Bonjour à tous.

J'espère que cette période de confinement se passe bien pour vous et que votre entourage va bien également.

Voici la suite de cette fic. Attention, gros changement en perspective ;)

N'oubliez pas les commentaires :)

{Enjoy}


oOo

La foule l'entourait en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Adrien grimaça et retint un grognement de frustration. Sa petite incartade avec sa petite amie avait déjà fait le tour de Paris visiblement. C'était étouffant et effrayant.

Au fur et à mesure que les journalistes et fans se pressaient autour de lui, Adrien avait de plus en plus de mal à respirer. Sa poitrine se serra, encore et encore. Ses yeux ne pouvaient s'empêcher de vaciller, captant le regard de tous ces gens sur lui. Il n'entendait pas leur voix, évitait à peine les micros et enregistreurs de poche tendus par tous pour qu'ils aient la première impression du mannequin sur ce qu'il s'était passé. Rapidement, l'espace personnel devint un luxe qu'il n'avait plus. Les cris surexcités de ses fans résonnaient dans ses oreilles et c'est à peine s'il sentait les contacts physiques qu'on lui faisait. Mais il en était conscient. Et iI se sentait agressé. Son monde s'opacifiait alors que les choses se floutèrent à ses yeux. Il n'avait eu que très rarement des crises de panique dans sa vie. Mais à cet instant, au milieu de ce trottoir dans cette rue lambda de Paris, il sentait qu'il allait perdre le contrôle.

Vite.

Il entendit à peine la voix qui criait quelque chose qu'il ne comprit pas. Mais, quelque part au fond de son esprit, il sentit que son espace personnel se vidait un peu, que la pression de la foule se dissipait légèrement sans en comprendre l'origine. Et avant que son cerveau ne comprenne toutes ces petites subtilités, une main s'empara de la sienne et le tira vers l'extérieur de la foule. Il n'eut pas le temps de paniquer. Dans le mouvement, un parfum parvint à lui. Un parfum qu'il reconnaîtrait entre milles. Un mélange subtil de boulangerie, de sucrerie et du parfum 'la petite robe' qu'il connaissait par cœur. Alors, au lieu de paniquer, Adrien se laissa porter. Les cris reprirent directement après qu'ils se soient éloignés de quelques mètres. Un des journalistes remarqua sa fuite et avertit tous les autres.

La course poursuite commença.

Il ne vit pas le dédale de rue dans lesquelles Marinette l'entrainait. Tout ce que son cerveau pouvait faire, c'était de s'assurer de ne pas trébucher, de continuer sa course en laissant son amie gérer la fuite. Dans le flou complet, tout ce qu'il pouvait clairement voir était sa chevelure qui sautait au même rythme que ses pas. Son cœur meurtri se réchauffa quand, enfin, il prit un peu conscience de la situation.

Encore quelques rues, quelques virages serrés et Marinette les écrasa sans ménagement derrière une benne à ordure. Il étouffa un juron suite au choc soudain dans son dos et sur ses fesses. Cachés de la vue de tous, ils virent passer la troupe de leur poursuivant les dépasser sans avoir un seul regard dans leur direction. Quand la foule se dissipa, Adrien reprit encore un peu plus conscience de son environnement. Enfin, dans la mesure du possible.

Son cœur battait à un rythme effréné, sa respiration était sifflante, ses poumons le faisait souffrir. Depuis quand fuyaient-ils exactement ? Physiquement, ses jambes commençaient à ressembler à du coton. Un point de côté commençait à tirer. Il lança un regard vers Mari qui reprenait péniblement son souffle également. Juste à voir son visage et la pression retomba.

Durement.

Il lutta contre les larmes. Cette journée était censée être géniale. Il devait passer de bons moments avec Kagami. Ce devait être leur première saint Valentin, remplie d'amour, de regards échangés, de rires et de tendresse. Mais c'était un désastre complet. Comment avait-il pu en arriver là ? Son cœur se serra à l'instar de sa mâchoire. Il ne devait pas craquer. Un Agreste ne craquait pas dans un lieu public. Alors, pour se donner du courage, il resserra l'emprise qu'il avait sur les doigts de Marinette qui n'avait pas lâché sa main. Elle leva les yeux vers lui. Ses joues étaient rouges par la course, ses cheveux légèrement défaits et ses yeux brillaient d'humidité à cause du vent. Mais elle était magnifique en cet instant.

Nouveau serrement de cœur.

