Thème 16 : Frisson.
Canon.
Philippe rentra, il était trempé. Il avait été dehors toute la nuit sous une pluie battante pour traquer quelqu'un qui avait essayé d'attaquer son frère. Il avait aidé Fabien Marchal dans ses recherches. Depuis qu'il était revenu de la guerre, le brun faisait équipe avec le chef de la sécurité du palais. Ils avaient fini par retrouver l'attaquant et Fabien l'avait emmené dans sa « salle de travail » pour l'interroger. Le brun rentra chez lui et vit que le chevalier était allongé sur son lit. Le brun le regarda, il avait l'air vraiment las. Le blond le regarda et fut parcouru d'un long frisson :
-Tu as une mine affreuse ! Mais qu'est-ce qui s'est passé ?
-Rien, enfin si mais c'est réglé maintenant.
-C'était grave ?
-Un peu, mais comme je l'ai dit c'est réglé maintenant.
Le brun était donc trempé, rempli de boue jusqu'aux genoux, le visage et le torse couverts de sangs, et les cheveux emmêlés. Le chevalier appela une domestique pour qu'elle prépare un bain pour le brun. Il s'approcha et commença à déshabiller Philippe :
-Il faut retirer ces vêtements mouillés, tu vas être malade. T'es frigorifié !
-Je sais, mais je suis résistant tu le sais bien.
La domestique fit une rapide révérence, indiqua que la baignoire était remplie et partit tout aussi discrètement qu'elle était entrée. Le chevalier finit de déshabiller son amant et lança :
-Plonge-toi dans l'eau chaude, ça te fera le plus grand bien !
-Merci beaucoup.
Le brun entra dans l'eau et soupira d'aise. Le chevalier rajouta une bûche dans la cheminée, il n'avait pas envie de rappeler une domestique alors que son amant était nu dans la baignoire. Quelques minutes plus tard Philippe ressortit de la baignoire, propre comme un sou neuf. Le chevalier l'enveloppa aussitôt dans des serviettes et le frictionna. Car malgré tous ses efforts pour le réchauffer, Philippe était toujours en train de frissonner. Le blond lui tendit une chemise de nuit une fois qu'il fut totalement sec et l'emmena sous les couvertures. Il le colla à lui dans l'espoir de lui transmettre sa chaleur. Le brun sourit :
-Tu es vraiment très attentionné ce soir.
-J'ai l'impression que ta nuit a été rude, c'est bien le minimum que je puisse faire pour toi. Il ne faut pas rentrer comme ça, tu me fait des frayeurs !
Ils s'embrassèrent et Philippe sourit au blond :
-Merci de prendre soin de moi comme ça.
-Mais de rien, ça me fait plaisir.
Ils restèrent ainsi à discuter et finirent par s'endormir, les premières lueurs du jour pointaient leur nez derrière le rideau. Le brun frissonna à nouveau, mais cette fois c'était de plaisir. Il aimait vraiment être blotti contre son amant, c'était là qu'il se sentait le mieux. Il savait que quoi qu'il arrive, le chevalier serait là à l'attendre et à le réconforter après les moments difficiles.
Fin.
