Yo. La suite, comme d'habitude !
Merci a tous ceux qui continuent de lire ce truc, ça me touche beaucoup !
Il y a eut tant de message ces derniers temps, mais qu'est ce qui se passe ?!

Je suis passée de la meuf qui écrit tranquille en sachant que personne ne va lire à celle devant son chapitre relu et corrigé a se demander si il vaux pas mieux de tout réécrire...
Mais ne vous inquiétez pas, je suis une flemmarde, alors non, je ne vais pas réecrire tout ça.

Un grand merci pour tout ces messages d'encouragements !
Merci à Miss-plumes, à Milky, à Guest, et à Blue !

Désolé, mais ce chapitre sera un des plus court je crois...
Ca fait mauvais effet après avoir reçut tant de petits mots sympas.

Dans l'espoir que ça vous plaises quand même !

Chapitre 15 : Citadelle

Les jours passèrent, rythmés entre le repos de Cassandra et les disparitions étranges de Varian. La troupe était devenue l'attraction de la ville.

Ils demandaient tous de décrire le Sud, ses arbres, ses montagnes… Raiponce leur peignit même une fresque d'un paysage de Corona, suintant de lumières, des couleurs chatoyantes de fleurs et de soleil.

Beaucoup venait voir Raiponce, pour la questionner sur sa magie.
Cette dernière eut le bonheur donc d'aider bien des gens en leur soignant des plaies.
Devenue un miracle sur patte, nombre d'entre eux commençait à dire que la princesse de Corona était en fait une envoyée de « Mère montagne », un bénie de tous qui soignait les plaies et guérissait les maladies.

La jeune prêtresse avait donc apprit que c'était la jeune femme blonde qui avait fait briller les cristaux… Autre qu'une immense déception, elle continua d'observer tout de même le jeune alchimiste qui avait fait ses quartiers dans les ateliers de métaux du village.

Démontrant son habileté malgré sa taille frêle, la prêtresse ne fut bientôt plus la seule personne à l'observer. Beaucoup de jeunes filles se mirent à épier l'étrange garçon.

Contrairement aux autres, elles trouvaient la finesse du jeune forgeron charmante. Et son don à l'acier le rendait plus étonnant encore, lui donnant quelques pouvoirs magiques, comme la princesse du Sud.

Avec ses yeux clairs, ses bras frêles, qui faisaient des objets de plus en plus beaux et précieux, il leur semblait tel un elfe qui créait des artefacts magiques, comme son loyal serviteur de fer.
Il était un être magique à protéger, faible et puissant à la fois… Très exotique pour ces jeunes dames.

Peu à peu, ce fut une véritable bataille qui se déclara entre ces jeunes filles pour accaparer l'attention du jeune sorcier, lui donnant des présents qu'il ne semblait pas comprendre.

La première s'était présentée à lui et lui avait tendu une épée.
Un cadeau commun en soit, mais utile quand on remarquait que l'épée qu'il avait dans ses affaires était en piteux état, étrange pour un forgeron comme lui.
Le jeune homme était revenu vers la jeune fille le lendemain, lui reportant le cadeau qu'elle lui avait fait la veille, lui disant qu'il l'avait aiguisée et nettoyée, mais qu'en soit c'était une bonne lame.

Les jeunes filles n'avaient pas très bien comprit ce geste. Il ne voulait donc pas d'épée ? Une armure peut être. Un casque ?

Peu importe ce que les jeunes filles amenaient, le jeune brun le leur rendait le lendemain, plus beau, plus brillant. En venant à l'hypothèse que le jeune homme, même s'il avait une incroyable intelligence dans l'art de l'acier, n'était pas très futé, une des jeunes filles lui donna son présent en surlignant que c'était un présent car elle le trouvait jolie.

Le jeune sorcier avait alors regardé fixement l'adolescente, puis avait rougit jusqu'aux oreilles pour baragouiner des excuses et partir plus loin, fuyant la jeune fille.

