda-t-il avec ferveur.

- Elle te voit comme le gars qui lui a sauvé la vie, celui qu'elle admire le plus. Un homme qui s'efforce de la protéger et d'être à ses côtés tous les jours, quand elle en a besoin. Elle s'accroche à toi car elle n'a personne d'autre à qui confier ses peurs, ses doutes, dit-il doucement à son ami tout en s'habillant.

- Nous nous confions l'un et l'autre tout simplement car nous sommes des amis...Peut-être plus...Je ne sais pas. Mais ce que je ne comprends pas Tommy, c'est pourquoi tu t'inquiètes autant pour ma vie sexuelle avec Felicity ?, demanda-t-il.

- Tu dois savoir maintenant si votre relation est réelle ou bien éphémère. Si elle couche avec toi uniquement pour évacuer la tension qui l'étouffe par le fait d'être enfermée dans ton appartement.

Tout ce que Tommy voulait, c'était qu'Oliver puisse voir la situation dans son ensemble, mais apparemment, son ami ne la voyait pas, car il était aveuglé pour le moment par les sentiments que lui faisait ressentir cette femme. Il n'avait jamais pu partager son secret avec une des rares femmes avec lesquelles il avait eu une relation intime, et cela le grisait de pouvoir être libre avec Felicity Smoak.

- Je vois bien que tu es attaché à cette femme, peut-être même que tu en tombes amoureux. Je ne veux pas que tu finisses le coeur brisé quand la mission d'attraper Fuller et Darkh sera terminée et qu'elle n'aura plus besoin de rester avec toi. Oliver !

Le justicier resta silencieux un moment, il comprenait ce que Tommy essayait de faire, mais il pensait toujours que son ami était très loin de la vérité. Felicity n'était pas le genre de femme comme Susan Williams.

- Ecoute, je comprends que tu te soucies de moi et je l'apprécie. C'est le cas je te le promets, souligna-t-il. Je sais que Felicity est reconnaissante de mon aide et je veux la protéger, mais je veux aussi protéger beaucoup de gens et je ne couche pas avec eux.

- Ce n'est pas ce que je veux dire...

- Tu as raison Tommy, ce que je ressens est sûrement plus fort que de l'amitié, le coupa-t-il. Mais je suis certain que ce qui se passe n'est pas dû au fait que nous soyons ensemble douze heures sur vingt quatre. J'aurais autant été séduit par elle si je l'avais rencontrée d'une autre façon. Il y a quelque chose entre nous, je l'ai senti dès le premier soir.

Bien évidemment, il ne lui aurait pas avoué aussi rapidement qu'il était Green Arrow, et aurait certainement mis des mois avant de lui faire partager son secret mais il était persuadé qu'il serait tombé amoureux d'elle comme à présent. Son babillage, son grand coeur, son écoute, son sourire et tellement d'autres choses qu'il appréciait chez elle l'aurait séduit, qu'ils se soient rencontrés dans un bar, ou bien chez Queen Consolidated.

- Sérieusement, je sais ce que je fais, insista Oliver. J'ai juste besoin que tu me fasses confiance, d'accord ?, sentant un pincement dans son estomac, mais l'ignorant.

Tommy resta silencieux une minute alors qu'il se penchait pour faire les lacets de ses baskets, avant d'accepter la réponse de son meilleur ami. Mais il était persuadé que cette affaire ne se finirait pas bien, qu'il avait raison de s'inquiéter, qu'à la fin de cette histoire, Oliver risquait de souffrir, quand Felicity Smoak quitterait sa vie pour toujours pas prête à s'engager avec un justicier.

- Je suppose que je te verrai ce week-end alors. Appelle-moi quand tu connaîtras ton emploi du temps. Il garda sa voix légère en attrapant ses clés.

Oliver connaissait suffisamment Tommy pour savoir que son ami n'était pas content pour ne pas écouter ses conseils, mais il n'y avait pas grand-chose à faire pour le moment.

- Je t'appellerai certainement ce week-end. Merci de ton appel, ajouta-t-il, tentant d'atténuer la tension qu'il ressentait.

