Chapitre 14

PDV Externe

Un plan avait germé dans l'esprit tourmenté de la petite Floireans. Elle ne savait s'il allait fonctionner réellement. Pour ce faire elle devait abandonner son objectif premier. Cependant Floireans ne pouvait pas continuer ainsi. Son état se dégradait. Elle le savait et elle peinait de plus en plus à le cacher.

C'était décidé Floireans devait quitter l'atelier coûte que coûte.

Bien avant cette décision, Floireans s'était déjà fortement désintéressée du dessin. Ces dessins bien qu'emplis d'un message de SOS, n'étaient pas visible de quiconque. Elle avait de plus en plus de mal à tenir un crayon sans avoir à nouveau cette horrible sensation sur elle et ce rire effrayant résonnant dans son cerveau.

Quelques jours avant les vacances de Noël, l'occasion parfaite se présenta. Aujourd'hui, il avait neigé énormément, et les élèves avaient été autoriser à rester dans la salle de jeux pendant la récréation, la météo étant déplorable. Fiona avait ramener sa corde à sauter et montrait à qui voulait le voir ses talents dans ce domaine. Elle était capable de tenir longtemps sans se prendre les pieds une seule fois dans sa corde et sans fouetter les autres. Ce qui faisait d'elle la star de la récré.

Floirans se tenait un peu à l'écart, incapable d'être aussi douée que son amie et surtout ne souhaitant pas montrer son manque d'énergie à cause de repas trop peu copieux.

-Alors Quatre Yeux, qu'est-ce que tu fiches là ?

Le petit garçon qui venait de parler avait les cheveux d'un noir de jais, un teint de porcelaine parsemé de tâches de rousseur sur les joues et des yeux profondément bleu. Son regard était emplis d'arrogance des Le Luyer. Les Le Luyer était une famille plutôt haut placé dans le village. L'oncle de Loïc était le maire de la petite bourgade. Son grand-père possédait la salle de fête et faisait des dons régulièrement à l'hôpital à Suga. Ses parents travaillaient à la préfecture de Rennes, du moins c'était ce que tout le monde disait, alors que Léonie Leroux qui y occupait un poste important n'avait pas souvenir deles avoir déjà rencontré. Le grand-père Le Luyer était aussi peu présent physiquement mais son nom était régulièrement sur les lèvres de tout le monde. La mère deLoïc faisait partie du conseil d'administration de l'école d'Elsamaa.

Floireans était restée silencieuse face à l'insulte de Loïc. Depuis maintenant un an, une myopie avait été révélée chez Floireans et elle portait des lunettes. Cependant la guerre qui opposait les deux enfants remontait dès leur tout premier d'école. Floireans avait par inadvertance renverser son jus de fraise sur la chemise blanche et inexplicablement très chère que portait le petit Loïc. Aussitôt une haine réciproque était née et ne semblait que se renforcer aufur et à mesure que le temps passait.

-Hé, tronche de fesses tu m'écoutes ? Dit-il en la poussant.

Floireans prit grandement sur elle pour l'ignorer. Elle avait vu la maîtresse sortir de la classe accompagner un première année au petit coin. Ce n'était pas le moment d'agir.

-Je pense que tu es une sorcière, continua l'enfant en cherchant à capter l'attention de Floireans. Sinon comment est-ce qu'une mocheté comme toi avec des yeux aussi horribles est la chouchoute de maître Lohan ? Personne ne t'aime. La preuve Fiona préfère impressionner les autres qu'être avec une tronche de fesses. Oh ! J'y suis ! Maître Lohan aime les tronches de ….

PAF !

Le coup était partit avant même que Floireans est pu le retenir. Une rage sans nom avait explosé en elle, dès que Loïc ait parlé du maître. Elle devait se dé pis pour son plan. Tout ce qui comptait était que quelqu'un paie. Et ce quelqu'un était Loïc. Elle mettait toute sa force dans ses morsures, ses poings et ses coups de pieds. Loïc ne resta pas sans rien faire. Il rugissait aussi fort que Floireans mais répliquait avec bien plus de violence.

L'énorme bagarre attira tous les élèves. Certains ne comprenaient pas ce qu'il se passait. D'autres était surexcités, et la plupart des plus petits était terrifiés en voyant du sang couler du nez de Floireans et la lèvre de Loïc ouverte.

Les instituteurs durent se mirent à deux pour séparer les enfants. Ils furent immédiatement emmené chez la directrice qui convoqua les parents sans délais.

-En quatorze ans de carrière je n'avais jamais vu ça, explosa la directrice des maternelles dans le bureau peu après l'arrivé des parents de Floireans et de la tante de Loïc. Inadmissible. Des enfants se battre comme des chiffonniers ! Et pourquoi pas l'apocalypse ?

-Calmez-vous, madame la directrice, tenta une approche la tante de Loïc. Il y a forcément une explication.

-Une explication ? Vous croyez que je ne leur pas déjà demandé ? Ils m'ont répondu qu'ils l'avaient chacun chercher.