Les prétendantes avaient donc comprit que le jeune sorcier était un grand timide. Encore un trait qui leur plut. Ça dénotait beaucoup des autres jeunes hommes de la ville souterraine, et il devint alors un réel challenge pour ces demoiselles d'accaparer son attention.

Mais plus le temps passait, plus le sorcier était bon pour disparaître, fondant dans les ombres des grottes, silencieux et rapide. Beaucoup comprirent que ce n'était pas alors la bonne méthode, sans pour autant s'approcher de l'ultime réponse.

Cependant, face à ce remue ménage, beaucoup d'autre décidèrent de se présenter et proposer leurs faveurs. La première à avoir foule de prétendants, et prétendantes, fut Adira. Mais face à sa non réaction, la plus part étaient alors partis, se disant qu'elle ne devait pas être intéressée.

Bien qu'elle soit un peu petite comparée aux femmes de la ville, elle avait le charme d'avoir la double de leurs forces et de caractère. Puis son air soucieux envers le jeune brun laissait penser qu'elle réfléchissait peut être à fonder une famille.
De plus, ils avaient une envoyée de la mère montagne pour bénir leurs liens, si ça c'était pas un signe…

Et même si Adira ne réagissait pas aux avances quelques peu abruptes, elle fronça légèrement les sourcils quand ils firent le même manège que Lance.
En soit, bien s'occuper d'enfants devant elle, lui prouver leurs fibres parentales. Ou bien même montrer leurs propres enfants pour prouver que leurs gènes étaient en bonne santé et robuste.
Oui, ils ne faisaient pas dans le détail.

Mais ils remarquèrent vite que la guerrière ne réagissait que quand ça touchait la jeune blonde, ou, encore plus, le petit brun pâle. Quelque uns avaient pensés que c'était son enfant. Elle était restée dans le Sud quelques années, elle avait put être avec un homme et avoir cet enfant…

Pas étonnant que le physique du garçon soit si malingre, avec un Suderon comme père.
Mais si c'était pour faire plaisir à la guerrière, ils étaient prés à l'accepter comme fils, et même en faire un guerrier.

Et puis, malgré tout, le petit avait, comme sa « mère », du succès.
Incompréhensible, mais bon… Au moins, ses gènes malades seront vite écrasés sous la force de celle des femmes du Nord.

Lance, lui, avait bien moins prit la nouvelle. Lui aussi avait redoublé d'effort pour briller aux yeux d'Adira qui ne faisait que souffler face à cette attention qui la rendait mal à l'aise.

Beaucoup de jeune homme et jeunes femmes s'étaient aussi tournés vers Cassandra pour la séduire.
Elle aussi avait une aura de puissance charmante qui allait de paire avec son sens pratique.

Seule Hoock, Shoorty, Raiponce et Eugéne ne furent pas victime d'avance un peu "brute de décoffrage".
Hoock avait l'air triste, ennuyeux, et Shoorty… Sérieusement ?

Et Raiponce et Eugéne était déjà lié, et il ne fallait pas s'immiscer entre eux.
Si il n'y avait pas de subtilité dans leurs séductions de nordique, il n'y avait pas de tromperie non plus.

Pourquoi mentir alors que la vérité était bien plus simple. Si le lien cassait avec quelqu'un alors valait mieux couper ce dernier, quitte à souffrir vite et rapidement pour se reconstruire sans perdre de temps.
C'était ainsi que le peuple des montagnes pensaient. Pourquoi s'encombrer de non dit, de silences et de temps perdus.

La vie était courte, cruelle et injuste… Valait mieux ne pas l'aider à nous faire plus de mal encore.

Enfin, il ne restait que deux jours avant que Cassandra et Varian ne soit complètement rétablis, même si le dernier n'avait plus trace de quoi que ce soit, et que la première n'arrêtait pas de répéter qu'elle allait bien.

