Sirius avait beau essayé de ne pas embêter Remus avec sa condition de lycanthrope, il était curieux et inquiet. Remus semblait en parler comme d'un simple rhume qui provoquerait des cicatrices profondes et saignantes. AUCUN rhume ne provoquait ce genre de plaies ! Sirius n'avait finalement pas tenu malgré la promesse qu'il avait faîte à Remus. Il emprunta la cape d'invisibilité de James pendant que ce dernier était occupé en retenu avec Amos Diggory dans le bureau du concierge.
Sirius avait attendu longtemps à l'infirmerie mais rien ne s'était passé. Remus lui avait expliqué que la pleine lune durait un court instant où le loup était en pleine puissance, mais que la transformait avait lieu pendant trois à quatre jours selon le temps que la lune semblait pleine. Le lendemain, Sirius surveilla directement à l'intérieur de l'infirmerie. Il vit madame Pomfrey se recouvrir d'une cape d'invisibilité de moins bonne qualité que celle de James. Le tissu de mauvaise qualité laissait des erreurs visible pour un bon observateur. En y regardant mieux, Sirius pouvait voir quelques éclats. Il la suivi en cachette, mais les éclats en plein jour étaient difficiles à voir et il finit par la perdre de vue.
Le lendemain, Remus se montra méfiant à son égard. Il avait bien senti Sirius derrière lui par deux fois. Il n'était pas stupide et son odorat de loup était développé. Sirius fut assez malin pour attendre l'éclat là où il l'avait perdu la première fois. Remus senti sa présence mais le dire serait dénoncer son ami. Il espérait que Sirius n'allait rien faire d'imprudent. L'infirmière se rapprocha du saule cogneur, usant d'un sort inconnu à Sirius pour faire apparaître un lapin qui alla sous une racine un peu surélevée pour appuyer sur un mécanisme. L'arbre laissa passer la femme et Remus. Sirius suivi immédiatement.
Madame Pomfrey suivi un tunnel. Il finit par la perdre mais elle repassa peu de temps après devant lui. Il continua à avancer dans l'obscurité. Il se retrouva dans un souterrain menant à un sous-sol. En réalité le lieu menait à la cabane hurlante de près-au-lard mais Sirius ne pouvait le deviner. L'accès au sous-sol était bloqué par une porte fermée par un verrou magique de l'extérieur.
Remus senti son ami au travers de la porte. Il se rapprocha, ses doigts grattant le bois, alors qu'il geignait :
« Tu dois partir …. Sirius, réponds-moi … je sais que tu es là … Tu dois partir. »
Il était trop tard. Le loup senti l'humain derrière la porte, la porte fut grattée avec davantage de rage. Des bruits violents commencèrent. Le loup arrachait le bois de la porte magique se réparant seule, frappait et hurlait contre elle. Sirius observa le verrou trembler. Remus était en train d'hurler. Il avait mal ! Il fallait l'aider. Il fallait l'aider ! Il leva la main pour défaire le verrou. Il se stoppa de lui-même. Le loup-garou hurla derrière la porte. La main de Sirius pouvait sentir son souffle chaud et humide de sa gueule salivaire.
Sirius essaya de partir mais les hurlements du loup l'en empêchaient. Il se pressait les oreilles, inquiet de ce qu'il avait fait. Inquiet des cris de Remus. Au matin, il déverrouilla la porte.
Dans le sous-sol où chaque meuble était détruit, des traces de griffes se trouvaient sur les murs et le sol. Tremblant, Sirius se rapprocha d'une forme ensanglantée. Remus avait d'horribles griffures sur le corps. Entièrement nu, il semblait avoir perdu beaucoup de sang. Il semblait s'être arraché la peau sur le torse, les bras, le dos, le visage ….
─ Remus ?
Remus redressa les yeux vers Sirius. Ce dernier retira sa robe pour la lui tendre. Sirius pressa Remus contre lui, l'encerclant avec force, il voulait le protéger. Le protéger contre la bête en lui. Il ne savait pas comment faire. Ca le bouffait ! Comment pouvait-il sauver Remus de lui-même ?
─ Sirius, tu dois …
─ Trop tard, monsieur Lupin.
Picott se frotta le front puis l'arrête du nez. Il avait fallu du temps à Albus Dumbledore pour convaincre des parents d'accepter de scolariser leur enfant atteint de ce mal. Toutes les autres victimes étaient en dehors du système scolaire. Il avait fallu beaucoup de temps à mesdames Chourave, Meowing, monsieur Flitwick et Minerva pour construire cet endroit. Beaucoup de temps à madame Pomfrey pour trouver la bonne façon de soigner l'enfant qui allait venir, inventer la maladie acceptable et le conduire dans sa cachette. Une première année parfaite et une seconde qui venait d'être ruinée par le même éternelle gryffondor que Picott retrouvait partout où il risquait de se faire tuer.
