— Ma-ma-Marinette ?
Dame Justice se sépara de l'étreinte d'Aleth elle ne pouvait la voir, mais elle la sentait, elle tremblait et semblait effrayée, elle caressa sa joue avec délicatesse.
— Je ne suis plus Marinette, je suis Dame Justice, sa voix était calme et posée, Aleth Rivière, tu as vécue bien trop d'injustice, je vais maintenant les régler et faire régner ma justice, ne t'inquiète pas, je te sais non-coupable.
— Ma-, Dame Justice, s'il te plaît, rend moi Marinette, murmura Aleth en plaçant sa main contre celle contre sa joue.
— Ce n'est pas une chose que je peux t'offrir.
— Mari...
— Marinette n'est plus là.
— Je-je vais bien, tu n'as pas besoin de me faire justice, je vais bien, je ne vit pas dans de l'injustice.
— Ne te mens pas Aleth Rivière, je sais.
— Tu n'étais pas censée être akumatiser.
Dame Justice pouvait sentir les larmes couler sur les joues de la jeune femme en face d'elle, ses doigts se déplacèrent sous les yeux de l'adolescente pour les essuyer, Dame Justice n'était pas censée ressentir de l'affection envers quiconque, l'affection pouvait corrompre un jugement, mais elle voulait bien faire une exception pour la jeune fille qui se tenait devant elle.
— Tout va bien se passer, rassura-t-elle, tu n'as pas à t'en faire, mais dit moi la vérité Aleth Rivière, tes parents sont-ils déjà partis ?
— Partis ?
— En voyage d'affaire. Dame Justice pu sentir la fille se tendre.
— T-tu va leur faire du mal ?
— Je vais faire justice. Sont-il encore là ?
— I-ils partent, à seize heures, hoqueta Aleth, ils sont à la maison...
Une des notes accrocher au fil sur le bras gauche de Dame Justice se remplit des mots de l'adolescente, elle sentie la balance accrocher à son oreille droite s'alourdir l'obligeant à laisser tomber légèrement son visage sur le côté droit.
— Tu dit vérité, tu as bien fait, je te laisse maintenant ici, je te conseille de te mettre en sécurité, tu peux aller rejoindre la boulangerie Tom&Sabine.
Dame Justice dégaina son épée et mit un pied dessus, elle s'envola avec vitesse vers l'appartement d'Aleth, malgré ses yeux bandés elle pouvait toujours sentir son environnement, elle savait quand tourner et où était placés les objets sur sa trajectoire, elle savait également ou se trouver Daniel et Jeanne Rivière.
Elle arriva enfin sur le balcon du huitième étage et ouvrit la porte de la baie vitrée du salon, le couple sursauta de peur en voyant l'inconnue à l'épée entrer.
— Daniel Rivière, Jeanne Rivière, je suis Dame Justice et je suis ici pour juger de votre culpabilité ou de votre innocence, informa-t-elle en plaçant son épée devant elle.
— Que fait tu ici ? Grogna Daniel en se plaçant derrière sa femme.
— J'ai répondue à cette question en me présentant, dit Dame Justice, je suis ici pour faire votre jugement.
— Notre jugement ? Notre jugement de quoi ? Nous n'avons jamais rien fait de mal ! S'esclama Jeanne.
Une note accrochée sur le fil du bras droit de Dame Justice se remplit alourdissant légèrement la balance accrocher à son oreille gauche. Elle fronça les sourcils.
— Mensonge, déclara Dame Justice.
— Mensonge ? Nous ne mentons jamais ! Continua Daniel faisant remplir une nouvelle note du bras droit de Dame Justice.
— Mensonge, reprit-elle d'une voix ferme. Je suis ici pour faire votre jugement, répondez à mes questions. Aimez-vous vos filles ?
— On en à qu'une seule, cracha Jeanne.
— Mensonge.
— Nous aimons Aleth, dit Daniel avec hésitation.
Dame Justice sentit la colère l'envahir quand de nouveau une note fit alourdir la balance de son oreille gauche.
— Mensonge. Deuxième questions, pourquoi vous êtes vous débarrassés d'une de vos filles ?
— Elle était un poids mort, répondit sèchement Jeanne, personne n'avait le temps de s'occuper d'une, d'une telle tarée.
— Coupable, claqua Dame Justice.
— Q-quoi ?
Dame Justice leva son épée lentement, façant le couple avec rage.
— Vous êtes coupable d'avoir mentis, vous êtes coupable d'avoir manquée à vos devoirs de parents, vous êtes coupable d'avoir blesser, abandonner et trahi.