Varian avait réussi à réparer entièrement son robot, loin des yeux de tout le monde... Excepté de toutes celles et ceux qui l'épiaient comme on regarderait un magicien faire une potion. Se qui poussait l'équipe à partir plus vite.
L'atmosphère se faisait de plus en plus lourde dans la ville, et il sentait que quelque chose allait arriver, sans vraiment que ça ne leur plaise.

Adira était du même avis.

Alors que comme un accord, ils décidèrent tous de partir un jour plus tôt, le pressentiment de l'équipe se révélant juste. Alors que la matinée s'achevait, Algrik annonça que des tournois allaient se dérouler l'après midi, en l'honneur des invités, avant leur départ.

Fête qui dureras deux jours, avec banquet, des danses et des duels…

Bien sur, ils ne furent pas invité à participer aux duels, aux soulagements de certain. Mais quand les premiers arrivèrent pour déclarer qu'ils dédiaient ce combat à Adira, à Cassandra, ou encore à Varian, l'atmosphère devint bien plus toxique.
Bon sang, mais ils ne pouvait pas les lâcher ?

Varian s'était seulement ratatiné sur sa chaise, ne sachant pas quoi faire de ce genre d'attention, rougissant dés qu'une jeune fille lui adressait un clin d'œil. Adira, Cassandra et Lance, eux, descendirent aussi dans l'arène.

Deux pour s'amuser et passer leurs nerfs, le dernier dans l'espoir d'attirer l'œil de son crush.

Les combats se firent durant toute l'après midi, chaque vainqueurs hurlant sa victoire, tout sourire, pour courir vers leurs conjoints, ou simplement faire un geste à l'objets de leur désir.

Varian était partis discrètement dés qu'il avait vu quelques jeunes filles de sa connaissance s'étriper dans l'arène.
Peut être qu'elles comprendront qu'il n'aimait pas voir des gens se taper dessus pour rien… Et que ça ne faisait rien de bon, ni pour elles, ni pour lui.

Fondant dans la pierre, il se retrouva à déambuler dans le temple de la ville, vide de toutes présences. Glissant sa main gantée sur les murs lisses et sertis de ces pierres étranges, il clopina jusqu'à la grande statue ou la déesse du lieu regardait l'horizon inexistant.

Observant les traits de cette étrange représentation, il plissa les yeux sur quelques marques à coté de la statue. Marchant pour voir de plus prés, il vit avec surprise que c'était la même écriture étrange qui les avait conduit jusqu'ici.
Sortant son carnet, il allait relever ces sigles quand des bruits de pas arrivèrent derrière lui.

Se retournant, prés à se justifier, il soupira de soulagement en voyant que c'était la prêtresse qui l'avait soigné en arrivant ici.

-Tu n'es pas au banquet ?

Varian haussa les épaules, la mine basse et désabusée.

-Je ne vois pas ce que peut m'apporter le spectacle de personne se tapant dessus à tour de rôle.

-C'est pourtant pour vous, cette représentation.

-Ca semble au gout du reste de la troupe, mais pas du mien… C'est pas grave en soit. Mais dites moi, vous savez ce que dit ces écritures ?

Varian pointa du doigt les runes inscrites dans la pierre, que la prêtresse survola pour de nouveau fixer Varian.

-Ces sigles ont toujours été là. Nous n'avons jamais pus comprendre ce que ça signifiait, malgré nos racines. Nous avons seulement des ouvrages portant ce même type d'écriture.

-Des ouvrages ?!

Le cri d'excitation du brun fit un peu sursauter la jeune femme, qui fut encore plus étonnée par la demande du jeune homme.

-Pouvez vous me les montrer ? Et me dire aussi si vous avez, parmi ses livres, un bout de parchemin très ancien ? Ça parle de la fleur de soleil et du pouvoir de…

-Du calme… Je ne sais pas si nous avons ce genre de parchemin. Beaucoup de ce que nous avons correspond à ce que tu me décris. Alors le mieux que je puisse faire et de te mener directement à la librairie où nous gardons tout ce savoir.

