Bonsoir les gens ! Chose promise, chose due ! Voici le nouveau chapitre :D J'espère qu'il vous plaira, cependant , et je préfère prévenir, celui-ci va être très très explicite ! Il sera centré sur notre bon vieux Shikamaru, qui fait un bilan des évènements de la soirée... Gros bisous et bonne lecture :) :)
Shikamaru, en proie à un sommeil profond comme à son habitude, fut désagréablement réveillé par sa galère de mère qui hurlait après son paternel au rez-de-chaussée.
Et malgré la montagne d'oreillers qui camouflaient sa tête, cela n'empêchait en rien le tumulte de leur éternel dispute matinale, comme c'était le cas depuis toujours, d'aussi loin que remontait ses souvenirs. Cette fois-ci, sa mère lui reprochait apparemment d'avoir laissé traîné ses chaussures dans le salon. Encore.
Bordel, il voulait tellement continuer à dormir. Il se sentait vidé de toute force, de toute motivation à sortir. S'il avait su, il n'aurait jamais accepté de rejoindre les mecs ce soir, pour une nouvelle sauterie, prévu chez Sasuke. Sa nuit ayant été relativement courte, il allait donc avoir du mal à se départir de son humeur de merde. Mais bon, ce n'est pas comme si ses potes n'étaient pas habitués à cela. Avec le temps, ils s'en étaient accommodés.
Lorsqu'il était rentré au domaine familial hier soir, il était d'abord resté un moment dans le jardin, pour contempler les étoiles, se forçant de ce fait à ne penser à rien d'autre que la beauté des astres qui illuminait le ciel noir. Mais alors qu'il avait allumé son énième cigarette, son subconscient avait jugé bon de lui rappeler cet échange de baisers avec Temari, et du bordel que ça allait engendrer lorsqu'il la reverrait. Lui qui faisait tout pour éviter les situations galères, c'était loupé. Il avait même sauté à pieds joints dedans.
Oui, c'était indéniable : Il s'était foutu dans un bourbier pas possible.
Une fois rentré dans sa chambre, il s'était débarrassé de ses vêtements et jeté dans son lit, telle une masse. Tout l'alcool ingurgité lui avait fait tourné la tête et une violente douleur au crâne était survenue.
Et alors qu'il avait envisagé de sombrer dans le sommeil, il avait été interrompu encore une fois par ses souvenirs de la soirée. Des souvenirs plus qu'agréables, et à la fois une véritable torture.
Lorsqu'il avait ressassé ce moment de perdition entre les lèvres de Temari, une nouvelle érection avait pointé, encore plus douloureuse que les précédentes, dû au fait qu'il n'avait eu, à aucun moment, l'occasion de les soulager. Tous ces évènements avaient été de durs épreuves pour lui et pour son self-control, qu'il avait bien failli perdre à un moment ou à un autre.
Alors, il avait profité de ce moment de solitude, de tranquillité dans sa chambre pour enfin expier toute sa frustration. Tant pis, la douche attendrait, rien ne valait le confort de son lit dans pareilles circonstances. Il avait avait donc pris en main son sexe et entreprit de se masturber tout en repensant aux lèvres exquises de Temari, à ses hanches pleines qu'il avait agrippé, à sa féminité qui avait débordé sur son pantalon et contre son sexe lors de leur baiser torride. Le sang avait continué a affluer vers son entrejambe au fur et à mesure que les scènes s'étaient répétées dans sa mémoire.
