« -Nooooooon ! »
Le cri de James avait été soutenu par les voix tout aussi désespérée de Frank et Ambre. Ils étaient désemparés ; le risque de survivre, alors que ceux qui étaient les plus importants de leur vie mouraient, les anéantissait complètement. Aucun ne pouvait s'imaginer ce que leurs vies pourraient être sans cette personne. Elena, Mina, Charlotte et Louise tenaient chacune une des deux mains d'un des garçons. Elles ne criaient pas car elles n'en avaient pas la force mais elles imploraient Merlin du plus profond d'elles pour sauver leurs amis.
Ce fut dans ce contexte de tristesse que Dumbledore arriva à l'infirmerie. Sa mine grave et son regard plein de compassion, montraient bien qu'il était au courant de la situation. Il alla directement voir Mme Pomfresh et murmura quelques mots à son oreille. Celle-ci acquiesça pour lui faire comprendre qu'elle avait entendu mais le regarda en disant :
« Mais vous ne pensez pas que ça risque d'être un tout petit peu trop pour eux… »
Dumbledore soupira et, en baissant la voix, lui répondit :
«-Je crains qu'il n'y ait pas d'autres solutions !
-Alors pourquoi ne pas les laisser sur place ?
-Parce qu'ils doivent revenir ; Poudlard est le meilleur endroit, et peut-être le seul pour qu'ils se -rétablissent. »
L'infirmière hocha à nouveau la tête mais, après quelques minutes de réflexion, elle supposa :
« -On pourrait demander à d'autre personnes de le faire. Je pense que le ministère pourrait bien faire appel à trois aurors qui auraient pour mission d'aller à Sainte Mangouste demander le traitement à suivre. Nous avons, à Poudlard, un grand maître des potions en la personne d'Horace Slughorn et je pense avoir assez de talents pour assurer, avec votre aide, leurs soins par correspondance… »
Dumbledore réfléchit… Oui ! Elle avait raison, c'était mieux pour les élèves de rester dans l'enceinte de l'école pendant le temps qu'ils mettraient à se rétablir… Si ils se rétablissaient !
Dumbledore quitta l'infirmerie et monta dans son bureau. Quand il arriva, il vit le professeur McGonagall et le professeur Slughorn qui apportaient leur sujet pour les BUSES et les ASPICS. Il y avait aussi Rusard qui devait être là pour demander au directeur une précision sur le règlement et le jeune professeur Quirell qui rentrait en fonction l'année prochaine au poste de professeur de défense contre les forces du mal. En les voyant, ainsi que la pile de lettres qu'il devait lire, signer et renvoyer, il se demanda pourquoi il avait voulu être directeur…
Il regarda les quatre professeurs présents dans son bureau et leur demanda de bien vouloir l'excuser car il avait quelque chose de plus important à faire. Il demanda même à repousser d'un jour les examens ainsi que la fin de l'année pour avoir cette journée de libre, afin de s'occuper des malades comme ils le méritaient. Les professeurs partirent donc, sauf le professeur McGonagall qui voulait aider son directeur. La responsable des Gryffondor fut donc envoyer au ministère en quête de trois aurors confirmés et volontaires pour une mission considérée comme si ennuyeuse. Elle revint au bout de deux longues heures accompagnées de trois aurors. Avant même que le directeur ait vu de qui il s'agissait, McGonagall dit:
"-Il n'y avait qu'eux pour faire une telle mission, les autres trouvaient que ça n'avait aucune utilité."
Dumbledore soupira en voyant apparaître Matthew et Suzanne Potter accompagnés du petit Justin (pour ceux qui ne savent plus qui c'est, allez au chap. 23), toujours fidèle. Ils étaient suivis par Eliot Parker, le père d'Elena Parker. Trois parents impliqués dans cette histoire, mais ils n'avaient pas le choix. Dumbledore leur expliqua la raison de leurs présences ici:
"-Vous êtes ici pour sauver la vie de cinq élèves de Poudlard. Vous irez les voir avant de partir pour Ste-Mangouste où, en leur montrant vous souvenirs, vous demanderez aux Médicomages le traitement à suivre et vous reviendrez pour soigner les élèves. Et vous devez être très clairs avec les Médicomages, ils ne doivent en aucun cas quitter Poudlard, à moins qu'ils ne soient ramenés dans la journée car d'autres personnes souffriraient terriblement de cette absence…"
Les trois aurors se regardèrent. En tant que parent brièvement au courant de la situation, ils avaient envie de demander qui étaient ces cinq élèves mais la promesse qu'ils avaient faite au professeur McGonagall les en empêchait. Heureusement, Justin n'avait rien promis lui et demanda:
"-Et c'est qui ces trois personnes?"