Varian se retint de sautiller sur place, et suivit la prêtresse qui le guida dans les entrailles de la terre.
Le couloir était long, froid et sombre. Varian avait peu à peu perdu son enthousiasme pour ressentir un pointe d'inquiétude en se disant que s'il venait à disparaître, personne ne savait où il était.

Mais il reprit sa respiration quand une lumière se fit voir au bout du long tunnel, débouchant sur une salle étrange, d'ancienne fresque sur les murs et cette même écriture inscrite sur les parois inégales de la chambre du savoir.

Tout était ancien, étrange et mystique.
Le peu de lumière qu'il y avait, était diffusée par les mêmes cristaux qui bordaient tout le reste de la citadelle.

Voyageant de rayon en rayon, Varian ne pouvait calmer ses palpitations. Tant d'information, tant de savoir, ici, cacher dans ce lieu perdu…

Prenant un rouleau au hasard, il le déroula pour voir ce qu'il avait sous les yeux. Se concentrant, il fut déçu et en même temps heureux de lire de simples rouleaux de comptes, et des chiffres en lien avec des cargaisons et autres denrées apportées par bateaux.
Ici… Ici reposait se qui restait de cette civilisation perdue…

Le pouvoir pour libérer son père n'était donc pas loin.

La prêtresse n'avait pas quitté le jeune homme des yeux. Elle voyait dans ses prunelles qu'il ne fixait pas seulement les runes, il les comprenait.

Posant ce rouleau qui ne semblait pas intéressant, il commença à parcourir la bibliothèque, lisant parfois les mots subsistants sur le plafond, décryptant les fresques primitives, son crayon marquant des informations que lui seul déchiffrait.

Le brun ne semblait même plus savoir qu'elle était là, perdu dans ces mythes et sombres histoires qui l'avait poussé à se perdre loin de chez lui.
Alors qu'elle allait le laisser, l'alchimiste se réveilla loin de ses chimères pour la remercier poliment, et repartir dans ses rêveries.

La prêtresse se stoppa puis repartit vers le tunnel, un doux sourire aux lèvres.

Les autres combattants voyaient en la princesse blonde l'enfant bénie de la mère montagne, mais elle savait que c'était faux. La mère montagne n'était que savoir et intelligence.
Elle était assez déesse pour être immortelle, et assez mortel pour céder a la douce morsure de la vengeance…
Impitoyable et triste, voilà qui était la mère montagne.

En Raiponce, elle ne voyait qu'un soleil traitre. Une lumière attirante, mais qui n'apportait en rien ce dont eux avaient besoin.
S'éloignant de l'alchimiste, elle eut un regain d'énergie, et ne se posa plus de question a propos Adira. Elle comprenait à présent la valeur de cet enfant.

La confrontation n'était pas loin, et il fallait que tout soit prés.


Le soir était tombé, et les combattants aussi… Enfin sauf Adira et Cassandra, qui s'était évaluées de l'œil, pour savoir si elles allaient s'arracher le nez ou laisser tomber.

Ce fut Cassandra qui s'arrêta en première.
Ils devaient partir de cet endroit, il ne fallait pas qu'elles se blessent, et qu'elles perdent plus de temps encore.

Le banquet fini, beaucoup de jeunes filles, perdantes comme gagnantes, furent déçues de ne pas voir le jeune brun. Et d'autre combattants furent juste déçus d'avoir perdus sous les yeux d'Adira, tout en étant admiratif de sa force en la voyant mettre à terre ceux qui les avait vaincus.
Adira, elle, cherchait Varian des yeux.

Allant vers les jeunes groupies de l'alchimiste, elle posa aimablement la question aux boudeuses.

-Bah… Il doit être avec son golem.

Adira fronça des sourcils. Elle lui avait pourtant dit de ne pas montrer son automate aux autochtones, mais les jeunes filles ne semblaient pas en être effrayées.