Sans un mot de plus, elle avança vers les deux adultes avec vitesse, les tranchants d'un coup sec de son épée. Le couple n'eu le temps de réagir, leurs yeux s'écartèrent en horreur alors que la lame traverser leurs corps avec facilité, le sang ne coula pas, Dame Justice leva son épée dans les airs avant de la placer de nouveau devant elle, façant les deux pitoyables humain se décomposer devant elle.
Jeanne et Daniel Rivière avait maintenant disparu de la surface du monde et deux perles noires prirent place sur la ceinture de Dame Justice.
Il était maintenant temps de rendre visite trois lycéens. Une nouvelle fois elle posa son pied sur son épée, sortant de l'appartement elle se trouvait de nouveau à survoler la ville avec vitesse, ne prenant guère compte des cris de surprise et de peur autour d'elle.
Dame Justice entra dans le lycée et rejoignit le self en quelques secondes.
Elle s'arrêta en sentant ceux qu'elle cherchait en face d'elle, ses pieds touchèrent sol, elle plaça son épée devant elle et faça les trois adolescents pendant que le reste des lycéens fuyaient effrayés.
— Adrien Agreste, Nino Lahiffe, Alya Césaire, je suis ici pour juger de vos actes, dit-elle avec froideur.
— Aleth ? Tenta Nino avec une petite voix.
— Je ne suis pas Aleth, contredit Dame Justice d'une voix calme, Aleth Rivière se trouve en lieu sûr.
— Marinette ? Réalisa Alya avec horreur.
— Je suis Dame Justice, je suis ici pour juger de vos actes, reprit-t-elle, vous avez injustement blessés Aleth Rivière par vos accusations et vous devez maintenant répondre de vos actes, je vous jugerais innocent ou coupable.
— Pourquoi fais-tu ça ? Demanda Nino.
— Je suis celle qui pose les questions Nino Lahiffe. Mais je suis ici pour faire justice. Commençons, pourquoi avait-vous accusés Aleth Rivière et ne menter pas, le je serais.
— Il y a beaucoup de preuves qu'elle soit l'alliée de Papillon, dit Adrien semblant s'en vouloir légèrement.
Dame Justice hocha de la tête pendant qu'une note se remplit sur son bras gauche.
— Je suis du même avis qu'Adrien, répondit également Alya.
— Moi aussi.
Deux nouvelles notes gagnèrent leurs places le bras gauche de Dame Justice.
— Et avez-vous clairement vu Aleth Rivière en contact avec Papillon ?
— N-non, avoua Adrien en regardant sur le côté.
— Avez-vous pris en compte une autre voix qui prenait la défense d'Aleth Rivière ?
Les trois lycéens se regardèrent avec culpabilités, semblant soudainement mal à l'aise.
— Non, déclara Nino honteusement.
— Pensez-vous qu'avoir accusés ainsi une personne sans réel preuve d'un quelconque alliage avec Papillon sans penser à d'autre option ai été la bonne chose ?
— Non, murmura Alya, c-c'est vrai, on s'est focalisés sur elle...
— C'était pas forcément juste, continua Nino en se grattant le bras.
— Alors, pourquoi l'avais-vous fait ?
— On, on voulait juste, avoir une piste, expliqua Alya d'une petite voix, on veut en finir le plus rapidement possible avec Papillon, avoir une idée de qui étais son allié était rassurant !
Dame Justice ne bougea toujours pas, les notes s'enchaînait uniquement sur son bras gauche, aucun mensonge, le groupe était honnête avec elle, mettant plus de poids sur sa balance droite, celle de l'innocence.
— C'est vrai que c'était rassurant d'avoir une idée de qui étais la fille masquée, dit Nino en lançant un rapide coup d'œil à son amie akumatiser, je suis désolé de l'avoir accusé sans penser au fait qu'elle était peut-être inocente...
La tête de Marinette se pencha vers son épaule droite, la balance était trop lourde.
— J-je m'excuse aussi, Aleth est notre amie, on aurait dû lui laisser le choix de s'expliquer, on aurait du t'éc-, écouter Marinette, dit Alya en se prenant les bras.
— Alya Césaire, Nino Lahiffe, je vous déclare innocent, vous avez fait des erreurs, mais je décide de vous laisser une chance, vous devez aller vous excuser à Aleth Rivière, si je vous revois et que vous ne l'avais pas fait, vous serait coupable. Maintenant vous pouvez partir.
Les deux adolescents se tournèrent vers Adrien avec une grimace.
— Euh, et, et Adrien ? Demanda le garçon.
— Iel n'as toujours pas répondue à ma question.
— Je suis sûre qu'Aleth est l'alliée de Papillon, dit-il en regardant Dame Justice, j'en suis convaincue.