Suzanne Potter, qui était très contente que la question ait été posée, fit mine d'être très étonnée et reprocha à Justin son manque de tact:
"-Mais voyons, Justin! On ne parle pas comme ça aux adultes!"
Dumbledore sourit à cette remarque. Il avait bien fait de confier le nain aux Potter quand celui-ci avait été abandonné… Le directeur répondit:
"-Mais ce n'est pas grave! Justin, je sais que tu veux savoir mais les trois adultes ici veulent aussi le savoir. Donc je leur réponds que ça ne concerne pas la chair de votre chair…"
Suzanne et Matthew se regardèrent avec la même peur, mais ils n'osaient pas demander confirmation. En revanche, Mr. Parker, qui ne comprenait pas la raison de la périphrase de Dumbledore, voulut savoir:
« -La chair de notre chair, ce sont nos enfants?
-Ça dépend qui vous considérez comme votre enfant… »
Mr. Parker était de plus en plus perplexe, alors que Suzanne, qui n'en pouvait plus d'être inquiète sans savoir, demanda directement :
« -Qui ? »
Le directeur soupira mais répondit directement :
« -Deux élèves de troisième année, Léo Johnson et Dave Load, deux très bons amis d'Elena. (Il marqua une pause) Et les trois autres sont en septième année ; ils s'appellent Alice Brown, Lily Evans
(Les Potter, dont Justin, devinrent tout blanc.)
-… Et Sirius Black !
-Non ! s'exclama Matthew
-Ce n'est pas votre fils ? Vous devriez être soulagés. S'enquit Mr. Parker.
-Ce n'est peut-être pas notre chair mais c'est notre fils et notre fille ! Expliqua Suzanne émotionnellement.
-Même votre belle-fille, je pense ! Rajouta Justin
-Et moi je vous le confirme ! Sourit Dumbledore. Enfin pas « belle-fille » sur le papier mais ça n'étonnerait plus personne ! »
Ce n'était vraiment pas le lieu, ni les personnes, ni le moment pour se réjouir mais Suzanne et Matthew sourirent en se disant que leur fils qui avait parlé de la belle mais inaccessible Lily pendant sept ans avait enfin réussi, en agissant avec sagesse et maturité, à la conquérir. Ils réalisèrent alors que le bonheur dans lequel leur fils avait vécu durant cette année était sur le point de se briser brutalement, s'il perdait son amie Alice, son meilleur ami Sirius ou la femme qu'il aimait Lily.
Matthew dit donc :
«- Alors, on l'a fait cette mission, on doit sauver Lily, Sirius, Alive et les troisième année ? »
Ils descendirent tous les six vers l'infirmerie et McGonagall les quitta pour rejoindre son bureau. Quand ils arrivèrent à l'infirmerie, ils furent presque désespérés par ce qu'ils virent :
Dans la salle des Gryffondor, il y avait d'abord les quatre filles de troisièmes années réunies entre les deux garçons inconscients, aucune n'arrivait à parler et ce fut Charlotte qui fit un signe à Elena pour lui faire comprendre que son père était là.
Mais la tristesse était bien plus importante du côté des septièmes années. Dora et Rémus passaient de lit en lit, tenant les mains des uns et des autres en tentant vainement de réconforter leurs amis. Frank avait la tête dans les cheveux d'Alice et l'enlaçait en lui chuchotant à l'oreille. Il lui disait, en espérant qu'elle entende, qu'elle était forte et qu'il avait besoin d'elle. Ambre était sous la couverture du lit de Sirius et pleurait silencieusement à côté de lui, même si son regard en disait long sur l'espoir qu'elle avait au sujet de sa guérison. Quant à James, il enlaçait sa belle rousse en respirant son odeur, cette odeur sans laquelle il n'était pas certain de pouvoir survivre. Ses bras encerclaient la taille de Lily de sorte qu'on voyait l'espérance immense de James. Il se rattachait à l'espérance de la voir un jour rouvrir les yeux, c'était la dernière chose à laquelle il pouvait se rattacher.