-Nous, on voit pourquoi il a fait ce soldat de métal… C'est parce qu'il est triste. Pourtant, quand on le regarde, il semble vouloir se dérober à notre attention, et juste rechercher celui de son automate… On pensait que ce serait facile mais… Il est bien plus loin qu'on ne le pensait.

Adira se demanda alors si charmer l'alchimiste n'avait pas été qu'un challenge pour les jeunes guerrières.
Alors qu'elle allait partir à sa recherche, Algrik s'était approché après avoir entendu le mot interdit.

-Le golem ? De quoi vous parlez exactement ?

Adira allait réfuter ses accusations quand les filles expliquèrent à Algrik toutes en même temps, noyant la réponse d'Adira.

-C'est un énorme Golem de métal…

-Dehors, devant la grotte d'entrée

-Qui obéit qu'a Varian…

-Il est super fort, et invincible !

-Ouais, et il a même une âme humaine.

Algrik ne partageait pas la joie des jeunes filles, terrifié par la chose qui était à l'entrée de leur citadelle.
Jetant un regard courroucé à Adira, il demanda à son tour où était Varian.
Il avait besoin d'explication sur cette étrange magie interdite.


Varian était en pleine lecture. Combien de temps s'était passé, il n'en avait aucune idée. Après trois heures de recherche, du moins, ce qu'il pensait, il était tombé sur le morceau de parchemin qu'ils avaient suivi jusqu'ici.

Il l'avait donc mis dans sa poche, histoire de pouvoir l'étudier plus tard et était repartit dans le rouleau qu'il lisait jusque la.
Il ne savait pas si c'était un conte ou une histoire réelle, mais elle semblait raconté une partie du règne de la dite reine.

Quittant le rouleau des yeux, Varian posa la tête contre le mur, regardant intensément le plafond. Il aurait tellement aimé vivre dans ce lieu, à cet époque…
Avec des gens comme lui.

Posant le rouleau, il prit le morceau manquant du parchemin qu'il avait réussi a retrouver, perdu entre deux ouvrages poussiéreux, et sortit de cette étrange bibliothèque.

Restant un moment indécis, il alla vers la sortie de la citadelle pour aller voir son Golem, et savoir si tout allait bien.

Se glissant à l'extérieur, il marcha un peu pour appeler son automate qui arriva de suite prés de son maitre pour le porter, heureux de le revoir. Riant discrètement, Varian lui demanda de le reposer, pour qu'il puisse vérifier si tout fonctionnait correctement.

Les pieds à nouveau au sol, il allait grimper sur son dos quand une voix l'interpella, lui gelant l'estomac de surprise.

-Alors c'était vrai… Tu as vraiment amené un monstre pareil avec toi.

Varian se retourna pour voir Algrik et Adira. Si Adira avait un regard emprunt de regret, celui d'Algrik était furieux, passant du golem à l'adolescent qui l'avait construit.

Varian se mit devant son Golem, voulant le cacher du regard du barbare, pour finalement essayer de le défendre par des mots.

-Golem n'est pas un monstre ! C'est.. C'est juste une machine, un amas de rouages avec une programmation. Vous n'avez absolument rien à craindre de lui.

-Je ne parlais pas de ta création.

Algrik fixa Varian, et l'alchimiste put voir ce qu'il avait vu tant de fois dans les yeux des autres…
La peur… La colère… Le mépris…

Un cocktail qui les avait poussé à l'abandonner, à le combattre ou à l'enfermer.
Varian resta calme même si, en lui, hurlait une voix bien connue.
Qu'est ce qu'il avait à le regarder ainsi !

Il ne connaissait rien ! Rien du pouvoir de l'alchimie, rien de la mécanique. Et même, il ne connaissait rien de lui !
Comment osait-il même le juger et le rabaisser !

Le brun serra des dents, luttant contre son envie de lancer son Golem contre le barbare pour lui casser les deux bras.
Faire du mal était si facile, mais ce n'était pas ce qu'il fallait faire.
Se calmant lentement, L'alchimique se détendit et se redressa doucement en montrant ses mains ouvertes pour détendre ses homologues.