— Pourquoi t'acharne tu sur ce point Adrien Agreste ?
— Car je crois en mon jugement.
— Compte tu t'excuser à Aleth Rivière.
— Pas tant que je n'aurais pas la preuve qu'elle ne soit pas l'alliée de Papillon, je mentirais si je disais que je regrettais de l'avoir accusé.
— Adrien Agreste, tu es coupable, mais comme tu es restée honnête pendant le jugement, je te condamne à la première peine.
Elle pointa son épée contre le cœur du garçon et la transperça lentement, elle retira son arme d'un coup sec, Adrien tomba en arrière sans qu'une blessure n'apparaisse sur son corps.
Nino cria et se jeta vers lui, Alya avait ses mains plaquées contre sa bouche et regardait le blond évanoui ainsi que Dame Justice, terrifiée.
Dame Justice se mit la main contre le front en grognant, une douleur soudaine l'assaillait, Papillon était énervé, elle avait réussie tant bien que mal à l'empêcher de voir ce qui se passait mlagré leurs connexion par l'akuma, mais elle oubliait toujours de mettre une barrière entre leurs deux esprits lors de l'exécution d'une sentence.
— Adrien n'est pas mort, expliqua-t-elle plus pour le Papillon qu'aux adolescents, je lui ai retirée ses souvenirs, Adrien se réveillera et pourra continuer une nouvelle vie.
La douleur s'arrétât, elle avait réussie à calmer Papillon.
Elle sortit du self sans un regard envers ses anciens amis, il était temps de faire venir Noctagg vers elle, le ventre de Dame Justice se retourna à cette idée sans qu'elle ne comprenne réellement pourquoi, elle sentait en elle un combat entre empécher Papillon d'accéder à ses pensées et de connaître la vérité sur qui elle était et de laisser l'instinct de l'Akuma prendre le dessus, elle toucha ses oreilles instinctivement, ses boucles d'oreilles avaient été remplacées par les deux balances.
Dame Justice quitta l'enceinte du lycée, elle sentit l'héroïne apparaître à côté d'elle.
— Eh bien, j'ai cru entendre que tu avais fait peur aux lycéens, j'espère que tu n'as fait de mal à personne.
— Bonjour Noctagg, dit Dame Justice en se tournant vers elle.
— Bonjour Marinette.
— Je ne suis pas Marinette, reprit Dame Justice en plaçant son épée devant elle.
— Si, tu es Marinette.
Dame Justice grogna énervée et toucha sa ceinture pendant une fraction de seconde, Noctagg fronça les sourcils au geste.
— Je suis Dame Justice, Marinette n'est plus là.
— D'accord, tu es Dame Justice et est-ce que je peux savoir si tu as fait du mal à quelqu'un ?
— Je n'ai fait que rendre justice.
— Est-ce que tu as blessée quelqu'un ? La voix de Noctagg tremblait.
— Personne n'est mort si c'est la réponse que tu attends.
— C'est un bon début, veux-tu continuer à discuter en attendant ma coccinelle ?
— Ladybug ne viendra pas.
— Quoi ?
— Elle ne peut pas venir.
— Q-qu'est-ce que, qu'est-ce que tu veux dire ?
— Noctagg, j'ai besoin de ton miraculous, j'apprécierais beaucoup que tu me le donnes, s'il-te-plaît.
— Mari, qu'est-ce que tu veux dire par Ladybug ne peut pas venir ?
— Je ne suis pas Marinette.
— Oui oui, qu'est-ce que tu veux dire par Ladybug ne peut pas venir ? Insista Noctagg en mettant ses mains contre les épaules de Dame Justice en tremblant. T-tu lui a fait quelque chose ?
— Non, je n'ai pas touchée à Ladybug. Je voudrais avoir ta bague Noctagg.
Noctagg retira instantanément ses mains.
— Tu sait que je ne peux pas faire ça.
— Je n'ai pas envie de te faire du mal, donne les moi.
— Non.
— Noctagg, s'il te plaît.
— No-, t-tu pleure ?
Dame Justice fronça les sourcils avant de sentir des larmes sur ses joues, que se passait-il, elle n'était pas censée pleurer, pourquoi pleurait-elle ?
— S'il te plaît Noctagg, continua Dame Justice en touchant une nouvelle fois sa ceinture.
— Mar-, Dame Justice, pourquoi tu pleures ? Noctagg mis sa main non-baguer contre sa joue.
— S'il te plaît...
— Mari...
— S'il te plaît, les larmes ne voulaient pas s'arrêter, sauve-moi, les mots étaient sortis dans un souffle sans qu'elle ne puisse les retenir.