Ils restent là quelques instants, sans oser briser le silence qui s'était installé entre eux. Les premières gouttes de pluies commencèrent à tomber, déviées de leur trajectoire par le vent. Trop tôt au goût du mannequin, il se mit à trembloter de froid. Marinette aussi. Mais il ne voulait pas partir. Il ne voulait pas quitter la chaleur de sa meilleure amie. Elle lui avait manqué. Terriblement manqué depuis ce début d'année. Entre son projet secret avec Kitty Section, la distance que Kagami lui avait imposé avec elle… C'est à peine s'il avait pu profiter de sa présence quand ils se voyaient.

La jeune fille prit appuie sur ses jambes et se leva, rompant le contact avec la main du blond. Immédiatement, il sortit de sa torpeur.

« Non. Implora-t-il, reprenant rapidement la main de Mari dans la sienne. Je ne veux pas rentrer maintenant. S'il-te-plait. Il avait l'impression de l'implorer.

- Adrien, commença-t-elle en s'agenouillant face à lui. Fais-moi confiance. »

Il ne sut si c'était son sourire, la douceur dans sa voix, son regard empli de tendresse ou la légère pression qu'elle exerça sur ses doigts gelés. Mais, au fond de lui, Adrien sut qu'il irait au bout du monde pour lui prouver sa confiance si elle le lui demandait. Il hocha alors la tête et se mit difficilement en mouvement. Ses jambes étaient raides. Et le mouvement du tissu contre sa peau lui fit prendre pleinement conscience qu'il était trempé jusqu'à l'os. Qu'ils étaient trempés jusqu'aux os pour être plus exact. Peut-être que la pluie était présente depuis bien plus longtemps finalement. Marinette se mit lentement en mouvement, le tirant avec douceur. Comme si elle cherchait à ne pas l'effrayer. Comme si elle lui demandait la permission pour bouger. Il lui adressa un sourire rassurant et hocha la tête timidement, un peu honteux de son état actuel. Ce n'était pas digne d'un Agreste s'il devait se fier à ce que disait son père.

Avec un autre sourire qui le réchauffage un peu plus intérieurement, elle lui rabattit la capuche sur les cheveux avec douceur. De nouvelles gouttes coulèrent sur son visage mais il s'en fichait. Tant que Mari était là. Il aurait pu se perdre dans ses yeux à ce moment précis. Pendant une dizaine de minutes, ils déambulèrent lentement dans les rues de Paris. Adrien prit la peine de s'emparer de son environnement avec un peu d'effort de concentration. Avec la pluie, les gens traînaient moins en extérieur. Ceux qui bravaient les intempéries se hâtaient, armés de leur parapluie. Ils étaient les seuls sans aucune protection autres que leurs capuches. Et, s'ils s'attirent des regards, personne ne s'attardait sur ce drôle de binôme.

Des fantômes parmi les gens. Voilà ce qu'ils étaient. Adrien se sentit libre pour la première fois de la journée. Il leva le visage au ciel, laissant l'eau couler librement sur son visage. C'était frais, réconfortant. Purgatif presque.

Mari tourna dans une ruelle, s'arrêta devant une porte en milieu de celle-ci alors qu'elle donnait sur un cul de sac, et entra dans le vieux bâtiment. Ce n'est que lorsqu'ils entrèrent dans une petite pièce et qu'elle ferma la porte derrière eux qu'Adrien se rendit compte de ce qui l'entourait. Lorsqu'elle alluma la lumière, le mannequin se sentit de suite en sécurité.

« C'est mon endroit secret. Avoua Marinette avec un sourire timide. Personne n'est au courant de cet endroit. Pas même Nino ou mes parents. C'était notre cachette avec Bridgette quand nous étions petites et que nous nous échappions de la surveillance de nos parents. »

Adrien lui adressa un petit sourire et hocha la tête en guise de compréhension. Il laissa son regard balayer son environnement. La pièce était petite mais indubitablement confortable. Mari s'affairait à allumer les bougies qui jonchaient la table placée sous la fenêtre et sur les accoudoirs du vieux canapé. Plusieurs plaids et poufs se disputaient la place au sol et sur le canapé. Une bouilloire se trouvait sur la table. La jeune femme l'alluma après l'avoir rempli, promettant silencieusement un thé à son invité. Adrien se déplaça timidement dans la pièce, observant tous les objets surement chargés de souvenirs ainsi que quelques photos des deux sœurs. Même s'il savait qu'elle avait une jumelle, la voir avec elle et observer la ressemblance le troubla profondément. Il se demanda brièvement s'il se serait bien entendu avec elle, si elle était aussi géniale que Marinette. En pensant à elle, Adrien tourna son regard vers elle. Il observa la brunette alors qu'elle s'approchait de lui.