S'il l'avait pu, il aurait tout donné pour que cet instant puisse continuer. Alors, si cela avait été le cas, il l'aurait débarrassé de sa robe, pour venir à la rencontre des pointes de ses seins pour les mordiller, jouer avec du bout de la langue, l'une de ses mains occupés à jouer avec l'autre téton, tandis que l'autre serait descendu le long de son buste, avant de venir à la rencontre de son intimité, mouillé d'excitation. Il y aurait inséré d'abord un doigt, puis deux, tout en continuant à jouer de sa langue et de ses doigts avec les tétons de sa belle, durement gonflés par le plaisir. Son clitoris n'aurait cependant pas été en restes. Une fois assuré que les seins de Temari soient comblés d'amour, il aurait lentement exploré son ventre plat en le parsemant de baisers tous plus passionnels les uns des de son autre main désormais libre, il aurait délicatement retiré sa culotte, laissant entrevoir la délicate intimité de sa belle, et ce fameux bouton de chair gonflé, qui ne demandait qu'â être choyé.
Tout en visualisant ces images, ces fantasmes, Shikamaru avait entamé de plus ardents va-et-vient sur son sexe qu'il avait continué de stimuler manuellement avec plus de force et d'entrain.
Et puis de nouvelles images lui étaient parvenues.
Celles d'une Temari en position d'amazone sur lui, le surplombant de toute sa grâce et élégance avec un regard plein de malice, qui tenait d'une main de fer son sexe dur et puissant, avant d'entamer une douce descente pour y accueillir son membre durci par le désir et ainsi la remplir de tout son long.
Celles d'une Temari qui gémissait à chaque coup de boutoir, ses seins remuant au rythme de cette frénésie charnelle.
Celles d'une Temari qui hurlait son nom en atteignant l'extase ultime, son corps en proie à de violents soubresauts, ses yeux illuminés par la satisfaction du plaisir assouvi.
A la pensée de ces délicieuses images, il avait senti les vibrations et picotements concentrés dans son entrejambe, signe qu'il arrivait. Un gémissement rauque qu'il n'avait pu taire s'était échappé et la jouissance avait jailli avec une certaine violence dans le mouchoir qu'il tenait dans le creux de sa main, pour y recueillir sa semence sans risquer de souiller ses draps.
Voilà bien longtemps qu'il n'avait pas éprouvé autant de plaisir à se toucher. D'ailleurs, il ne se souvenait pas avoir eu l'occasion de se masturber en pensant à autre chose qu'à elle. Après s'être douché et débarrassé de cette tâche physique qui s'était avérée plus que vitale, il s'était enfin résigné à dormir, enfin soulagé.
Donc oui, après cette épisode nocturne, il voulait encore se reposer. Car dormir l'empêchait de ressasser, notamment ce qu'il s'était passé la veille, lors de la fête en l'honneur de cette femme qui le rendait fou à lier. D'ailleurs, en fixant son entrejambe, il ne fut pas surpris de constater la raideur de son membre dans une nouvelle érection matinale. Sauf qu'il savait que ce n'était pas seulement dû à la tumescence pénienne nocturne quotidienne, loin de là.
Bon, il fallait qu'il se fasse à l'idée qu'il n'allait pas pouvoir se rendormir. Tout en baillant bruyamment, Shikamaru se libéra à contre-coeur de la couette , motivé à la seule idée de savourer un bon petit-déjeuner, bien mérité. Sauf qu'au moment où il se leva, il jeta un oeil vers son caleçon, où demeurait encore ce renflement bien trop évident. Rectification dans la liste de ses priorités : avant toute chose, il lui fallait s'occuper de son bas ventre. Il ne pouvait décemment pas descendre dans cet état, sous le nez de ses parents.
Une fois sous la douche, il put enfin soulager sans retenue cette érection au garde-à-vous. Désormais propre, vêtu d'un survêtement et débarrassé de son petit problème masculin, il put enfin se diriger vers la cuisine pour manger un morceau. Alors qu'il se servait un café et attrapait au passage une pomme, son père, Shikaku Nara et chef du clan, fit son apparition dans la cuisine. Sa mère quant à elle, était apparemment déjà sortie pour aller faire ses emplettes.
- Salut P'pa.
- Bonjour fils, répondit son paternel. T'es tombé du lit, ou quoi ? Il est à peine neuf heures.
