Et voici comme promis, le nouveau chapitre TANT attendu :D Et surtout... LE LEMON ahahah ! Vous l'avez donc compris, ce chapitre sera chaud... pour votre plus grand plaisir, je l'espère. Je vous souhaite une bonne lecture mes loulous, et n'hésitez pas à me faire part de vos impressions, ça fait toujours plaisir *^* 3
Autour d'eux, le temps semblait s'être figé. Temari, d'abord prise en traitre, avait ensuite abandonné toute raison et totalement baissé les armes le temps d'une étreinte, d'un baiser.
Elle se perdit dans l'appréciation de ce contact chaud avec la bouche de cet homme, cette langue étrangère qui semblait vouloir se délecter de chaque recoin, chaque parcelle de chair et rainures de ses lèvres.
Et elle en voulait plus, beaucoup plus. Et lui aussi, d'ailleurs.
En effet, Shikamaru ne cessait de mordiller ses lèvres, les caressant subtilement du bout de sa langue, avec une certaine impatience. En guise de réponse, elle décida enfin d'entrouvrir ses lèvres pour le laisser s'immiscer, à la rencontre d'un baiser plus langoureux, sensuel.
Et il ne se fit pas prier. Dès lors que leurs langues entrèrent en contact, tous deux ressentirent comme un choc électrique, un frisson intense. Les langues se liaient, se découvraient dans une danse effrénée et avide, avec un délicieux mélange de saveurs pour lequel elle se damnerait pour continuer à y goûter, encore et encore. Oui, c'était indéniable : il embrassait comme un Dieu.
Dans cette frénésie passionnelle, Shikamaru resserra instinctivement son étreinte, laissant librement ses mains descendre le long des courbes délicieuses de Temari avant de lui empoigner les hanches, ses doigts s'enfonçant dans la chair, comme pour l'empêcher de fuir. Rien ni personne ne devait briser cette attraction, cette bulle érotique dans laquelle ils se trouvaient.
Depuis le début de cet échange on ne peut plus érotique, Temari ressentait des vagues de plaisir la submerger et une sensation d'humidité à un endroit qui ne devrait pas l'être en temps normal.
Oui, elle mouillait, mais c'était prévisible.
Elle était trempée et prit alors conscience de toute la frustration de son intimité d'être laissé sur le banc de touche, notamment quand elle sentit - avec un léger retard de réaction - entre ses cuisses le sexe gonflé, fièrement dressé de Shikamaru qui semblait vouloir la posséder avec avidité. Bordel, ses phéromones suintaient de son corps.
Cette démonstration physique, preuve d'un incommensurable désir, n'arrangeait en rien la situation car Temari était alors prise d'une irrésistible envie de repousser ses limites, comme de balader ses mains sur ce torse parfaitement dessiné, puissant. De défaire la queue de cheval de ce brun un peu trop sexy pour enfouir ses doigts dans ces cheveux sombres et les tirer pour le maintenir contre ses lèvres. De le laisser s'adonner à de somptueuses caresses sur son corps qui mourrait d'envie d'être touché et qui rêvait de son contact. De se débarrasser de son sous-vêtement de dentelle, dernier rempart au plaisir que pourrait lui procurer le sexe tendu de Nara au plus profond d'elle, pour la remplir tout entière et ainsi atténuer la douleur de la frustration et du manque.
Seigneur... elle était si excitée par ces fantasmes que si ça continuait, elle allait craquer, succomber, ne plus répondre de rien. Et ça, il ne le fallait vraiment pas. Elle ne pouvait pas se le permettre. Ce n'était ni le moment, ni l'endroit. Quand bien même elle rêvait de se faire prendre sauvagement là, tout de suite, sur le champ.
Fort heureusement pour elle, Temari n'était à priori pas la seule à souffrir et à avoir du mal à se contenir.
En effet, Shikamaru, quant à lui, n'était pas en restes dans cette situation, et était dans un état second, comme possédé. Il avait soif d'elle, une envie outrageuse et charnelle d'elle. Au contact des lèvres pulpeuses de Temari, son sang n'avait fait qu'un tour. Il avait été terriblement difficile pour lui de chasser les images de cette même bouche non pas contre la sienne, mais entourant son membre durci par l'excitation. Aussi, ainsi collés l'un à l'autre, il pouvait apprécier la chaleur de son corps, les pointes de ses seins se durcir de désir contre son torse dévêtu, et la respiration saccadée de sa belle qui semblait perdre raison. Tout cela lui avait valu une érection d'autant plus puissante et douloureuse qu'au moment où leurs lèvres s'étaient rencontrés. Preuve physique qu'il l'a désirait sans s'en cacher. Et honnêtement, il ne se souciait même pas de savoir si elle l'avait sentie ou non. Ce qui le préoccupait à l'instant précis, c'était son self-control qui semblait chuter dangereusement. Il le savait : s'il ne s'arrêtait pas rapidement, il allait finir par la plaquer au sol, lui écarter les cuisses, arracher ce bout de tissu de trop qu'était son dessous, et la pénétrer sauvagement jusqu'à la garde pour soulager son irrépressible désir. Et que les personnes ici présentes aillent se faire foutre. Il l'aurait possédé ici-même, sans s'en soucier un seul instant.
Alors, afin d'éviter de perdre le contrôle de lui-même, et non sans peine, il décida à contre-coeur de se séparer des lèvres de Temari, dorénavant rouges et gonflées par la violence de ce baiser torride.
La blonde, quant à elle, ne comprit pas cette distance soudaine et le dévisageât d'un air à la fois surpris et déçu. Ce qui ne manqua pas de blesser Nara. S'il le pouvait, il lui dirait à quel point ça le torturait d'avoir mit brusquement fin à ce moment qui n'avait appartenu qu'à eux.