─ Je veux l'aider.
─ Taisez-vous ! Je devrais vous envoyer un sort d'oubliette !
─ Eh !
Claquant des doigts créant des flammes importants et crépitantes, Appolon gronda. Sirius senti sa joue le brûler. Appolon claqua des doigts à nouveau, il devait se contrôler.
─ Vous rendez-vous compte de ce qui aurait pu arriver si la porte s'était ouverte ?
─ Je n'ai pas …
─ Me mentez pas. Vous y êtes venu cette nuit. Regardez l'état de ce pauvre enfant. La bête vous a senti et elle a voulu vous attraper. Il n'y a pas d'autres explications ! Vous êtes responsable des cicatrices de Remus, Sirius. Quand comprendrez-vous l'ampleur de vos actes ?
Un bruit d'animal en train de couiner se fit entendre. Sirius regarda en direction d'un pauvre chat en train de perdre la vie, visiblement déchiré par le loup-garou pendant la nuit. La pauvre bête avait du penser être en sécurité dans ce sous-sol.
─ Pourquoi je l'ai attaqué ? sanglota Remus, je n'ai … il est toujours là …
─ Le loup a du vouloir se venger de l'homme qu'il sentait !
─ Il va se changer en loup ?, questionna bêtement Sirius
─ Vous êtes ignare monsieur Black, seuls les humains se transforment.
Sirius se rapprocha de Remus qui tremblait de tout son être. Il essaya de se relever et retomba. Brutalement, Sirius s'agenouilla devant le concierge, posant son front sur ses mains, perdant toute fierté. Remus regarda le concierge se rapprocher du chat, espérant le voir soigner l'animal mais un éclair vert vint l'achever. Parfois il est trop tard pour être sauvé.
─ S'il vous plaît, monsieur, je ne veux pas qu'il soit renvoyé. Je promets de ne rien dire. De ne rien faire. De ne plus jamais revenir.
─ Il est préférable pour vous. Les loups-garous ne sont à l'aise qu'avec les animaux.
─ J'ai tué un chat, sanglota Remus, ce n'est …
─ C'est le loup, pas vous. Le loup n'aime pas être enfermé. En liberté, il joue avec les autres animaux de la nuit et n'est pas dangereux pour eux. Le loup n'a pas du aimer qu'un humain vienne le narguer.
─ Relevez-vous, Black. Qu'est-ce que je vais faire de vous ?
─ … Je suis …
─ Je ne peux prendre le risque que vous dévoiliez ce secret, Black.
Sirius observa le concierge, toujours agenouillé au sol. Il continua de l'observer, son doigt se posant sur la saleté au sol, il se mit à tracer une forme ne quittant pas des yeux le concierge. La baguette à la main, Appolon fit disparaître la trace au sol avec stupeur fixant désorienté Sirius avant de dire incertain :
─ (…) savez-vous seulement ce que vous venez de faire ? Très bien. Je vous couvrirai, monsieur Black, mais si je vous surprends à nouveau à l'intérieur, ou que je surprends la moindre paire de lunettes ou de cheveux blonds à proximité, vous réglerez ça avec Dumbledore.
─ Je veux être là au matin ! gronda Sirius, enlaçant fortement Remus de ses bras, bravant l'homme du regard.
─ Dois-je mentir à Dumbledore ?
─ Mentir vous fait peur, Monsieur Picott ?
─ Que dois-je comprendre, Monsieur Black ?
─ Que vous ne devriez pas sous-estimé les Black.
─ Très bien, attendez-le au matin au berge herbeuse. Ne venez plus ici. Madame Pomfrey aurait moins de tolérance envers vous.
─ M… Merci.
─ Maintenant, apprenez à user des potions de soin. Que vous soyez au moins utile.
─ Monsieur ?
─ Quoi encore, monsieur Black ?
─ Est-ce qu'il n'y a pas un sort qui referme les plaies épaisses ?
─ Pas à ma connaissance.
Sirius songea à Severus, pour la première fois sans ce dernier ne soit dans les parages. Sirius le savait, Severus serait réparer ses plaies avec uniquement de la magie. Il en était convaincu. Berçant tendrement Remus, il l'enlaça tendrement.
─ Je te soignerai toujours.
─ Je suis un monstre et un meurtrier.
─ Remus, tout est de ma faute. Je suis désolé, je voulais juste t'aider.
Se frottant les yeux, Appolon devait admettre que Sirius avait raison : c'était entièrement de sa faute. Il le regarda enlacer Remus et poser son menton dans ses cheveux. Finalement, peut-être que Remus ne souffrirait pas autant qu'il le craignait.