-Je ne suis qu'un alchimiste qui à réparé un automate. Rien de plus. Je ne vois pas en quoi je mérite la qualification de monstre.

Algrik perdit peu à peu un son air furieux pour prendre un visage plus terrifié.

-Tu ne comprends même pas l'abomination que tu as faite…

-Je…

-Tu as utilisé la magie de l'âme… Tu as enfermé l'âme d'une personne à l'intérieur de cette chose et tu la contrôles !

-Quoi ? Mais pas du tout ! C'est de la science, pas de la magie…

-Adira m'a raconté les gestes étranges de ton robot, du fait qu'il arrive dés que tu es en danger même sans l'appeler… Qu'il prenne soin de toi… Ce n'est clairement pas une fonction normale chez cet automate, n'est ce pas.

Varian ouvrit la bouche mais ne sus que dire. C'est vrai que son robot était parfois étrange, mais ce ne devait être que des bugs…

Des bugs que tu n'as jamais trouvés ou compris…

Varian sentit sa respiration s'accélérer alors qu'Algrik continuait son attaque verbale.

-Tu as bien enfermé une âme dans cette chose. Tu as forcé une âme à se lier à la terre et à t'obéir… Et tout ça, pour ton simple plaisir personnel…

-ALGRIK ! Ca suffit !

-Et toi Adira, tu oses amener une pareille abomination dans notre citadelle !

Varian serra ses bras autour de lui, un frisson lui grimpant le long des membres, raidissant toute sa carcasse, Rudiger sautant sur ses épaules pour voir comment allait son garçon.

Algrik avança soudainement, et attrapa Varian par le col, le soulevant de terre.

-Tu es réellement un sorcier. Tu as beau te cacher derrière des explications, mais tu ne peux noyer ta nature maléfique, nécromancien !

Rudiger, terrifié par ce que son garçon subissait, de la part de cet étranger, attrapa une des billes magiques qui le faisait grandir et, après l'avoir avaler, attaqua l'agresseur.
Algrik se retrouva à terre, ayant lâcher le brun, pour se retrouver dominé par un monstre poilu qu'il reconnu comme l'animal de compagnie de l'alchimiste.
Donnant un coup de pied dans le ventre de la bête, il fit une roulade arrière et sortit sa hache à double tranchant.

-Rudiger ! Non !

Rudiger fixa le barbare immobile, puis accourut vers son maitre pour s'enrouler autour de lui, ne quittant pas l'ennemi du regard.
Pourtant son garçon savait que cette forme n'était que précaire… Pourquoi perdre du temps ? Mais son garçon était effrayé, il devait rester à ses cotés.

Algrik leva les yeux.
Entre le monstre poilu qui gardait le sorcier hors de portée de sa hache, et son golem qui s'était levé, les yeux rougeoyants, en position de combat… Il n'avait aucune chance.

-Tu as même transformé ton seul ami en monstre… Comment peux tu même te croire innocent…

Varian grattouilla l'oreille de Rudiger, tentant de le calmer, autant que lui même voulait retrouver une voix calme pour répondre au barbare.

-Rudiger n'est pas un monstre. Vous êtes juste assez idiot pour voir de la magie là où il n'y a que de la science.

Algrik resta silencieux et rangea sa hache dans son dos.

-Tu es aveugle au mal que tu fais… Et c'est pourquoi tu es seul.

Tournant les talons, Algrik interpella Adira.

-Si tu n'étais pas une amie, je te commanderais de partir de suite avec ton groupe et cette chose. Mais je veux bien t'excuser. Tu le surveilleras 24H sur 24H, et je veux que personne l'approche.

Partant vers l'entrée de la grotte, Algrik jeta un dernier regard à Varian et Adira. Il ne savait toujours pas pourquoi Adira le protégeait alors que pour le barbare, le mal avait désormais un visage.
Un visage silencieux et parfois souriant…

Varian suivit Algrik se fondre dans la roche de la montagne, pour tomber assis au sol. Malgré toute l'idiotie de ce barbare stupide, il commençait à se poser des questions.

