Titre : Quand c'est non c'est non
Auteur : Amelink
Bêta : /
Base : Tome un à sept (sauf épilogue) !Rogue vivant!
Genre : fantastique – Romance
Pairing : Draco Malfoy x Harry Potter Rogue Gardian
Avertissement : c'est un slash, un boy's love, homophobe la sortie est en haut à droite
Rating : M
Disclaimer : Les personnages de cette fiction ne m'appartiennent pas, mais sont la propriété de Mrs J.K. Rowling.
Note :
- Et voilà encore un chapitre avant l'heure, je ne tiendrai clairement pas le un chapitre par semaine tout du long, mais je vais essayer, mais ce qui est sûr c'est que je repasse à un par mois la fin du confinement. En tout cas ça me rappel le tout début de ma fanfiction Soul Tattoo où je publiais une fois par semaine...
En tout cas j'espère que ça vous plaira et à la semaine prochaine...Peut-être...
-Plaignons tous en coeur ma pauvre petite LeiBleuet qui se retrouve à devoir corriger 4 chapitres en un mois plutôt qu'un.
Chapitre 15 : Soupçonné
Il faisait sombre…non…il ne voyait rien, quelque chose était posé sur ses yeux…une main ? Il entendait un souffle rauque dans son oreille, un souffle chaud et humide qui effleurait son cou.
Il voulut crier, mais aucun son ne sorti de sa bouche. Il sentait le froid de l'air sur sa peau et le brulant de la peau d'un homme. Il sentait cet homme tout autour de lui, sa main sur sa bouche, l'autre sur sa hanche, son torse contre son dos.
Il voulut se débattre, s'enfuir de l'homme qui l'enserrait, mais il ne pouvait pas bouger. Il avait peur, son ventre le brulait et il avait envie de vomir. Sa tête lui tournait et il avait mal, mal à l'intérieur.
Et toujours la même odeur, une odeur forte de lavande mélangé à une odeur plus forte, une odeur rance qui le terrifiait.
Même s'il n'arrivait pas à bouger, tout son corps lui criait de fuir, tout son esprit était terrifié et se débattait, prisonnier à l'intérieur de son corps.
L'homme passa sa main dans ses cheveux, tout son corps fut pris d'un frisson d'effrois et il essaya encore et encore de fuir, mais il était toujours prisonnier, bloqué par le corps de l'autre, par ses mains qui étaient partout.
Toujours aveugle et paralysé, il entendit alors une voix…
Harry….Harry…Harry
« -Harry ! »
Harry ouvrit alors les yeux.
Son corps était couvert de sueur et il tremblait comme une feuille. Il pleurait encore et encore et un cri déchirant s'échappa de sa gorge.
Il était dans les bras de professeur Severus. L'homme était accroupit au sol et lui caressait le dos de manière réconfortante. Harry s'agrippa à la robe du professeur, et laissa sortir ses sanglots douloureux.
Après un long moment, les larmes finir par se tarir, l'odeur de professeur Severus était rassurante, il lui faisait du bien et l'apaisait.
Harry fini par lever son regard du giron du professeur pour voir que Neville était là aussi, son visage était inquiet, mais lorsqu'Harry le regarda, il lui fit un doux sourire rassurant.
C'est en voyant Neville que Harry se rendit compte que contrairement à d'habitude, il n'était pas dans sa chambre dans les cachots. Il était en effet toujours dans la serre où Neville avait fait cours, mais il n'y avait plus d'élève, juste Neville, professeur Severus et lui.
Harassé par la fatigue et épuisé par ses larmes et apaisé par les bras de Severus Harry fini par s'endormir.
Sans un mot, Severus se releva et retourna dans ses appartements. Il envoya un message rapide à Minerva pour la prévenir de son absence au repas. Severus espérait que le petit se réveille assez en forme à l'heure de la reprise des cours.
Une petite demi-heure plus tard, Harry se réveilla. Paniqué de s'être endormi en pleine journée, il s'excusa mille fois auprès de professeur Severus.