Le corps entier de Noctagg se tendit sous les mots de la lycéenne akumatiser.
— Tu-tu est encore là, murmura Noctagg, Marinette tu es encore là !
— Je suis Dame Justice, Marinette n'est plus, nia l'akuma.
— Je sait que tu es encore la Marinette ! Laisse-moi te regarder, laisse-moi voir tes yeux !
— Non !
Dame Justice poussa Noctagg, pris son épée et s'enfuit rapidement de la place, elle ne comprenait pas ce qui se passait, pourquoi n'avait-elle pas été capable de battre l'héroïne, elle en avait la force, cela aurait été un jeu d'enfant.
Noctagg n'aurait jamais pu se battre en utilisant toute sa force contre elle, Dame Justice le savait parfaitement, mais la voilà incapable de lever la main sur Noctagg et ce n'était définitivement pas prévu.
Elle savait que l'héroïne la suivait de près, elle l'entendait, elle devait la semer, elle ne pouvait pas la laisser la rattraper, pas quand elle se trouvait dans cet état, c'était trop dangereux, trop dangereux pourquoi ?
Noctagg n'allait pas lui faire du mal alors pourquoi Dame Justice se sentait en danger, Noctagg lui avait bien dit qu'elle ne voulait que parler, Noctagg n'allait jamais lever la main sur elle, alors pourquoi fuyait-elle ainsi ?
Elle ne put réfléchir plus longtemps, elle se sentit pousser de son épée, surprise elle lâcha son arme qui s'écroula au sol dans un raisonnement sonore, Dame Justice tomba, mais fut rattraper par des bras forts qui la déposèrent tendrement au sol.
— Ce n'est pas bien de couper une discution comme ça, blagua Noctagg.
— Vas-t'en, siffla Dame Justice, où je te fait t'en aller moi-même.
— Tu ne me fera rien, affirma calmement Noctagg, tu ne me feras rien car je sais que tu es encore là, tu es une fille forte, hein Marinette ?
— Je ne suis pas Marinette.
Dame Justice hoqueta de stupeur en voyant son bandeau se relever, elle cligna des yeux pour s'habituer à la lumière éblouissante qui l'attaquait, ses yeux se posèrent sur le sourire le plus doux qu'elle ai pu voir, les yeux jaunes de l'héroïne la regardais avec toute l'affection qu'ils pouvaient crier.
— Je ne vois que toi dans ces yeux, murmura Noctagg.
Dame Justice sentie de nouveau les larmes rouler sur ses joues, Noctagg grimaça et la pris dans ses bras.
— Aide-moi, murmura Marinette en serrant l'héroïne contre elle.
— Tout va bien Marinette, tout va bien, rassura Noctagg, je suis là, c'est fini...
Noctagg ouvrit sa main et chuchota "cataclysme", elle posa sa main contre la ceinture de la jeune fille automatiser. La ceinture fut réduite en cendres, libérant un papillon mauve.
Dame Justice disparut dans un nuage mauve laissant place à Marinette qui ne s'était pas arrêtée de pleurer dans les bras de sa partenaire.
— Q-que, qu'est-ce, bafouilla-t-elle en ouvrant les yeux, où, que...
— Tout va bien Marinette, dit Noctagg en coupant leurs étreinte, tu, tu as été akumatiser.
— Quoi, sanglota la lycéenne horrifiée.
— Mais tu as été très courageuse, sans toi je n'aurais jamais su ou était l'akuma, merci de me l'avoir dit, souri Noctagg.
— Quoi ?
— Tu m'as plusieurs fois montrer ta ceinture pendant que tu me parlais, j'ai rapidement devinée, expliqua Noctagg en posant sa main contre le visage de son amie d'où les larmes coulaient encore.
— J-j'ai, fait du mal à quelqu'un ?
— Non, tu n'as fait de mal à personne.
Un poids se retira des épaules de Marinette avant de réaliser brusquement qu'il y avait toujours un akuma sauvage dans les environs.
— L'akuma ! S'exclama-t-elle en se relevant.
— Ladybug va s'en occuper ne t'en fais pas, tu es secouée je ne vais pas te laisser toute seule.
— M-mais, il vaudrait mieux que tu la cherches pour lui d-dire où est l'akuma non ?
— Tu est sûre ?
— O-oui.
— D'accord, je vais essayer de la trouver, je, je reviens vers toi d'accord ? Je vais faire vite, reste ici, je vais te ramener.
— D'accord...
— Bien, très bien, je reviens vite.