Mari lui prit sa veste, le délestant d'une couche humide qui le faisait trembler sans qu'il ne se rende réellement compte. Sous le regard bienveillant de son amie, il s'empara d'un plaid et se mit dans le canapé. Il laissa la chaleur s'enfiler sous ses vêtements alors qu'elle apportait enfin les boissons chaudes. Il s'en empara et souffla sur le dessus de la tasse. Pour la première fois depuis le début de la cavalcade, le mannequin se permit de se détendre complètement. Et le poids des émotions accumulées dans la journée l'écrasa assez brutalement.

« Tu veux en parler ? »

La voix de Marinette était timide. Plusieurs minutes s'étaient écoulées depuis qu'ils s'étaient installés. Le mannequin la regarda sans vraiment la voir, haussant une nouvelle fois les épaules. Il se sentait lourd.

« Il n'y a pas grand-chose à dire. Déclina-t-il poliment »

Marinette lâcha un "hum" avant de s'appuyer doucement contre lui, offrant silencieusement son soutien et sa chaleur. Un frisson parcouru Adrien une fois de plus. Son cœur se serra encore un peu plus, les souvenirs de cette journée remontant en mémoire. Pourquoi Kagami avait-elle volontairement appelé ces journalistes ? Il lui avait bien spécifié qu'il voulait une journée tranquille, seul avec elle et seulement elle. Mais non. Elle avait prévenu les journalistes de leurs rendez-vous, de tous les lieux auxquels ils devaient se rendre pour leur première Saint Valentin. Pourquoi ? La réponse à cette question, il l'a connaissait. Elle le lui avait dit, de façon très claire.

« Qu'est-ce que tu crois Adrien ? Que je suis avec toi uniquement pour tes beaux yeux ? Tu as une réputation à tenir, un visage à montrer. Tout comme moi. Je suis juste la chanceuse qui peut en profiter. Et je veux en profiter tout comme tu devrais pouvoir profiter de ma présence à tes côtés. C'est dans notre contrat. Mes sentiments pour toi évolueront avec le temps. Je n'en doute pas. Tu es quelqu'un de plutôt sympa. Je devrais réussir à tomber amoureuse de toi dans quelques temps sans problème. Nous apprenons encore à nous découvrir. Lui avait-elle sourit à ce moment-là, comme si c'était tout à fait naturel. Je sais que nous sommes parfaitement compatibles. Regarde nous ! Nous sommes identiques et personne ne peut être à la hauteur des attentes que nous avons à accomplir ensemble mieux que nous deux.»

Ça avait été la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase. Trop de ressentiment, notamment sur son obstination contre Marinette. Parce que c'était une pique envers son amie, non ? Trop de fatigue après une énième semaine surchargée sans temps mort. Trop de colère après une remarque acide de plus de la part de son père juste avant de partir. Trop de tout. Il s'était levé, lui criant d'aller se faire voir, renversant sans le vouloir son verre sur la table, et était parti sans un regard en arrière. Le tout sous les caméras des journalistes. Bien évidemment. Et son éclat de colère, le premier en public depuis toujours, avait fait le tour de Paris en un rien de temps. Une vidéo virale qui devait sans doute déjà entre les mains de son père et de la mère de Kagami.

Les larmes menacèrent de déborder, une fois de plus. Il serra les dents et s'enfonça un peu plus dans la chaleur de Mari. Elle commença à tracer des cercles réconfortant sur le dos de sa main. Il ne se rendit compte qu'à ce moment-là qu'elle avait déposé sa main sur la sienne pour le réconforter.

« Tu as déjà été amoureuse ? »

La question avait franchi ses lèvres avant même que son cerveau n'en comprenne le sens. Il l'a senti se tendre instantanément contre lui et Adrien regretta tout de suite sa curiosité mal placée. Mais, avant qu'il ne retire sa question en s'excusant à profusion, elle souffla profondément et se détendit du mieux qu'elle put.

« Je le croyais. Avoua-t-elle timidement. Et puis, avec le temps et du recul, j'ai compris que ce n'était pas du tout de l'amour. Pas comme je le vois ou comme je l'imagine.

