Titre : Quand c'est non c'est non

Auteur : Amelink

Bêta : /

Base : Tome un à sept (sauf épilogue) !Rogue vivant!

Genre : fantastique – Romance

Pairing : Draco Malfoy x Harry Potter Rogue Gardian

Avertissement : c'est un slash, un boy's love, homophobe la sortie est en haut à droite

Rating : M

Disclaimer : Les personnages de cette fiction ne m'appartiennent pas, mais sont la propriété de Mrs J.K. Rowling.


Note :

- Toujours en plein confinement, et ça va duré minimum jusqu'au 15 Avril…Le lendemain ça sera mon anniv XD, qui sait je pourrai peut-être le fêter hors de chez moi ^^'. En tout cas je continu les publications, même si je ne sais pas si je tiendrai à un chapitre par semaine pendant toute la durée du confinement. Quoi qu'il en soit, prenez soin de vous, restez chez-vous et bonne lecture )


Chapitre 14 : Fatigué

Le week-end passé, Draco dû retourner en cours. Les choses s'étaient arrangées entre lui et Harry, le petit n'ayant gardé aucune rancœur de l'événement. Le petit garçon n'avait pas non plus reparlé du frère de Draco. Harry était peut-être très jeune, mais il avait parfaitement compris que c'était un sujet douloureux pour le blond.

La semaine avait repris comme la précédente, Harry passait ses journées entre Severus et Neville, ou un autre professeur si les deux premiers n'étaient pas libre. Le soir il le passait en compagnie de Severus à jouer calmement ou à regarder ses livres d'images animées pendant que Severus s'occupait de ses cours ou ses potions.

Il dormait toujours très mal la nuit, faisant énormément de cauchemars. Parfois il était traqués par un énorme serpent ou même par un homme au visage de serpent, mais le plus souvent ses cauchemars avait une odeur de lavande et étaient peuplé de mains menaçantes et d'un rire sardonique.

Après plusieurs nuits très difficiles, un soir, Severus vit que l'enfant trainait des pieds pour aller au lit.

En temps normal il aurait invectivé en l'insultant de feignant et en l'accusant de lui faire perdre son temps, mais malgré son manque naturel d'empathie, Severus comprenait les réticences du petit.

« -Harry, il est l'heure de se coucher. Retarder l'échéance est vain. »

Le garçon plongea son regard émeraude dans le sien. Severus fut déstabilisé par ce regard vert, noyé par la peur.

Il poussa l'enfant à se coucher et s'assit sur le lit. Il le borda sans un mot, posant sa main sur le petit corps tremblant.

« -Si tu fais encore un cauchemars cette nuit tu sais que je serai là pour t'en sortir. »

Severus vit que même la perspective de l'avoir à ses côtés ne le rassurait pas.

« -Est-ce que tu veux que je reste jusqu'à ton endormissement ? »

Harry hocha timidement la tête. Alors Severus resta là, assis au bord du lit, la main sur le torse de l'enfant.

Le silence s'installa. Harry ne détachait pas son regard de l'adulte et Severus commençait à se sentir mal à l'aise. Le silence ne l'avait jamais dérangé, bien au contraire, mais il en profitait généralement en occupant son esprit par l'a lecture ou l'écriture ou tout simplement en brassant quelques potions. Là, le regard de l'enfant braqué sur lui, Severus avait l'impression que le temps s'écoulait au ralentit. De plus, il voyait qu'Harry n'était toujours pas dans de bonne disposition pour dormir.

Tout cela lui rappelait affreusement sa propre enfance. Mais lui n'avait pas peur des cauchemars, il avait peur que son père profite de son sommeil pour l'attaquer. Il avait eu peur pendant toute son enfance, même après avoir intégré Poudlard.

« -Tu as le droit d'avoir peur, déclara finalement Severus, quand j'étais enfant moi aussi j'avais peur de dormir. Et il m'arrive même aujourd'hui d'avoir des cauchemars et de craindre de me rendormir ensuite.

-Toi aussi t'as peur ? S'étonna Harry

-Oui. Tout le monde a peur de quelque chose. »

Harry fit un petit sourire timide. Mais son regard n'était pas beaucoup plus rassuré.

« -Quand j'étais enfant, j'avais presque tout le temps peur. Mon père n'était pas une bonne personne. Bien au contraire, il buvait beaucoup et était perpétuellement ivre et violent. Il me frappait régulièrement. Il était la raison de ma peur. J'avais peur de ses cris, peur qu'il me fasse mal, peur qu'il frappe ma mère elle aussi. J'avais peur même quand il était au travail et donc loin de la maison. Mais j'ai fait la rencontre d'une personne qui m'a aidé à affronter mes peurs. A ses côtés j'oubliais ma peur et quand mon père était là, je pensais à elle et à nos moments de joie.

-Et t'avais plus peur ?

-J'avais toujours peur, mais j'ai su le cacher et l'oublier. Une fois devenu adulte, j'ai appris à affronter ma peur, grâce à elle j'ai compris que la peur n'est pas quelque chose de mal. C'est normal d'avoir peur, mais cela ne doit pas nous empêcher d'agir, ou nous empêcher de dormir.

-La peur c'est pas mal…mais si il revient dans mes cauchemars ?

-Alors je serai là pour t'aider à lui échapper et à te rendormir sereinement. Comme ta mère a été là pour moi lorsque j'étais enfant.

-Ma maman ?

-Oui, c'est elle qui m'a aidé.

-Tu connais ma maman ?

-Nous étions amis. »

Les yeux d'Harry brillaient d'émerveillement.