Noctagg sortie son bâton et s'éleva dans les airs, laissant Marinette derrière elle, une fois seule Marinette se transforma, appela un Lucky Charm et poursuivit l'Akuma, elle le retrouva facilement et l'attrapa dans un soupir de soulagement avant de lancer son Lucky Charm en l'air pour effacer les quelconques dommages qu'elle avait pu faire.
— Darling !
Noctagg se jeta dans ses bras.
— Wow, qu'est-ce qui se passe Noctagg ? Demanda-t-elle surprise de voir sa partenaire agir de la sorte.
— Tu es en retard. Accusa-t-elle en faisant la moue.
— Désolée, je, j'ai mis du temps à revenir.
— Revenir?
— Je, je n'étais pas, présente.
— Oh. En tout cas, c'était, plutôt facile ne t'inquiète pas, c-c'est une amie qui s'est fait akumatiser, avoua Noctagg en grimaçant.
— Ouch, c'était pas trop difficile ?
— Pas trop, elle a combattue l'akuma, mais ça m'as briser le cœur quand elle m'a demander de l'aider en pleurant, avoua Noctagg en se grattant le cou.
— Elle à quoi ? Ladybug ouvrit grand les yeux, c'était pour ça qu'elle s'était réveillée en pleurant ?
— Je pense qu'elle restait très consciente, plus que tous les autres akumas qu'on as battue, ou alors c'est, car on s'était déjà rencontrée, mais elle m'a demandée de l'aider et m'a laissée cataclysmer l'objet ou se trouver l'akuma.
— Wow...
— Oui, elle est impressionnante, mais je dois te laisser darling, je l'ai laissée seule et je lui ai promis de revenir vers elle.
— D'accord, désolée.
— Ne t'excuse pas darling, ça nous arrive à tous d'être un peu en retard !
Noctagg lui fit un signe pour lui dire au revoir et repartie vers là où elle avait laissée Marinette, Ladybug se hâta de rejoindre le même endroit par un autre chemin, elle réussit à se dé-transformer juste avant que Noctagg arrive.
— Je suis là, dit l'héroïne en se posant près de la brune, désolée, j'en ai aussi profitée pour me recharger.
— Je n'ai pas attendue longtemps, répondit Marinette.
— Comment tu vas ?
— Euh, un peu, perdue je pense.
— Tu n'as pas à t'en vouloir, ce n'est pas de ta faute si tu t'es faite akumatiser.
— Je ne sait même pas comment c'est arrivée, avoua Marinette, je n'ai rien vu, j'étais avec Al-mon amie, et, et subitement, j'étais là, avec toi...
— Je suis désolée que tu ai du vivre ça.
— Je suis tellement désolée d'avoir causée autant de problèmes...
Noctagg pris une nouvelle fois Marinette contre elle.
— Tu n'as rien fait de mal, ne dit pas ça, c'est la faute de ce petit connard de Papillon ! Et tu as été tellement forte aujourd'hui !
— Merci, dit Marinette en enfonçant son visage contre le cou de sa partenaire.
— Tu sait quoi, je pense que tu devrais rentrer chez toi pour le reste de la journée, lui murmura Noctagg. Tu l'as bien méritée.
— Je pense que c'est une bonne idée, répondis Marinette.
— Je te raccompagne chez toi d'accord ?
— D'accord.
Noctagg souleva délicatement la brune du sol et pris la direction de la boulangerie Tom&Sabine sans prendre top de vitesse ne voulant pas brusquer Marinette, elle ne savait pas que celle qu'elle tenait dans ses bras était bien habituée à traverser Paris de façon incroyablement rapide, mais elle appréciais le geste.
Noctagg ne lâcha Marinette que quand elle se trouvait dans la boulangerie près des parents de la brune qui avait accourut vers elle, Noctagg expliqua la situation de façon étonnamment professionnel et se laissa sourire en observant la brune être de nouveau prise dans l'étreinte de ses parents.
Marinette remercia une dernière fois sa partenaire et la regarda partir, elle pris les escaliers et monta au dernier étage, elle s'avança mollement vers son lit et s'écroula dessus.
— Tikki, désolée.
— Ne t'excuse pas Marinette, ce n'est pas de ta faute et tu n'as mis personne en danger, rassura le kwami. Tu as entendue Noctagg, tu n'as pas essayée de lui prendre son miraculous.
— Tu pense que je suis toujours méritante d'être Ladybug ?
— Bien sûr que oui ! Tu es une très bonne Ladybug !
— Merci... Je vais faire une sieste.
— Tu le mérite bien.
Marinette ferma les yeux et elle n'eut le temps de se changer de façon plus confortable quelle était déjà tombée dans les bras de Morphée.