Tommy le salua rapidement avant de mettre fin à l'appel, il se dirigea vers la porte de son appartement, prêt à courir jusqu'au bureau de sa fiancée, pour atténuer la tension qui l'envahissait. Il savait qu'Oliver n'était pas d'accord avec lui sur la question de Felicity, mais il essayait seulement de l'aider.

Oliver soupira. Cela ne s'était pas bien passé du tout. Il envisagea brièvement de rappeler Tommy puis décida de ne pas le faire. Il avait du travail à faire et la vérité était qu'il doutait que son ami veuille lui parler, vu la façon dont il avait mis fin à la conversation sans boutade comme d'habitude. Oliver allait juste devoir lui prouver le contraire.

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Oliver attendit que les autres parties donnent les réponses appropriées, puis il déconnecta l'appel, poussant un soupir de soulagement alors qu'il se penchait dans son fauteuil. En se levant ce matin il avait décidé de rester dans son appartement pour la journée et passer du temps avec la jeune femme blonde qui le partageait avec lui. Avec un sourire sur les lèvres il avait quitté Felicity, la laissant dans leur lit toujours endormie, prêt à lui préparer le petit déjeuner lorsqu'il s'était rappelé d'appeler son assistant pour repousser sa téléconférence pour demain. Malheureusement l'un des participants n'étant pas disponible, Oliver était parti dans son bureau pour règler ce problème rapidement.

Bien évidemment la téléconférence s'était éternisée et il avait pensé à un moment qu'elle ne se terminerait jamais et qu'il passerait sa journée enfermé ici au lieu de savourer des moments de tendresse avec Felicity. C'est au bout de quelques heures qu'il avait vu le bout du tunnel, toutes les parties ayant réussi à être d'accord sur tous les points. Oliver était content de lui, tout s'était déroulé comme prévu et il n'était pas nécessaire qu'il se rende au bureau son assistant ayant repousser toutes ses réunions à demain.

C'était une bonne chose car il préférait de loin passer du temps à essayer d'avoir une discussion sincère avec Felicity et de s'assurer qu'ils étaient vraiment sur la même page. Depuis sa conversation avec Tommy il y a deux jours, tous les points qu'il lui avait nommé lui taraudaient la tête et l'empêchaient d'être serein se posant plusieurs questions sur sa relation naissante avec la jeune femme blonde.

Il appréciait énormément Felicity, c'était plus que cela, il pouvait se l'avouer, ce qu'il ressentait pour elle était fort et leur moment intime étaient fabuleux, il avait senti une connexion avec elle, cela n'était pas juste du sexe. Il savait que Felicity était stressée en ce moment à cause de la situation dans laquelle elle se trouvait, ne pas pouvoir sortir du loft la rendait de plus en plus folle. Mais dès qu'ils se retrouvaient dans la chambre, elle oubliait tout pendant un moment pour vivre l'instant présent avec lui.

La nuit dernière ils s'étaient couchés dans la chambre d'Oliver, et aucun d'eux n'était particulièrement fatigué puisqu'il était un peu plus de dix heures. Ils avaient commencé à parler de choses aléatoires et ça avait été sympa d'être ensemble comme un véritable couple, sans faire l'amour. Oliver avait senti la jeune femme blonde se détendre et au moment où ils étaient tous deux prêts à s'endormir, elle s'était blottie contre sa poitrine, comme elle l'avait fait toutes les nuits depuis qu'ils avaient commencé à dormir ensemble.

Mais aucun d'eux n'avait mentionné ce qui se déroulerait après qu'ils aient attrapé et enfermé Darkh et Fuller et que Felicity serait de nouveau libre. Et la pensée de la perdre le terrifiait, il s'était habitué à vivre avec elle, il avait toujours eu peur de l'engagement mais avec Felicity il savait que tout serait simple, comme cela l'était depuis le début de son séjour dans son loft, il ne voulait pas perdre ce qu'ils partageaient.

Il commença à se lever alors que son téléphone vibra dans sa poche. Oliver le sortit, lorsqu'il vit le nom de Curtis sur l'identification de l'appelant, il savait qu'il ne pouvait pas refuser l'appel. Son informaticien ne l'appelait jamais sans raison, s'il le dérangeait pensant qu'il était à Queen Consolidated, c'est que leur conversation devait être importante.

- Salut, qu'est-ce qui se passe ?, Demanda-t-il.