-Ce ne sont que des enfants, dit Sonia. Ils ont besoin de se défouler pour laisser exprimer leur jeunesse.

-Madame Saunier, avec tout le respect que je vous dois, les enfants n'ont pas besoin de se battre pour se défouler. Je suis navré mais je vais devoir sévèrement punir.

-Je suis sûr que ce n'était pas méchant, intervint Judwal sous l'approbation de la tante de Loïc. Sans oublier qu'ils n'ont que cinq ans...

-Monsieur Saunier, il est important que vous sachiez que cette guéguerre entre les deux dure depuis qu'ils se sont rencontré la première fois à l'page de trois ans ! Ils se détestent et ce n'est qu'une question de temps avant qu'ils ne s'entre-tuent véritablement. Croyez-moi.

-Quelle punition préconisez-vous ?

-Je pensais les renvoyer une semaine mais ça ne servira à rien, dit la directrice. Les vacances approche bientôt. Ils seront privé tous les deux des activités et du spectacle de fin d'année scolaire et aussi de la kermesse de Noël.

-Sans vouloir retourne le couteau dans la plaie, dit la tante de Loïc, c'est Floireans qui a donné le premier coup. Elle devrait avoir une punition en plus pour avoir défigurer mon neveu. Je vous rappelle qu'il est un Le lUyer.

-Madame Le Luyer, intervint Judwal soudainement hostile envers cette bonne femme. C'est votre précieux neveu qui a prouvé ma fille. Il est juste qu'ils reçoivent tous les deux la même punition. Le statue sociale ne devrait pas jouer dans ce cas là.

-Monsieur Saunier, j'ai énormément de respect envers vous mais rendez vous compte à l'évidence, votre fille est une sauvageonne qui est incapable de supporter la critique.

Judwal se leva aussitôt pour faire face à cette bourge.

-Vous osez insulter ma fille de sauvageonne ?! Pour qui vous prenez-vous au juste. Je ne laisserai personne faire du mal à ma fille et en dire du mal. Madame la directrice, ma fille est certes celle qui a attaqué la première mais c'est elle qui se fait insulter par ce petit morveux.

Madame Le Luyer se leva à son tour.

-Retirez immédiatement ce que vous venez de dire sur mon neveu.

-Sinon quoi ? Vous allez me coller un conseil de discipline sur le dos ? Sur celui de ma sauvageonne de fille ?

-Vous pensez que je n'ai pas les moyens de vous pourrir la vie jusqu'à la fin des temps.

-Alors là j'aimerai bien voir quelles sont les relations des Le Luyer pour oser faire du chantage envers un professeur d'université. À votre avis que dira e conseil d'administration quand il saura que les Le Luyer font tout pour couvrir les bêtises de leur prodige au détriment des autres.

La tante de Loïc allait répliquer, quand la directrice tapa du poing sur la table. Non, mais elle l'avait vraiment fait. Sa main avait heurté violemment le bois du bureau et un boum avait retentit dans tout le bureau faisant sursauter tous ceux présents. Elle cacha tant bien que mal la douleur qui se répandait jusqu'à son système nerveux et prit la parole.

-Votre comportement est horriblement enfantin et honteux dans ce bureau, dit-elle. Dans cette école je n'accepterais aucune injustice. Dans cette histoire, je tiens Floireans et Loïc aussi responsables l'un que l'autre. Ainsi en plus des interdictions que j'ai énoncé avant je supprime le droit à Loïc de participer au club de foot de l'école élémentaire et les rencontres sportives scolaires de cette année. Si son comportement ne s'arrange pas j'ai bien peur qu'il devra les oublié jusqu'à ses sept ans. Quand à Floireans, je connais son talent et sa passion pour le dessin. Ainsi je lui interdit l'entrée dans l'atelier de dessin aussi longtemps que nécessaire. J'en informerai ma collègue de l'école primaire sans délais.

-Comment se fait-il que cette gamine soit juste privée d'un atelier à la con et mon fils de ses activités sportives c'est scandaleux !

-Madame Le Luyer, Loïc est un enfant très éveillé avec des aptitudes exceptionnelles dans la sport. Au même titre que Floireans a un certain don en dessin. Les deux seront privés de ce qu'ils aiment le plus au monde et si vous continuez à créer un tel tapage je m'arrangerais pour étendre cette interdiction jusqu'à leurs quatorze ans.

Ils quittèrent le bureau tous les clans fulminants chacun de leur côté.

-Je peux savoir pourquoi tu n'as rien dit pour défendre ta fille ? Lança Judwal alors qu'il tenait la main de sa fille.

-Je priai pour la paix et les bonnes ondes. Cette pièces était affreusement aux mains des tourments.

-Tu ne veux donc pas protéger ta fille c'est ça ? Je me demande bien pourquoi tu as fait un enfant !

Ces mots heurta profondément le cœur de Floireans plus profondément que l'aurait pensé ses parents. Mais pour l'heure actuelle un seul mot tournait en boucle dans la tête de cette fille au nez ensanglanté.

Liberté.