Severus balaya ses excuses d'un revers de main et l'emmena jusqu'au bureau de la directrice qui allait s'occuper de l'enfant une heure, avant de le laisser à Bathsheda Babbling la professeure d'étude des runes.
Alors qu'il était en chemin pour les cachots il croisa le professeur Veil. Severus trouvait cette femme particulièrement antipathique, elle ressemblant à un mélange entre Tonks, Maugrey et…Molly Weasley.
Elle était aussi sans gêne que Tonks, aussi caractérielle et brutal que Maugrey, avec un visage presque aussi mutilé que l'ex-Auror, et elle était aussi bavarde et intrusive que Molly Weasley.
Ainsi quand il la vit s'approcher de lui avec l'intention très l'air de lui parler, Severus fit semblant de ne pas la voir, mais malheureusement pour lui, cela n'arrêta pas la professeure.
« -Severus, bonjour, je voulais justement vous parler, l'interpela-t-elle
-Professeur Veil, salua froidement Severus
-Ce que j'ai à vous dire est quelque peu gênant, et a vrai dire j'ai longtemps hésité avant de venir vous voir, mais tout cela est bien trop préoccupant et grave pour que je reste silencieuse. Voilà, après plusieurs cours à garder votre neveu j'ai pu remarquer que, pour un enfant de cinq ans, il était très petit, mais qu'en même temps il était aussi particulièrement mature et calme pour son âge. J'ai d'abord pensé qu'il s'agissait seulement d'un simple trait de caractère, mais plusieurs autres détails m'ont fait penser qu'il y avait autre chose là-dessous. Loin de moi l'envie de dénigré votre frère, que je ne connais pas, mais êtes-vous sûr qu'il traite bien son fils. Lillian semble...être un enfant maltraité.
-Mêlez-vous de ce qui vous regarde, répliqua Severus froidement, Revenez me voir lorsque vous aurez vous-même des enfants. En attendant allez plutôt vous occuper de vos Poufsouffle.
-Comment osez-vous ! Je ne vous laisserais pas m'insulter comme ça !
-Grand bien vous fasse. »
Et Severus fit volte-face dans un mouvement de cape.
Prudence Veil avait été particulièrement choquée que le professeur de potion face allusion à sa stérilité (qui n'était pas secrète car dû à un accident qui avait été beaucoup médiatisé), mais elle l'était tout autant de voir que l'homme que le petit garçon semblait adorer, fermait les yeux sur le traitement qu'il pouvait subir chez son père.
Même s'il ne le montrait pas, Severus était préoccupé. Malgré tous ses défauts Veil était une ex-Auror, elle était observatrice et était loin d'être dénuée de toute intelligence, et avec son sens de la loyauté et de la justice typiquement Poufsouffle Severus craignait que la professeure de métamorphose aille faire part de ses observations au ministère, sans savoir que le jeune Lillian Rogue n'existait pas de même que son supposé père.
Un petit oubliette aurait pu régler l'affaire, mais Veil n'était pas une simple moldue ou une sorcière de bas niveau, elle était parfaitement capable de détecter un sortilège d'oubli et cela ne ferait qu'aggraver les choses. Pas question non plus de tout lui révéler, cette femme tait une vraie pipelette qui parlait excessivement fort et tous les professeurs et donc tout le château serait au courant de la véritable identité de l'enfant en moins de deux jours.
Tout en réfléchissant, Severus observait avec attention ses sixièmes années qui préparaient un filtre de la paix.
Le plus simple était d'informer la directrice des soupçons de Veil et de la laisser s'en charger. Severus avait déjà assez à faire à devoir gérer les cauchemars de l'enfant.
A l'heure du diner, le professeur Veil fixa Severus d'un regard noir pendant tout le long du repas. Severus se contenta de manger sans y prêter attention. Il laissa juste un mot à la directrice pour qu'elle s'occupe de la professeure de métamorphose.