Ses parents eurent mal de le voir ainsi, joues creusées et cernes amplifiés. Ils allèrent vers lui pour lui dire :
« -Tu sais James, on va faire tout ce qu'on peut, pour elle, pour Alice, pour vos amis de troisième année et pour Sirius… On va les sauver ! »
Ils lui firent un bisou de soutient sur le front. Ils embrassèrent de la même façon Sirius, et Remus et Frank, pour les soutenir.
Ils partirent ensuite avec Mr. Parker, à Ste-Mangouste…
"Elle va survivre, elle va survivre!" Répétait James sans s'arrêter.
Le pauvre Maraudeur était perdu, privé de la femme qu'il aimait. Il ne pensait quasiment qu'à elle. Toutes les pensées qui ne lui étaient pas adressé étaient pour Alice et son meilleur ami qui lui manquaient. Voir Lily dans cet état était difficile à gérer mais vivre ça sans le soutien de son meilleur ami Sirius rendait le moment encore plus éprouvant. James, Frank et Ambre souffraient de ne pas être avec leurs moitiés autant que ces derniers se battaient pour survivre. Mrs Pomfresh était désespérée, elle n'avait jamais vu de cas comme ceux-là. Elle ne savait vraiment pas comment faire et aurais déjà fait une attaque si Dumbledore ne faisait pas preuve d'un incroyable sang froid qui calmait toute l'infirmerie. Les 50 élèves soumis par Lucius étaient sortis à l'exception de Léo et Dave qui, bien qui fortement affaibli, pouvait désormais ouvrir les yeux et parler. Les parents Potter revenaient souvent à l'infirmerie pour soutenir leur fils, pour soutenir également Frank, Ambre, Remus et Dora, pour se tenir au courant de l'état de santé d'Alice et pour espérer du fond d'eux que Sirius, leur deuxième fils, et Lily, celle qu'ils considéraient comme leur fille.
James, Ambre et Frank commençaient à ne plus pouvoir supporter l'enfer qu'ils vivaient depuis plus de dix jours. Pour se soutenir mutuellement, ils avaient décidés de passer la journée à jongler entre leurs trois amis. Ils les passaient les uns après les autres, restant tout à tour à côté d'eux.
Mrs Potter rentra dans l'infirmerie en soupirant:
"Justin va rester ici avec vous. Nous ne sommes plus très souvent à la maison et il sera plus utile ici..."
Justin alla s'installer à côté de Sirius, qu'il connaissait le mieux. Mrs Potter observa les adolescents et fut saisis de pitié.
Son fils qu'elle avait toujours connu joyeux et plein de vie était démoli par ce qu'il était en train de vivre. Ses yeux d'habitude si rieurs étaient rouges et bouffis, son visage était creusé et abîmé au lieu d'être joyeux comme tous les jours. Elle comprit alors que Lily était LA femme de la vie de James et que ce n'était pas le simple amour d'adolescent de son fils. Suzanne Potter qui avait beaucoup apprécié la jeune rousse quand elle l'avait connu pendant les vacances, fut, malgré tout, assez contente car, si elle se réveillait, Lily serait sa belle-fille idéale. Elle sortit de ses pensées pour aller avec les autres soutenir Sirius.
C'est donc lorsque tous étaient à côté de Sirius que Mrs Pomfresh rentra dans l'infirmerie. Elle fut étonnée de voir ses élève ainsi et le fit remarquer :
« Ba, qu'est-ce que vous faites, vous devriez être avec vos amoureux ?