- Nous l'avons, Oliver !, répondit son partenaire. Il n'essaya même pas de cacher l'excitation béate de sa voix quand ses yeux passèrent sur l'écran de l'ordinateur. Felicity était sur quelque chose avec le juge. C'est la clé. Il a travaillé sur la liaison entre Fuller et Darkh pendant tout ce temps. Je suis revenu sur ses pas en utilisant les signaux de surveillance que Felicity m'a envoyé et j'ai trouvé le motif. Darkh est en ville, dit-il.

Oliver était immédiatement en alerte quand il entendit cela. Darkh leur avait trop souvent glissé entre les doigts. Il savait comment entrer et sortir du pays sans que personne n'apprenne sa présence sur le territoire américain et cela rendait fou Oliver.

- Es-tu sûr ?, Demanda-t-il.

- Je suis sûr, confirma Curtis. Il a eu des entretiens privés avec Fuller dans son bureau et les deux en ont prévu un autre ce soir avec le juge. J'ai déjà l'ensemble des fichiers. Je pense que John, Barry et toi peuvent venir chercher les méchants. Nous pouvons adresser un beau pied de nez au FBI. J'aime quand on les bat sur leur propre terrain, ajouta-t-il.

- Tu sais que nous sommes du même côté qu'eux, lui rappela Oliver.

Mais il ne pouvait pas en vouloir à Curtis, il avait toujours eu du plaisir à trouver les méchants avant le gouvernement. C'était une preuve supplémentaire que le monde avait besoin de héros même s'ils n'étaient pas toujours d'accord avec leurs méthodes de flèche et de pouvoir surnaturel.

- Peux-tu m'envoyer tout ce que tu as pour que je puisse le montrer à Felicity ?, Demanda-t-il.

- C'est déjà sur le serveur. Je vais appeler Barry et Roy et leur dire d'attendre plus d'instructions de ta part plus tard. As-tu besoin que Tommy soit présent aussi, demanda-t-il.

- Oui ! Demande lui si Hal peut le déposer à Star City, répondit-il.

- Nous allons enfin pouvoir attraper Darkh et l'enfermer derrière les barreaux, les bons vont gagner cette fois-ci Oliver, dit-il.

- Il est temps, déclara-t-il avec un sourire. Merci Curtis, ajouta-t-il avant de mettre fin à l'appel.

Oliver ne pris pas la peine de saisir son ordinateur portable alors qu'il glissait le téléphone dans sa poche et sortait du bureau de son appartement. Felicity avait toujours le sien à portée de main et elle avait accédé au serveur avec une aisance spectaculaire lorsqu'elle avait aidé Oliver à effectuer ses patrouilles.

- Felicity !, Appela-t-il alors qu'il se dirigeait dans le couloir pour la retrouver.

Mais il n'eut aucun retour de sa part, il l'appela de nouveau et le silence remplit le loft. Il parcouru toutes les pièces mais lorsqu'il ne la trouva pas il comprit qu'elle avait dû s'éclipser de l'appartement pendant qu'il était dans son bureau. C'était la première fois, depuis son arrivée dans le loft, qu'elle avait désobéi à ses recommandations.

Il attrapa son blouson en cuir et se dirigea vers la porte. Peut-être était-elle uniquement descendu dans le parking pour se sentir libre pendant quelques minutes ? À ce moment là, il sentit son téléphone vibrer dans la poche de sa veste, il le sortit et vérifia l'écran. Il put se rendre compte qu'il y avait un appel manqué de Felicity alors qu'il était en conversation avec Curtis. Il consulta sa messagerie vocale alors qu'il se dirigeait vers l'ascenseur.

- Je sais que tu ne vas pas être content. Il sourit au son de sa voix, réalisant à quel point elle lui manquait. Je suis dans le bureau de Max. Je sais, je sais que je ne devrais pas être seule ici, ce n'est pas sûr, bla, bla, bla… mais écoute. J'ai désactivé le système de sécurité et je ne sais pas combien de temps il durera .

Oliver fronça les sourcils et secoua la tête. Que faisait-elle ? Cette femme était un aimant à problèmes, ce n'était pas possible autrement. Il espérait qu'il arriverait à temps, surtout à cause de la réunion de ce soir entre Fuller et Darkh. Elle allait entendre le son de la corne de brume mais il décida de garder la conférence pour plus tard, lorsqu'elle serait à l'abri dans l'appartement, et dans ses bras.