Le soir venu Harry s'allongea dans son lit, mais gigota un moment, hésitant visiblement à demander quelque chose au maitre de potion. Severus s'était vite rendu compte que si l'enfant posait rarement des questions, lorsqu'il avait envie de le faire il avait la fâcheuse tendance à se dandiner avant d'oser poser la question, et encore, c'était seulement lorsque la personne remarquait son attitude et lui demandait ce qu'il voulait.
« -Que veux-tu me demander ? fini par dire Severus
-Hier t'as dis que toi et ma maman vous étiez amis.
-En effet, c'était le cas lorsque nous étions enfant.
-Tu connais donc beaucoup ma maman.
-D'une certaine façon… »
L'enfant était clairement hésitant, n'osant visiblement pas effectuer sa demande, mais Severus ne l'aida pas, se contentant de le regarder en attendant que l'enfant ose enfin lui poser sa question. C'est après de nombreux regard hésitant et s'être repris à trois fois pour poser sa question que Harry fini par dire timidement :
« -Tu peux me parler de ma maman ? S'il te plait.
-Si en échange tu dors sans rechigné ensuite.
-Promis ! » S'exclama le petit tout joyeux.
Severus avait rapidement remarqué que lorsqu'il utilisait certains mots complexes, l'enfant fronçait les sourcils, mais jamais il ne lui avait demandé l'explication de la signification d'un mot et il semblait toujours comprendre la phrase.
Harry avait rapidement remarqué que professeur Severus comme Draco utilisaient souvent des mots compliqués, qu'il ne connaissait pas, mais jamais il ne lui serait venu à l'idée de demander leur signification, en générale il arrivait à en comprendre le sens grâce au contexte.
« -Je t'ai déjà parlé du fait que mon père n'était pas un homme bien. Quand j'étais petit il me frappait, ainsi que ma mère. C'est une chose qu'un adulte ne devrait jamais faire à une autre personne, et encore moins à un enfant. Ma famille n'était pas très riche et je n'allais pas à l'école. Je n'avais donc aucun ami. Mais je voyais souvent deux petites filles qui jouaient dans le parc de mon quartier. L'une était blonde, la seconde était rousse. Tu l'as deviné sans doute, il s'agissait de ta mère et sa sœur, ta tante Pétunia. Je les ai beaucoup observé et un jour je me suis rendu compte que ta mère pouvait faire des choses dont les moldus sont normalement incapable. J'ai alors compris qu'elle était une sorcière, comme moi. Ta tante ne m'aimait pas du tout, elle me traitait de bizarre et d'anormale, mais ta mère était très gentille avec moi et nous sommes devenus amis. L'un des premiers actes de magie que je l'ai vu faire fut de raviver des fleurs fanées. C'était de la très belle magie. Oui, ta mère était une grande sorcière qui faisait de la très belle magie. »
Severus parlait un peu plus longtemps de la jeune Lily, racontant leur arrivée à Poudlard, leur amitié perdurant malgré les maisons différentes, mais il ne continua pas plus loin, annonçant qu'il était désormais l'heure de se coucher. Harry ferma donc les yeux avec un sourire, mais au moment où Severus s'approcha de la bougie pour l'éteindre, Harry l'interpella.
« -Professeur Severus…
-Oui ? L'encouragea sobrement Severus
-Est-ce que tu peux laisser la lumière, s'il te plait. Le noir il fait un peu peur.
-Je ne peux pas laisser une bougie allumer alors que tu es endormi, ce serait trop dangereux. »
Devant l'air apeuré de l'enfant, Severus réfléchis un instant et quelques seconde plus tard il fit sortir une petite boule argenté de sa baguette. La boule n'était pas plus grande qu'une balle de tennis et flottait doucement dans les airs. Harry remercia le professeur qui laissa l'enfant s'endormir.
Cette nuit-là, Harry ne rêva pas de l'homme à l'odeur de lavande, mais il vit dans ses songes une petite fille aux cheveux roux et aux grands yeux verts qui lui souriait et riait avec un enfant aux longs cheveux noirs et aux nez crochu.
A suivre
Commentaire de la Bêta:
à venir
Suite au plus tard le dimanche 3 mai 2020