-On se soutient tous les uns les autres… Expliqua Dora
-On a besoin d'être ensemble…Rajouta James
-Ah, c'est beau l'amitié… Si avec autant de soutien ils ne se réveillent pas, je ne sais plus quoi faire… »
Elle avait dit cela en souriant pour réconforter les adolescents mais l'effet obtenu fut l'effet inverse. Ils se retournèrent vers elle, comprenant qu'il n'y avait plus rien à faire, que c'était la dernière chance qu'ils avaient de refaire surface.
« -Du nouveau ? Demanda Mrs Potter
-Rien de plus que la dernière fois… C'est le flou total… Il va peut-être falloir penser à…
-NON ! Protesta James, Ils vont s'en sortir, il est hors de question que…
-Pas forcément Miss Evans, mais…
-NON ! firent ils tous les trois ensembles puis James continua seul, certes Je meurs si Lily meurs, mais sans mon frère Sirius ou une de mes meilleures amies Alice, ma vie ne sera jamais aussi heureuse qu'il y a deux mois… Il est hors de question d'en laisser tomber un… Nous resterons tous ensemble, c'est comme ça qu'on a gagné et c'est comme ça qu'on survivra !
-Ensemble ! Répétèrent Frank et Ambre
- Tous ensemble! Insistèrent Rémus et Dora »
Tout le monde se tut. Décidemment, même après dix jours à l'infirmerie, Mrs Pomfresh n'avait toujours pas saisi le lien si pur qui unissait nos huit héros. Alors que tous méditaient sur le « ensemble », celui qui s'était fait tout petit lâcha, involontairement :
« Comment tu veux que vous surviviez ensemble si eux ne sont pas ensembles. »
Tout le monde se retourna vers lui. Mrs Potter lui lança un regard de reproche avant d'analyser ce que son nain avait dit… Il avait raison. Suzanne fit :
« -Mais, évidemment !
-Ba, oui ! Comprit Rémus… Nous ne survivrons pas à 5, ou même à 6… »
Pour la fin de la phrase, il fut rejoint par les 4 autres qui avaient compris :
« -… Nous survivrons à HUIT »
Aussitôt, ils s'afférèrent à bouger les lits. Ils mirent les lits des trois souffrants au centre, en faisant en sorte qu'ils se donnent la main, et les encerclèrent… Ambre eut alors une idée ; elle baissa la tête et posa délicatement ses lèvres sur celles de Sirius, elle l'embrassa, puis murmura à son oreille :
« -Jamais personne ne t'a aimé autant que je t'aime, surtout en ce moment, comme on le dit souvent, c'est quand on perd quelqu'un qu'on s'aperçoit qu'il nous est indispensable… Je n'ai pas eu besoin de te perdre pour comprendre que tu m'étais indispensable mais jamais je ne m'étais imaginé que je souffrirais autant pour toi… »
«-Tu sais, je te soutiens à fond, rajouta Frank, et je sais que tu vas bientôt nous rejoindre car on est rien sans toi…
-Sir', l'implora Suzanne Potter, on t'attends avec impatience chez toi, ton père et moi ne voyons pas comment la maison peut survivre un été sans ton humour et ton entrain si communicatif…
-…On a besoin de toi et de ton humour décalé qui nous semblait insupportable mais qui est en fait indispensable à notre bonne humeur, suivi Rémus
-Tu n'imagines pas les Maraudeureuses sans toi, à seulement sept membres, reprit Dora, ET bien nous non plus, et ça tombe bien car tu vas bientôt nous rejoindre…
-…Et, tu sais Pat', on t'attend avec impatience, c'est beaucoup moins drôle sans toi frère, continua James, J'ai besoin de toi pour que tu m'empêches de déprimer parce que Lily est dans le même cas que toi, j'ai besoin que tu me soutiennes, que tu sois là, NOS parents ont besoin de nous deux et il faut que tu sois là si tu veux qu'on explose Serpentard au prochain match, parce que je ne joue pas le match sans toi…
-… Et moi non plus reprit Ambre, parce que je ne peux rien faire sans toi car sans vie on ne fait rien et TU es ma vie… »
*Mais quelle belle vie tu dois avoir* retentit dans la tête de Ambre.