Elle ouvrit avec difficulté ses yeux en entendant du bruit près d'elle, elle se releva de son lit essayant de se rappeler pourquoi diable était-elle allonger sur le matela alors qu'elle était à peu près sûre que c'était le jour de la rentrée, elle grimaça quand les souvenirs lui revinrent en tête.
— Oh non, je t'ai réveillée ?
Elle tourna la tête pour voir Aleth qui la regardait avec inquiétude.
— Al' ! Cria Marinette, Tu vas bien ? Elle se dépêcha de sauter de son lit pour la rejoindre.
— C'est moi qui devrais te demander ça, répondit Aleth, tu vas bien ? J'ai entendue que Noctagg t'avais sauvée.
— Oui, elle m'a sauver et amener ici, mais toi tu vas bien ? J'étais avec toi quand je me suis fait a-a, quand...
— Je vais bien, coupa Aleth, je vais bien.
— Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
— Je ne sait pas, j'étais énervée à cause de ce que j'avais entendue et Alya et Nino se sont excusés d'ailleurs et tu es venue vers moi, on s'est fait un c-câlin et j'ai vu un akuma venir, je pensais qu'il me voulait mais c'est toi qu'il a toucher et un nuage mauve t'as avaler et pouf, t'étais devenue Dame Justice, mais tu ne m'as rien fait.
Marinette soupira de soulagement, elle n'avait pas touchée à Aleth.
— Tant mieux, je suis désolée de t'avoir fait peur.
— Ce n'est pas grave, mais tu aurais dû me dire que tu ne te sentais pas bien Mari, je me doute que ce n'était pas juste entendre les autres m'accuser de ça qui t'as faites te transformer non ?
— Non en effet ce n'était pas juste ça, avoua Marinette, mais je vais mieux maintenant et Papillon ne m'aura plus jamais dans ses filets !
— Ça c'est une chose que je veux bien entendre ! S'exclama Aleth avec un grand sourire.
— Je suis contente que tu ailles bien, dit Marinette en fixant les deux yeux gris en face d'elle.
— Et tu ne peux pas t'imaginer à quel point je suis soulagée que tu ailles bien, répondit Aleth en prenant les mains de Marinette, j'ai pris ton sac de cours au fait, viens, on a bien méritée un bon gros goûter non ? Tes parents ont préparer un festin !
Marinette ria doucement et suivis Aleth, profitant de la chaleur de sa main dans la sienne.
Elle ne se laisserait plus jamais contrôler ainsi par Papillon, il était vraiment temps de mettre un terme à toute cette histoire, se faire akumatizer était horrible, ne se souvenir de rien était si déstabilisant, il fallait que papillon tombe. Que Paris soit enfin libéré de la peur que cet homme avait instaurée sur la ville, elle allait mettre ce terroriste derrière les barreaux, peu importe ses raisons pour ses actions, aucune ne justifierait ce qu'il a fait.
Marinette regarda l'horloge, presque seize-heures, elle ne savait pas combien de temps avait duré le combat, à quelle heure elle était rentrée chez elle, à quel moment elle s'était endormie...
Ses parents lui firent de nouveau un câlin en la voyant descendre, iels avaient été morts d'inquiétude quand Noctagg leur avait dit qu'elle avait été la victime de l'Akuma cette fois-ci et Aleth n'avait pas blaguée quand elle lui a dit qu'iels avaient préparé un festin, la table de la salle à manger était remplie de nourriture ! Elles ne pourraient jamais manger tout ça !
Marinette n'avait pas pris en compte l'appétit dantesque de son amie qui ne laissa aucune miettes sur la table, elle passa le reste de la journée à la taquiner sur ce point.
Quand la nuit tomba, elle se retrouva dans son lit s'endormant les épaules légères.
Elle se réveilla en panique au souvenir flou d'Adrien se faisant transpercer par une épée, elle secoua la tête pour faire partir cette image cauchemardesque et fronça les sourcils en remarquant la forme manquante dans son lit, Aleth n'était pas là, elle regarda rapidement le reste de sa chambre cherchant un signe de l'adolescente, mais ne trouva rien, elle n'était pas sortie dehors quand même ?
Il était une heure du matin, qui sortait à une heure du matin ?
Mais elle n'était pas non plus dans la salle de bain, Marinette sentie la panique la prendre et elle se transforma en Ladybug, ouvrit silencieusement l'accès au balcon et sortie discrètement, elle sursauta de stupeur en voyant Aleth dos à elle, accouder contre la barrière de son balcon, elle s'approcha d'elle après avoir relacher la tension qui s'était former en elle.