« -Il est l'heure de se coucher maintenant. »

Jamais Severus n'avait eu cette douceur dans la voix et le léger sourire qu'il offrit a Harry valait mille merveilles, même si Harry ne se rendait pas compte de la rareté de se sourire, il sentit son cœur se réchauffer et il finit par fermer les yeux sereinement.

Malheureusement vers deux heures du matin, Severus dû se lever lorsque l'alarme qu'il avait posé dans la chambre d'Harry se mit à sonner.

Le petit était encore une fois en larmes et tremblant, parlant d'un monstre au mille bras et à l'odeur de lavande.

Severus réussit à le rassurer, mais le petit eu énormément de mal à s'endormir. Severus eu lui aussi beaucoup de mal à dormir, ses songes étant peuplé des cris de son père, mais aussi des doux yeux émeraude de Lily plein de colère et de sa voix qui l'accusait de l'avoir tué.

Le lendemain matin, Severus n'eut pas le courage de éveillé le petit pour qu'il vienne prendre son petit déjeuner dans la Grande Salle.

Depuis le lundi matin, Severus avait regagné sa place à la table des professeurs, Harry à ses côtés.

La présence du petit garçon à la table avait fait grand bruit. Cela faisait déjà plusieurs jours que le principal sujet était cet enfant.

Un matin, était apparu ce petit bonhomme haut comme trois pommes et ressemblant très fortement à leur professeur de potion, la rumeur comme quoi Rogue avait un fils n'avait pas mis longtemps à prendre. Mais le soir même, le professeur McGonagall s'était levé pendant le repas pour leur annoncer que le neveu de leur professeur de potion resterait un temps à Poudlard, le temps que son père malade aille mieux. Les trois premières années des quatre maisons avait pu par la suite voir le petit Lillian régulièrement, jouant silencieusement dans un coin de leur classe pendant leur cours.

Les classes les plus hautes ne l'avaient que croisé dans les couloirs, suivant le plus souvent Rogue, comme un poussin suivant sa mère.

Ainsi le petit restait un vrai mystère. Les élèves avaient du mal à s'imaginer la chauve-souris des cachots en gentils tonton.

Harry de son côté avait été très intimidé de voir presque toute la Grande Salle les yeux posé sur lui, mais tout s'était finalement très bien passé. Perché sur une pile de coussin tout comme le professeur Flitwick deux place plus loin, Harry avait pu profiter d'un bon repas tandis que Severus portait son attention sur ses Serpentards.

Il n'y avait donc rien qui empêchait Severus d'aller avec Harry à la Grande Salle ce matin-là, mais après la nuit qu'il avait tous les deux passé, Severus sentait que le petit avait besoin qu'il soit juste tous les deux au moins pour le repas, même s'ils allaient passé le reste de la journée chacun de leur côté, vu que Severus enchainait des cours avec des classes trop élevées et donc trop dangereuse pour qu'Harry soit présent avec lui.

Le petit se réveilla plus tard que d'habitude, il était presque huit heure trente lorsqu'il sortit de sa chambre, alors que d'ordinaire il était déjà prêt avant sept heure, tant il était habitué à se lever tôt dans son ancienne famille.

Quand il s'en rendit compte, Harry se précipita pour s'habiller. L'avantage était que les ensembles que Severus lui avait acheté étaient tous noir et étaient facile à mettre ainsi fut il prêt en quelques minutes seulement.

Quand il arriva dans la salle à manger, il s'attendait à se faire réprimandé par professeur Severus, mais l'homme se contenta de le saluer et de l'inviter à s'assoir.

« -Vous êtes pas en colère ? demanda timidement Harry

-Et pour quelle raison le serais-je ? répondit Severus en levant un sourcil

-Je me suis levé tard…

-Avant neuf heure n'est pas tard pour bien des personnes.

-Tante Pétunia elle me disais toujours que je dois me lever avant six heure, elle criait toujours très fort si j'étais pas levé et qu'il était tard.

-Tu n'es plus chez ta tante. Les règles ici sont de se réveiller avant l'heure des premiers cours, qui est de neuf heure, et de se laisser assez de temps pour manger. Je souhaiterai donc que tu sois levé a huit heure au plus tard, mais cette nuit a été difficile, je t'ai donc laisser dormir un peu plus longtemps. C'est aussi la raison pour laquelle nous mangeons ici et non à la Grande Salle ce matin, mais ceci est exceptionnelle, est-ce que tu comprends.

-Oui, professeur Severus. »

Le ton de Severus était toujours sévère, mais il y avait quelque chose de plus doux dans la voix, quelque chose dont lui-même ne se rendait pas compte.

Ils mangèrent leur petit-déjeuner dans un calme serein. Severus accompagna ensuite Harry jusqu'au serres où Neville prit la relève.

« -Bonjour Harry bien dormi ? A en voir les cernes sous tes yeux pas vraiment… »

Harry fit un sourire peiné à Neville qui le prit dans ses bras, le portant jusqu'au petit coin qu'il avait installé pour le petit. Il y avait entre différentes plantes aromatique parfaitement inoffensive, au début Neville avait laissé un bouquet de lavande parmi les plants de camomille, de thym, de menthe et de tulsi, mais Harry en sentant l'odeur de la fleur avait fait une crise de panique, Neville s'était donc précipité pour l'enlever.

Neville déposa Harry dans son coin et, lui faisant un petit sourire, métamorphosa un plaid en matelas pour qu'Harry puisse se reposer après ses nuits difficiles.

Bercé par la chaleur de la serre et la voix enjouée de Neville, Harry fini par s'endormir.

A suivre


Commentaire des Bêtas :

A venir


Suite au plus tard le dimanche 3 Mai 2020