- Hm, m'en parle pas. Je donnerais cher pour retourner pioncer, putain…
- T'es pas croyable. L'avenir appartient aux gens qui se lèvent tôt, tu sais ?
- Encore l'un de tes innombrables dictons ? Désolé, je ne crois pas en ces conneries. Bien dormir permet surtout d'être en pleine forme pour la journée. Et avec le ventre plein, c'est encore mieux, déclara Shikamaru, avant de croquer à pleine dent dans la pomme juteuse.
- Bref, passons. Alors, cette soirée ? C'était en quel honneur ?
A cette question, Shikamaru avala de travers et manqua de s'étouffer avec un bout de pomme qu'il n'avait pas fini de mastiquer. Putain de merde, pourquoi son père était donc si curieux, tout à coup ? Il ne l'était quasiment jamais, sachant que son fils n'aimait pas parler de sa vie privée.
- Eh bien eh bien, dans quel état tu te mets, fiston ? On dirait que je t'ai demandé si tu avais commis un meurtre!
Selon Shikamaru, c'était bien pire. Mais il fallait qu'il reprenne ses esprits et adopte une expression neutre, comme il en avait l'habitude. Sinon, son père allait poser trop de questions. Et ça, c'était la pire des galères à gérer.
- Ça va, ça va, j'ai juste avalé de travers. La soirée était ennuyante au début. Puis après, disons que je me suis laissé porté par l'ambiance.
- Ce qui ne réponds pas à ma question initiale, bien que je sois content que tu te sois amusé, fiston. Du coup, vous avez fêté ça pour quel évènement ?
- En l'honneur du retour de quelqu'un… Temari est revenue s'installer au village. C'est bon ? Satisfait ?
- Ah…, souffla son père, ne sachant quoi dire d'autre.
- Ouais, comme tu dis.
- Et… ça s'est bien déroulé ?
- Hum… disons que ça aurait pu être pire. Bref, je dois sortir. Bonne journée P'pa.
Afin d'esquiver toute tentative de son paternel de lui poser encore plus de questions auxquelles il ne voulait absolument pas répondre, il but d'une traite son café et avala le dernier quart de pomme avant d'en jeter le trognon à la poubelle. Puis il accéléra le pas vers sa chambre, en salut brièvement son père d'un geste de la main, celui-ci lui rendant son geste avec un regard hébété, devant la fuite de son fils.
De retour dans sa piaule, Shikamaru prit les premiers habits qui traînaient avant de les enfiler avec empressement. S'il voulait éviter une nouvelle confrontation avec son père, il devait filer, et vite.
Le premier réflexe qu'il eut une fois dehors, ce fut de tirer une cigarette de son paquet pour fumer. Même s'il savait que cette addiction était mauvaise, c'était pour le moment le seul moyen qu'il avait trouvé pour se détendre. Si Asuma était encore de ce monde, nul doute qu'il lui aurait remonté les bretelles… ou il aurait abandonné toute tentative de lui faire la morale et en aurait grillé une avec lui.
A ces dernières pensées, tournées vers son défunt maître, il prit dans un premier temps le chemin conduisant au cimetière du village, afin de se recueillir devant la tombe de celui-ci.
Ensuite, il pourra reprendre sa route en direction de l'appartement de Sasuke, où l'ensemble des mecs devaient déjà y être, à cette heure-ci.
Oui, il serait en retard, mais tant pis. Ses amis en avaient l'habitude, depuis le temps, être ponctuel ne faisait pas partie intégrante de ses qualités. Ils ne lui en tiendront donc pas rigueur.
Ce soir, il savait qu'ils allaient le faire chier avec cette histoire de baiser à la con. Il en mettrait sa main à couper.
Vive la galère. Et son petit doigt lui disait qu'il n'allait pas être au bout de ses peines. Encore.
Sans compter que son rencard avec la furie était prévu pour demain.