— Aleth ? L'adolescente fit un léger bond de peur et se tourna vers Ladybug avec surprise.
— L-Ladybug ? Ladybug se retient de jurer quand elle réalisa qu'elle ne s'était pas dé-transformer, Q-qu'est-ce que tu fais là ?
— Euh, je, euh, voulais m'assurer que Marinette aille bien ?
— O-oh, oui bien sûre, excuse-moi, je m'attendais pas à te voir.
— C'est compréhensible, souri Ladybug en se mettant à côté de la lycéenne.
— Marinette va bien, informa Aleth, elle dors.
— Tant mieux, dit Ladybug qui commençait à réfléchir comment diable pouvait-elle regagner sa chambre sans dévoiler son identité.
— C'est de ma faute, murmura Aleth.
— Excuse-moi ?
— C'est de ma faute si elle s'est faite akumatisée, j'ai pas arrêtée de l'inquiéter avec mes problèmes, elle s'est transformée à cause de moi...
— M-mais non, rassura Ladybug, ce n'est pas de ta faute !
— Elle s'est transformée en ''Dame Justice'', elle, elle voulait me rendre justice, j'aurais jamais du lui parler de mes soucis...
— Aleth, je pense que Marinette est très heureuse que tu te sois ouverte à elle, tu n'as pas à t'en vouloir de lui en avoir parlée, ce n'est pas de ta faute si elle s'est transformée, ce n'est pas de sa faute non plus, c'est de la faute de Papillon.
— Tu crois qu'elle m'en veut ? Demanda Aleth d'une voix casser.
— Je pense que c'est impossible qu'elle t'en veuille, rassura Ladybug en regardant Aleth dans les yeux.
— Tu es sûre ?
— J'en suis persuadée, mais tu n'as qu'à lui demander si tu n'es pas sûre.
— Non, je pense que je te crois, murmura Aleth, et puis ce serait gênant de lui demander, une légère teinte rouge apparut sur ses joues.
— Tu est depuis longtemps dehors ?
— Pas vraiment, mais je n'arrivais pas à dormir, alors je me suis dit que ça ne me ferait pas de mal de prendre une bouffé d'air frais.
— C'est toujours agréable n'est-ce pas ?
— Oui, j'adore sortir la nuit quand j'ai du mal à dormir, heureusement Mari à aussi un balcon...
— Tu euh, a l'air proche de Marinette ?
Peut-être que Ladybug pouvait en profiter pour savoir ce qu'Aleth pensait de son identité civile.
— Oui, je pense qu'on est proche, c'est une fille, incroyable.
Ladybug rougit.
— O-oh.
— J'espère qu'elle ne se fera plus jamais prendre en cible par Papillon comme ça, souffla Aleth.
— Je doute sérieusement qu'elle se fasse akumatiser de nouveau, affirma Ladybug.
— Je doute aussi, elle avait l'air déterminer à ne plus se faire attaquer ainsi, gloussa Aleth.
— Et toi comment tu vas ? Je ne t'ai pas beaucoup vu durant l'été.
— Ne m'en parle pas, mes parents étaient sur mon dos toute les vacances, un cauchemars, je suis soulagée qu'ils soient partis pour la semaine.
— C'était dur ?
— Étouffant plutôt, mais ne t'inquiète pas, maintenant que je suis ici tout vas pour le mieux, les parents de Marinette sont des anges et sa compagnie me rend heureuse.
Ladybug rougit brusquement et remercia la nuit et son masque de cacher la couleur de ses joues.
— O-oh, c-c'est bien.
— Mais te parler m'avais aussi manquée, avoua Aleth en rougissant un peu plus.
— A-ah, je m'ava-, TU m'avais manquée aussi !
— C'est vrai ?
— O-oui, bien sûre, j'aime, passer du temps avec toi.
— O-oh, ce fut autour d'Aleth de rougir fortement, elle se gratta le cou en riant légèrement.
— A-alors ! Euh, tu es amoureuse de quelqu'un ? Ladybug se retient de s'écraser le visage contre le mur, mais qu'est-ce qu'elle pouvait être idiote quand elle s'y mettait !
— C'est compliqué, répondit Aleth en regardant le ciel.
— Compliqué ? Ladybug pouvait s'imaginer qu'avoir un crush sur une héroïne ne devait pas être facile.
— Je suis amoureuse de deux personnes...
— Quoi ? Aleth se tourna vers elle en faisant la grimace.
— C'est bizarre hein ? Tu me trouves bizarre ?
— N-non, je ne te trouve pas bizarre, Aleth sembla soulager de la réponse, je suis juste surprise, comment tu l'as su ?
