Pour me faire pardonner, je profites de vous poster directement la suite. Et si tout va bien je vous publierais un chapitre tous les deux jours durant le confinement.
Bonne nuit les loulous et hésitez pas à reviewer.
CHAPITRE IV
Laboratoire, Bistro de l'Hermite.
8H58
Un bruit de pas dans la neige se fait entendre. Qu'est ce qu'elle aime se bruit. C'est comme un crépitement mais tellement doux et dur à la fois.
Elle arrive enfin à destination, enfin… Elle croit. Après vérification sur son petit bout de papier, la voici donc au Bistro de l'Hermite.
Un léger frisson la surprend, ce frisson elle ne le doit pas au froid. Oh non, c'est cette ruelle. Sinistre est un mot bien joyeux pour décrire cet endroit.
La devanture est presque noire, est-ce de la peinture ou juste de la crasse ?
Après un énième soupir, la jeune rouge et or finit par pousser cette vieille porte. Un bruit grinçant retentit dans le bistro casi vide. Il ne doit pas être réellement ouvert, ou alors les piliers de bar ont décidé d'aller dans un autre bar miteux.
Le regard orage, très sombre aujourd'hui, s'accrocha au sien. Pas longtemps juste le temps de sentir sa présence. Une voix qu'elle ne connaissait pas la sortie directement de ses pensées volages.
« Salut M'amzelle, vous êtes perdue peut-être ? » Hermione eut à peine le temps de secouer la tête de gauche à droit que l'homme masqué répondait déjà.
« Laisse Malcom, elle est avec moi. » « Venez. »
Le visage toujours tournée vers le barman, la médicomage pu voir celui-ci lever les yeux au ciel. Il devait avoir l'habitude de l'attitude acariâtre de son pensionnaire.
Hermione sourit au Barman tout en suivant l'homme impoli.
« Bonjour Monsieur... »
« Pas D'Msieur avec moi ma ptite dame, tu peux m'appeler Malcom, ou le Vieux ctoi qui décide... »
Le bruit d'une porte se fait entendre, aux vues du son celle-ci n'a pas été ouverte délicatement.
« Tu f'rais mieux d'aller le rejoindre, il doit pô avoir bien dormi. Mais t'en fait pô, c'est un gentil p'tiot. »
La jeune femme appliquât son conseil et marcha vers ce qu'il devait être le labo tout en souriant. Elle avait eu beaucoup d'appréhension en voyant la devanture glauque et défraichi mais ce vieil homme mettait toute la chaleur dont un bistro avait besoin.
Bien. Il fallait quelle se concentre.
Elle continua son petit bout de chemin se repérant à l'odeur. Hmm… Une douce odeur de cannelle si son nez ne lui faisait pas défaut.
Elle arriva enfin dans la pièce faisant office de laboratoire. Un petit sourire apparue à la commissure de ces lèvres. C'est étrange comment cet endroit lui rappelait la salle de cours de potion à Poudlard.
Et c'est homme tout de noir vêtu, penché au-dessus d'une marmite, de dos, on pourrait presque le prendre pour son ancien professeur. Cette pensée fit reprendre toute conscience à Hermione. Elle n'était pas là pour tergiverser. Elle devait trouver un remède.
Elle s'approcha doucement du potionniste. Elle se trouvait à présent à côté de lui. La jeune femme pouvait sentir la forte odeur de la potion mais aussi l'odeur corporelle de l'homme. Etrange, cette odeur, c'est comme ces yeux, une sensation de déjà-vu.
La voix basse de l'homme retentit la faisant presque sursauter. Il va vraiment falloir qu'elle se concentre.
« Je... Pardon je ne vous aie pas entendu... »
« Première règle dans mon laboratoire, il est interdit de rêvasser. » cette phrase sèche et enduite de reproche mis le rouge aux joues de la jeune femme. Elle eu la désagréable sensation de se faire réprimander par son ancien professeur.
Mon dieu… faite que cette journée passe vite.
O o O
Et la journée passa. Au final, ils n'avaient pas beaucoup parlé. Enfin elle si. La seule chose que le potionniste a daigné lui dire « Donnez-moi toutes les infos que vous avez sur votre patient. »
Ça n'était même pas une question, mais elle s'exécutât. Une fois toute les infos donné l'homme de noir se mit à écrire. D'abord sur un tableau noir. Puis sur un carnet en cuir noir.
Toujours du noir pensa Hermione.
Pendant toute la phase d'écriture, c'est comme si elle n'existait pas. Elle était pourtant là dans la pièce, assise sur une chaise en bois, proche de lui. Mais jamais il ne lui accorda ne serait-ce qu'un regard. Elle a bien essayé de parler pour savoir comment être utile, mais les deux essaient fur vite avorté quand il lui lança juste une espèce de grognement.
Elle était donc là. Assise. A attendre. Elle eu donc le loisir de bien le détailler cet homme des cavernes.
La petite voix dans sa tête lui fit plusieurs réflexions, comme, pas bien gros l'homme des cavernes. Ou encore, assez grand. Tiens, notre inconnu serait-il blond ?
Ce détail lui vint après avoir retiré un long cheveu blond du fauteuil.
Puis un vacarme l'a fit sortir de son enquête. La jeune rouge et or leva brusquement la tête en direction du dit bruit.
Tout était par terre, le tableau, les feuilles, même une pauvre chaise se retrouvait les quatre pattes vers le ciel. Et il continuait. Le jeune potionniste frappait tout ce qui était à sa portée.
Hermione se leva précipitamment pour se poser face à lui tout en essayant de le calmer
« Monsieur Fado ça suffit, calmez-vous ! » sentant la colère de l'homme toujours constante elle se permit de lui attraper le haut du bras.
« Calmez-vous s'il vous plait ! »
L'effet fut immédiat. Presque aussi radical qu'une douche froide.
L'homme au masque s'arrêta net dans son futur coup de pied. Il regarda lentement la main de la jeune femme posée sur son biceps, puis il remonta ses prunelles vers celle de son vis-à-vis.
Hermione pu juste lire toute la colère, la frustration, la tristesse et … La haine. Que l'homme se dégagea rapidement.
« Ne. Me. TOUCHEZ. PAS. »
Hébétée la rouge et or sentit la moutarde monter au nez.
« Non mais vous rigolez là ? vous êtes en train de tout détruire. Vous m'empêchez de vous aider. Vous me faites attendre je ne sais quoi dans le coin de la pièce. Et les seuls mots que vous me sortez c'est : Ne me touchez pas.
Et puis, si vous ne vous énerviez pas, je n'aurais pas besoin de vous toucher. »
Elle avait sortie ça d'une traite, sans même prendre le temps de réfléchir aux conséquences.
L'homme en face d'elle avait baissé le regard.
Elle s'attendait à une bonne joute verbale comme elle n'en avait plus eu depuis.. Depuis au moins Poudlard.