Il la regarda alors droit dans les yeux, intensément, cherchant par la même occasion dans son regard le pardon, avant de réussir à déclarer :
« Pour la seconde action, haleta-t-il, je veux un rencard...avec toi... de vrais retrouvailles. S'il te plaît» .
A cet aveu aussi sincère que surprenant, et une supplique qui avait semblé si dure à lâcher pour un homme qui n'avait d'égal que sa fierté, l'intéressée avait acquiescé spontanément, sans même s'en rendre compte, sans y réfléchir. Car au fond d'elle, Temari savait qu'elle en mourrait d'envie et qu'après ce baiser, elle ne pouvait se résigner à lui répondre par la négative. C'était une évidence : sa barrière s'était effondrée dès l'instant où leurs lèvres s'étaient rencontrés. Elle était maintenant vulnérable. Mise à nue.
Elle qui s'était jurée de rester de marbre face à lui, de ne pas dévoiler ses sentiments et de tout faire pour ne pas flancher, elle ressentait là la douleur de sa défaite cuisante.
Mais lorsqu'elle vit le soulagement se peindre sur son visage, lui qui était si fier, si machiste, elle se dit qu'elle n'avait pas été seule à se battre, et que chacun avait perdu une bataille personnelle. Car l'homme qui se trouvait devant elle, avait pour la première fois supplié quelqu'un. Une grande première, quoi qu'assez inattendue.
Se laissant le temps de faire le vide dans leur tête et reprendre leurs esprits, Temari et Shikamaru restaient silencieux et s'évitaient maintenant du regard, gênés. Non pas qu'ils regrettaient ce qu'il s'était passé, au contraire. Mais il y avait eu beaucoup trop de témoins, ce qui allaient inéluctablement donner son lot d'emmerdes, de questions chiantes et gênantes.
Un éclair de lucidité vint alors la frapper en plein visage, la ramenant à la réalité, une réalité un peu trop dure à accepter. Elle ne savait plus où se mettre, comment réagir, quoi dire. Elle avait accepté un rencard ? Sérieusement ? Bonté divine, elle s'était foutue dans une sacrée merde. Maintenant qu'elle avait accepté le défi, elle allait devoir respecter sa parole.
D'autant qu'après cette petite démonstration « buccale », elle ne voyait plus cette invitation comme un gage, mais comme un véritable rendez-vous. Un putain de rencard avec Shikamaru Nara !
De leur côté, leurs amis étaient pour ainsi dire scotchés. Personne ne pipait mot, de peur de gâcher ce moment intime auquel ils avaient été témoins. Ou de subir les foudres d'une de ces deux personnes, qui tentaient visiblement de reprendre contenance.
Après quelques minutes qui semblèrent être une éternité, Nara fut le premier à sortir de sa torpeur et à briser le silence. Il se releva péniblement à cause de fourmillements dans les jambes, annonçant qu'il avait besoin de prendre l'air. Temari le regarda s'éloigner lentement mais le pas lourd vers la sortie, laissant la blonde seule, qui semblait se battre contre ses propres démons intérieurs. L'ultime bataille entre le coeur et la raison.
La partie continua et se déroula sans encombre, avec des gages/vérités assez surprenants. Ainsi, on avait assisté au coming out Gaara/Kiba -oui, elle savait que son frère était gay- qui s'étaient dévorés les amygdales sans gêne, la déclaration de Tenten qui rêvait d'un plan à trois, et d'une Ino qui avait fait un strip tease pour Sai, celui-ci n'ayant aucunement caché son plaisir et sa satisfaction lors du show.
N.B : Oui, les pantalons fluides étaient définitivement déconseillés dans ces beaux moments d'érection !
Tout au long de la soirée, suite aux évènements, Temari et Shikamaru ne s'étaient plus adressés la parole. Sûrement par gêne, ou frustration de ne pas avoir pu aller plus loin. Ou par fierté bien gardée. Ce qui ne les empêchaient pas de se lancer des regards discrets, qui ne manquaient pas de leur rappeler la chaleur de leur baiser et l'excitation durement contenue.
La soirée terminée, Temari n'avait plus qu'une hâte, rentrer chez elle, se déshabiller et se blottir dans son lit pour oublier. Le trajet avait été terrible pour elle. Son cerveau lui avait rappelé sans cesse ce moment érotique, charnel. Toutes les images avaient défilé dans sa tête, tel un film. Bonté divine, elle était énervée contre lui, et paradoxalement frustrée que ça se soit arrêté si vite !
C'était un foutoir complet dans sa tête. Elle espérait alors que la nuit allait véritablement lui porter conseil. Elle en avait besoin, en plus de décuver.
Une fois arrivée, elle se laissa lourdement tomber sur le matelas, très confortable soit disant passant, et regarda le plafond, les yeux perdus dans le vide. Elle se remémora ce moment, ce sentiment de bien-être qu'elle avait ressenti contre lui, la douceur de ses lèvres, son parfum à l'odeur de cannelle et de musc, mais aussi son excitation dans son bas ventre, et toute cette tension sexuelle qui avait régné dans la pièce. Toujours en pleine contemplation du plafond, elle toucha délicatement ses lèvres, qui semblaient avoir enfin dégonflés. Il n'y était pas allé de main morte, l'enfoiré !
Mais il fallait se l'avouer, Shikamaru savait s'y prendre. Elle avait adoré ça, en même temps qu'elle détestait l'admettre.
A cette dernière pensée, et une impression que la pièce tournait beaucoup trop à son goût, Temari plongea profondément dans les bras de Morphée, en se disant que demain, à son réveil, elle trouverait peut-être la force de faire le ménage dans tout ce bordel qu'étaient devenus ses sentiments.