- Qu'est-ce que... Tu ressentais pour le croire ? Osa-t-il, conscient qu'il jouait avec le feu.

- Le classique. Haussa-t-elle les épaules. Les papillons dans le ventre, le cœur qui bat, les rougissements à chacun de ses compliments, le bégaiement… C'est peut-être pour ça que j'y ai cru. Qu'il serait l'homme de ma vie. Puis j'ai ouvert les yeux.

- Nino ne le connaît pas ?

- Personne. Pas même mes parents.

- Encore un secret que tu me dévoile alors. Tenta-t-il de plaisanter pour détendre l'atmosphère et pour cacher son choc.

- Je te fais confiance. Je sais que tu ne diras rien. »

Le sourire timide qu'elle lui lança le réchauffa instantanément. Confiance. Elle avait confiance en lui. Ces mots déclenchèrent une explosion dans son cœur. Une explosion de gratitude et d'amour pour cette fille. Puis il remarqua son regard, cette crainte qu'elle tentait de cacher derrière son faux sourire. Il sentait au fond de lui-même qu'il s'agissait d'une histoire lourde pour elle. Il se sentit encore plus reconnaissant qu'elle le partage avec lui. Alors, il se sentit confiant pour se livrer aussi. Après tout, c'était sans doute le but de son aveu… Le mettre en confiance pour qu'il se livre à elle. Donnant donnant. Mais, contrairement à d'autres qui avaient essayé, il ne se sentait pas oppressé. C'était naturel et réconfortant, confiant. Dieu qu'il aimait ce mot.

« J'avais espéré qu'elle serait différente. Commença-t-il avec la voix serrée. Qu'elle me comprendrait et qu'on s'accorderait. Je peux... Je peux comprendre que ses sentiments n'étaient pas encore romantiques pour moi. Mais... »

Sa gorge se serra un peu trop pour que les mots continuent de sortir. Il se tut, incapable de continuer. Marinette le soutint un peu plus, lui murmurait que c'était bon de pleurer s'il le voulait, qu'elle n'irait nulle part tant qu'il n'irait pas mieux. Pendant de longues minutes, Adrien se laissa aller, s'enfonçant un peu plus en elle pour se réchauffer. Son corps mais aussi son cœur.

« Je suis désolé. S'écarta-t-il d'elle finalement. Je suis un véritable gâchis. Pathétique.

- Tu n'es pas pathétique Adrien. Ne crois jamais ça. Et si ça peut te rassurer, je ne vaux pas mieux en amour que toi.

- On devrait peut-être sortir ensemble alors. »

Il l'avait dit en riant mais son cœur eut un soubresaut au moment même où les mots sortaient. Mari le regarda avec tendresse et déposa un doux baiser sur sa joue. Il rougit.

« Tu mérites bien mieux que ce que je peux t'apporter Adrien. Ne perds pas espoir. Tu trouveras la bonne. Un jour.

- Et si c'était toi ? Il ne put s'empêcher de murmurer, ancrant ses émeraudes dans son océan de bleu. Je... Je n'arrête pas de penser à notre baiser Mari. Avoua-t-il timidement, remarquant la rougeur sur les joues de son amie. Même si je sais que c'était pour une stupide tradition de Noël, je ne peux pas m'empêcher d'y repenser. J'ai envie de t'embrasser encore une fois comme ce jour-là. Pour comprendre.

- Adrien...

- S'il te plaît. S'approcha-t-il, ses yeux regardant ses lèvres avec envie avant de revenir dans ses yeux.

- J... J'y repense aussi. Souvent. Avoua-t-elle après de longues secondes à l'observer.»

C'était tout ce qu'il avait besoin d'entendre. Il rompit la distance entre leurs lèvres et s'en empara avidement. Sous la surprise, Mari laissa échapper un glapissement qui le ravit, accélérant son cœur. À son grand soulagement, la jeune femme se rapprocha de lui, passant ses mains autour de son cou pour approfondir le baiser. Tous ses fantasmes des dernières semaines sur ce baiser se réalisèrent. Enfin il pouvait la sentir contre lui et, pour la première fois depuis ce réveillon, il se sentait entier. Rien de comparable avec les quelques baisers, bien moins passionnés, qu'il avait échangé avec Kagami. Mariette gémit contre lui alors qu'il venait titiller sa langue avec la sienne. Son sang ne fit qu'un tour. Ses bras se déplacèrent dans son dos et, d'un mouvement, il la ramena sur ses genoux pour mieux profiter d'elle. Le baiser devint encore plus passionné et, rapidement, ils manquèrent d'air. C'est elle qui se sépara de lui en premier. Il grommela alors que son nom sortait de ses lèvres légèrement gonflées. N'y tenant plus et refusant que ce moment s'arrête, il replongea sur ses lèvres. Mari sourit à travers le baiser et y répondit avec ferveur. Un de plus ne ferait pas de mal.