— Quand j'ai remarquée que je me sentais étrangement heureuse et en paix dès que je les voyait, et que je voulais à tout prix passer du temps avec elles et aussi que leurs lèvres étaient étrangement attirante.
— En effet on dirait bel et bien les symptôme de l'amour, blagua Ladybug.
— Je sait, catastrophique, j'ai réussie à tomber amoureuse de deux personnes différentes, deux filles en plus de ça et ce n'est pas comme si je veux choisir, j'aime les deux profondément, si je me confesse à l'une et qu'elle accepte, ce ne serait pas juste envers elle, car j'aurais toujours des sentiments envers la deuxième...
— Peut-être qu'elle ne verrait pas de mal à ça, tenta Ladybug.
— Je connais personne qui ne voit aucun mal à aimer plusieurs personnes, à part Chloé Bourgeois.
— Une de tes crush est Chloé Bourgeois ? Demanda Ladybug s'étouffant presque.
— Quoi ? Non ! Je n'ai pas de crush sur Chloé ! Je sais juste qu'elle est polyromantique !
— Ah, d'accord et euh, tu veux parler un peu d'elles ?
— Je ne dirais aucun nom, avertis Aleth.
— D'accord.
— Bien, alors, la première, je ne sais même pas comment c'est arrivée, commença Aleth en souriant tendrement, un jour je blaguais avec elle et l'autre jour je cherchais à avoir un contact physique avec elle, le plus possible, cherchant ses mains, ses bras, ses cheveux, cherchant à avoir des compliments de sa part, cherchant à la faire rire, oh mon dieu son rire ! C'est la mélodie la plus douce qui existe en ce monde ! Et elle est si gentille et si innocente, c'est impossible de ne pas tomber amoureuse d'elle, plus je la connais et plus mon cœur fond pour elle.
— Eh bien, je ne sais pas de qui il s'agit, mais elle est très chanceuse, dit gentiment Ladybug en essayant d'ignorer le pincement qu'elle avait au cœur.
— C'est moi qui suis chanceuse de l'avoir, elle porta l'écharpe noir que Marinette lui avait fait pour Noël contre son nez, je suis tellement chanceuse de l'avoir dans ma vie...
— Et la deuxième personne ?
— J'ai eu un crush instantané sur elle, dès que je l'ai vu, je n'avais jamais vu plus jolie fille, elle croisa les yeux de Ladybug et remonta l'écharpe pour cacher son rougissement, au début je pensais que ça aller passer, mais j'ai commencée à apprendre à la connaître un peu mieux et ce que j'ai vu derrière ce qu'elle montrait aux autres m'as enchantée, je ne sais même pas si elle se rend compte que toute l'adoration que je peux lui porter.
— Et tu comptes leurs dires ?
— Non, je ne veux pas les gêner avec mes sentiments et je suis déjà très heureuse de la relation que j'ai avec chacune.
— Je ne pense pas que tu les gêneras avec tes sentiments, contredit Ladybug gentiment.
— Merci, mais dans tous les cas je ne suis pas prête pour entrer dans une relation pour le moment...
— Ah bon ?
— Oui, je veux régler quelques problèmes familiaux avant, je ne me sentirais jamais prête pour une relation avant ça.
— Eh bien, j'espère que tu vas réussir à régler tous tes soucis rapidement.
— Honnêtement ? Moi aussi...
Aleth se serra contre Ladybug pour chercher un peu de chaleur dans la nuit fraîche, en silence, les deux filles restèrent à observer le ciel, du moins jusqu'à ce qu'Aleth commence à s'endormir.
Ladybug l'a pris dans ses bras et l'amena dans sa chambre, voilà qui réglait la question de comment rejoindre son lit sans se dévoiler, elle posa Aleth à moitiée endormi sous la couette et commença à lui retirer l'écharpe mais se fit arrêter par la main de l'adolescente qui avait toujours les yeux fermés.
— Touche pas, murmura-t-elle, c'est Mari qu'a fait, personne à droit de toucher, elle baîlla.
— D'accord, répondit Ladybug amusée et touchée.
Elle descendit de la mezzanine pour se dé-transformer sans réveiller son amie par la lumière et remonta en silence, Aleth semblait s'être déjà endormie, elle se glissa sous la couverture et hoqueta de surprise en sentant Aleth se coller contre elle, elle oubliait toujours qu'elle avait tendance à s'accrocher à tout ce qu'elle sentait dans son sommeil.
Marinette soupira et caressa les cheveux de l'adolescente.
— Mari, Aleth sourit dans son sommeil se collant un peu plus à l'adolescente, je t'aime, souffla-t-elle faiblement.