Mais la magie n'existait pas, non ? Il n'y avait que la princesse et quelques élus qui avaient le droit d'avoir du pouvoir, lui faisait partit de la plèbe.

Ou quand il en avait, c'était par son travail et son acharnement.
Si ses Robots obéissaient, c'est par ce qu'il était doué.
Si Rudiger pouvait se métamorphoser, c'est parce qu'il était intelligent !

Il n'y avait ni magie, ni hasard… Il n'y avait rien de tout cela, rien d'arbitraire la dedans.

-Varian.

-Adira… Pourquoi l'avoir amené ici ?

-Je ne l'ai pas amené. Il entendu des filles parler de ton robot, et il est venu voir par lui même. Je suis venue avec lui pour te protéger en cas échéant.

Varian se recroquevilla sur lui même, les yeux perdus sur le sol. Il avait pourtant fait attention.
Puis, du bout des lèvres, il posa cette question.

-Est ce que… Est ce que je suis une mauvaise personne ?

Adira resta silencieuse face à cet étrange adolescent, si fort et fragile en même temps. Puis elle donna enfin la réponse.

-Non. Tu n'es pas une mauvaise personne Varian.

Le brun ravala un sanglot, appuyant sur son torse, comme pour soutenir ses poumons dans leurs exercices quotidiens.
Adira alla doucement vers lui, mal à l'aise face à tant d'émotion, mais elle était prête à faire des efforts pour le brun. S'asseyant à ses cotés, elle resta silencieuse pour finalement passer une de ses mèches rebelles derrière son oreille.

-Si tu étais mauvais, je ne serais pas aussi inquiète pour toi. Mais tu es gentil, Varian. Et c'est pourquoi tu as aussi mal quand on te dit des abominations pareilles.

-Alors je ferais mieux d'être mauvais.

Le ton d'Adira se fit plus dur, plus implacable. Comme si elle disait une vérité commune.

-Non. Ne dis pas ça. Ce n'est pas à toi de changer, c'est au monde de le faire.

Relevant la tête vers la guerrière, Varian lui fit un petit sourire amère.

-Je ne pense pas que ce soit possible, Adira.

-Tu te sous estimes.

Adira attira soudainement Varian à elle, le serrant dans ses bras. Ils en avaient pas l'habitude, mais la guerrière l'avait sentit. A cet instant, il en avait besoin.
Et elle aussi. Elle reprit, son ton grave et sincère, martelant ses mots d'une sincérité crue.

-Tu vas changer le monde Varian… Je le sais. Tu es assez fort, assez intelligent, et assez bienveillant pour ça.

-Je ne sais pas si…

-Oublie tout ce qu'il t'as dit… Tout ce que l'on t'a dit. Tu es quelqu'un d'incroyable Varian. N'en doute jamais. Et si quelqu'un viens à te le faire oublier…

Serrant un peu plus le brun contre elle, le regard d'Adira se fit dure, intraitable.

-Je le tuerais.

Varian se détendit, alors que tout autres auraient eut peur.
Mais pas lui.

Il se sentait protégé, et elle venait de lui dire ce qu'il voulait entendre.
Il ne savait pas si c'était vrai, mais tout l'indiquait.

Se laissant faire, Varian posa sa tête contre l'épaule robuste de la guerrière, esquissant un sourire de remerciement. Serré entre Adira et Rudiger qui s'était couché autour d'eux, dans ce monde de fourrure sombre, Varian se promit de rester droit et fier.

Pour lui, pour son père, pour Rudiger.
Et pour Adira.


Malgré tout, elle le soutien. Varian se reprend des gifles dans ce chapitre, mais faut bien…
La dessus, bravo d'être arrivé jusqu'ici ! A bientôt pour la suite.