Posant leur front l'un contre l'autre une fois qu'ils se séparèrent une fois de plus, ils restèrent silencieux le temps que leurs cœurs reprenaient un rythme plus normal. Le bruit de la pluie s'écrasant contre la fenêtre devint presque assourdissant. Mais, en même temps, c'était très reposant.

« Sors avec moi. Répéta-t-il tout doucement, y mettant plus de conviction.»

Doucement, Mariette descendit de ses genoux pour se remettre à côté de lui. Il manqua sa chaleur immédiatement et retint de justesse un grognement. Elle le regarda avec la même tendresse qu'avant le baiser et caressa sa joue. Il ferma les yeux et appuya son visage contre sa main.

« Tu sais que je ne peux pas. Murmura la brunette.

- Et pourquoi pas ?

- Tu n'es pas dans ton état normal Adrien.

- Je ne te le demande pas à la légère Mariette. Il contre-carra, renforçant la rougeur des joues de la demoiselle.

- Tu mérites mieux.

- Mieux que quoi ? Que l'une de mes meilleures amies qui est aussi une personne altruiste, gentille, compréhensive et qui m'a vu et soutenu quand j'étais au plus bas ? Qu'une personne qui est la patience incarnée avec moi malgré mes erreurs?

- Je... Je ne suis pas aussi bonne que tu le pense. Avoua-t-elle, les larmes montant aux yeux, les souvenirs de ses paroles et de celles de Kagami lui revenant en mémoire. Je ne suis pas prête pour ressortir avec quelqu'un, même si cette personne est aussi merveilleuse que toi.

- Alors je t'attendrais. Appuya le mannequin avec une voix un peu plus forte qu'avant.

- Adrien...

- Écoute-moi Mari. Écoute-moi bien. Je ne peux pas l'expliquer et peut-être que je me trompe mais je sens au plus profond de moi que tu seras quelqu'un d'important dans ma vie. Je veux essayer. Maintenant ou plus tard, peu importe. Tu as réussi un peu trop facilement à te faire une place dans ma vie et dans mon cœur. Et je crois que ce n'est que le début.

- Ne passe pas à côté d'opportunité pour moi Adrien. S'il te plaît. Implora-t-elle, le visage trouvant refuge dans son cou quelques instants avant de revenir à sa hauteur. »

Ils se regardèrent pendant quelques minutes. Aucun des deux ne lâcha le regard. Au bout d'un moment, le portable d'Adrien sonna. Nathalie. Voyant le contact, Adrien souffla et s'empara du portable. La main de Mari se posa sur la sienne.

« Tu n'es pas obligé de répondre si tu n'es pas prêt. Tu peux rester à la maison avec moi si tu veux.

- Merci. Mais ça va mieux. Et je préfère mettre ça derrière moi le plus vite possible. Tant que ta force m'accompagne.»

Elle lui sourit et l'encouragea d'un hochement de tête. Adrien décrocha, promit à Nathalie de rentrer au plus vite et raccrocha avant qu'elle put dire quoique ce soit. Le mannequin inspira profondément et se leva. Il proposa sa main à Mari' qu'elle accepta avec un sourire timide. Elle fit le tour de la pièce, éteignant les bougies et petites lampes ici et là. En l'observant, Adrien vit ses épaules un peu baissées, ses regards timides vers lui. Son cœur se glaça, une peur grandissant en lui. Alors, quand elle passa devant lui pour quitter la pièce sans lui accorder un regard, il paniqua et s'empara de son poignet.

« Je suis désolé si je t'ai fait peur. Mais, s'il te plaît Mari, ne t'éloigne pas de moi. »

Enfin, elle plongea son regard dans le sien. Voyant que la respiration du mannequin devenait plus courte et décelant parfaitement la peur dans ses yeux, elle posa sa main sur sa joue.

« Je n'irais nulle part Adrien. Je te le promets.

- Bien. Parce que je ne te laisserais pas partir. »