Celle-ci regarda ses amis sans comprendre puis sourit en comprenant… C'était LUI, et qu'est-ce qu'elle l'aimait juste à ses moments-là…
*Sir', c'est toi ?*
*Oui, c'est moi, et je t'aime… *
Elle le regarda, il n'avait pas bougé mais semblait reprendre des couleurs… Elle reçut une demande télépathique de son homme et l'embrassa pour lui répondre. A sa plus grande surprise, ce baiser fut à double sens. Elle se releva et vit deux yeux magnifiques s'ouvrirent, un sourire se former, puis dire tout simplement :
« -Qu'est-ce que je ferai sans toi ? »
Ambre fit un câlin à Sirius et lui chuchota une réponse qui ne regardait qu'eux…
James sourit à son frère puis se pencha sur sa rousse :
« -Lily, j'ai froid… Ca fait une semaine que je n'ai pas eu chaud, et ça me manque car le froid m'avait quitté ce 15 janvier, t'en souviens-tu ? Jamais je n'oublierai le meilleur jour de nos vies, ce jour ou nos vies sont devenues notre vie, une seule vie que l'on partage tous les deux… Lily Evans, ma vie, nous avons passé si peu de temps ensemble mais vécu tellement de choses, j'ai hâte de reprendre tout ce qu'on avait entreprit. Lily, je t'aime, moi non, plus, je ne vois pas ce que je peux faire sans toi car je ne peux rien faire… Et puis ce n'est pas un problème puisque tu vas te réveiller et qu'on va revivre des moments encore plus intenses que ce qu'on a déjà vécu…
-Lily, réveille-toi, implora Ambre, sans toi pour canaliser James et moi pour mon Sirius, comment vont-ils vivre ? Ce n'est pas possible, on a besoin de toi…
-…Lily, continua Suzanne, ou ma fille parce que, comme Ambre, tu es tellement proche de mon fils que tu es ma fille, reviens à nous, on a besoin de femme à la maison...
-…Et laisse-moi la satisfaction d'avoir des petits-enfants roux, rajouta Matthew Potter qui venait d'entrer dans l'infirmerie, James ne nous a pas tant parlé de toi pour que ça se finisse ainsi…
-…Allez, Lily, un petit effort, continua Rémus, sinon qui va me battre aux ASPICs ?...
-…Lily, fit Sirius, je n'ai pas beaucoup de forces mais je te les donne en implorant ton réveil… Sans toi, pour me tenir tête, je m'ennuierai et si tu ne te réveilles pas on ne pourra pas vaincre Serpentard avec James qui pleure…
-… Lily, tu as dix-huit ans, le dernier jour des ASPICs, le jour de l'exam' de potion… Deux évènements que tu adores qui tombent le même jour ! Annonça Dora, Alors réveille-toi pour voir ça ?...
-… La tornade rousse qui réveille tout Gryffondor parce que quelqu'un l'énerve doit revenir parce que les nuits au dortoir deviennent beaucoup trop calmes, termina Frank
Enfin, il ne termina pas, parce qu'un cri d'oiseau se fit entendre, un phœnix claquait contre le carreau, l'infirmière alla ouvrir et Fumseck se précipita sur Lily en implorant qu'elle se réveille… James reprit :
-…Voilà, Lily on est tous là, rien que pour toi, même Alice te soutient, et je te supplie de me revenir… Tu manques tellement et je ne me sens pas à l'aise sans toi, je ne suis rien sans toi… J'ai envie de te voir sourire, d'entendre ton rire, de voir tes yeux briller, de revoir ton visage satisfait d'avoir trouvé une bonne réponse avant Rémus, te revoir ton sourire inquiet de se faire prendre mais excité de sortir tard le soir, de revoir tes magnifiques ailes déployées avec tant de beauté. J'ai besoin de sentir tes cheveux roux, lisses et soyeux filer entre mes doigts, besoin de sentir ta main douce et fine essayer de dompter mes cheveux, besoin de me perdre dans tes yeux magnifiques. J'ai besoin de te prendre dans mes bras, de te sentir contre moi, de percevoir la chaleur de ton cœur…
J'ai besoin d'être avec toi, besoin de toi… »
Un silence se fit puis on entendit :
« -James, Je t'aime plus que tout… »
Et ils s'embrassèrent...