- Je vais appeler ton partenaire Curtis et voir si je peux lui...Il entendit un bruissement puis un bruit sourd de l'autre côté de la ligne avant que tout soit mort.

- Felicity ?, Cria-t-il dans le téléphone, oubliant qu'il écoutait son message et ne lui parlait pas réellement.

Oliver raccrocha aussitôt et appela Barry, un sentiment de crainte s'installant dans son estomac alors qu'il se précipitait hors de l'ascenseur vers sa voiture.

Barry était assis sur le lit dans la zone médicale de Star labs, il venait de faire plusieurs test de vitesse et comme à chaque fois, sa fiancée le contrôlait pour être certaine que son métabolisme soit toujours près à supporter ses pouvoirs. Il jeta un coup d'œil dans sa direction alors qu'elle tapait rapidement sur son clavier son compte rendu sur la séance. Elle était tellement adorable quand elle se concentrait, il sourit, sa poitrine se réchauffant à l'idée de se marier dans moins d'un mois avec cette femme remarquable.

- Tu vois quelque chose que tu aimes ?, Demanda Caitlin en levant les yeux au-dessus de son écran, un sourcil frétillant d'amusement.

Il sourit puis se pencha et commença à murmurer à son oreille, sa phrase fut abrégée par le bourdonnement de son téléphone portable. Il l'atteignit dans sa poche et vérifia l'identité de l'appelant.

- C'est Oliver, dit-il répondant à l'appel. Salut..., commença-t-il mais il fut de nouveau écourté, cette fois par les hurlements frénétiques de l'autre homme. Ralentis Oliver, que veux-tu dire par Felicity a été prise par Fuller ?

- Exactement ce que cela signifie, elle a eu une piste sur un homme qui serait lié à Fuller et Darkh...Et elle est partie au bureau de Max pour trouver plus d'informations. Elle m'a laissé un message pour me prévenir mais la ligne a été coupée d'un coup.

- Tu penses que Max l'a trouvée dans son bureau et l'a emmenée ailleurs pour la tuer, demanda-t-il.

- Sûrement ! De plus Curtis vient d'apprendre que Darkh est en ville. Tu sais ce qu'il fait subir aux traîtres. Pourquoi ne m'a t-elle pas écouté, grognant de frustration de ne pas avoir vu la jeune femme quitter le loft.

- Ne t'inquiète pas, on va la retrouver, je te retrouve dans le bunker, déclara-t-il.

Barry raccrocha, expliqua ce qui arrivait à Caitlin puis disparu dans un éclair pour se rendre à Star City. Curtis essaya de pirater le fil de sécurité dès qu'il appris la nouvelle voyant l'archer arriver en trombe dans le bunker. Mais les pare-feu étaient de nouveau en place, les téléphones de Fuller et Felicity émettaient un signal dans le bureau de celui-ci, mais lorsque Barry s'y était rendu plus personne n'était présent dans les locaux. Oliver soupira, posant son poing sur le clavier et laissant échapper un grognement de frustration. Il lui avait promis de la protéger et il l'avait laissée tomber. Diggle s'approcha de lui et posa une main sur son épaule.

- Je sais que tu es en colère, Oliver, mais tu a besoin d'être lucide pour la retrouver. Qui sait où elle se trouve ou ce qui lui arrive, mais si quelqu'un peut la trouver, c'est toi, dit-il doucement en pressant légèrement son épaule.

- Fuller et Darkh sont des hommes morts, répondit Oliver sa haine contre les deux hommes devenant encore plus intense qu'avant.

Ce qui s'était passé entre Felicity et lui cette première nuit avait été plus qu'une nuit de sexe, il avait ressenti des émotions lorsqu'ils avaient fait l'amour qu'aucune femme ne lui avait fait ressentir. Et il voulait avoir la chance de partager des moments de bonheur avec elle de nouveau.

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Pensez-vous que Tommy a raison et que Felicity n'est pas réellement amoureuse d'Oliver ?

J'attends vos avis avec impatience.

A bientôt.